Francaisdefrance's Blog

11/09/2011

Assassinat des moines de Tibéhirine: la sécurité militaire algérienne mise en cause.

Il est vrai qu’il ne faut pas tout mettre sur le dos des islamistes intégristes. C’est vrai aussi que cette malheureuse affaire ressemble bien à leurs « pratiques ». Mais ceci m’a toujours laissé perplexe… Ils détruisent les cimetières chrétiens et nos églises, en Algérie. Et ce n’est pas au nom d’Al-Qaïda »… Le gouvernement algérien n’est pas (et n’a jamais été) composé de « saints »… A partir de là, on peut réfléchir…. En attendant, des moines chrétiens ont été sauvagement assassinés. Au nom de quoi?

L’Algérie n’aime pas la France. On sait pourquoi. Nous en avons des preuves tous les jours, que ce soit « au bled » ou dans les banlieues de France…

FDF

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Tibéhirine : un livre accuse l’Algérie

Un nouvel ouvrage sur la mort des moines de Tibéhirine, écrit par le journaliste Jean-Baptiste Rivoire, dévoile des témoignages inédits, mais difficiles à corroborer, mettant de nouveau en cause la sécurité militaire algérienne. Le livre, « Le crime de Tibhirine » (Editions La Découverte), s’appuie notamment sur les déclarations d’anciens membres des services algériens et d’un islamiste affirmant que l’enlèvement a été ordonné par la DRS (sécurité militaire) et réalisé conjointement avec des islamistes.

Dans le livre, les services algériens sont directement mis en cause dans le rapt par un ancien lieutenant dénommé « Kamel », décrit comme un proche du patron du Centre territorial de recherche et d’investigaton (CTRI) de Blida. Selon lui, un petit groupe d’agents infiltrés a accepté, à la demande des chefs de la sécurité militaire, d’organiser l’enlèvement avec une quinzaine de vrais islamistes ignorant la manipulation. Objectif selon « Kamel »: débarrasser la région de témoins gênants, discréditer les islamistes et faire pression sur la France. L’opération se serait décidée début mars 1996 lors d’une réunion au CTRI en présence notamment du patron de la principale unité du contre-espionnage algérien, aujourd’hui décédé. Le livre rapporte aussi les déclarations de « Rachid », ancien islamiste qui dit avoir été membre du commando ayant enlevé les moines et relate l’encerclement du monastère et la difficile marche avec les trappistes dans la nuit qui a suivi. Selon lui, les moines ont été remis quatre jours plus tard à un groupe d’islamistes dirigé par Abderrazak El Para, présenté comme un proche de Zitouni et soupçonné d’avoir été membre du contre-espionnage. L’inconnu demeure sur ce que sont ensuite devenus les trappistes jusqu’à la découverte de leurs têtes.

Espoir de nouvelles investigations

« Ces éléments doivent être accueillis avec beaucoup d’intérêt mais aussi précaution et prudence », a dit Me Patrick Baudouin, avocat des parties civiles. « Le grand intérêt de cet ouvrage est, j’espère, qu’il va ouvrir la voie à de nouvelles investigations judiciaires », a-t-il ajouté. « Une nouvelle fois, la vérité assénée depuis l’origine par les autorités algériennes sur l’enlèvement, la séquestration et l’exécution des moines par les islamistes est battue en brèche », dit-il.

Les sept moines ont été enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 dans leur monastère isolé situé près de Medea. Le Groupe islamique armé (GIA) de Djamel Zitouni avait revendiqué l’enlèvement et l’assassinat des moines. Leurs têtes ont été retrouvées le 30 mai au bord d’une route de montagne.  Après avoir suivi la thèse islamiste, l’enquête judiciaire s’est réorientée depuis 2009 et le témoignage d’un ancien attaché de défense à Alger vers une bavure de l’armée algérienne. Avant ces révélations, des témoignages d’officiers algériens dissidents avaient relevé le rôle trouble des autorités algériennes, accusant Alger d’avoir manipulé le groupe armé ayant revendiqué l’enlèvement.

Source: http://www.lefigaro.fr/