Francaisdefrance's Blog

11/01/2012

En 2007, « on » a promis aux Français: gagner plus – répression plus sévère – moins d’immigration…

Le constat aujourd’hui est amer… Et, à quatre mois des présidentielles, on se perd déjà dans les promesses…

FDF

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VOICI  UN RESUMé   ET QUELQUES CHIFFRES QUI RESUMENT LE LONG ARTICLE CI-DESSOUS QUE JE VOUS CONSEILLE DE LIRE AVEC GRANDE ATTENTION   –   AU VU DE CES CHIFFRES,    IL VA QUAND MÊME BIEN  FALLOIR QUE NOS ELUS FINISSENT UN JOUR PAR ECOUTER LE PEUPLE !!!!!!

« Une France  balayée par le pessimisme dont  l’inquiétude n’a jamais été aussi grande et le rejet des politiques si important. »
« Crise ou pas crise, si Nicolas Sarkozy n’avait pas autant déçu à titre personnel, il aurait pu être réélu » « Les Français sont prêts à tous les efforts, mais si ces efforts sont partagés ».

  • 56% des français avouent : « on ne se sent en sécurité nulle part » (IFOP)

  • 66% estiment : qu’ « Il y a trop d’immigrés en France »

  • 76% d’entre eux : « rejettent l’islam qui progresse trop en France »

  • 86% s’opposent : à la participation financière de l’État dans la construction des mosquées

A gauche, les Français ne sont pas disposés à donner leur aval à Hollande, sans condition.

Un chiffre, inimaginable il y a quelques années  à peine, donne :

  • 62 % des sympathisants de gauche qui trouvent : qu’ « Il y a trop d’assistanat et beaucoup de gens [qui] abusent des aides sociales ».

Au total, ce sont

  • 94 % des français de droite plus
  • 62 % des français de gauche

 CI-DESSOUS L’ARTICLE QUE JE VOUS CONSEILLE DE LIRE AVEC GRANDE ATTENTION
JC JC…

CE QUE VEULENT LES FRANÇAIS


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Ce jeudi 5 janvier, l’excellent  magazine Valeurs actuelles, publiait un état du moral des Français, vu à travers différents sondages qui ont été lancés depuis le début de l’année 2011.

« Une France  balayée par le pessimisme dont  l’inquiétude n’a jamais été aussi grande et le rejet des politiques si important. »

Il ressort d’une étude très sérieuse réalisée par des sociologues renommés que les Français ne veulent plus d’un modèle stéréotypé comme président.

Même les modèles d’ « anciens » présidents ne font plus recette : Exit, « le tutélaire » De Gaulle ! Celui qui a usurpé le titre et la victoire.

Nos compatriotes auraient-ils compris, enfin, qu’il ne fut pas du tout « l’Homme de la situation » ?

Ni lui ni les autres, d’ailleurs, à en croire les sondages qui suivent.

Pour l’élection de Sarkozy, en 2007, seuls trois critères convenaient à tous les Français de toutes opinions :

Gagner plus – répression plus sévère – moins d’immigration.

Il va sans dire que les promesses avancées et non tenues par ce candidat ont fait de lui le président le plus contesté (détesté ?) des Français.

« Crise ou pas crise, si Nicolas Sarkozy n’avait pas autant déçu à titre personnel, il aurait pu être réélu » (Directeur du département opinion de l’Ifop).

Les valeurs fondamentales de la droite n’ont pas disparu en France  :

“ Responsabilité”, “effort”, “travail” et même “entreprise”.  

Mieux, elles se placent, même, devant les sempiternels : “égalité”, “solidarité”, “services publics” et “socialisme”, de la gauche.

« Les Français sont prêts à tous les efforts, mais si ces efforts sont partagés ».

C’est donc une aspiration commune à tous les Français, de gauche comme de droite, d’une plus grande « justice sociale » mais sans tomber dans « l’égalitarisme à tous crins » prôné et encore soutenu par les politiques de gauche.

On peut même dire que, dans le rapport gauche/droite, c’est la droite qui l’emporte sur beaucoup de points comme la sécurité et l’immigration :

  • 56% des français avouent : « on ne se sent en sécurité nulle part » (IFOP)
  • 66% estiment : qu’ « Il y a trop d’immigrés en France »
  • 76% d’entre eux : « rejettent l’islam qui progresse trop en France »
  • 86% s’opposent : à la participation financière de l’État dans la construction des mosquées

Les Français sont enfin unis sur l’identité nationale et les valeurs républicaines. Ils ne sont plus « de gauche » ou de « droite », ils sont Français avant tout.

Et Sarkozy n’est pas le seul à pâtir de sa mauvaise réputation.

A gauche, les Français ne sont pas disposés à donner leur aval à Hollande, sans condition.

Un chiffre, inimaginable il y a quelques années  à peine, donne :

  • 62 % des sympathisants de gauche qui trouvent : qu’ « Il y a trop d’assistanat et beaucoup de gens [qui] abusent des aides sociales ».

Au total, ce sont

  • 94 % des français de droite plus
  • 62 % des français de gauche

qui pensent de la même manière. La France aux Français, en quelque sorte !

Quand on sait que Hollande maintiendra, contre vents et marées, la politique séculaire de la gauche, son staff le prouve, il peut s’inquiéter comme Sarkozy du résultat qu’il obtiendra .

Vient, alors, le troisième leader de ces élections, Marine Le Pen qui « pourrait faire mentir tous les pronostics … et créer la surprise ».

Selon la classe ouvrière, auprès de laquelle elle recueille

  • 35 % des intentions de vote

elle est celle qui pointe les vrais problèmes des Français.

Face à la crise, elle est la seule à être « anti-union européenne » qui prône l’immigration à tout va et à rejeter l’euro dont :

  • 36% des Français souhaitent le retour au franc sur les  
  • 50% qui reconnaissent que « cela a été une mauvaise chose pour la France » (Ifop – JDD)

Pour finir,  

  • 55 % des Français sont pessimistes sur l’avenir en 2012 et
  • 81% de la population française prédit que, l’année 2012 sera une année de difficultés économiques.

Mais l’économie du pays ne pourra pas s’améliorer avec de mauvais dirigeants. C’est dans trois mois qu’il faudra choisir celui ou celle qui nous sortira de ce merdier.

Qu’on se le dise.

Source: http://www.petitsechodoran.com/

23/11/2011

Le génocide des Pieds Noirs…

Guerre d’Algérie: remise des pendules à l’heure…
FDF
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Voir: http://www.valeursactuelles.com/dossier-d039actualit%C3%A9/dossier-d039actualit%C3%A9/guerre-d%E2%80%99alg%C3%A9rie-derniers-secrets20111103.html
Apparemment  Jean  Jacques  Jordi    a  eu   accès  a  certaines  archives  tenues  jusque là secrètes  et  ce 
qu’il  révèle avec  preuves  a  l’Appui  prouve  sans  aucun  doute  possible  que  les  Pieds  Noirs  ont  subi  un  véritable génocide 
…(  que  cela  plaise  ou  pas  a nos politiques  et   intellectuels  de  Gauche  comme de  Droite..)
N’est  pas  Mr  Bernard Henri  Levy ??? N’est ce  pas  Mr  Benjamin  Stora???
Qui accordaient plus  d’importance  a  vos  amis Lybiens et  Tunisiens  qu’a vos  propres  coreligionnaires  Pieds  Noirs  sur  qui  vous 
jetez  l’anathème depuis   des Années  et  des  Années… Les  Associations  Pieds  Noirs  doivent se  regrouper  et   au nom  de notre  peuple  porter    plainte pour crimes  contre l’Humanité…
Valeurs actuelles et  Jean- Jacques  Jordi  viennent de publier une  bombe..
Pourquoi  ne  pas  jeter  tout  cela  a la face  de La  France pour  qu’enfin  soit  reconnue  la  Culpabilité  du soi-disant plus  grand  des  Français…
…………………………………
OUI, l’ouvrage de JJ Jordi commenté élogieusement par Valeurs actuelles est une bombe, et l’inertie du camp national est surprenante, Pieds-Noirs en tête.
La communauté rapatriée, si prompte à s’indigner lorsqu’une décision administrative imbécile interdit Le Chant des Africains lors d’un dépôt de gerbe devant une stèle, reste inerte (à quelques rares exceptions près) lorsqu’un historien mandaté pour dépouiller les archives officielles de la guerre d’Algérie en tire des conclusions qui rejoignent nos positions sur les évènements de 1962, en désaccord total avec la position officielle de tous les gouvernements qui se sont succédé depuis!
Il s’agit donc, en fait, d’une REHABILITATION des partisans de l’Algérie française et de leur combat, exprimée par un historien non engagé et reprise par un hebdomadaire de grand tirage. Que nous faut-il de plus? Ne sommes-nous capables de réagir que négativement, lorsqu’on nous crache dessus?
Ce silence est pain béni pour nos adversaires. Le livre risque de passer à la trappe. Que nos porte-voix veuillent bien se réveiller  et secouer l’opinion, à la veille d’une élection majeure et du cinquantenaire des funestes accords d’Evian!
RS

01/08/2011

L’armée est la fierté d’un pays. Elle est sa force, son honneur, son prestige… En principe…

Encore un article qui me réconforte dans mon idée que nos militaires, au lieu de se faire massacrer en Afghanistan, seraient moins exposés en « nettoyant »  les banlieues de France, leur Patrie

FDF

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 La France ridiculise ses soldats qui la défendent et la représentent dans le monde.

Lisez le témoignage du Père Jullien de Pommerol qui dénonce les « dérives graves » dont souffrent nos militaires en Afghanistan, obligés par leurs supérieurs de se soumettre aux coutumes islamiques du pays.

C’est un reportage du magazine Valeurs Actuelles qui tire la sonnette d’alarme. Cette France-là nous déshonore parce qu’elle déshonore ses valeureux soldats.

LA FRANCE DESHONORE SES SOLDATS

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Source: http://www.petitsechodoran.com/

05/06/2011

La France favoriserait l’immigration sous toutes ses formes?

Mais non; c’est de la médisance. N’empêche que…

FDF

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J’ai découvert sur mon relevé de mutuelle pour 2011, que je contribue désormais au financement de la CMU (8,83E/mois)  et vous  ? »
Saviez-vous que les sans-papiers bénéficient d’un remboursement à 100%, sans aucun ticket modérateur, pour l’ensemble de leurs soins médicaux: Médecine d’urgence, Soins liés à la grossesse,Vaccinations,
lunettes, frais dentaires et même les cures.
Savez vous que la grande majorité des Français ne
pourraient pas s’offrir le luxe des appareils dentaires
100% cadeau, payés avec l’argent de celles et ceux qui travaillent.
Si vous doutez de cette info, demandez donc à votre
dentiste.
Au fait, pour vous, à combien s’élèvent vos
remboursements ?
Ce dispositif, intitulé AIDE MEDICALE DE L’ETAT, a été crée par la
gauche en 1998.
Le budget était alors de 47 millions d’euros.
Depuis 12 ans, ce budget a bénéficié chaque année de confortables rallonges. 
Ils s’élève actuellement à  670 millions par an, soit en
moyenne 3350 euros par clandestin.
C’est un véritable scandale qui est dénoncé dans un rapport  rédigé par Claude Goasguen.
Ce rapport sera-t-il, comme de nombreux autres, soigneusement enterré ?
Pourquoi les journalistes de l’ audiovisuel optent-ils pour la langue de bois sur
cette réalité ? Une fois de plus, la vérité les dérange et ils préfèrent l’ étouffer. 
Source :Valeurs Actuelles du 30 septembre 2010, page 22
Pour ne pas faire supporter cette charge au TRAVAILLEURS FRANCAIS je
propose que ces personnes soient prise en charge par les artistes  comme
Emmanuelle BEART, ou Josiane BALASKO par exemple ….qui elles, ont les
moyens et la mentalité comme elles le prétendent pour le faire… et ainsi pour l’ensemble de leurs besoins (hébergement, nourriture, vêtements et soins).
Elles ne descendraient plus dans la rue pour soutenir celles et ceux qui
préfèrent …. rester au pieu quand les Français doivent se lever et travailler
pour elles et eux…
 LES SOCIALISTES  FONT DE GRANDES CHOSES….
…..AVEC L’ARGENT DES AUTRES !!!!!

17/02/2011

Gaspillage de l’argent public: où va le nôtre durement gagné ???

Comment ne pas « payer idiots »… La France est en déficit, Sarkö Ier nous demande de nous serrez la ceinture et nous y aide avec entrain, le gouvernement est secoué par des scandales financiers que l’on tente d’étouffer comme on peut, mais il est bon de savoir comment nous en sommes arrivés à devenir un pays « sous développé ». Déjà en prêtant à fonds perdus de l’argent aux vrais pays « sous développés » sous forme d’aides humanitaires (ça fonctionne bien, ça) dont les habitants n’en voient pas la couleur et qui sert à financer des guerres inter-ethniques et enrichir les despotes à la tête de ces contrées là. Et puis il y a le reste. La partie cachée de l’iceberg, qui va bien finir par émerger un jour; et là…

FDF


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Valeurs actuelles du 17 février 2011 : les gaspillages de l’argent public


Le dossier du numéro du 17 février 2011 de l’hebdomadaire Valeurs actuelles est consacré aux gaspillages de l’argent public.

L’ hebdomadaire publie en exclusivité des extraits des ” Dossiers du Contribuable “, hors série du mensuel Le Cri du Contribuable.

Ce 1er numéro des ” Dossiers du Contribuable “, présenté en avant-première par Valeurs actuelles, paraîtra le 1er mars 2011.

Vous pouvez d’ores et déjà le commander ICI.

Ces ” Dossiers ” pointent les petites et grosses dérives de nos dépenses publiques, qui creusent chaque jour de nouveaux déficits … En un an, les gaspillages n’ont pas régressé.

Ce 1er numéro  des ” Dossiers du Contribuable ” est l’édition 2011 du Livre noir des gaspillages de l’argent public paru en mars 2010 ( toujours disponible au 01 42 21 16 24 ou lecri@contribuables.org ).

14/11/2010

Sans-papiers. Faites circuler: il y a beaucoup à voir…

France: terre d’accueil et de largesses… Sans-papiers mais pas sans pognon…

FDF

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Saviez-vous que les sans-papiers bénéficient d’un remboursement à 100%,  

sans aucun ticket modérateur, de l’ensemble de leurs soins médicaux :

Médecine d’urgence, Soins liés à la grossesse,Vaccinations,

lunettes, frais dentaires et même les cures…(au fait et vous c’est combien vos remboursement ??)

Ce dispositif, intitulé AIDE MEDICALE DE L’ETAT, a été crée par la gauche en 1998.

Le budget était alors de 47 millions d’euros.Depuis 12 ans, ce budget a bénéficié chaque année de confortables rallonges.

Il s’élève actuellement à  670 millions par an, soit en moyenne 3350 euros par clandestin.

C’est un véritable scandale qui est dénoncé dans un rapport  rédigé par Claude Goasguen.

Ce rapport sera-t-il, comme de nombreux autres, soigneusement enterré ?

Et pourquoi les journalistes de l’ audiovisuel gardent-ils la langue de bois sur cette réalité ?

Une fois de plus, la vérité les dérange et ils préfèrent l’ étouffer.

source : Valeurs Actuelles du 30 septembre 2010, page 22

Pour ne pas faire supporter cette charge au TRAVAILLEURS FRANCAIS je propose que ces personnes soient prise en charge par les artistes (Emmanuelle BEART, Josiane BALASKO, ….qui ont les moyens et qui les soutiennent) et leurs associations pour l’ensemble de leurs besoins (hébergement, nourriture, vêtements et soins).

Je pense que vu comme ça il ne descendraient plus dans la rue pour les soutenir et faire un appel pour leurs conjoint(s) , enfants, parents, …. restés au pays.

22/10/2010

Les mensonges de Sétif…



 

Pourquoi falsifier l’histoire ? Elle fut suffisamment dramatique. Mais il fallait la rendre épouvantable pour pouvoir justifier ensuite la terreur du FLN.

 

 

Rachid Bouchareb, le réalisateur du film Hors-la- loi (qui a fait un flop sur les écrans français), a vu des centaines de tués allongés et alignés sur les trottoirs de Sétif ; il a vu des hommes tirer des balcons, des soldats français procéder à des exécutions sommaires ; il a même vu des miliciens faire feu avec des fusils de chasse sur des manifestants musulmans pacifistes et désarmés.

Cette vision “cinématographique” de la tragédie de Sétif, le 8 mai 1945, a déclenché des passions justifiées contre son film. Est-il excusable ? Né à Paris de parents algériens, et non en Algérie, huit ans après les faits, Rachid Bouchareb ne fait qu’épouser la version algérienne de l’histoire. Celle qui a été forgée pour que la France plie le genou de la repentance et du remords. Ici, la vérité historique importe peu : c’est d’une “reconstruction” qu’il s’agit.

Roger Vétillard n’est pas algérien, mais il est né à Sétif et  en 1945.

Il n’est ni journaliste ni historien mais médecin, un professionnel méticuleux et persévérant qui a voulu rassembler tout ce qui existait sur cette tragédie, laquelle l’a d’autant plus marqué qu’il devait y perdre deux cousins, avant que la guerre d’Algérie ne vienne bouleverser sa famille. Il a publié deux gros ouvrages sur le sujet et affirme, pièces à l’appui, que le « nombre de fausses informations qui circulent à propos des événements de mai 1945 est à peine imaginable». Il s’agit bien des « événements de mai 1945 » et non pas de la seule émeute de Sétif. Or on a lu tantôt que, “selon les autorités françaises”, ces événements auraient provoqué la mort de 15 000 Algériens, et tantôt de 45 000, selon les autorités algériennes… Les émeutes et la répression se sont déroulées du 8 au 22 mai 1945, soit durant quinze jours : l’armée, la police, la gendarmerie françaises, les milices armées ont-elles pu faire entre 1000 et 3000 tués par jour – c’est-à-dire dix ou vingt fois plus par jour que durant la guerre d’Algérie elle-même ?

Les archives existent, rapports de police, témoignages, comptes-rendus militaires, ordres échangés ; il y a même eu une thèse sur le sujet. Le service historique des armées a publié l’essentiel des pièces il y a déjà vingt ans. Roger Vétillard a repris dans son étude (parue en 2008) toute la matière disponible. L’historien Jean-Louis Planche a lui aussi cherché à reconstituer scrupuleusement la vérité.

Les drapeaux doivent être retirés, un policier tire…

Sétif est à l’époque une ville de 40 000 habitants située à 300 kilomètres à l’est d’Alger, dans le Constantinois. Le matin du 8 mai 1945, un cortège que l’on évaluera entre 4 000 et 8 000 manifestants, conduits par 200 scouts musulmans, se dirige vers le monument aux morts pour célébrer la victoire. C’est la raison pour laquelle, dans un pays qui est encore en état de siège, ce défilé est autorisé. Mais surgissent alors dans la foule des drapeaux algériens interdits, des banderoles nationalistes pour célébrer l’“Algérie indépendante”. Tout cela a été préparé. Le sous-préfet appelle la troupe pour dresser un barrage, mais ses hommes sont en petit nombre : les drapeaux doivent être retirés. Un policier tente de s’en emparer. « C’est le signal de la bagarre, écrit alors le général Henry Martin, qui commande le 19e corps d’armée à Alger. Des coups de feu éclatent ; les manifestants se répandent dans la ville, assaillant à coups de feu, de couteau ou de bâton, les Européens rencontrés. On entend : “Tuons les Européens”… »

Qui a tiré le premier ? Il semble bien que ce soit le policier, pour se dégager. En l’air ou à bout portant ? Un jeune manifestant tombe. Affolement. Des jeunes gens se mettent à attaquer le commissariat central. Puis c’est le déchaînement : jardiniers, commerçants, employés, colons, un directeur d’école, sont sauvagement agressés, atrocement mutilés. Le maire de la ville, socialiste nommé par les autorités de Vichy, est tué ; le chef de la section locale du parti communiste a les deux poignets tranchés. Le soir, on relève quatre morts parmi les émeutiers, mais vingt-huit parmi les Européens et quarante-sept blessés graves. À partir de ce moment, l’émeute s’étend dans tout le Constantinois.

Pour comprendre le déchaînement, ces événements doivent être situés dans le contexte du moment. L’Algérie compte alors trois départements français, soit six à sept millions d’“indigènes” musulmans et huit cent mille Européens. Alger a abrité le gouvernement provisoire du général de Gaulle, le pays a été bouleversé par les convulsions politiques qui ont déchiré les Français. Le 10 février 1943, influencé par le kémalisme, le panarabisme et la propagande allemande qui cherche à soulever les populations locales contre la tutelle française, Messali Hadj, créateur du Parti populaire algérien, lance un manifeste réclamant le pouvoir et l’indépendance. Un pharmacien de Sétif, précisément, Ferhat Abbas, se joint à lui. Pour calmer ces revendications, le général de Gaulle publie le 7 mars 1944 une ordonnance reconnaissant à tous les habitants d’Algérie l’égalité des droits, mais sans leur accorder la citoyenneté française et le droit de vote. « Trop tard », commente Ferhat Abbas.

L’agitation antifrançaise, alimentée par différentes sources, se développe. Quelques-uns des trente mille prisonniers allemands, internés – et oubliés – dans leurs prisons du Constantinois, parviennent à s’évader ; certains rejoignent les rangs des insurgés. Au moment où il le nomme en Algérie, au mois d’août 1944, le général de Gaulle donne au général Martin une consigne stricte : « Empêcher l’Afrique du Nord de glisser entre nos doigts pendant que nous libérons la France. »

Les événements étrangers précipitent les choses : le Japon humilie la France à Hanoi, le 9 mars 1945. La conférence des Nations unies qui s’ouvre le 25 avril à San Francisco fait miroiter leur indépendance aux peuples encore sous tutelle impériale. Une rébellion surgit en Syrie et au Liban, le Général doit y envoyer des renforts et bombarder Damas, avant de céder sous la pression britannique. « En Algérie, écrit-il dans ses Mémoires de guerre, un commencement d’insurrection, survenu dans le Constantinois et synchronisé avec les émeutes syriennes, a été étouffé par le gouverneur général Chataigneau. » Dès le 1er mai, des incidents ont en effet éclaté à Alger (la police a tiré), à Oran, à Mostaganem et ailleurs. On crie “À bas la France” et “À bas les juifs”. Les autorités redoutent la répétition de ces incidents au moment où l’Allemagne capitule ; la troupe est consignée.

Au lendemain de la terrible journée de Sétif, l’insurrection se répand. Elle éclate à Guelma, sous préfecture de 16 000 habitants dont 4 000 Européens. L’émeute dure cinq jours de suite. Au début, la police et la troupe ont tiré en l’air. Mais cela dégénère. “À bas de Gaulle ! À bas Churchill et les juifs !” Le jeune sous-préfet de Guelma, gaulliste musclé, héros de la Résistance, André Achiary, ne dispose pour maintenir l’ordre que d’un faible dispositif. Il décide de former des milices d’Européens armés. Et là se produisent des représailles et des exécutions sommaires.

Le 11 mai, les autorités d’Alger ont reçu un télégramme du général de Gaulle : « Veuillez affirmer publiquement la volonté de la France victorieuse de ne laisser porter aucune atteinte à la souveraineté française sur l’Algérie. Veuillez prendre toutes mesures nécessaires pour réprimer tous agissements antifrançais d’une minorité d’agitateurs. » Le commandement militaire estimera le nombre des insurgés à 40 000. « Dès l’annonce des premières révoltes, observe Roger Vétillard, les chars, l’aviation, dans une moindre mesure l’artillerie et, plus tard, la marine, participent à la remise en ordre du territoire. »

Conformément aux consignes reçues de Paris, la répression est sans pitié. Des villages situés autour de Sétif, Guelma et Kherrata, sont rasés. L’historien Jean Lacouture a également retenu que « des unités de troupes noires tuèrent et pillèrent pendant quarante-huit heures ». Ces différents faits nourrissent l’accusation des massacres. Ce qui ressort des archives militaires et des travaux de Vétillard en tempère non la réalité mais la dimension. Ainsi, de combien d’avions l’état-major dispose-t-il pour ses opérations ? De douze chasseurs et douze bombardiers légers. Combien effectuent-ils de missions d’assaut ? Vingt en quinze jours. La marine ? Un croiseur, le Duguay-Trouin, au large de Bougie. Le 10 mai, au plus fort de l’insurrection, il tire vingt-trois coups de 155 pour disperser des rassemblements des tribus insurgées.

Relevées en 1945, les pertes côté européen sont, selon les sources, de 102 à 113 victimes ; il y a deux fois plus de blessés. À cela s’ajoutent quelque 800 musulmans assassinés par les émeutiers pour leur francophilie. Côté musulman, le commandement militaire dénombre alors 2 628 tués ; le quotidien l’Humanité cite à l’époque le chiffre de 6 000. C’est la radio du Caire qui, la première, parlera de 45 000 victimes, bilan qui sera par la suite officialisé par le régime algérien. Plus on s’éloigne des événements, plus le chiffre gonfle : le 8 mai 2003, le quotidien officiel du parti gouvernemental, El Moudjahid, cite le chiffre de 100 000 ! Les corps ont-ils tous disparu dans la chaux vive ? Qui furent donc les responsables de cette répression ? Le gouverneur général de l’Algérie, Yves Chataigneau, était un gaulliste que les pieds-noirs avaient baptisé Mohammed en raison de ses sympathies musulmanes ; il agissait sous les ordres du ministre de l’Intérieur, le socialiste Adrien Tixier ; le ministre de l’Air, responsable des ordres donnés à l’armée de l’air, était le communiste Charles Tillon. « Le mouvement insurrectionnel, écrivit le gé néral Martin, n’a pas été l’oeuvre de fa méliques mais de fanatiques et de racistes. Le mouvement n’avait pas pour but initial la guerre sainte, mais cet argument fut employé par les meneurs pour décider la masse et la fanatiser…»

Était-il nécessaire de faire passer cette terrible répression pour de la barbarie, d’en gonfler jusqu’à l’absurde le nombre des victimes ? Sans doute le fallait-il pour excuser et justifier les massacres du FLN qui allaient commencer neuf années plus tard.

À lire
Sétif, mai 1945, massacres en Algérie, de Roger Vétillard, Éditions de Paris, 588 pages, 39 €.
Sétif 1945, histoire d’un massacre annoncé, de Jean-Louis Planche, Perrin, 422 pages, 22,90 €.
La Guerre d’Algérie par les documents, tome 1, collectif. Service historique de l’armée de terre, 550 pages, 49 €.

Article de François d’Orcival publié le 14 octobre 2010 Valeurs Actuelles

source : voxfnredekker