Francaisdefrance's Blog

18/10/2010

Turquie: L’interdiction du foulard dans les universités du pays a été nettement assouplie, quand elle n’a pas tout bonnement disparu…

C’est pas comme ça qu’ils vont amadouer l’Union Européenne, les turcs. Quoique… En Europe, rien n’est encore clair sur le sujet. Chassez le naturel…

FDF

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En Turquie, le voile islamique fait sa rentrée universitaire

L'interdiction du foulard dans les universités du pays a été nettement assouplie par le Conseil de l'enseignement supérieur.
L’interdiction du foulard dans les universités du pays a été nettement assouplie par le Conseil de l’enseignement supérieur. Crédits photo : HOCINE ZAOURAR/AFP

De-ci, de-là, quelques touches fuchsia, turquoise ou d’imprimé fleuri se détachent dans les amphis de l’université d’Istanbul. Le foulard islamique y a ­effectué sa première rentrée. Pas une mèche ne s’échappe de l’élégant fichu en camaïeu noir et blanc d’Aysegül. «L’an dernier, j’étais obligée de me découvrir à la porte, raconte cette étudiante en sciences sociales. Maintenant, je peux assister aux cours avec ma vraie identité, c’est tout simplement génial.» Cette année, l’interdiction du foulard dans les universités du pays a été nettement assouplie, quand elle n’a pas tout bonnement disparu. Au fil des ans, le port du voile était devenu un tabou idéologique quasiment indépassable, et la société turque s’était divisée entre pro et anti-foulard. Il semble désormais que la Turquie mise sur la normalisation silencieuse et le fait accompli pour venir à bout de ce problème qui a déclenché plus d’une crise politique.

Il y a deux ans encore, la formation islamo-conservatrice au pouvoir avait payé cher une loi qui visait à libéraliser le port du voile à la fac. À peine votée par le Parlement, la réforme avait été déclarée anticonstitutionnelle. Cette audace législative avait ensuite valu au Parti pour la justice et le développement (AKP) une condamnation pour violation de la laïcité, et la formation avait échappé de justesse à une dissolution par la Cour constitutionnelle.

Dans les sondages, la majorité des personnes se déclare pourtant favorable à une autorisation du foulard, jugeant que son bannissement représente une interprétation trop rigide de la laïcité. Dans une allée du campus battue par la pluie d’automne, Ipek Ekmen, étudiante en droit, enlève les écouteurs de son iPod calés sous son türban. «Le droit au voile renvoie à la liberté individuelle, il ne questionne pas la laïcité. On se trompe de débat.» Son interdiction a été entérinée par plusieurs décisions de justice et a été strictement observée à partir de 1997, après la destitution par l’armée du gouvernement islamiste d’Erbakan. Mais, cette année, le recteur de l’université d’Istanbul a reçu une lettre du YOK, le Conseil de l’enseignement supérieur, prohibant le renvoi d’élèves de cours en raison de leur tenue vestimentaire. Longtemps bastion ultrakémaliste proche des militaires, la puissante institution est désormais dirigée par un fidèle du premier ministre, Recep Tayyip Erdogan.

«Levée de la prohibition»

«Il semble que la levée de la prohibition se fait graduellement un peu partout, mais il existe encore des lieux où les filles sont discriminées et subissent une forte pression, déclare Ozge Genç, chargée des études sur la religion et la société à la Tesev, un think-tank libéral. L’intervention du YOK crée une zone grise qui ouvre la voie à l’arbitraire des recteurs. La solution est législative, un consensus doit émerger.» Les partis en sont-ils capables ? À première vue, oui, et c’est une grande première en Turquie. Curieusement, c’est Kemal Kiliçdaroglu, le nouveau leader du CHP, le parti d’Atatürk – le fondateur de la République turque -, et le plus tatillon sur l’interprétation de la laïcité, qui a consacré le retour du voile dans le débat public cet été au cours de la campagne sur la réforme de la Constitution.

Lancé dans une tentative de reconquête de l’électorat populaire et conservateur, il a déclaré qu’il était «déterminé» à régler ce problème et a délaissé le discours classique d’un risque de premier pas vers une islamisation de la société. Mais, depuis, il tergiverse, a proposé de ne laisser entrer dans les universités que les voiles «sur le modèle iranien», c’est-à-dire ceux laissant dépasser des cheveux, une façon de recaler le türban, porté serré et jugé plus religieux.

À dix mois de législatives qui s’annoncent en sa faveur, Erdogan n’a pas raté l’occasion d’engranger des points supplémentaires contre son adversaire. Il a déclaré qu’il n’était pas plus question de demander à des étudiantes de se justifier sur le style de leur foulard que sur le port de pantalons slims.

Source: http://tinyurl.com/25jeefk

Dans ce contexte, le voile à l’université n’est toujours pas à l’ordre du jour du Parlement. Il ne s’agit pourtant que du contentieux autour du foulard le moins ardu. Un autre débat couve, beaucoup plus houleux, celui sur le port du couvre-chef islamique dans les administrations. Les plus conservateurs réclament la levée de l’interdiction. Cette position est loin de faire l’unanimité dans la population. Et d’autres foulards assurent la polémique. Kemal Kiliçdaroglu a annoncé qu’il boycotterait la traditionnelle réception présidentielle organisée le 29 octobre pour la fête de la République turque, car Hayrünnisa Gül, l’épouse du chef de l’État, y accueillera les invités voilée.

07/09/2010

Les universités suisses prêtes à limiter le nombre d’étrangers.

Ca fait plaisir. En Suisse, ils semblent avoir compris et tiennent à conserver leur niveau intellectuel et culturel. Chez nous, en France, en acceptant n’importe qui dans les universités afin de respecter notre image légendaire de terre d’accueil, on sombre dans la régression. Mais « on » s’en fout… C’est ça, la France… Et on se demande pourquoi nos cerveaux se barrent à l’étranger. Ils ne se barrent pas, en fait, ils fuient la médiocrité qui s’installe…
FDF


Trop d’étudiants mal préparés venant d’autres pays mettraient en danger la qualité de la formation au niveau master.

Les universités suisses bénéficient d’une excellente réputation sur le plan international. Mais cet avantage serait en train de devenir un danger: «Une baisse de la qualité menace nos hautes écoles», as­sure Thomas Dyllick, recteur de l’Université de Saint-Gall. La deuxième partie du parcours universitaire, le master, serait dans la tourmente.

Contrairement à ce qui se passe dans les autres pays européens, les universités suisses ouvrent toutes grandes leurs portes aux étudiants qui ont achevé à l’étranger la pre­mière partie de leur parcours, le bachelor. «Ils n’ont souvent pas le niveau souhaité», regrette Heidi Wunderli-Allenspach, rectrice de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), dans la «NZZ am Sonntag».

La Conférence des recteurs des universités suisses propose l’instauration de quotas pour les étudiants étrangers souhaitant obtenir leur master en Suisse. L’idée pourrait séduire les autorités des cantons universitaires: «Les milieux politiques ont intérêt à prendre les choses en main afin de sauvegarder notre haut niveau de formation», déclare Jürgen Oelkers, expert en enseignement de l’Université de Zurich.

Source : 20 Minutes.ch