Francaisdefrance's Blog

24/10/2011

Les vols chez les commerçants en forte hausse; vivement la charia !

Mais non, j’rigole! Quoique cette nouvelle loi « démocratique » qui vient d’atteindre la Libye et la Tunisie risque bien de remplacer notre code civil et notre code pénal… Des mains coupées, des lapidations, des têtes tranchées, des viols « punitifs » collectifs (ça, on a déjà…), des pendaisons… Que du bonheur.

Sérieusement, les vols en magasins se font de plus en plus fréquents. Et ce n’est pas simplement à cause de la crise… On ne vole pas QUE de la nourriture. On vole…… pour le plaisir de voler.

FDF

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Gels douche, fromages, alcools, maquillages et vêtements sont parmi les marchandises les plus volées dans les magasins toulousains. Des vols motivés par «la facilité», dénoncent les commerçants.

«C’est le surplus que je ne pourrai pas m’acheter, le petit truc pour le fun : une écharpe, du maquillage… La nourriture, c’est autre chose. » Salaire modeste, un ado à charge, Mélanie (1) n’a rien d’une voleuse compulsive. Mais depuis quelques années, elle chaparde : pour quelques fringues achetées chez Zara, un foulard léger est tombé dans le sac, l’antivol discrètement arraché.

Alimentaire, cosmétiques, vêtements… dans tous ces commerces du centre ville toulousain, comme dans les grandes surfaces, le vol à l’étalage reste un fléau. L’an dernier, 8 000 € de marchandises ont par exemple disparu au Carrefour City de la place Arnaud-Bernard, un de ces supermarchés de proximité qui a poussé en ville. En tête des produits les plus volés : les gels douche et shampoings, puis les fromages (Kiri, Babybel), enfin les canettes, dévoile Jimmy Couderc, le gérant. S’il a identifié une dizaine d’habitués qui squattent cette place de Toulouse, le commerçant a aussi intercepté une mamie avec des biscottes de la marque Céréal et autres emplettes dans son chariot. « Elle a tout contesté et rendu les produits. » Mais aussi une étudiante en droit, une future avocate qui l’a supplié de ne pas appeler la police. Pour 20 € de marchandises achetées, elle en dissimulait autant dans son sac. « Tout ce qu’elle avait envie de prendre sur le moment », explique le gérant. Pour lui, le vol de subsistance est rare. Le principal moteur, juge-t-il, c’est « la facilité » : « pourquoi payer si on peut avoir gratuitement ? ». La crise s’installe, les tentations demeurent…

Rouge à lèvres et mascara

Même constat près du métro Jean-Jaurès, dans un commerce d’alimentaire. Ici ce sont les bouteilles de vin que l’on surveille de près. Plus agaçant, les emballages de sandwiches jetés ici ou là trahissent le casse-croûte englouti sur place. Puis disparaissent quantité de bonbons et chips.

Dans les grandes surfaces Carrefour de l’agglomération, les parfums et les cosmétiques sont en tête du palmarès des vols, indique un porte-parole de l’enseigne. Mais ce qui coûte le plus aux hypers, ce sont les CD, DVD et jeux informatiques.

Le maquillage : ouvert en mai, le grand magasin Yves Rocher rue Alsace a aussitôt connu un succès fou… Rouge à lèvres, mascara et eaux de toilette : 4 000 € se sont volatilisés en quelques mois. Même les hommes s’y mettent, observe Sophie Camus, la responsable. Sa mère, la gérante, plaide pour la présence de vigiles dans la rue. À eux de courir après les voleurs.

(1) Prénom d’emprunt.


« Dans les commerces de vêtements, une petite partie des vols est le fait de M. Tout-le-monde. La grosse majorité de la fauche provient de vraies bandes organisées. Des filles qui en ont fait un métier et qu’à force on connaît », observe Marc Fridman qui possède notamment le Levis Store de la rue Saint-Rome. Plusieurs fois interpelées par la police qui a découvert des appartements remplis de vêtements, ces pros du vol, équipées de sacs tapissés, se sont du coup déplacées vers d’autres villes : Albi, Pau… où elles écument les boutiques.


Les vols constatés à Toulouse. Entre le 1er janvier et le 30 septembre 2011, 555 plaintes ont été enregistrées à Toulouse. Trente de moins que l’an dernier. Un chiffre cependant très peu représentatif des vols à l’étalage. La plupart du temps, la police n’est pas appelée par les commerçants.« Il n’y a plus un magasin en ville qui n’a pas un vigile. C’est un marché qui se développe, comme celui de la sécurité en général. »

Laurent Cuzacq, directeur des sociétés de sécurité privé CSOSP et Kevlar.

Source: http://www.ladepeche.fr/