Francaisdefrance's Blog

07/01/2012

Wesh, wesh, ziva; niktamère !

Retrouvé sur un billet suisse. En Romandie profonde, on a aussi des racailles. Qui parlent « racaille »; comme les sous-merdes des banlieues françaises. Les Suisses font d’ailleurs référence à nous. Pas de quoi être fiers…

FDF

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Neuf jeunes Romands sur dix parlent «racaille»

En Suisse romande, neuf jeunes sur dix ont recours au «parler jeune» – aussi nommé «parler racaille» – des banlieues françaises. Mais ils savent aussi revenir au langage «correct» quand il le faut. Première étude sur le sujet dans les cantons francophones.

Pascal Singy, de l’Université de Lausanne et Francesca Poglia Mileti, de celle de Fribourg, ont interrogé avec leur équipe 62 jeunes Romands, moitié de garçons, moitié de filles. Âgés de seize à vingt ans et provenant des cantons de Genève, Neuchâtel et Vaud, ils forment un échantillon «indicatif de la population».

Inspiré du langage des banlieues françaises et de la culture rap principalement, ce «parler jeune» – ou «parler racaille» – est présent en Suisse romande depuis une dizaine d’années au moins. Certains des plus âgés disent en effet s’y être mis dès l’âge de dix ans, voire avant.

Mais plus de la moitié situent entre douze et treize ans les débuts de leur emploi du «parler jeune». Une période qui correspond à leur entrée à l’école secondaire, avec la nécessité de s’intégrer, de s’identifier à un groupe et d’en adopter les attributs vestimentaires et langagiers.

Pas tous des loubards

56 des jeunes interrogés sur 62 déclarent y recourir, à des degrés divers. La moitié d’entre eux affirment l’employer régulièrement. Quatre sur dix n’en usent qu’en certaines occasions bien précises, et un sur dix y a recours très rarement ou jamais.

«Même les jeunes lycéens l’utilisent, ce n’est pas un langage de jeunes en rupture, il n’est pas parlé uniquement par des loubards de banlieue», relève Pascal Singy.

Les scientifiques relèvent trois fonctions à ce langage: identitaire (appartenance au groupe), cryptique (imperméabilité aux adultes, par exemple) et ludique (amusement de leurs interlocuteurs).

Pascal Singy souligne à ce propos «le jeu avec la langue», notamment par le «verlan», vieille forme d’argot français, qui consiste à inverser les syllabes – d’où son nom. Certains jeunes y voient aussi un côté défoulant grâce à la large palette d’insultes à disposition.

Les filles ? Pas trop

Tous les membres du collectif sont d’avis que le «parler jeune» concerne tant les filles que les garçons. Mais certains relèvent des différences: les filles elles-mêmes expriment ainsi la conviction d’en offrir une pratique «adoucie», moins «agressive». «Elles l’utilisent un peu moins souvent et de manière un peu moins vulgaire», note Francesca Poglia Mileti.

«Le jugement porté sur le locuteur varie, les filles sont plutôt dévalorisées lorsqu’elles parlent jeune», poursuit la scientifique. En abusant de ce type de langage, elles risquent de se voir déconsidérées aux yeux de leurs pairs.

Filles et garçons confondus, une bonne part de l’échantillon juge que ce type de parler ôte aux filles «toute forme d’attrait» aux yeux des garçons. Et aucune des filles interrogées ne portait un regard véritablement admiratif sur le «parler jeune», qui renverrait à des attributs fondamentalement masculins.

Ça leur passera

La plupart des jeunes ne considèrent pas ce type de langage comme approprié lorsque l’interlocuteur est un parent, un professeur ou un employeur.

D’ailleurs, près d’un sur deux estime que, d’une manière qui semble relativement naturelle, sa pratique du «parler jeune» changera quand il gagnera en maturité.

En cela, ils font preuve de lucidité. Les chercheurs ont en effet également questionné des représentants du monde patronal et de la formation professionnelle. Tous sont d’accord pour considérer que le «parler jeune» ne peut que nuire à l’image de l’entreprise, et au jeune lui-même, qui s’isole par ce mode de communication.

Enrichissement ou appauvrissement ?

La version «parler jeune» de Suisse romande se caractérise principalement par son originalité lexicale.

Interrogés sur les éléments déterminants de ce langage, la plupart des jeunes insistent presque exclusivement sur les procédés de création et de renouvellement des mots. La dimension phonique (accent, rythme) ne fait l’objet de commentaires que d’une infime minorité.

Enfin, un tiers des sondés considère ce langage comme une forme appauvrie de français, et un autre tiers apparaît convaincu du contraire. Le tiers restant se situe entre ces deux positions.

Source: http://www.swissinfo.ch/

03/12/2010

Nadine Morano blanchie pour ses propos sur les musulmans. Sombrerait on dans la raison, enfin?

On avance, on avance… Et le MRAP, bien sûr, de s’insurger. Ca sent la discréditation de cette « institution » et de beaucoup d’autres de même sensibilité à plein nez. Franchement; il était temps.

FDF

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Nadine Morano.
Nadine Morano. | MAXPPP

La Cour de Justice de la République a classé sans suite jeudi la plainte en diffamation contre Nadine Morano, actuelle ministre de l’Apprentissage et de la Formation professionnelle.

On ne connait pas pour l’instant les motivations de cette décision, qui n’est pas susceptible d’appel.

Cette plainte pour diffamation envers une religion, jugée aujourd’hui irrecevable, avait été déposée en novembre par le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap).

Elle dénonçait les propos tenus par l’ancienne secrétaire d’Etat chargée de la Famille et de la Solidarité, en 2009 sur les jeunes musulmans.

« C’est une décision politique plus qu’une décision de justice », visant à protéger Nadine Morano, s’insurge sur Le Post, le juriste du Mrap.

Le Mrap souligne notamment que la CJR -seule cour habilitée à juger un ministre – est composée majoritairement de politiques.

3 magistrats et un collège de parlementaires (6 sénateurs et 6 députés, très exactement, en majorité membre de l’UMP) en font partie. Nadine Morano a en quelque sorte été jugé par ses pairs, selon l’association.

« Les propos de Nadine Morano participaient à la stigmatisation de certaines catégories de la population et incitaient au racisme. Et nous ne voulons pas que se banalisent de tels clichés. C’est pour cela que nous voulions qu’elle soit condamnée au pénal », expliquait le président du Mrap, Mouloud Aounit, au Post, avant la décision de la CJR.

Interrogée sur cette décision, Nadine Morano a affirmé : « C’est le sort normal d’une fausse polémique: elle fait pschitt ».

Qu’avait dit Nadine Morano ? Rien de mal…

Le 14 décembre 2009, lors d’un débat sur l’identité nationale à Charmes, dans les Vosges, Nadine Morano avait expliqué ce qu’elle attendait d’un jeune musulman français.

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(Source: France 2)

« On ne fait pas le procès d’un jeune musulman. Sa situation, moi je la respecte. Ce que je veux, c’est qu’il se sente Français lorsqu’il est Français. Ce que je veux, c’est qu’il aime la France quand il vit dans ce pays, c’est qu’il trouve un travail, et qu’il ne parle pas le verlan. C’est qu’il ne mette pas sa casquette à l’envers. C’est qu’il essaie de trouver un boulot, et qu’on l’accompagne dans sa formation. C’est tout ça. Et je crois que si on veut être porteur de paix, on doit accepter l’autre dès lors qu’il respecte les lois« , avait-elle déclaré.

Nadine Morano avait été critiquée par l’opposition, à l’UMP et sur le Web pour ces propos.

La secrétaire d’Etat, qui s’était ensuite défendue d’avoir visé les musulmans, avait ensuite reproché à l’AFP d’avoir sorti une de ses phrases de son contexte.

Contacté par Le Post, le rédacteur en chef du service France de l’AFP avaient assuré les propos de Nadine Morano n’avaient pas été caricaturés. « Le journaliste de l’AFP a retranscrit les propos qu’il a entendus, en ne faisant que son travail (…) de la manière la plus objective possible », avait-il assuré au Post.

Source: http://www.lepost.fr/