Francaisdefrance's Blog

21/02/2012

Parainages: le Conseil constitutionnel vient de se mettre le Front National à dos ainsi que beaucoup de monde…

Il fallait s’y attendre: le Conseil constitutionnel valide la publicité des parrainages d’élus nécéssaires pour se présenter à l’élection présidentielle !!! Ce qui est à deviner maintenant est la réaction du peuple qui surveillait cette « forfaiture »… On a fait passer un moyen de pression pour  de la transparence…

On peut s’attendre à tout; maintenant, dans huit jours, dans les urnes… Et je n’ose pas imaginer le cas où Marine Le Pen pourrait, par la faute de cette décision, ne pas pouvoir se présenter.

Démocratie…

Le communiqué officiel: http://tinyurl.com/7erpsh6

FDF

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Une bataille de perdue; pas la guerre…

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Marine Le Le Pen: « Il n’y a plus de fonctionnement démocratique dans notre pays »

Marine Le Pen a perdu la bataille des parrainages.

Le Conseil constitutionnel a décidé ce mardi que la règle imposant de rendre publics les 500 parrainages d’élus nécessaires pour concourir à la présidentielle était toujours valable.

La règle de la publicité, inscrite dans la loi organique du 6 novembre 1962 sur l’élection du président de la République au suffrage universel, « ne saurait en elle-même méconnaître le principe du pluralisme », selon la décision communiquée à la presse, qui déboute la candidate du Front national Marine Le Pen de sa demande de rétablir l’anonymat des parrainages.

Selon le juge constitutionnel, « en instaurant une telle publicité, le législateur a entendu favoriser la transparence de la procédure de présentation des candidats à l’élection présidentielle », et la publicité « est conforme à la Constitution ».

« On s’approche des 500 parrainages »

Marine Le Pen avait fait valoir qu’en dépit de l’audience de son parti, elle risquait de ne pas pouvoir réunir les 500 parrainages nécessaires, au motif, selon elle, que les maires ne pouvaient pas donner leur signature dans l’anonymat et qu’ils étaient l’objet de pressions. 

« Le Conseil constitutionnel a remis les clefs du fonctionnement démocratique aux deux grands partis » (l’UMP et le PS, ndlr). Il n’y donc plus de fonctionnement démocratique dans notre pays », a immédiatement réagi la présidente du Front national.

« S’il devait être apporté une preuve que je suis bien la candidate du peuple contre le système, je remercie le Conseil constitutionnel d’avoir donné cette preuve aujourd’hui », a-t-elle ajouté, affirmant que « 60% des Français étaient pour l’anonymat des parrainages » et qu’une « majorité des maires » y étaient aussi favorables.

La présidente du FN affirme disposer d’environ 440 promesses de signatures, sur 42 000 élus habilités à parrainer. Mais « il ne s’agit là que de promesses, je persiste à être inquiète de cette situation« , a-t-elle dit.

Source: http://www.lexpress.fr/

09/01/2012

30 % des Français pourraient voter Marine Le Pen !

Merci à Wingz

Et c’est pour cette raison que Marine galère pour trouver ses 500 signatures. Sarkö fait un travail de sape et de chantage auprès des maires de France (les UMP sont obligés de signer pour Sarkö Ier, et les autres savent très bien que si ils ne suivent pas les « consignes » du parti au pouvoir, c’est dire adieu aux subventions d’Etat)… C’est pour ça que Sarkö ne veut pas lever la transparence au niveau des signatures… Les maires de France ont peur des représailles…

Mais qui dit qu’après les présidentielles de 2012, les subventions viendront toujours de l’UMP? Personne… Il ne faut que les maires y réfléchissent et ne pas plier sous la pression.

Aux dernières cantonales, en 2011, le FN a fait trembler l’UMPS. Et c’était la voix des électeurs qui avait parlé. Ces mêmes électeurs devraient aller trouver le maire de leurs communes respectives; et lui faire comprendre que des municipales arrivent à grands pas (2014)… Ma foi; chantage pour chantage…

Cette politique digne d’une république bananière m’écoeure…

Sarkö a une sacré peur du Front National; et il abuse de façon malsaine de son pouvoir de président. Dire qu’il pense le conserver…

FDF

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Près de 30 % des Français assurent qu’ils pourraient voter Marine Le Pen, au premier tour de la Présidentielle, dans un sondage publié ce matin dans le quotidien Libération.

« Tout est possible si les Français le décident», s’est amusé Marine Le Pen au micro de RMC, ce matin. La candidate répondait à un auditeur qui lui demandait si elle se voyait affronter François Bayrou au deuxième tour de l’élection présidentielle. Ce matin, plus que jamais, Marine Le Pen est au coeur de la campagne présidentielle.

D’abord, un sondage fort fait la une de Libération. Dans une étude commandée par le quotidien, 30 % des personnes interrogées envisageraient de voter pour Marine Le Pen, au premier tour de l’élection présidentielle. Un score fort qui place la candidate frontiste, plus que jamais au coeur de la campagne. Immigration, crise de l’Euro, taxe Tobin … Ce matin, interrogée au rendez-vous BFM-TV-RMC, par Jean-Jacques Bourdin, elle est revenue sur ces thèmes de campagne fétiches.

500 signatures : «On est loin du compte»

Alors que le FN assure rencontrer toutes les difficultés du monde pour recueillir les 500 signatures nécessaires des maires pour pouvoir se présenter à l’élection suprême, le FN a rarement fait des scores aussi bons, à seulement une centaine de jours du scrutin. «On est loin du compte», a assuré la candidate à Jean-Jacques Bourdin, dénonçant un scandale démocratique en évoquant notamment l’intercommunalité qui «met la pression» sur les édiles des petites communes. «On est loin du compte», martèle-t-elle, avant de menacer Nicolas Sarkozy: «si je ne suis pas candidate, il y a une certitude qu’il ne soit pas élu»

Alors qu’elle donnait son premier grand meeting de campagne, hier, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), la candidate mise sur les électeur

25/12/2011

Nos chers députés…

Nous les avons élus. Ils nous ont fait des promesses, avant. Ils sont très largement rétribués. Et ils tiennent à leur poste… Tout à fait compréhensible.

Mais agissent ils selon nos désirs? Car nous les avons élus pour qu’ils nous représentent, en fait. Pour qu’ils s’occupent de nos préoccupations quotidiennes.

L’an prochain, nous aurons à les réélire ou pas. Ou bien nous en élirons d’autres; plus fiables…

Le lien ci-dessous va certainement vous aider dans votre choix… On nous rabâche sans cesse qu’il faut de la transparence? Et bien en voilà.

FDF

Au boulot, les élus !

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Soyez un(e) citoyen(ne) informé(e) et responsable.
Dans la liste alphabétique amenez la flèche sur le département choisi.
Cliquez sur le nom souhaité (il est enregistré par ordre alphabétique). Vous verrez sa photo et ses activités à l’Assemblée Nationale.
C’est très intéressant. Dommage que ce site ne soit pas plus connu. Nos députés seraient sans doute plus assidus, s’ils étaient plus « surveillés ».
http://www.nosdeputes.fr/circonscription

03/05/2011

Ben Laden est mort; pas la gangrène islamiste…

Un « coup de gueule » qui donne à réfléchir…

FDF

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L’aveuglement face au « Printemps arabe »…

Ce sont des spécialistes du marketing qui l’affirment : dans une société de l’information qui vante sans cesse sa « transparence » et sa « diversité », jamais le conformisme et le panurgisme n’ont été pire. Un ex fana d’ Internet vient même à dénoncer le « maoisme digital » et le « collectivisme en ligne » !

Venues d’obscures officines, des idées, des concepts, des opinions – mais en fait, de très directifs éléments de propagande – inondent la Toile avec la force d’un tsunami ; de là, ils contaminent les foyers et cerveaux connectés ; s’imposent enfin, avec la force de l’évidence. De fait, pourquoi séduire, pourquoi convaincre, pourquoi discuter – quand on dispose d’un rouleau compresseur ?
Face à ce torrent univoque, les médias – et hélas et massivement, les médias français – sombrent désormais trop souvent dans l’angélisme, acceptent tout à l’instant comme la vérité du Bon Dieu, avalent servilement et sans réfléchir.
Ainsi – et cela est immensément dangereux en matière de sécurité globale, car là est la source même de l’aveuglement – constate-t-on bien en effet (pour évoquer Houellebecq) l’immense extension d’un domaine, mais pas de celui de la lutte – tout à l’inverse, celui de l’envahissant domaine du convenu, de l’indiscuté car finalement indiscutable – de l’évident. Qui veut se mettre à contre-courant est à l’instant sermonné avec indignation. Il insiste ? Le voilà noyé sous le silence ou disqualifié. Ringard ! Comment ose-t-il ! Un fasciste, sans doute. Car le tsunami propagandiste Internet ne connaît qu’un seul registre : celui de l’adulation, de l’enthousiasme, du 100% Vrai, Beau et Bon.

La mondialisation ? Génial ! Grandiose. Mais, qu’en est-il de la « face noire de la mondialisation » ? Alarmiste ! Frileux xénophobe. Le traité de libre-échange nord-Américain (NAFTA) ? Superbe ! La liberté pour tous ! Le bonheur à petits prix. Mais l’explosion des cartels criminels… Au seul Mexique, les 15 300 assassinats dans les guerres de la drogue en 2010, n’est-ce pas la « face noire du Nafta » ? protectionniste ! Ennemi de la liberté ! La « Diversité » ? Mais plus les nations sont hétérogènes, plus la criminalité y exerce ses ravages ? Raciste ! Quelle honte !

Et maintenant, le « printemps arabe », sur le même registre.

En effet, parmi les présents contes de fées électroniques, le plus toxique est sans doute celui du « printemps des peuples arabes ». Non pas qu’il soit scandaleux que des asservis se libèrent, au contraire – mais en raison de l’oblitération totale, du lourd silence, pesant sur les graves dangers émanant de ce chaos en théorie libérateur. Sur ce sujet, la raison imposerait au médias la prudence. Que peut-il sortir de ce chaudron de sorcières ? Forcément, des manifestations du Souverain Bien ? Pas sûr, car de bien dangereuses évolutions s’y dessinent :

Le syndrome somalien : parmi les facteurs décisifs que la politiquement correcte propagande électronique ne veut ou ne peut pas voir, le tribalisme. Certaines des nations en cause sont factices, en fait de simples mosaïques de tribus et de clans, péniblement comprimées dans le carcan étatique par l’usage alterné du bâton (beaucoup) et de la carotte (parfois). Certes, il est consternant de voir des pays marcher à la trique (ou pire) ou par distribution de valises de dollars (au mieux) – mais quelle est l’alternative ? Une rousseauiste Helvétie, illuminée par les œuvres de Montesquieu – ou bien la Somalie ?

L’oubli de l’islamisme politique : la barque ben Laden coule, c’est un fait. Etait-ce la seule forme d’islamisme – de salafisme, même ? Non : il en est une autre, plus dangereuse car plus subtile et rusée, terriblement flexible : celle de l’Ikhwan, les Frères musulmans. Depuis la seconde guerre mondiale, bien des pouvoirs moyen-orientaux ont entrepris de jouer avec l’Ikhwan des jeux compliqués, genre billard à trois bandes ; notamment l’Egypte de Sadate, Israël, la Jordanie. Tous s’y sont brûlés les ailes. Israël y a perdu Gaza, et Sadate, sa vie. Aujourd’hui en Egypte, nous dit l’International Herald Tribune un peu dégrisé, la fête révolutionnaire est finie et « ce sont les mieux organisés qui tirent des marrons du feu ». Ces « mieux organisés », qui sont-ils d’après vous ? Et pas seulement en Egypte, car l’Ikhwan est présente et structurée en Syrie, en Jordanie et partout dans la péninsule arabe.- L’oubli du crime : en Egypte d’abord, le crime organisé explose violemment et sous toutes ses formes, enlèvements, braquages, barrages de routes, tous les jours, dans tout le pays. La police a disparu ; la population a peur. Les 80 millions d’Egyptiens commencent même à s’affoler. Bientôt surgira une exigence d’ordre. D’après vous, qui sera le mieux à même d’imposer cet ordre, et au nom de quoi ?

L’oubli du « Hezbollah global » : là est le plus sidérant. Washington, Londres, Paris – dans les capitales mêmes qui vitupèrent constamment Téhéran pour son programme nucléaire, on oublie, ou l’on feint d’oublier, l’existence de l’appareil mondial révolutionnaire-islamique suscité et structuré depuis quarante ans par le pouvoir iranien. Un appareil qui provoqua en son temps de sanglants attentats anti-israéliens jusqu’en Argentine. Un appareil qui a assassiné ses opposants dans le monde entier – et à Paris même. Et le Hezbollah global resterait passif à Bahreïn, à sa barbe, devant son nez ? Ne s’agit-il là vraiment, comme le serine la moutonnière médiasphère, que d’une affaire de sunnites repus et de chi’ites misérables ? Ou bien plutôt d’un premier domino qu’on entreprend de renverser ?

Tout cela se ferait d’autant plus aisément, que, comme l’ignorent sans doute les enthousiastes moutons médiatiques, il n’y a nulle hostilité sectaire entre Frères musulmans et Hezbollah global. Ils s’entendent depuis six décennies comme larrons en foire. Qui va plus loin que le buzz du jour ou que la dernière dépèche d’agence, découvre vite, sidéré, qu’en 1979, le premier timbre émis par la fort chi’ite république islamique d’Iran était à l’effigie du très sunnite Seyyed Qutb, l’idéologue le plus radical de l’Ikwan de l’après guerre…

Xavier Raufer
Voir les vidéos (âmes sensibles s’abstenir) illustrant l’article sur:
http://www.surlering.com/article/article.php/article/l-aveuglement-face-au-printemps-arabe-

21/01/2011

Transparence et corruption: les deux mamelles de la France

Je me demande bien pour qui voter en 2012… Ah si: elle est blonde, intelligente, et farouchement déterminée à rendre la France aux français… Elle est incorruptible, aussi. Elle seule saura nous débarrasser de la m…. accumulée durant des décennies par des gouvernements tous plus nuls les uns que les autres… Il y aura du travail, certes, mais ce n’est pas ça qui lui fait peur.

FDF

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«Je veux une République irréprochable, le Président de la République c’est l’homme de la nation, ce n’est pas l’homme d’un parti, ce n’est pas l’homme d’un clan…je veux des nominations irréprochables….des ministres qui rendent des comptes.  Au fond, je souhaite si vous me faites confiance être le Président d’une démocratie moderne, qui sera exemplaire au regard du monde »

(Nicolas Sarkozy – campagne présidentielle 2007)

Belle profession de foi en vérité que voilà si la réalisation avait suppléé l’intention mais c’eut été, dès lors, oublier qu’en France nous avons ceci de particulier c’est que les maîtres du pouvoir obéissant à l’instinct qui meut tout vivant à persévérer dans l’être, se sont préoccupés de maintenir leur domination, et de la prolonger au bénéfice de leurs adeptes, s’appliquant à en établir le culte dans les esprits… et depuis des décennies, cela est immuable… d’autant que le quatrième pouvoir –la presse-, selon les circonstances, s’applique régulièrement à entretenir le mouvement ou à le condamner.

Ici, la « transparence » est devenue un mot à la mode uniquement employé par les hommes politiques à la veille des élections et la vérité transparente, celle qui concerne depuis toujours le peuple français, c’est celle vêtue, si on peut dire de la « tunique » d’Eve, celle que les Princes qui nous gouvernent ont le plus souvent revêtue d’oripeaux, de ces mensonges qui nous font tant de mal. Et ces oripeaux on les retrouve partout…

Lorsque les socialistes, fort inopinément du reste, et sans y avoir cru, arrivèrent au pouvoir en 1981, ils annoncèrent avec faste qu’ils allaient dresser par le menu le bilan dramatique de la gestion de leurs prédécesseurs. On attendit, mais ce fut  comme dit le poète : Parturient montes, nascetur ridiculus mus… La montagne en couches donna le jour à une souris dérisoire…

Ce n’est pas, naturellement, qu’il n’y eût rien à trouver de répréhensible dans ce qu’avaient fait les giscardo-gaullistes. Tout au long de la Ve République, les scandales se sont succédés mais chacun, selon ses possibilités en a pris sa part :  Scandale de Panamaaffaire Ben Barkadiamants de Giscard, écoutes de l’Elysée, attentat de l’Observatoire, frégates de Taïwan, sang contaminé, plus près de nous, les emplois fictifs à la Mairie de Paris, la cassette Méry, l’attentat de Karachi, les affaires Clearstream et Woerth-Bettencourt ou celle de l’hippodrome de Compiègne… Dans l’histoire de la République, rares sont les gouvernements qui auront échappé aux scandales…

Il suffit d’énumérer les « affaires » de ces dernières années pour découvrir un amas de collusions et de compromissions que les douze années de Chirac à l’Elysée (lui-même accusé de « détournements de fonds publics » et « abus de confiance », alors qu’il était Maire de Paris) n’ont cessé d’aggraver… C’est ainsi que le livre de Monsieur Péan: « Un certain Monsieur K » met lourdement en question l’honnêteté de Bernard Kouchner, cet opportuniste transfuge du PS dans le premier gouvernement sarkoziste (qui ne rate pas une occasion de rappeler son engagement pro-FLN durant la guerre d’Algérie), lequel s’est contenté de le traiter de nazi devant ses collègues silencieux. On assiste un pays africain à la dérive mais on commence par lui piquer quelques centaines de milliers d’euros d’honoraires… Monsieur Attali, grand professeur de Morale, a touché ; Monsieur Pasqua a touché ; le fils Mitterrand, l’aîné, a touché ; Roland Dumas a touché… et combien d’autres encore… sans compter ceux qui sont soupçonnés « d’abus de confiance » : Mauroy, Balladur… ceux qui ont défrayé la chronique des scandales : Drey, Blanc, Boutin, Woerth, Estrosi, Amara, Joyandet, Yade… ceux qui ont connu des parodies de jugement : Dumas, Strauss-Khan, Dray, Villepin, Mauroy et ceux qui ont connu la prison tels Jean-Charles Marchiani, ce Parain corse que Pasqua nomma Préfet du Var, deux fois condamné (6 ans de prison en tout) et  Michel Mouillot, ancien bras droit de François Léotard au Parti Républicain et ancien maire de Cannes, également condamné à 6 ans de prison. Concernant Charles Pasqua, homme de réseau redouté par l’ensemble de la classe politique, il a été mis en cause dans une dizaine d’affaires politico-financières depuis les années 2000. Il a été relaxé dans six d’entre elles et condamné à de la prison avec sursis à deux reprises. Le 19 janvier 2011, il est revenu devant la cour d’appel de Paris à propos de « l’Angolagate », cette sombre affaire des commissions sur les ventes d’armes à l’Angola… affaire à suivre. Quant à ce cher Harlem Désir, expert en « leçon de morale », formé politiquement chez les trotskistes, aujourd’hui député européen du PS, il a été condamné, le 17 décembre 1998, à 18 mois de prison avec sursis et 30 000 francs d’amende pour recel d’abus de biens sociaux. De novembre 1986 à octobre 1987, alors qu’il était président de SOS Racisme, il était également salarié par l’Association régionale pour la formation et l’éducation des migrants (basée à Lille) en tant que « formateur permanent », il percevait pour cet emploi fictif un salaire mensuel brut de 10 500 francs…

Rappelons aussi qu’Alain Juppé, l’actuel Ministre de la Défense, avait été condamné en 2004 à 18 mois de prison avec sursis et à un an d’inéligibilité et que Jean Tibéri, l’ancien Maire de Paris, actuellement député-maire UMP du Ve arrondissement, avait été condamné, en juin 2009, à dix mois de prison avec sursis et trois ans d’inégibilité.

Concernant « l’ardoise » de Jacques Chirac, d’après la revue « Monde et Vie » n° 832 de septembre 2010, l’actuel Mairie PS de Paris a signé un accord aux termes duquel l’UMP va rembourser les emplois fictifs qui valent à l’ancien président de la République d’être poursuivi pour « détournement de fonds publics » et « abus de confiance », des faits remontant aux années 1990. Le premier ministre Fillon a lancé un appel à la clémence envers l’ancien chef d’Etat : « Il est à la fin de son existence et il a beaucoup servi notre pays ». La facture s’élève tout de même à 2,2 millions d’euros… Clémence, générosité ou peur d’un étalage de vérités qu’il vaut mieux ne pas connaître ?…

Pour autant, la mairie de Paris n’en a pas fini avec les emplois fictifs… Le maire PS, Bertrand Delanoë, qui s’était engagé à ne pas privilégier ses « amis politiques » est en passe de faire mieux que Chirac… Selon Pierre-Yves Bournazel, conseiller UMP de Paris, Delanoë a appliqué dès son intronisation une véritable « préférence socialiste » à l’embauche, notamment celle d’anciens directeurs et directeurs adjoints membres des cabinets ministériels de Jospin ou permanents du PS. De la même manière, il a placé à la tête des Sem d’anciens collaborateurs de ministres PS, Verts ou PC (Lire à cet effet l’article parue dans « Valeurs actuelles » n° 3863 du 9 décembre 2010). De plus, voilà une dizaine d’années qu’il finance également avec l’argent du contribuable une bonne trentaine de postes de syndicalistes de la CGT planqués dans une des mutuelles de la ville, la MCVPAP. Dans un rapport au vitriol, l’inspection générale de la capitale chiffre à 12 million d’euros par an le coût de ce petit cadeau consenti sans aucun fondement juridique à l’organisation de Bernard Thibault… lui-même, grassement payé à ne rien faire… si ce n’est qu’à organiser manifestations et grèves qui empoisonnent l’existence des français… (Lire aussi l’enquête intitulée « L’incroyable dérive financière de la mairie de Paris » dans le numéro de Capital du 28 octobre 2010). Quand à Bernard Tapie, entre autres, il laisse le souvenir d’un homme miné par l’arrivisme et l’amoralité… Que l’on se souvienne de ces mots affligeants à l’endroit des électeurs du Front National « Tous des salauds ! », quelle belle leçon de morale de la part d’un homme ayant construit son personnage sur la magouille, la malhonnêteté, l’égocentrisme, la tartufferie et le fric !  « Je suis un moraliste à rebours »… c’est ainsi qu’il pourrait se juger lui-même…

Et ce n’est pas fini ! L’affaire « Karachi » ; voilà un imbroglio qui démontre à l’envie à quel point les haines et les rancœurs sont tenaces dans ce milieu et combien chacun des protagonistes se préoccupe plus de son avenir politique que du bien-être de ses concitoyens et de la consolidation de la France. Dès lors, ces mots de Georges Clemenceau deviennent criants de vérité : « On succède à des imbéciles et on est remplacé par des incapables ».

Ces « affaires » à répétition confirment l’effondrement de la moralité publique et l’indécence sans limites d’une caste de sur-privilégiés,  dont le comportement insulte chaque jour un peuple français pressuré de toutes parts. C’est l’ex-journaliste de « Libération », Denis Robert, aux lointaines origines de l’affaire Clearstream, qui résume le mieux ce constat. S’il décrit par le menu l’emprise de la corruption sur la vie politique française, il y exprime aussi toute sa lassitude : « A quoi bon révéler les « affaires » puisque rien ne change ? Comment dénoncer l’arrogance des élus sans tomber dans le « tous pourris ? »… Et ce qui s’est passé le lundi 20 décembre 2010 à l’Assemblée Nationale, en apporte la confirmation.

Ce jour là, les députés eurent à examiner trois textes de loi concernant « la transparence financière et l’élection des députés ». En langage juridique, il s’agissait de prévoir l’instauration d’une « incrimination pénale » à l’égard d’un député qui ferait « sciemment » une déclaration mensongère à la « Commission pour la transparence financière de la vie politique » (CTFVP) chargée de vérifier « l’évolution » du patrimoine des élus entre le début et la fin de leur mandat et éviter ainsi tout enrichissement par trafic d’influence. Autrement dit, prévoir des sanctions pénales en cas de fausses déclarations de revenus et de patrimoine de la part des élus. Cependant, les députés de l’UMP étaient contre ces textes qu’ils qualifiaient de « dictature de la transparence » et, afin d’en amenuiser le contenu, déposèrent trois amendements visant à empêcher l’accès de la commission aux déclarations fiscales des élus et de leurs conjoints. L’argument de Christian Jacob, le nouveau président du groupe UMP, était plutôt simpliste… pour ne pas dire, simplet : « Je ne sombrerai jamais dans la démagogie du « tous pourris » qui fait les grandes heures du Front National. Il n’y a pas d’un côté les chevaliers blancs et de l’autre ceux qui ont tout à cacher ». Seulement, c’est bien joli de lancer des invectives à tout va, mais ce n’est pas en refusant d’être « contrôlés » que nos braves députés de l’UMP empêcheront les Français de penser que nos élus sont « tous pourris »… à moins qu’ils ne songent à couler Nicolas Sarkozy pour la présidentielle de 2012. «  Une nation qui produit de jour en jour des hommes stupides achète à crédit sa propre mort spirituelle » disait Martin Luther King.

Et comme le remarquait l’éditorialiste du « Républicain Lorrain » : « Il y a de meilleurs moyens de préparer une élection présidentielle que d’adresser de tels bras d’honneur à l’électorat ». Et Jean Cochet, avec pertinence, analyse très bien cette situation dans son article du 23 décembre, extrait du n° 7248 du journal « PRESENT » : « A une époque où l’on projette de retirer aux salariés des primes auxquelles ils avaient droit, les députés eux s’accordent une sorte de « prime à la triche légalisée ». En parfait accord en somme avec ce monde de l’argent où banquiers et financiers apparaissent de plus en plus, aux yeux des citoyens, comme des gangsters autorisés. Les socialistes ont évidemment beau jeu de dénoncer pareille indécence. « Pour un citoyen ordinaire, un vol est passible de trois ans, une escroquerie de cinq ans, mais quand un élu sera pris en flagrant délit de fraude ou d’escroquerie dans sa déclaration de patrimoine, il n’encourra que 30 000 euros d’amende ».

Nous le constatons chaque jour, la vie politique, en France, n’est pas triste et elle serait même amusante si les hommes politiques de ce pays n’avaient pas en commun la fâcheuse habitude de se moquer du monde. Comme ils ont entendu dire, pendant leurs études, que les hommes d’Etat n’ont pas de scrupules, ils ont cru qu’il leur suffirait de ne pas avoir de scrupules pour être des hommes d’Etat. On ne veut pas affronter une vérité dont on a peur et qu’on cherche à étouffer sous la cagoule des calomnies et des injures. « L’élite c’est l’exemple ou ce n’est rien », disait Céline. Et bien, ce ne sera rien !

Significatif, et un peu rassurant à la rigueur, est que ce flot de niaiserie embête les Français raisonnables, encore nombreux, qui rêvent d’une République impeccable, inattaquable, et incorruptible. Où ils attendent l’espérance, on leur offre des bilans truqués, des chiffres faux, des slogans ineptes, des palinodies honteuses, des sondages orientés… Rien dans tout cela qui ressemble à de la volonté, de l’enthousiasme… par conséquent de l’avenir. Alors, le constat tombe comme une pierre dans le jardin de ces messieurs : ils nous ennuient… et les abstentions se multiplient lors des consultations électorales.

En dépit cependant de ce constat affligeant, il suffirait pourtant, j’en suis sûr, de quelques mots brûlants pour enflammer encore ce peuple. Mais, pour lui donner à croire, il faudrait avoir la foi et ces bonimenteurs ne croient même pas en eux-mêmes, car je suis sûr qu’au fin fond de leur conscience, si par hasard ils y regardent, doit gésir la stupeur de se trouver à la place invraisemblablement indue où ils sont. Et c’est ainsi que nous végétons, enquiquinés, dans la platitude marécageuse d’hommes politiques qui ne peuvent plus prétendre à la confiance du peuple.

José CASTANO