Francaisdefrance's Blog

11/11/2011

Il ne fait plus bon être ou avoir été un ami de DSK…

Et sa « garde rapprochée » s’est bien gardée de changer de « maître »… Pas de copains, en politique! Surtout si ils risquent de faire basculer vos ambitions personnelles.

FDF

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Il y a six mois, Dominique Strauss-Kahn était le candidat favori de la gauche pour la présidentielle. Aujourd’hui, le voilà plus que jamais empêtré dans des scandales sexuels qui ont ruiné sa carrière politique. Retour sur six mois d’une chute sans fin.

Il y a six mois encore, Dominique Strauss-Kahn était le candidat favori de la gauche à l’élection présidentielle de 2012. Un candidat quasi naturel, charismatique et auréolé du prestige de son poste de directeur général du Fonds monétaire international (FMI) qu’il occupait depuis novembre 2007. Mais le dimanche 14 mai 2011, la France, abasourdie, apprend à l’heure du petit-déjeuner que DSK a été arrêté à l’aéroport John-Fitzgerald Kennedy, peu avant le décollage du vol AF 023 d’Air France à destination de Paris. DSK est accusé d’agression sexuelle par une femme de chambre de l’hôtel Sofitel de Manhattan, dont il occupait la suite 2806 quelques heures auparavant.

L’incrédulité des Français face à une telle nouvelle laisse place à la stupeur lorsque DSK sort du commissariat de Harlem, méconnaissable. Hagard, les traits tirés par une longue garde à vue, pas rasé, le patron du FMI, menotté dans le dos, est conduit sans ménagement dans une voiture de police, sous les caméras du monde entier. L’humiliation est totale et les images choquent les Français et plus encore la classe politique, confrontée pour la première fois à un scandale sexuel.

Scénario digne de Dallas

Commence alors pour DSK une lente descente aux enfers. Le 16 mai, la juge Jackson le place en détention préventive à la prison de Rikers Island, un pénitencier parmi les pires des États-Unis. Deux jours plus tard, depuis sa cellule, DSK rédige sa lettre de démission du FMI. Le 19 mai, un grand jury l’inculpe formellement de sept chefs d’accusation à l’encontre de Nafissatou Diallo, la femme de chambre noire d’origine guinéenne de 32 ans. Un véritable feuilleton commence alors avec un casting de haut vol : les avocats de DSK, Mes Brafman et Taylor, celui de Nafissatou, Me Thompson, le procureur Vance, la femme trompée Anne Sinclair, etc.

Et ce scénario digne de Dallas fait rebondir les polémiques et les révélations, les coups bas et les coups tordus, les mensonges des uns et les certitudes des autres. Jusqu’à l’ultime coup de théâtre, l’abandon des poursuites le 23 août et le retour de DSK en France, où ce scandale sexuel à l’américaine a créé non seulement un choc, mais aussi un avant/après dans l’opinion et la classe politique sur le pouvoir, son exercice et ses abus…

L’histoire aurait pu s’arrêter là. Et DSK, encore crédité de bonnes opinions, faire un spectaculaire come-back. Sa désastreuse prestation au 20 heures de TF1 où les regrets d’une « faute morale » ont supplanté de simples excuses attendues ; la triste fin de l’affaire Banon ; et maintenant les scabreuses révélations de l’affaire du Carlton signent sans doute de façon définitive sa mort politique et prolongent la chute sans fin de Dominique Strauss-Kahn.

Affaire du Carlton : des SMS compromettants

Les juges lillois chargés de l’affaire de proxénétisme à l’hôtel Carlton de Lille, dans laquelle apparaît le nom de Dominique Strauss-Kahn, poursuivent leur enquête – la Cour de cassation ayant rejeté mercredi une demande de dépaysement – et s’intéressent désormais à un téléphone portable.

Avec ce téléphone mobile, DSK a envoyé des SMS à Fabrice Paszkowski, le chef d’entreprise du Pas-de-Calais mis en examen pour proxénétisme et abus de biens sociaux, soupçonné d’être l’organisateur de parties fines à Paris et à Washington.

« Boîte coquine à Madrid »

Les enquêteurs ne disposent que des messages envoyés par DSK mais la teneur des conversations, dévoilées par plusieurs médias ne fait aucun doute. « J’emmène une petite faire les boîtes de Vienne le jeudi 14 mai. Ça te dit de venir avec une demoiselle ? », écrit ainsi DSK en juin 2009, demandant quelques jours plus tard si son interlocuteur a pensé à « réserver la suite avec piscine. » « Veux-tu (peux-tu) venir découvrir une magnifique boîte coquine à Madrid avec moi (et du matériel) ? », écrit DSK le 4 juillet. À la fin de ce mois, l’ex-patron du FMI écrit : « Pour Gand, il faut que tu me dises vite de quoi il s’agit. C’est une boîte ou une soirée privée ? » Le 30 juillet 2010, autre SMS : « A 2 heures du mat, on a pris une bouteille de champagne de plus. Je vais avoir des dettes énormes ». Les échanges se poursuivent jusqu’en mai 2011. Juste avant l’affaire du Sofitel, DSK écrit un nouveau SMS : « Tu viens accompagné à Washington ? », puis insiste « Je la connais ? ».

Mais les SMS ne concernent pas seulement des parties fines, certains ont une teneur politique et impliquent des proches de DSK, comme Jean-Marie LeGuen ou Pierre Moscovici, que l’ancien directeur général du FMI semble avoir voulu mettre en contact avec Fabrice Paszkowski.

Pressenti pour être le directeur de campagne de François Hollande pour la prochaine élection présidentielle, Pierre Moscovici a dénoncé hier des « insinuations insupportables » et la publication des SMS, qui sont pourtant un élément judiciaire clé de compréhension de l’affaire du Carlton. « Je ne comprends ni le contenu, ni l’objet, ni même l’existence de prétendus SMS me concernant dans cette affaire du Carlton », a-t-il ajouté, envisageant « des poursuites judiciaires si cela devait continuer ».

Justice

L’affaire Nafissatou Diallo. Si les charges pénales ont été abandonnées le 23 août, il reste à Dominique Strauss-Kahn à affronter la procédure civile engagée contre lui par Nafissatou Diallo. Ses avocats ont demandé le classement de la plainte au civil, invoquant l’immunité diplomatique dont bénéficiait, à leurs yeux, leur client. Fin octobre, les avocats de DSK ont demandé une masse d’informations au Sofitel, notamment toutes les informations disponibles sur les entrées et sorties de la suite 2806. Le risque d’une forte sanction pécuniaire reste réel pour DSK.

L’affaire du Carlton. Cité par plusieurs protagonistes de cette affaire de proxénétisme, DSK a demandé à être entendu par la justice.

Amers, ses amis tournent la page

Parmi ses plus proches amis, certains pensaient que DSK pourrait faire entendre sa voix au moins à titre d’expert dans la campagne présidentielle. Désormais, plus personne n’y croit. Pire, plus personne ne le souhaite. L’affaire du Carlton a définitivement ruiné l’image de l’ancien patron du FMI. Le PS a tourné la page. Avec douleur et parfois rage pour les plus proches de DSK . « J’ai rompu tout contact avec lui, tranche un des députés qui le soutenait. C’est une accumulation de choses. Il fait désormais partie des faits divers qui ne m’intéressent pas. La réalité du personnage ne correspond pas à ce qui nous a été vendu. La déception est plus forte que l’espoir qu’il avait fait naître. Plus personne ne me parle de lui, et je n’en parle à plus personne ».

« On est passé à autre chose. C’est triste et décevant parce que DSK est hors-jeu alors que ses compétences et son intelligence étaient utiles, constate Marisol Touraine. Je n’éprouve ni rage, ni amertume. Je suis maintenant pleinement engagée pour que la gauche gagne avec François Hollande. » Pierre Moscovici vit désormais sa vie auprès du candidat socialiste : « Je ne tournerai pas le dos à l’homme, ni au projet politique qu’on a longtemps porté. » Mais lorsqu’on évoque l’affaire du Carlton, il avoue : « Ça s’inscrit dans des rubriques de journaux pour lesquelles je n’ai aucun intérêt ni curiosité. » D’autres traduisent leur écœurement par la raillerie : « Retrouver son nom à côté de celui de Dodo la Saumure ! Franchement qui aurait pu prévoir ça ! »

Dans les couloirs du siège du PS, le nom de DSK n’est quasiment plus prononcé. Le s révélations sur l’affaire du Carlton sont suivies avec une résignation muette. Mais chacun n’en pense pas moins. Même parmi les strauss-kahniens, certains avouent : « Heureusement que toute cette affaire est sortie avant que DSK ne soit désigné, sinon nous serions dans de beaux draps. » Seuls quelques rares amis continuent à appeler DSK et à déjeuner avec lui : Cambadélis, Le Guen, Valls, Puponi, le maire de Sarcelles. Tous constatent sa dégradation. « Il est très mal, il déprime. Les rangs se sont considérablement éclaircis autour de lui. Le sentiment d’un immense gâchis », affirme l’un d’eux.

Strauss-Kahn est désormais un nom que l’on veut oublier au PS. Comme s’il n’y avait plus rien à faire pour lui.

Source: http://www.ladepeche.fr/

29/06/2011

Sarkö-Fillon: « je t’aime, moi non plus »…

Pas besoin d’aller vous enfermer dans les salles obscures, en ce moment. Tout se joue  en « direct-live », en France. Entre Martine Aubry qui annonce sa candidature à la présidentielle 2012 en occultant les primaires du PS, Europe Ecologie qui fait pitié tant les acteurs sont pitoyables et Sarkö Ier qui normalement devrait emporter le premier prix d’interprétation au prochain festival de Cannes tellement son jeu est évident, nous sommes aux premières loges avec les médias… Quel cinoche!

FDF

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« P….., encore un an ! »

Sarkozy et Fillon jouent l’unité pour contrer le PS

Le chef de l’État s’est affiché au côté de son Premier ministre pour jouer du contraste avec la joute électorale qui s’engage au PS.

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« Nicolas Sarkozy en déplacement dans le fief de François Fillon, ce n’était pas arrivé depuis 2007. Et pour cause, les relations entre le président et son Premier ministre ont longtemps été tendues. Mais mardi matin, les deux hommes affichent une parfaire unité au cours d’un déplacement sur le thème de la sécurité alimentaire à Sablé-sur-Sarthe.

L’occasion est trop belle de parasiter l’entrée en campagne de Martine Aubry. La première secrétaire du PS annonce le matin même sa candidature à la primaire depuis sa ville de Lille. Au moment même où elle prononce son discours, Nicolas Sarkozy et François Fillon visitent un élevage de poulets jaunes de la coopérative de Loué… L’objectif : montrer que l’exécutif est au service des Français quand le PS court le risque d’étaler ses divisions pour départager Hollande, Montebourg, Valls, Royal et Aubry.

Le « sens de l’État de Fillon« 

Lâcher de poulets en dehors de leur abri, caresse d’un poussin, arrêt devant un buffet de produits locaux… l’image est soignée. Nicolas Sarkozy et François Fillon, venus en hélicoptère, se rendent dans l’exploitation dans la même voiture. Tous deux en costume gris, l’un rayé, l’autre uni, s’accordent même un très court aparté, pour mieux scénariser leur entente. « Nous sommes très fiers que la deuxième visite d’un président de la République, après le général de Gaulle, soit celle de Nicolas Sarkozy », déclare un peu plus tard le chef du gouvernement en inaugurant la table ronde sur la sécurité alimentaire qui conclut la visite.

Nicolas Sarkozy, lui, se charge de répondre par avance à ceux qui pourraient s’étonner de voir les deux hommes sur les terres de François Fillon : « Le fait qu’il soit Premier ministre et enfant de la Sarthe, ça ne doit tout de même pas m’empêcher de venir ! » lance-t-il devant 2 000 personnes, dont les quelque 1 030 producteurs de poulets de Loué, success story de la région. Et le chef de l’État de vanter le travail de son Premier ministre : « François Fillon s’est dédié depuis quatre ans au service de la France. » Tonnerre d’applaudissements dans la salle. Alors Nicolas Sarkozy en rajoute : « Ce fut toujours pour moi un grand soutien que de pouvoir compter sur le conseil et le sens de l’État de François Fillon. » Oublié, le temps où il le traitait de simple « collaborateur« …

Tacle à Martine Aubry

Nicolas Sarkozy soigne aussi son image de président au service des Français. Comme lors de sa conférence de presse à l’Élysée la veille, il vante son action en faveur « de l’intérêt général ». « C’est la spécificité du rôle de François Fillon comme du mien : coller aux préoccupations des Français. » Et la préoccupation du jour, c’est l’agriculture. Nicolas Sarkozy n’a pas assez de mots pour vanter la qualité des produits, dont les poulets Label rouge sont érigés en symbole. « Vous ne vous en sortirez que par la qualité (…) c’est encore plus important que le prix », avance-t-il, en appliquant son raisonnement à l’industrie. Pour les y aider, le président se prononce pour réserver une partie du marché de la restauration collective pour « les produits de qualité ». Une volonté déjà affichée le 15 juin dernier par Martine Aubry, lors de son déplacement chez un éleveur de l’Oise. Le chef de l’État dénonce enfin les importations incontrôlées de productions dont la traçabilité n’est pas toujours assurée. Avant d’apostropher la grande distribution : « Partagez la valeur avec les éleveurs ! »

Mais au-delà de l’agriculture, c’est l’ensemble de sa politique que le président défend. « De la sécurité alimentaire à la sécurité routière », le président trace une parallèle. Avec au passage un nouveau tacle à Martine Aubry et les 35 heures. « Le travailler moins (…) on a vu ce que ça a donné, des chômeurs en plus et des salaires en moins. » On ne saurait être plus clair, le président est en campagne sans le dire. Avec le soutien de son Premier ministre. »

Lu sur Le Point.fr

28/01/2011

Enterrer la loi de 1905 pour mieux financer les mosquées…

Pour ça, le PS et l’UMP sont « main dans la main »… Cette collaboration est digne de…………………… collabos.

FDF

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Au travers de l’affaire des « prières de rue », Marine Le Pen a réussi à placer le thème de l’islamisation dans le débat politique, et à y entraîner malgré eux ses rivaux socialistes et sarkozystes.


Pourtant, l’UMP avait bien espéré enterrer ce sujet dit sensible avec la « loi sur la burka ». Il faut tout de même se rappeler que lors des débats de la mission parlementaire présidée par André Gérin, les personnes auditionnées et même quelques députés ont largement évoqué toutes les offensives d’islamisation dans nos administrations, nos écoles, nos hôpitaux, nos cantines, nos rues, nos entreprises, nos commerces, etc. Comme je le disais dans un chapitre de notre ouvrage collectif « Résistance républicaine », « derrière l’arbre de la burka » se cache « la forêt des accommodements raisonnables » (1). Tout cela était connu depuis au moins 2004, au travers des rapports Obin (2) et Denécé (3), d’alertes de la part des Renseignements généraux et des préfectures, et évidemment du travail de ré-information de sites internet.

Inutile donc de refaire une fois de plus la liste de toutes ces atteintes à la laïcité et à nos valeurs humanistes et républicaines. Mais que constate-t-on un an (quasiment jour pour jour) après les conclusions de la mission Gérin ? Nos politiques ont fait la loi sur le voile intégral (même pas soutenue par la gauche sauf quelques exceptions) et… rien d’autre, rien de rien sur tout le reste, sur tous les « accommodements déraisonnables ». Silence radio à l’UMP comme au PS, au Modem comme à la gauche de la gauche.


Et pourtant la droite ne cesse de se vanter de « sa » loi sur la burka. Nicolas Sarkozy en parle chaque fois qu’il le peut, y compris dans ses vœux de nouvel an. Jean-François Copé, patron de l’UMP matraque le même refrain à chacune de ses interventions à propos de la laïcité, histoire de dire : voyez, on s’en occupe, on a fait la loi sur le voile intégral !

Le piège que je subodorais dans « Résistance républicaine » est donc confirmé : cette loi a permis à la majorité présidentielle de botter en touche tous les autres problèmes d’islamisation. Et la gauche se garde bien de les raviver.

Jusqu’à ce que Marine Le Pen mette les pieds dans le plat, et pas uniquement sur l’affaire des « prières de rue ». Dans ses meetings, elle a aussi parlé du halal, des cantines, des hôpitaux, des entreprises, etc. Mais comme la gauche a cru bon de faire monter en sauce le mot « occupation » (elle doit s’en mordre les doigts…), l’UMP et le PS se voyaient contraints de prendre position sur cette affaire, tout en continuant d’ignorer superbement les autres « accommodements déraisonnables ».

On remarquera également que les autorités musulmanes comme le CFCM ont arrêté de faire du ramdam sur la burka. On peut se demander : quel marché ont-elles conclu avec le pouvoir politique ? Qu’est-ce que l’UMP et le PS ont pu proposer en échange ? Eh bien tout simplement… l’officialisation du financement public des mosquées, comme nous allons le voir.

Pour cela, l’UMPS utilise sans vergogne… l’affaire des prières publiques. La propagande officielle reprend la thèse mensongère selon laquelle ces gens prient dans la rue par manque de lieux de culte. Par exemple dans un récent reportage de TF1 tourné à Marseille (4), et dans lequel Manuel Valls (PS) nous explique sans rire qu’il y un problème d’« inégalité » de traitement de l’Etat et des collectivités locales entre d’une part « églises et synagogues » (construites avant 1905), et d’autre part « mosquées et pagodes ». Evidemment, les pagodes bouddhistes ne sont là que pour donner le change, puisqu’on ne voit jamais leurs fidèles prier dans la rue ou exiger des maires des terrains et des financements pour leurs lieux de culte.

Et comment Manuel Valls veut-il financer encore plus ouvertement la construction de mosquées avec l’argent des contribuables ? Il l’explique dans l’émission « A vous de juger » jeudi dernier sur France 2 où il reprend sa comparaison entre églises et mosquées (5). Avec un culot incroyable, il nous dit que pour ne pas toucher à la loi de 1905, il suffit que l’Etat finance la Fondation des œuvres de l’islam créée par Dominique de Villepin, et cette fondation peut financer les mosquées. Evidemment, il noie cette trahison de la laïcité républicaine (et donc des Français) dans une logorrhée tortueuse pour masquer la transitivité du financement, mais c’est bien ce qu’il veut dire. Et pour faire passer cette soupe indigeste, il enchaîne immédiatement sur le « livre nauséabond » de Théo Sarrazin qui s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires en Allemagne (vous vous rendez compte, quelle horreur !) et sur la montée de « l’extrême-droite ». Le procédé est grossier : si vous n’êtes pas d’accord avec moi, alors vous êtes des fachos. Se rend-il seulement compte qu’il insulte là une majorité de Français et d’Allemands ?


Ce n’est pas mieux à droite. Les mêmes ficelles sont utilisées par tous les acteurs politiques de l’UMP ayant certainement reçu des « éléments de langage » depuis l’Elysée, tant leurs discours sont tous calqués sur le même moule. Le Président de la république lui-même, par exemple, lors de ses vœux aux autorités religieuses, a lié les prières de rue au manque de lieux de cultes. Jeannette Bougrab, dans une interview au Figaro en ligne (6), reprend la même fable : « Il y a effectivement des problèmes cultuels. Ce n’est pas normal de voir des personnes qui n’ont pas de lieux de culte pour prier, de voir des gens dans la rue… (…) Ce ne sont pas des gens qui vont dans la rue pour manifester de manière ostentatoire. (…)Rue Myrha, c’est un problème de capacité d’accueil. »

Et comme preuve que c’est une stratégie commune à l’UMP, il suffit de constater que ce parti annonce ouvertement qu’il veut faire de « l’exercice des cultes » un sujet essentiel de débat pour 2011 (7). Selon Jean-François Copé, « l’exercice des cultes religieux dans la République laïque avec un point particulier sur l’exercice du culte musulman » sera l’un des trois thèmes majeurs de la campagne présidentielle. On se demande pourquoi il ne parle pas du tout de l’islamisation et des « accommodements raisonnables » et pourquoi la construction de mosquée devrait être l’une des priorités de la République laïque, en contradiction totale avec sa Constitution et ses lois !

Et Jean-François Copé remet le couvert dans le débat sur France 2 face à Manuel Valls, mais plus habilement que celui-ci. Entre deux rappels de « sa » loi sur la burka (il en use et en abuse), le patron de l’UMP dit qu’« il faut mettre le débat sur la table pour 2012 » et qu’il n’y a pas de « sujets tabous » dans son parti. C’est un grand classique chez lui : pour sabrer des acquis sociaux ou des valeurs républicaines, il ne les attaque pas de front mais prépare le terrain en disant qu’on peut toujours en débattre. D’autres se chargent ensuite d’en remettre une couche caricaturale, et Copé apparaît alors comme le chevalier blanc qui trouve une solution du juste milieu, mais qui consiste bien en des reculs sociaux, républicains ou démocratiques.


Valls et Copé, et tout le PS et toute l’UMP, avancent donc masqués pour nous imposer peu à peu l’idée d’un financement officiel de la construction de mosquées, en sautant sur le prétexte des prières de rue.

Certes, les élus de droite et de gauche font déjà payer une grande partie des nouvelles mosquées par leurs contribuables, via des baux emphytéotiques quasiment gratuits et le financement de « centres culturels » adossés aux mosquées mais qui ne sont que des annexes de celles-ci (école coranique, bibliothèque, etc., et même salles d’ablution !). Ou, comme à Drancy (et ailleurs), en construisant en douce une « mosquée municipale » à 2,1 millions d’euros, et en faisant payer à l’association locataire un loyer dérisoire qui ne rembourse même pas les frais d’entretien (y compris le ménage…) entièrement à la charge de la commune.

Mais ça commence à se savoir, toutes ces combines en parfaite contradiction avec notre Constitution et nos lois, et nos élus craignent les foudres des tribunaux administratifs. Alors l’UMPS, sous la pression de soldats de l’islam politique, s’apprête à franchir le cap du sabordage de la loi de 1905. Sarkozy voulait la « nettoyer », l’UMP le fera. Marc-Philippe Daubresse, son vice-président en charge d’une mission de réflexion sur la stratégie à conduire face au FN et au PS, se demande s’il ne faudrait pas « revisiter la loi de 1905 ». Qu’en termes faux-cul tout cela est dit ! Et côté PS, c’est Manuel Valls qui a trouvé une solution géniale : le contribuable finance une Fondation soi-disant d’utilité publique qui finance les mosquées.

Eh bien, qu’ils continuent ainsi, tous ces tartuffes ! Qu’ils continuent à prendre les Français pour des imbéciles ou des fachos ! Ils l’ont déjà largement fait à propos du sondage Ifop/Le Monde sur notre perception de l’islam et des musulmans (8). Et maintenant ils vont remettre le couvert en pensant qu’on va gober le fait que nos impôts, en pleine crise sociale et économique, aillent contribuer à payer des oratoires à Allah et Mohamet ? Ils se fourrent le doigt dans l’œil.

D’ailleurs, pour donner un autre exemple de leur mépris du peuple, dans le débat sur France 2, Valls et Copé ont superbement ignoré les Français, quand un journaliste a fait la synthèse des questions posées par les internautes du Parisien sur le thème de la laïcité : « est-ce qu’on ne fait pas une place privilégiée à l’islam ? » Et apparemment, il y avait nombre de Français qui râlaient dans ce sens, ce qui confirme totalement le sondage Ifop/Le Monde, selon lequel 55% des Français et 49% des Allemands pensent que l’islam est « trop visible » dans nos pays respectifs.


La réponse de Copé à ces internautes ? Nous sommes trop « silencieux » sur les attaques contre les chrétiens… d’Orient. Donc rien à voir avec la question posée. Et Valls, lui, reprend son thème de l’« injustice » envers les musulmans parce que l’Etat entretient les églises et pas les mosquées, et il repart sur la Fondation des œuvres de l’islam. Ni l’un ni l’autre n’ont entendu les internautes, ou alors ils ont fait tous deux mine de ne pas les entendre. Et après cela, ils viennent pleurer parce que Marine Le Pen monte dans les sondages !

Ce sont des minables et des lâches. Ils jouent les autruches sur l’islamisation de la France, laissant ainsi les Français se débrouiller individuellement face aux avancées islamistes dans leur vie quotidienne. Ils se servent d’une atteinte à la laïcité (les prières de rue) pour justifier une autre atteinte à la laïcité (le financement public de mosquées), ils noient le tout dans un verbiage pseudo-humaniste et ils honnissent et insultent le peuple de France. Bref, ils aggravent leur cas de jour en jour, jusqu’à ce que la ficelle casse. Et elle cassera, c’est inévitable, et le plus tôt sera le mieux.


 

 

Source et publication: Roger Heurtebise