Francaisdefrance's Blog

03/03/2012

« Ce qui se passe en Syrie est horrible. » (Jacques Bérès, chirurgien).

De ce qui se passe en Syrie, on n’en sait que ce que les médias veulent bien nous transmettre…

Un chirurgien témoigne: c’est pire que l’on ne pensait… Bachar el-Assad rejoint le triste clan des pires despotes meurtriers de l’Histoire du monde.

FDF

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Montage d’illustration. Toute ressemblance…

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Entré clandestinement à Homs, Jacques Bérès a soigné les habitants de la ville martyre. Son témoignage est effroyable.

Un héros des temps modernes. À 71 ans, le chirurgien français Jacques Bérès, co-fondateur de Médecins sans frontières puis de Médecins du monde, a parcouru la terre entière. Soudan, Iran, Vietnam, Gaza ou Libye, autant de conflits qui ont été couverts par cet homme de coeur, défenseur du devoir d’ingérence humanitaire. Face à la tragédie à huis clos que vit la ville martyre de Homs, bastion de la contestation en Syrie, et au manque de mobilisation des grandes ONG internationales, le médecin a décidé de s’y rendre le 9 février dernier, en toute clandestinité, n’ayant pour seule protection que les mandats de l’Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis et de France-Syrie démocratie. De retour de Homs depuis vendredi dernier, Jacques Bérès témoigne pour le Point.fr de l’horreur vécue.

Le Point.fr : Comment êtes-vous rentré à Homs ?

Jacques Bérès : J’ai été pris en charge par une filière de médecins syriens, de la frontière libanaise jusqu’à une localité du nom d’al-Qusayr, à 15 kilomètres de Homs. J’ai ensuite été emmené par l’opposition elle-même jusqu’à un autre village, à deux kilomètres de la ville.

Quelle était l’atmosphère sur place ?

Des milliers et des milliers de bombardements de mortiers. Des trous dans les maisons. Des immeubles qui brûlent. Des voitures qui continuent à cramer. Des rues désertes et les snipers.

Avez-vous vu les chars de Bachar el-Assad ?

Lorsqu’on ose sortir, dans certains quartiers, on peut les apercevoir tout près. Ils encerclent complètement la ville.

Qu’avez-vous pu faire sur place ?

Le peu que je sache faire, à savoir de la chirurgie de guerre. Je soignais les séquelles des bombardements. Mais malgré le dévouement des habitants, les conditions étaient très mauvaises. Je ne parle même pas de stérilisation.

Qui avez-vous traité ?

La plupart étaient des civils, de vieilles personnes, des femmes, et des enfants. Je me suis également occupé de soldats de l’armée syrienne libre, qui ne sont en fait qu’une émanation du peuple. Techniquement, on ne pouvait pratiquement rien faire pour les blessés de la tête et de la poitrine, qui étaient condamnés à mourir. On ne pouvait secourir que les plaies de l’abdomen, les perforations intestinales, les artères ou les membres.

Quel était l’état d’esprit des Syriens ?

Ils étaient on ne peut plus motivés. Mais arrive un moment où après trois semaines de bombardements sans fin, même les plus costauds craquent. Ils ne doivent leur salut qu’à leur motivation, leur solidarité, ainsi que leur désir de liberté. Et ils se tuent aux tâches de l’opposition, telles que transporter, aider, poster sur Facebook, Twitter. Je les admire. Je pense que Bachar devra les tuer tous s’il veut les faire taire.

Où opériez-vous ?

Les vrais hôpitaux ne servent qu’à l’armée du régime. Je traitais mes patients dans des maisons privées, mises à disposition par l’opposition. La liste de médicaments qui manquent est énorme. À ce stade, le plus important est d’avoir la base : la nourriture, l’électricité et l’eau. Pour avoir de l’électricité, on a besoin de générateurs qui marchent, et donc de diesel. Il manque tout, il faut faire avec le reste.

Aviez-vous déjà vécu de telles conditions ?

Ça me rappelait Grozny, en Tchétchénie. La même taille. Le même mélange de populations urbaines et rurales. Le même encerclement par les chars, et les bombardements. Bien plus que lorsque j’étais à Bagdad en 2003, ou à Gaza en 2010.

Combien de personnes sont mortes durant votre séjour ?

Sur les 89 personnes que j’ai pu soigner, neuf sont malheureusement décédées. Concernant le nombre total de morts, l’opposition donne des chiffres avérés, prononcés nominalement par les muezzins. Elle en recense près de 10 000. Mais ce chiffre est forcément inférieur à la réalité, car il ne prend pas en compte les disparus. Je pense donc qu’il y a quelques milliers de victimes en plus.

Avez-vous rencontré des journalistes ?

J’ai pu rencontrer la journaliste américaine Marie Colvin, qui est malheureusement décédée. Elle était venue à « l’hôpital » pour s’enquérir de la situation des patients.

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous rendre là-bas, en dépit des risques ?

C’est bien de soigner la population, mais à l’échelle de la répression, cela ne représente que peu de choses. J’ai mis vingt ans à comprendre de quoi on me remerciait à chaque fois. J’ai longtemps cru que c’était pour mes compétences. Sauf que, souvent, ils me remerciaient même quand je leur rendais des morts. Je leur apporte surtout un soutien moral. C’est très symbolique pour eux de savoir qu’il y a des gens dans le monde qui pensent à eux. Ce qui se passe en Syrie est horrible.

Source: http://www.lepoint.fr/

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« Ouvrez les yeux !
 
Les seuls gagnants dans toutes ces guerres sont les truands vendeurs d’armes.  Seuls sont perdants  les gens du peuple qui subissent le martyre pour uniquement grossir la fortune des manipulateurs capitalistes bien à l’abrit qui jouent à « bataille navale ».
Comment croyez-vous que les grosses fortunes ce sont faites ? Certainement pas par l’opération du Saint-esprit ! Il n’y a pas de feu sans flamme ! »

Babette

3 commentaires »

  1. Je ne me joins pas du tout aux fausses clameurs americano / sionistes / européistes contre la Syrie. Qu’on laisse Bachard-el-Assad remettre de l’ordre dans son pays sans que la communauté européenne se sente obligée de devenir les chiens
    fidéles d’Israël et de Washington. Est-ce que la France aurait accepté une intervention étrangère lors de la Révolution de 1789 — dites française — en soutien des Français qui se faisaient massacrer par les révolutionnaires ? NON, pourtant les révolutionnaires comme Babeuf avaient l’intention de supprimer les 3/4 de la population. Les ONG, sous couvert humanitaire, ne sont que des enclaves téléguidées par la CIA et le MOSSAD pour semer la discorde dans les pays qu’ils ont fait le projet d’envahir en faisant circuler de fausses rumeurs et des mensonges énormes — plus c’est gros, plus ça marche — afin d’entrainer les autres puissances dans leur sillage nuisible et destructeur. Merci à la Chine et à la Russie qui refusent de se laisser intimider par leurs manoeuvres sournoises. Poutine connait parfaitement les ennemis de son pays et du monde libre. La CIA n’a de cesse de soulever la population et provoquer des émeutes afin de renverser Poutine et mettre un pantin à sa place. Washington ne peut souffrir l’indépendance des Nations. J’espére que l’Inde se joindra à la Chine et à la Russie. Le monde libre a besoin d’une troisième force pour sauver la paix sur terre.

    Commentaire par Christiane Lapotre — 03/03/2012 @ 17:40 | Réponse


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