Francaisdefrance's Blog

08/12/2010

Les pays qui réussissent le mieux sont ceux dans lesquels les élèves… travaillent.

Une lapalissade, me direz-vous. Et bien non. Lisez ce qui suit…
FDF

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« Cher ami,

Les résultats de l’étude PISA sont sans appel : les pays qui réussissent le mieux sont ceux dans lesquels les élèves… travaillent.

L’Allemagne, longtemps en difficulté, s’est redressée depuis que les élèves ont recommencé à étudier l’après-midi.

La ville de Shanghai, qui remporte les meilleurs résultats dans toutes les matières, est un endroit où les professeurs travaillent dur, et font travailler leurs élèves. Même chose en Corée du Sud et à Singapour, en tête des classements également.

En revanche, les pays où l’on privilégie les activités ludiques, les sorties scolaires, les projets pédagogiques, les débats « citoyens », les intervenants extérieurs, s’effondrent.

Certains, comme la France et les États-Unis, voient même leur jeunesse sombrer dans des difficultés de plus en plus graves : chômage et désespoir. On le voit dans les statistiques de la drogue, de la délinquance juvénile, et des tentatives de suicide (au nombre de 80 000 par an chez les jeunes Français ; ce chiffre, dont on parle très peu, est hallucinant : c’est la population d’une ville comme Poitiers).

C’est pourquoi SOS Éducation a décidé de remettre d’urgence sur la table la question cruciale des méthodes d’enseignement dans nos écoles.

Nous devons revenir sur des méthodes fondées sur l’effort, la logique et la progression.

Et c’est pour vous demander de m’aider à interpeler les pouvoirs publics que je vous écris. Voici notre stratégie :

Notre association organise une immense mobilisation en faveur de la méthode de lecture syllabique, parce que cette méthode (par opposition à la méthode globale) est le symbole par excellence de ce qu’il faut d’urgence pour redresser notre école et sauver nos enfants. Vous pouvez écrire directement à votre député en cliquant ici.

En effet, tant qu’on ne reviendra pas à la méthode syllabique, et qu’une proportion importante d’enfants ne sauront pas lire, aucune réforme de l’école ne peut marcher.

La méthode syllabique, c’est la clarté et la simplicité : si un élève ne sait pas que B et A font BA, vous le voyez tout de suite et vous pouvez agir. Il faut faire un pas en arrière, et recommencer jusqu’à ce qu’il ait compris.

La méthode syllabique convient à tous : les enfants pauvres, les immigrés, ne sont pas désavantagés. Tous les enfants peuvent reconnaître un i, puis un T, et apprendre que T suivi de i font Ti. Leurs « difficultés sociales » ne sont pas des obstacles insurmontables.

Une étude menée pendant six ans au Royaume-Uni a démontré que la méthode syllabique augmente nettement les résultats scolaires des enfants, quelle que soit leur origine sociale.

Remettre la méthode syllabique dans toutes nos écoles, c’est réhabiliter l’idée que tous les enfants peuvent apprendre les bases, à condition de les enseigner avec méthode : on commence par les éléments simples, puis on construit progressivement, en répétant constamment ce qui a déjà été appris pour que les enfants n’oublient pas.

Ces règles de bon sens sont valables dans toutes les matières : grammaire, calcul, histoire, géographie, littérature, philosophie…

L’éducation ne peut pas uniquement se faire en jouant. Des efforts, souvent de gros efforts, sont nécessaires constamment, de la part des élèves comme de la part des professeurs. Il n’y a pas de secret.

On nous dit que ce n’est pas possible. Qu’il y a trop de chômage, d’immigration, et de violence dans les « quartiers ».

Mais savez-vous comment on s’y prend, aujourd’hui ??

Le ministère dépense des milliards d’euros pour installer des ordinateurs, des gymnases, des médiathèques, des ludothèques…

Tous les deux ans, on crée de nouveaux « dispositifs de remédiation » qui coûtent des sommes effarantes (170 000 euros par élève et par an pour les nouveaux Établissements de Réinsertion Scolaire, ERS, qu’il est déjà question de fermer, alors qu’ils ont été créés il y a trois mois).

Mais allez demander à une institutrice de CP comment elle enseigne au juste la lecture à ses élèves : leur apprend-elle que B et A font BA ?

Neuf fois sur dix, vous n’avez pas de réponse claire.

Elle vous dira: « Oh, vous savez, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise méthode, je crée moi-même ma propre progression avec des fichiers, des ateliers, et des activités. »

C’est ce qu’on leur enseigne : « il ne faut pas s’inquiéter si un enfant ne sait toujours par lire en fin de CE1, il faut attendre le déclic ». La suite, vous la connaissez.

Soit le gosse a des parents qui s’inquiètent et qui vont lui apprendre à lire eux-mêmes à la maison, avec la méthode Boscher.

Soit les parents ne s’aperçoivent de rien ou « font confiance » à l’école. L’avenir de leurs enfants est fortement compromis. Et c’est pourquoi le désastre est si vaste parmi les immigrés, dont la plupart ne savent pas que notre « Éducation nationale » ne fonctionne plus du tout comme il y a quarante ans.

Prétendre que la question des méthodes de lecture a été réglée il y a plusieurs années est le pire mensonge qui puisse être dit sur nos écoles, et le plus lourd de conséquences.

La réalité, c’est que 40 % des enfants sortent du primaire sans les bases en lecture et en écriture, ce qui représente le taux le plus élevé depuis Jules Ferry. Et c’est une conséquence directe de l’absence de méthode syllabique dans la plupart des écoles primaires.

Alors j’espère que vous allez soutenir l’effort de SOS Éducation pour obtenir que tous les enfants aient droit à la méthode syllabique en CP.

En cliquant ici, vous pouvez écrire à votre député pour lui demander d’agir auprès du ministère de l’Éducation à ce sujet.

Lorsque nous avons tous agi de cette manière contre la violence à l’école, nous avons rapidement reçu le soutien de près de 150 députés. Le débat a été élevé au niveau national et la violence à l’école est devenu un sujet de préoccupation majeure des pouvoirs publics.

Nous pouvons réussir la même chose sur la question, plus importante encore, de l’enseignement de la lecture. Mais notre seul espoir d’être entendus par les pouvoirs publics est que nous nous manifestions massivement.

Et c’est possible car nous avons la plus grande force de frappe (ce courriel est envoyé à 120 000 personnes).

Alors s’il vous plait, écrivez aujourd’hui à votre député pour lui demander de se saisir du dossier de la méthode syllabique dans les écoles, et de répercuter notre demande auprès du ministère de l’Éducation.

Votre intervention peut faire une différence décisive.

Un grand merci, au nom de tous les enfants que votre action permettra de sauver. »

Vincent Laarman
Délégué général

SOS Education est une association qui oeuvre à la défense de l’école. L’association mène tout type d’actions pour promouvoir une éducation de qualité, fondée sur des programmes cohérents, des méthodes d’enseignement, éprouvées, l’autorité des professeurs, la reconnaissance du travail et du mérite des enseignants, le respect de la neutralité de l’école.

SOS Education – 120 boulevard Raspail – 75006 Paris – 01 45 81 22 67 – http://www.soseducation.comcontact@soseducation.com

09/09/2010

Violences scolaires: un professeur se laisse volontairement massacrer !!!

Excellente rentrée pour ce professeur de 60 ans qui a préféré se laisser massacrer par des petits cons plutôt que de riposter, car il en avait largement les moyens… Il faut dire que depuis l’affaire Galinier…
FDF

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Lundi 6 septembre 2010 : nous sommes dans un paisible collège du Limousin. La fin de l’été approche, mais le soleil éclaire encore les lieux d’une lumière radieuse. Pourtant, dans la cour de récréation, les élèves sont attroupés autour d’une scène stupéfiante, effroyable : un professeur de sport, spécialiste de boxe et de close-combat, est en train de se faire massacrer par quatre maigrichons de 15 ans. Les jeunes se déchaînent sur lui – mais le professeur se laisse faire, sans réagir. Comment est-ce possible ? Tout a commencé quelques heures plus tôt…

Un professeur à la « Jean-Claude Vandamme »

À 60 ans, Jean-Pierre*, professeur de sport en collège, commence à connaître le métier, c’est le moins qu’on puisse dire. Des élèves, il en a vu défiler des milliers. Il sait encourager ceux qui ont du mal, obtenir des bons qu’ils se surpassent, et remettre les perturbateurs à leur place – même les plus violents. La discipline n’a jamais été un problème pour lui. Il faut dire que Jean-Pierre pratique assidûment la boxe… et le full-contact.

Lundi dernier, le 6 septembre, Jean-Pierre vient de faire sa rentrée, au collège Firmin Roz de Baubreuil, près de Limoges. Il le sait, c’est peut-être une de ses dernières années de carrière. C’est donc avec émotion qu’il découvre la nouvelle classe de 4e. Les élèves sont heureux, eux aussi. Ils ont mis leur jogging et leurs baskets toutes neuves, pour beaucoup, qui sentent encore l’odeur des boîtes à chaussures.

Mais voilà que, au milieu du cours, quatre garçons de 15 ans s’approchent, menaçants. Ils n’ont rien à faire là : ce sont des anciens élèves, et aucun d’entre eux n’a laissé de souvenir impérissable. Que viennent-ils faire ? Personne n’en sait rien, mais ils se mettent à invectiver brutalement une jeune élève de 13 ans.

En plein cours, une lapidation !

Rien qu’à leur voix, ils font peur : leurs injures sont immondes, dégradantes. Et ils ne s’en tiennent pas aux mots. Un des voyous se met à ramasser des pierres et les jette sur la jeune fille. Les autres l’imitent. La pauvre est violemment touchée au visage.

C’est bien à une véritable lapidation, en pleine cour de récréation, qu’assistent les témoins de la scène ! Heureusement, parmi eux, il y a Jean-Pierre. Dès qu’il voit cela, le prof de sport se précipite vers la jeune fille pour la protéger, faisant fuir les agresseurs comme de vulgaires moineaux.

Jean-Pierre réconforte la jeune fille et prend les mesures qui s’imposent dans ce type de situation : aller à l’infirmerie, avertir les autorités. Déjà sonne la fin du cours. Les élèves se dispersent, très secoués par ce qui vient de se passer. Jean-Pierre reste seul et se dirige vers le portail du collège…

C’est alors que les quatre voyous surgissent derrière lui. À quatre contre un, ils n’ont aucun mal à le frapper de tous les côtés. Coups de pieds, coups de poings, ils déchaînent leur rage sur ce professeur qui a osé s’interposer, alors qu’ils venaient régler son compte à une petite fille…

Mais c’est là que se produit le plus incroyable :

C’est alors qu’intervient le plus incroyable de cette histoire. Jean-Pierre, en réalité, garde la tête parfaitement froide alors que pleuvent sur lui les coups. Il réfléchit posément à ce qu’il va faire : car il a l’habitude du combat au corps-à-corps. Il connaît tous les gestes de self-défense et les clés de bras qui lui permettraient de mettre immédiatement les délinquants hors de combat. MAIS JEAN-PIERRE DÉCIDE SCIEMMENT DE LES LAISSER FAIRE !!!

En effet, il sait quelles seraient les conséquences pour lui, s’il osait réagir : « Il valait mieux que je ne réplique pas. J’aurais été en tort », a-t-il expliqué ensuite à la presse.

Et de fait, il a eu raison.

Pour des jeunes comme ceux-là, agresser un professeur ne comporte aucun risque : ayant moins de seize ans, aucune mesure judiciaire sérieuse ne peut être prise à leur encontre. Ils le savent. Et ils en usent.

Le professeur, lui, n’aurait pas manqué d’être traîné en justice s’il avait égratigné un seul de ces quatre « bout d’choux » : visite de l’Inspecteur, convocation au rectorat, mises en cause dans les médias, sans parler bien sûr d’une garde-à-vue, voire d’une possible mise en détention provisoire.

Quoi qu’il arrive, sa réputation aurait été gravement entachée. Sa carrière aurait été brisée. Il aurait été muté, voire rétrogradé. Voilà pourquoi Jean-Pierre a décidé de se laisser démolir…

Réagir, ENFIN !

Et c’est la raison pour laquelle SOS Éducation vous appelle vous, et tous les citoyens, parents, professeurs, grands-parents, à vous mobiliser en faveur d’un changement radical de politique éducative dans nos écoles, vis-à-vis de la violence et des délinquants.

Je vous demande de signer d’urgence la pétition que nous avons préparée au ministre de l’Éducation Luc Chatel (voir plus loin).

Il faut avoir le courage de le reconnaître : on est allé trop loin dans la volonté de laisser les élèves exprimer librement leurs pulsions, leur agressivité, leur violence dans les écoles.

Les adultes ne doivent pas avoir peur d’exiger un minimum de respect et de mesure de la part des enfants.

Le mot « autorité » n’est pas un gros mot

Le mot autorité ne doit plus être considéré comme un gros mot. Et c’est pareil pour le mot discipline.

Car la vérité, c’est que l’autorité des adultes est indispensable pour protéger les élèves eux-mêmes. On le voit : le laxisme est la voie la plus rapide vers l’injustice, la dislocation sociale, la brutalité généralisée.

Ce n’est pas ce que nous voulons pour nos élèves, ni pour nos professeurs, ni pour nos écoles.

Il est faux de dire que les parents sont contre l’autorité des professeurs. C’est tout le contraire.

Tous les parents responsables savent que l’autorité des professeurs est nécessaire pour le bien de leurs enfants. Et les parents qui refusent cela n’ont aucun droit d’imposer à nos enfants la violence de leurs enfants.

Près de 140 députés déjà avec nous

La mobilisation de notre association contre la violence à l’école, depuis un an, a déjà permis de faire considérablement bouger les lignes. Non seulement près de 140 députés se sont déjà associés à notre appel au ministre de l’Éducation pour l’application de nos 8 mesures contre la violence à l’école, mais Luc Chatel lui-même a commencé à changer de discours, profondément.

Depuis la rentrée, il affirme (enfin !) une volonté ferme de sanctionner toute violence verbale dans les écoles, et de mettre en établissement disciplinaire les élèves trop menaçants pour rester dans des classes normales.

Vous pouvez faire une différence, maintenant :

C’est une première étape, qui est très loin d’être suffisante. Mais si nous voulons obtenir plus, il est indispensable de recueillir plus de signatures, et plus de soutien à notre mouvement. Alors s’il vous plaît, signez et faites signer autour de vous la pétition que vous trouverez ici ou sur le lien suivant : http://www.soseducation.com/sanction/signe.php

Transférez ce message à tout votre carnet d’adresses. Et n’oubliez pas de contacter votre député, si vous ne l’avez pas encore fait, pour lui demander d’accroître la pression sur le ministre de l’Éducation, pour qu’il prenne ses responsabilités, en cliquant ici.

Nous sommes déjà 150 000. Nous pouvons être UN MILLION, avec votre aide.

Un grand merci d’avance,

Vincent Laarman
Délégué général

Pour signer la pétition, cliquez ici

Merci !

* Le prénom a été changé.

01/09/2010

En politique, rien ne bouge si personne ne bouge…

Et c’est conscient de ce principe de base que vous avez eu le courage de signer des pétitions avec SOS Éducation, transférer des messages à votre entourage, écrire à votre député, lui téléphoner personnellement pour lui demander d’agir contre la violence à l’école, et peut-être même de contribuer personnellement aux dépenses engagées par l’association pour défendre l’avenir des élèves.

Et aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous donner plusieurs nouvelles qui prouvent que vos efforts portent leurs fruits :

Inévitablement, le ministre de l’Éducation Luc Chatel a senti que la donne était en train de changer.

« Je suis favorable à ce que, dans le cadre du respect du professeur et de l’incarnation de l’autorité, les élèves se lèvent quand le professeur entre dans la classe » a-t-il déclaré hier sur RTL.

« Les violences verbales feront l’objet d’une procédure disciplinaire », a-t-il dit au Figaro le 26 août. « Toute violence physique donnera lieu à un conseil de discipline. ».

Et la création des premiers internats disciplinaires pour les pré-délinquants qui gangrénaient l’ambiance dans bon nombre de classe est (enfin !) en train de devenir réalité.

Ces changements sont un signe clair que nous commençons à être entendus. Les 131 députés que vous avez convaincus de se mobiliser avec nous ont une influence.

Alors permettez-moi de vous remercier du fond du cœur de votre action. Sans éducation, il n’y a pas d’avenir, et vous jouez vraiment un rôle vital pour le futur de nos enfants et élèves.

En cliquant ici, ou en copiant le lien suivant dans votre navigateur : http://www.soseducation.com/signataires_mesures.php?TB_iframe=true&height=650&width=800&modal=true, vous accédez à la liste complète des députés qui soutiennent les huit mesures de SOS Education contre la violence à l’école. Si votre député en fait partie, n’oubliez surtout pas de le remercier, si vous ne l’avez pas encore fait.

S’il ne nous a toujours pas rejoint, profitez de la rentrée pour lui faire une nouvelle piqûre de rappel en cliquant ici.

Un grand merci, au nom de tous les enfants que votre action permettra de sauver.

Vincent Laarman
Délégué général


SOS Éducation est une association qui oeuvre à la défense de l’école. L’association mène tout type d’actions pour promouvoir une éducation de qualité, fondée sur des programmes cohérents, des méthodes d’enseignement, éprouvées, l’autorité des professeurs, la reconnaissance du travail et du mérite des enseignants, le respect de la neutralité de l’école.


SOS Education – 120 boulevard Raspail – 75006 Paris – 01 45 81 22 67 – http://www.soseducation.comcontact@soseducation.com