Francaisdefrance's Blog

12/12/2010

Amitié irano-vénézuelienne: des missiles à portée des USA ?

Ca sent mauvais, tout ça, ça sent mauvais…

FDF

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L’Iran installe des missiles au Venezuela qui peuvent atteindre les USA.

Résultat de l’image de mollesse que projettent les États-Unis sous Obama. Aura-t-on droit à une sorte de remake de la crise des missiles cubains ?

Iran-ahmadinejad-chavez-gayLes « liaisons dangereuses »…

L’Iran projette d’installer des missiles à moyenne portée au Venezuela, selon des sources occidentales mentionnées dans un article de l’édition du 25 novembre 2010 du quotidien allemand Die Welt.

Selon l’article, une entente entre les deux pays a été signée au cours de la visite du président vénézuélien Hugo Chavez à Téhéran le 19 octobre 2010. L’entente, non divulguée auparavant, prévoit l’installation d’une base militaire gérée conjointement et le développement conjoint de missiles sol-sol.

Au moment où les membres de l’OTAN se sont entendus, lors du récent sommet de Lisbonne (19-20 novembre 2010) sur le développement d’une capacité de défense antimissile de l’OTAN pour protéger les populations et les territoires de l’Europe contre des attaques de missiles balistiques provenant de l’Est (à savoir, l’Iran), l’Iran riposte en établissant une base stratégique sur le continent sud-américain, le ventre mou des États-Unis.

Selon le Die Welt, le Venezuela a accepté de permettre à l’Iran d’établir une base militaire tenue par des officiers de missiles iraniens, des soldats de la Garde révolutionnaire iranienne et des agents de missiles vénézuéliens. En outre, l’Iran a autorisé l’utilisation des missiles en cas d’«urgence». En contrepartie, l’accord stipule que le Venezuela peut utiliser ces installations pour ses «besoins nationaux», ce qui augmente radicalement la menace pour ses voisins, tels la Colombie. Le quotidien allemand affirme que selon l’accord, des missiles iraniens Shahab 3 (portée de 1300-1500 km), Scud-B (285-330 km) et Scud-C (300, 500 et 700 km) seront déployés sur la base militaire projetée. Il rapporte que l’Iran s’est aussi engagé à fournir au Venezuela une expertise en matière de technique des fusées, y compris la formation intensive des officiers. […]

Source: http://www.postedeveille.ca/

04/12/2010

Le misérabilisme gagne la France…

La démagogie rend toujours les pauvres encore plus pauvres…

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Sur les photos, le président bolivien Evo Morales paraît souvent un parfait crétin. Réélu triomphalement en décembre 2009, pour la plus grande satisfaction du quotidien « L’Humanité », il se trouve à la jonction de plusieurs courants hélas convergents en Amérique latine.

Avec les communistes, tout devient possible sur le papier. Tirant ainsi d’une vieille bibliothèque familiale un livre oublié, signé de Renaud de Jouvenel, et consacré à l’Albanie communiste (1) je lis cette perle : « depuis que l’Albanie a chaussé les bottes de sept lieues du socialisme »… C’était écrit en 1958, donc plus de 10 ans après l’événement fondateur et miraculeux… Et en 1992 quand les premiers documents libres ont pu sortir du pays on a pu voir le degré de misère auquel avaient conduit les fameuses « bottes de sept lieues du socialisme ».

La Bolivie semble actuellement bien décidée à prendre le même chemin.

Elle le fait, décision démagogique après décision démagogique.

Alors qu’en Europe la tendance générale déplace vers le haut l’âge de la retraite, ici de 60 à 62 ans, ailleurs de 65 à 67, selon des définitions différentes, le gouvernement de La Paz se propose de le ramener, au contraire, de le ramener de 65 à 58 ans.

« La réforme prévoit la nationalisation des retraites, la fermeture de caisses privées (l’Espagnol BBVA et le Suisse Zurich) qui géraient la retraite de 1,3 million de Boliviens, et l’abaissement de la retraite de 65 à 58 ans », semblait applaudir « Libération » le 26 novembre.

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Immédiatement, « l’Huma » mettait en ligne une grand photo du camarade Morales, puisqu’il s’agit bien entendu, de « changer le monde ». Le commentaire va évidemment dans le même sens : « C’est la nouvelle politique pour redistribuer aux travailleurs, en vue d’une baisse de la pauvreté et d’une plus grande égalité, a plaidé Evo Morales en présentant la réforme. » Argument suprême pour les communistes : « Elle effraie les milieux d’affaires… » Voila donc qui suffit à assurer le journal de la pertinence de la mesure.

Depuis le départ, Evo Morales se situe dans le sillage d’Ugo Chavez et de sa prétendue « révolution bolivarienne », simple relais de l’agitation castriste et des diverses tentatives d’insurrections armées. Disposant d’une confortable rente pétrolière, le Venezuela, un des pays dirigeants de l’OPEP, pose à la puissance régionale. Il dispose de quelques satellites, dont l’Équateur, divers partis en Amérique centrale et, depuis la victoire de Morales, de la Bolivie.

Dans ce pays, par ailleurs, le gouvernement actuel joue à la fois sur la corde de « l’indianisme », très prisé des intellectuels germanopratins et sur le registre du misérabilisme. Il est supposé représenter les provinces montagnardes pauvres et rencontre d’ailleurs, bien évidemment, le séparatisme toujours injuste des riches.

Enfin une particularité locale fait de ce pays l’un des plus instables du sous-continent. Plus de 100 coups d’État en un siècle d’indépendance.

Il hérite aussi d’une vieille tradition, celle du « Mouvement nationaliste révolutionnaire » fondé en 1941 par Victor Paz Estenssero. Dans ma jeunesse nous trouvions cette tentative, considérée comme de centre gauche, fort sympathique. Elle était saluée en particulier par le grand spécialiste dans lequel nous puisions au cours des années 1960, à Paris, notre faux savoir sur l’Amérique latine : Marcel Niedergang, collaborateur de l’inévitable et sentencieux quotidien « Le Monde » (2). Entré en 1952 au service étranger de cette institution, ce journaliste, décédé en 2002, aura intoxiqué des générations de lecteurs. Grosso modo le discours récurrent consiste à soutenir que tous les problèmes de l’Amérique du sud sont occasionnés au fond par son homologue du nord. Cette thèse demeure centralement répandue chez les plupart des intellectuels, journalistes, diplomates et cinéastes parisiens. On la rencontre parfois même en Province.

Bref ce qui paraissait sympathique dans ce programme se proposait, en effet, au-delà du marxisme et des méchants financiers internationaux, d’utiliser les richesses minières pour le bien du peuple. J’avoue humblement moi-même avoir succombé trop longtemps à cette séduction.

Car, nous pouvons l’observer en France même avec les quelques secteurs privilégiés bien connu, les plateformes de ce genre réussissent certes à créer quelques zones d’illusions, d’ailleurs très éphémères. Mais, globalement tout cela en réalité n’aboutit jamais qu’à une seule conséquence : rendre, après une petite phase très artificielle d’euphorie, les pauvres encore plus pauvres. De ce point de vue, certes, on peut revenir au constat de base : avec les communistes tout redevient toujours, amèrement, possible.

La prospérité générale d’un peuple ne peut évoluer au bout du compte qu’en fonction directe de la productivité et de la compétitivité du pays, dans la création de bien et de services. Cette loi d’airain de l’économie déplaît en général aux tenants des utopies socialistes.

De toute évidence ramener à 58 ans l’âge de la retraite amènera les Boliviens à produire moins donc à consommer moins. Certains esthètes saluent aujourd’hui cette tendance du nom de décroissance.

En termes économiques, cela s’appelle la paupérisation.

JG Malliarakis
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