Francaisdefrance's Blog

15/02/2012

Délinquance: tolérance zéro à Saint Nazaire !

Et voilà, une bonne décision ! Qui mérite d’être soulignée. C’est ce qu’il leur faut, à ces racailles; ils ont déjà trop profité d’une certaine forme d’impunité. Ce serait idéal d’étendre cette tolérance zéro à toute la France. Le peuple se sentirait beaucoup plus en sécurité…

Continuons en ce sens.

FDF

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Les 170 policiers du commissariat de cette ville portuaire de Loire-Atlantique ont pour mission de ne rien laisser passer, de l’incivilité à la sortie du collège au trafic de drogue. Le taux d’élucidation des crimes et délits à bondi.

Le petit matin s’est à peine levé sur la Bouletterie, quartier sensible de Saint-Nazaire engourdi par un vent glacial soufflant du littoral. Deux voitures banalisées viennent de se garer au pied d’une barre d’immeubles en granit grisâtre. Trois policiers des…

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Source: http://tinyurl.com/7nmn7vb

01/02/2012

Réactions malheureusement trop connues…

Et très significatives. On se comprendra à demi-mots… (Pas trop « raciste, là, ça va?).

FDF

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Les suspects d’un trafic de drogue en prison, incidents au tribunal

À l'issue d'une audience houleuse, des incidents ont éclaté entre proches des prévenus et policiers./Photo DDM C. L.

À l'issue d'une audience houleuse, des incidents ont éclaté entre proches des prévenus et policiers./Photo DDM C. L.
À l’issue d’une audience houleuse, des incidents ont éclaté entre proches des prévenus et policiers./Photo DDM C. L.

Le procès de dix hommes interpellés vendredi pour trafic de stupéfiants dans le quartier de La Faourette a donné lieu, hier, à une explosion de colère au tribunal. Huit d’entre eux resteront en prison en attendant d’être jugés le 4 avril.

Dix des 19 personnes interpellées vendredi matin, place Anthonioz-De-Gaulle, dans le quartier de La Faourette à Toulouse, dans le cadre du démantèlement d’un trafic de stupéfiants (notre édition de samedi), ont comparu hier devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Ces 10 hommes, âgés de 18 ans à 32 ans, n’ont pas été jugés, près de la moitié ayant demandé un renvoi. L’enjeu de l’audience résidait donc dans le maintien ou non en détention des prévenus. Dans la salle bondée du tribunal, l’ambiance était électrique. Des proches et de nombreux « supporters » des prévenus avaient fait le déplacement et espéraient bien les voir ressortir libre.

Si le procureur Coquisart a requis le maintien en détention pour 9 des 10 personnes concernées, leurs avocats, arguant de la « faiblesse du dossier » et de l’ampleur « très limitée » du trafic présumé ont tous plaidé la libération sous contrôle judiciaire. « Deux mois de détention provisoire, c’est énorme alors que vous n’avez rien objectivement », a souligné Me Chorier.

Insultes et cannettes volent

Après la suspension d’audience, huit d’entre eux sont repartis en prison. De quoi faire exploser la salle déjà bouillante. Les insultes ont fusé à l’égard des magistrats et de la procureur. Une femme s’est mise à hurler tout en se roulant par terre. Les policiers ont dû faire évacuer la salle mais la colère a continué de se déchaîner dans la salle des pas perdus où cris et insultes ont résonné. Une cannette de soda a été lancée en direction des forces de l’ordre.

L’affrontement a continué à l’extérieur, devant le tribunal où de nouvelles cannettes ont été jetées sur la police avant que les auteurs de la rébellion ne s’échappent en courant en direction de la bouche de métro poursuivis par les fonctionnaires. « C’est injuste, expliquait une jeune femme. On n’a rien trouvé et on les laisse en prison. Une femme qui a perdu son mari il y a 6 mois voit ses trois fils mis derrière les barreaux. » La garde à vue des prévenus avait été tout aussi agitée ce week-end. L’un d’entre eux est poursuivi pour avoir détruit deux cellules de garde à vue. L’affaire sera jugée le 4 avril.

Toulouse

Coup de filet anti-drogue : 19 interpellations

Au total, ce sont 19 personnes interpellées dans le cadre d'un trafic de stups. Photo DDM./archives, T. Bordas.

Les policiers de la sûreté départementale sont intervenus hier matin dans les quartiers de La Faourette et Bagatelle, à Toulouse. Objectif : mettre un terme au trafic de rue, sur une place commerçante. Riverains et commerçants de la place commerçante Anthonioz de Gaulle, dans le quartier de La…Publié le 28 Janvier 2012

Source: http://www.ladepeche.fr/

03/01/2012

A Saint Denis: « on vit avec les rats »…

Oh que ça me démange. Mais je ne tomberai pas dans le piège…

FDF

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Ben quoi? faut bien que tout le monde vive, non ?

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Après le retour, récent,  de maladies disparues en France,(Rougeole, coqueluche, tuberculose, gale…)  voici le retour de colonies entières de rats.

CEUX QUI SERAIENT TENTéS   PAR DE MAUVAIS JEUX DE MOTS   SONT PRIES DE NE PAS S’ABSTENIR…

Le  bailleur accuse des habitants de jeter et  de la nourriture par les fenêtres  et donc de favoriser  et  d’entretenir l’existence des rats…

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JC JC…

VERSION  AUDIO : 
http://www.rtl.fr/actualites/vie-pratique/article/des-centaines-de-rats-encerclent-une-tour-a-saint-denis-7741546150?IdTis=XTC-DBMO-D4IY34-DD-DH1GWQ-G5ZK

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Des centaines de rats encerclent une tour à Saint-Denis…

Les habitants d’un immeuble de Saint-Denis ont de nouveaux voisins depuis cet été: des dizaines de rats ont élu domicile au pied de leur tour de 14 étages. Ils les observent avec dégoût, les fuient en courant, et attendent désespérément leur éradication.

Les habitants ne supportent plus le bruit et les odeurs des rats en dessous de leurs fenêtres Les rats sont omniprésents dans la vie des locataires

« On vit avec les rats« , lâche Catherine Ménard, une locataire de cet immeuble situé place Gaston Dourdin, dans la ville populaire de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). « Quand je pars au travail le matin, à 7H00, il fait nuit et ils sont tous là, à l’entrée de l’immeuble. J’ai peur qu’ils me montent dessus », explique-t-elle.

En début de soirée, plusieurs dizaines de rongeurs sortent des galeries, dans des carrés de terre où ont poussé des broussailles, contre la façade de l’immeuble, à côté du local à poubelles. Il est situé dans un quartier de HLM, touché par le trafic de drogue.

« Quand je me penche de ma fenêtre le soir vers 22 heures, je les vois grouiller« , dit une locataire du 7ème étage, Agnès Dolignon. « Il y a au moins 200 rats et à l’allure où ça se reproduit… », renchéri François Lachgar, membre de l’amicale des locataires.

« Un jour, on va être tellement envahi qu’on ne pourra plus sortir« , s’inquiète Agnès Dolignon. « Une collègue me dépose après le travail, mais elle refuse de monter chez moi pour prendre un café, à cause des rats », ajoute-t-elle.

« Quand on jette des sacs dans le local à poubelles, des rats sortent, vous passent entre les jambes », décrit-elle. « Je n’ai pas peur, mais c’est embêtant pour l’hygiène et c’est un problème pour les enfants », poursuit Mme Dolignon.

M. Lachgar dit avoir été mordu par un rongeur. « J’ai dû aller me faire faire un piqûre », explique-t-il.

Sylvianne Souphanh, locataire du rez-de-chaussée, n’ouvre plus ses fenêtres: « ça pue et on a peur que des rats entrent », dit-elle. Elle a demandé un autre logement, pour les fuir.

Les habitants demandent plus d’efforts de la part du bailleur, Logirep

Les locataires estiment que les travaux pour la construction d’un tramway ont pu provoquer cet afflux de rongeurs. Ils interpellent le bailleur de HLM, Logirep.  « Ils mettent du produit, mais ça ne suffit pas, il faut un traitement de fonds, il faut enlever les galeries, traiter les espaces verts », selon M. Lachgar.

Pour Alain Chevolleau, directeur du Patrimoine à Logirep, « c’est un problème récurrent là où les habitants jettent de la nourriture par la fenêtre« . La journaliste de l’AFP a pour sa part uniquement constaté la présence de deux sacs poubelle dans la ruelle.

Logirep paie une entreprise spécialisée en dératisation: elle est venue en octobre, en novembre et doit revenir en janvier. « La vraie solution est d’arrêter de donner à manger aux animaux pour qu’ils mangent le produit » de dératisation, poursuit-il.

« Saint-Denis est infesté de rats« , dit-il encore. La mairie affirme elle mener deux campagnes de dératisation par an, mais ne pas pouvoir entrer dans la cité, car elle appartient au bailleur.

Source: http://www.rtl.fr/

18/12/2011

Arabie saoudite: six hommes condamnés à une double amputation !

Application de la loi islamique… Photo d’illustration.

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Rappel: nous sommes en 2011, de l’ère Occidentale. Là-bas, en Arabie saoudite, on ne sait même plus à quelle époque ils vivent. Des méthodes plus que barbares  sont leur quotidien tandis qu’ils brassent un fric inimaginable en construisant des buildings et autres monuments qui font pâlir les USA. C’est ça, la charia ?

 Déroutant, incompréhensible…

FDF

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Le roi Abdallah d’Arabie saoudite
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Amnesty International a appelé le roi Abdallah d’Arabie saoudite à épargner à six hommes, reconnus coupables de banditisme, une double amputation, de la main droite et du pied gauche. La Cour suprême doit encore se prononcer sur cette sentence. Si le roi l’approuve, elle pourrait être mise à exécution dans les prochains jours, selon un communiqué de l’organisation de défense des droits de l’Homme. 
Barzan ben Raheel al-Shammari, 29 ans, Amer ben Eid al-Jarbaa, 26 ans, Mohamed ben Ali al-Shammari, 25 ans, Mohamed ben Dhiyab Maddhi, 27 ans, Abdallah ben Dhiyab Maddhi, 30 ans et Bandar ben Abbas al-Asadi, 22 ans,  arrêtés en octobre 2010 à Ryad, sont accusés d’être des «bandits de grand chemin». Selon le communiqué d’Amnesty, tous auraient été battus et forcés à des aveux. L’un des accusés aurait été battu pendant huit jours et averti que ses trois frères seraient arrêtés s’il n’avouait pas. «Il semble avoir signé un aveu dont il ne connaissait pas la teneur», a ajouté Amnesty International.
Amnesty : «L’amputation croisée est une punition cruelle qui équivaut à la torture»
Les six hommes ont été condamnés en mars 2011 à «l’amputation croisée» et une cour d’appel a maintenu le verdict en octobre. «L’amputation croisée est une punition cruelle qui équivaut à la torture», a estimé Philip Luther, directeur par intérim pour le Moyen Orient et l’Afrique à Amnesty International. «Nous exhortons le roi à user de son autorité et commuer d’urgence ces peines, afin d’éviter à ces hommes une terrible punition».
L’Arabie saoudite, qui applique strictement la charia (loi islamique), condamne les voleurs à l’amputation de la main droite. L’amputation croisée est appliquée dans les cas de banditisme de grand chemin, selon Amnesty International.
Le viol, le meurtre, l’apostasie, le vol à main armée et le trafic de drogue sont passibles de la peine capitale en Arabie saoudite où au moins 73 personnes ont été exécutées depuis le début de l’année selon un décompte de l’AFP.
Source: http://www.seneweb.com/

12/12/2011

À Saint-Ouen, le contrôle au faciès touche désormais… les blonds !

Photo d’illustration.

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(Cette « expérience » me paraît bizarre… Mais bon. Lisez tout de même).

Ca devrait être beaucoup plus facile pour la police, vu que la population française devient à dominantes « niveaux de gris »… Et énormément moins de travail. Et beaucoup moins de problèmes avec SOS Racaillecisme, le Cran, la Licra, etc…

En outre, selon cette « expérience », on pense solutionner le problème de la drogue; on pique les consommateurs, en général « blanc », donc malléables à souhait. Car faire la chasse aux dealers (gris) devient de plus en plus risqué… On peut comprendre; ils ont tous des kalas…

FDF

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Les blonds au look bobo dans le viseur des policiers

Indication de l’expérience. Cette expérience est principalement destinée aux blonds.

L’expérience: Jetez vos éprouvettes, videz l’eau de chaux dans votre lavabo. Cette expérience ne nécessite rien de tout ça. Ni produits chimiques, ni substances sulfuriques, ni Jamy de C’est pas Sorcier qui peut agoniser tranquillement. C’est une expérience que tout blond, normalement constitué, peut tenter. Voici les différentes étapes :

1. Dans un premier temps, munissez vous d’un titre de transport zones 1-2. Prenez la ligne 13. Descendez à « Mairie de Saint-Ouen ». Pour les adeptes du bus : 137, 173, 274, 166.

2. Une fois que vous êtes sur les lieux, faites connaissance avec la place de la mairie de Saint-Ouen. (En décembre, il fait drôlement maussade, ne soyez pas surpris). C’est une place avec son tabac/PMU/RAPIDO/Bar/Restaurant/Hôtel/Presse, sa station de taxis, ses vieux qui squattent les alentours pour passer le temps, son vendeur de maïs mobile, sa médiathèque blanchâtre, ses pots de fleurs. Jusqu’ici, rien d’anormal.

3. Asseyez vous sur un banc. N’importe lequel. Il y en a 6. C’est à la prochaine étape que l’expérience démarre réellement.

4. Là, commencez à compter le nombre de policiers qui s’y trouvent. Ne soyez pas surpris, tout est normal. En ce moment, il y au minimum un camion et une patrouille qui zone sur la place. Concentrez vous. Regardez-les bien, ces policiers.

5. Si vous êtes blond (et assis sur un banc comme indiqué précédemment), vous avez 99% de chance de vous faire contrôler à cet instant.

Explication de l’expérience: Depuis le 31 octobre dernier et la visite de la citrouille de Beauvau à Saint-Ouen, Claude Guéant, la place de la mairie est prise d’assaut par les pions du ministre. En effet, la technique de « nettoyage » de Guéant est assez surprenante. Les policiers, qui stagnent sur la place, du début d’après midi jusqu’en début de soirée, contrôlent uniquement « les acheteurs » venus de Paris, pour faire leur marché de substances illicites. Un policier : « On estime que contrôler les acheteurs casse le marché« . Sauf que les critères de contrôle sont atrocement discriminants. Un autre policier : « On contrôle ceux qui ont un look de bobos, parce que les bobos fument de l’herbe ». Logique implacable.

C’est ainsi qu’à Saint-Ouen, les contrôles au faciès visent principalement les blonds, cheveux plutôt longs, style débraillé. C’est au cours d’une de nos nombreuses expériences qu’on a pu entendre un policier qui tente d’impressionner un jeune blond, devant la bouche de métro : « Pas la peine de venir, on est là. Fais demi-tour« .

Les habitants qui continuent de se plaindre du trafic dans leurs cités, à Saint-Ouen, ne comprennent pas. « Entre la mairie et ma cité où les jeunes trafiquent, il y a 25 mètres. Mais la police ne s’y aventure jamais » se plaint une dame. Une autre : « Régler le problème par les acheteurs n’est pas la solution« . Pendant ce temps, les contrôles s’enchainent sur la place. Deux gars se font fouiller en public, suivant les critères de sélections. Les policiers les embarquent. Au bout de quelques heures, en sortant du commissariat, les deux gars « venus de Paris pour acheter une barrette à 10 euros » sont libres. Ils devront se présenter à nouveau au poste, le lendemain, pour payer une amende. Et ainsi de suite.

Source: http://yahoo.bondyblog.fr/

Merci à DG…

11/12/2011

Solidarité totale avec ces policiers qui risquent leur vie à tout moment pour tenter d’assurer notre sécurité !

Quelques jours dans la peau d’un flic de banlieue; impressionnant. Mais ça, tout le monde ne le sait pas.

Il serait bon pour les « bobos-gauchos » qui défendent les  » jeunes issus de l’immigration » de prendre connaissance de ce qui suit…

Et Monsieur Guéant, il sait tout ça ?

FDF

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Voir: http://youtu.be/g7cwOHU3Aog

Dans l’enfer du 93 : «Moi, flic de banlieue»

Le journal de Christophe D., policier à la BAC de Seine-Saint-Denis.

À l’heure où l’institution policière semble secouée par les scandales à répétition, prise en tenaille entre les affaires de corruption, à Lille comme à Lyon, et la violence de la rue, Le Figaro Magazine a souhaité rendre compte de la réalité des policiers de terrain. Car si la corruption fait tomber les têtes, la violence, elle, ne fait pas de quartier aux hommes en bleu. À Vitrolles, un policier est mort, blessé par balle à la tête à la suite d’une attaque à main armée. À Marseille, comme ailleurs dans les grandes villes de France, les policiers sont en première ligne face à la loi des gangs. Braquages, règlements de comptes et autres guerres fratricides. Pour comprendre cette réalité qui semble parfois sortie de la fiction, Christophe, brigadier-chef engagé au sein de la BAC départementale du 93 depuis sept ans, nous a ouvert les portes de son quotidien. Celui de la BAC. Trois lettres. Une unité: la Brigade anticriminalité. Une mission: la chasse au flagrant délit. Créée en Seine-Saint-Denis le 1er octobre 1971 par Claude Durand, policier et ancien résistant, la Brigade anticriminalité avait pour mission d’offrir une réponse adaptée à une délinquance croissante à la fin des Trente Glorieuses. Quarante ans plus tard, rien n’a changé. Ils sont aujourd’hui près de 3600 policiers en France – dont 80 en Seine-Saint-Denis – chargés, comme Christophe, de traquer la criminalité et les délinquants en tout genre.


Intervention dans un squat à Aubervilliers. Flash-Ball en joue, Christophe D. est là pour assister ses collègues qui viennent d’investir les lieux. (Jean-Pierre Rey)

Le brigadier-chef Christophe sait que lui et ses collègues sont souvent qualifiés de cow-boys, de chasseurs de flag’ ou de têtes brûlées… Et pourtant, il a accepté d’être suivi pas à pas, et durant cinq mois, par le photographe Jean-Pierre Rey. Ce récit extraordinaire est une immersion totale dans le quotidien d’un policier ordinaire. Christophe a accepté de se livrer, de tout nous dire sur sa vie de flic, d’homme, de mari et de père. Il nous a confié ses doutes, ses colères et ses peurs parfois. Salaire, manque de moyens, dangers, le policier pose un regard critique sur son travail. Mais il évoque aussi un métier qu’il vit d’abord comme une passion, parle de son sens du devoir, de son engagement au service de la population, et de ses victoires – certes fragiles – quand l’ordre a été rétabli. Pour des raisons de sécurité, Christophe n’a pas souhaité que son nom de famille apparaisse dans ce témoignage.

La Seine-Saint-Denis, c’est de la bombe!» Ce n’est pas moi, mais Joey Starr, le fameux rappeur du groupe NTM, qui le dit dans l’une de ses chansons. Pour le policier affecté à la brigade anticriminalité du 93 que je suis, c’est en effet de la bombe et ça peut sauter à tout moment. La Seine-Saint-Denis, c’est le département le plus criminogène de France et l’atmosphère y est explosive. Le 93, c’est le très vaste théâtre de nos opérations. Mais ici, le décor n’est pas fait de carton-pâte. La réalité est aussi dure que le bitume des cités que j’arpente sans relâche et souvent aussi grise et triste que le béton de ces barres d’immeubles que l’on finit par connaître par cœur à force de les fouiller. Et puis, il y a l’âpreté de ce quotidien aussi oppressant et écœurant que ces effluves des cages d’escaliers où se mêlent les odeurs de cannabis, d’herbe, de cigarette, d’urine, et où les crachats qui jonchent les halls collent aux semelles, comme le désespoir et la misère se sont agglutinés dans ces murs… pour longtemps, semble-t-il.


Interpellation de trafiquants de drogue présumés à Aubervilliers, en soutien à la brigade des stupéfiants de la sûreté départementale. Les policiers les suivaient depuis des mois. (Jean-Pierre Rey)

Notre routine n’est pas gaie, mais surtout, elle n’a rien de banal. Notre train-train quotidien, c’est d’abord de l’imprévu. Tout, absolument tout, peut arriver à n’importe quel moment: braquage, règlement de comptes, vol à l’arraché, trafic de drogue, agressions en tout genre. L’inattendu fait partie de nos habitudes. Comme ce soir. Je me prépare à rentrer à la maison après une journée de boulot. Notre supérieur nous annonce un changement de programme: l’équipe est maintenue en place jusqu’à nouvel ordre. Les consignes viennent d’en haut et nous devons attendre de nouvelles instructions. Aucune autre information ne filtre. Le secret est gardé jalousement pour éviter les fuites. C’est certainement une très grosse opération. Ça sent le stup ! Alors, avec les copains de la BAC départementale, on prépare notre matériel: gilets pare-balles, armes à feu, matraques. On se doit d’être prêt pour cette opération dont on ignore tout. Quand on fait ce métier, il faut s’adapter à toutes les situations et à l’imprévu. J’appelle ma femme pour lui dire que je ne serai sûrement pas à la maison ce soir, ni même peut-être demain. Elle est habituée à ce genre de «surprises», ma petite femme. Mais surtout, elle sait. Elle est aussi policier. Alors, elle s’inquiète et me couvre de recommandations. «Fais attention à toi. Mets bien ton gilet…» (pare-balles, bien sûr.) Elle a évidemment bien moins peur d’un rhume que d’une balle perdue.

Mardi 6 septembre. Il est 20 h. On attend. Des heures durant.

Chacun s’occupe comme il le peut. Entre deux cafés, on discute de tout et de rien. Et puis, à minuit, ça bouge. Une réunion est organisée avec toutes les équipes mobilisées. Les policiers des stups sont présents. Le plan est précis, détaillé et très bien pensé. Ceux de la sûreté publique ont travaillé des mois durant sur cette affaire: enquêtes, planques, surveillances, écoutes, vérifications des informations. Je retiens avec attention les explications, les positions à tenir… Pas question pour moi de commettre la moindre erreur au risque de faire capoter l’opération et de ruiner tous les efforts de mes collègues. Les officiers nous détaillent le plan d’action. Le mot est lâché: c’est un go-fast en flag. Je le pressentais. Un go-fast, c’est un procédé prisé par les gros dealers et qui consiste à acheminer des cargaisons de drogues à bord de très grosses cylindrées. La méthode employée par les trafiquants est toujours la même. Le convoi est composé de deux voitures roulant à très vive allure. La première reste en tête et sert d’ouvreuse. Il s’agit en fait de repérer tout contrôle ou barrage de policiers. Le deuxième véhicule est chargé, lui, de transporter la marchandise. Ces convois remplis à bloc peuvent faire transiter à travers les frontières des centaines de kilos de substances illicites en quelques heures seulement. Mais pas cette fois. On sera là.

Il est 3h du matin. C’est le moment d’y aller.


Menottes aux poignets, un membre d’un gang de dealers est placé en garde à vue. La BAC a saisi 60 kg de drogue. (Jean-Pierre Rey)

Pas de place pour la fatigue, le stress ou le doute. Un seul objectif: la mission. Chacun sait ce qu’il doit faire. Le dispositif mis en place autour de cette cité d’Aubervilliers est impressionnant. Plusieurs véhicules dont trois fourgons d’interpellation. J’ai de la chance, je suis placé aux premières loges en me retrouvant dans le fourgon de tête. Mais j’ai aussi une grosse pression sur les épaules. Tout va très vite. Le trafiquant arrive, chargé de sacs volumineux et je le plaque au sol sans même lui laisser le temps de mettre un pied dans l’immeuble. C’est pour vivre des moments comme ceux-là que je me suis engagé dans la police. Maîtriser, menotter un trafiquant de drogue en plein flagrant délit.

L’individu est plaqué au sol, il a sur le dos un sac rempli de drogue. Je lis dans ses yeux le désarroi et la stupeur. Son regard semble me dire: «Waouh! Mec, je t’attendais partout, à tout moment. Mais certainement pas là.» Mener à bien une telle mission relève du défi. Car, à ce niveau-là du business, les gens à la tête de ces réseaux sont très organisés. Ils ne font rien au hasard. Méfiants et excessivement prudents, ils s’appuient sur un système de protection et de surveillance très élaboré autour de la cité. Leurs hommes font des rondes en voiture ou à moto, des guetteurs à pied donnent l’alerte au moindre mouvement suspect. Tout un stratagème qu’il nous faut déjouer avant d’arriver jusqu’à eux. L’interception de ce go-fast à Aubervilliers, c’est l’une de mes plus grandes fiertés. Une belle affaire menée de concert avec plusieurs services. Nous avons fait, en quelques minutes, plusieurs arrestations, saisi 40 kilos d’herbe, 10 kilos de résine de cannabis, de l’argent liquide et une arme à feu.

Mercredi 7 septembre. Très mauvaise journée pour ce réseau, qui a perdu en quelques minutes près de 400.000 euros et quelques années de liberté. Mais j’ai précisément choisi ce métier pour mettre des «vilains» hors d’état de nuire. Cette opération m’a valu quelques cernes. Entre les interpellations, les perquisitions, et les rapports, j’ai travaillé 24 heures sans m’arrêter. Mes collègues également. Ce soir, je suis ravi. J’aurai une belle histoire de méchants jetés derrière les barreaux à raconter à mes enfants.

Vendredi 9 septembre. La journée commence plutôt bien.


Un voleur venait d’arracher le collier en or d’une passante qui rentrait chez elle à Aubervilliers. (Jean-Pierre Rey)

On se retrouve avant la prise de service avec les collègues autour de la machine à café. On se refait le film de l’opération go-fast à Aubervilliers. On se délecte des détails et on raconte pour ceux qui n’étaient pas là. On échange nos impressions. Heureusement que nous avons parfois de belles affaires comme celle-là, qui remontent le moral de l’équipe et compensent nombre de journées faites parfois de frustrations. Notre quotidien, c’est surtout un concentré de haine. En Seine-Saint-Denis, les violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique ont augmenté de 10 % en une année. Le message est clair: nous ne sommes pas les bienvenus dans les cités. Mais ce n’est pas bien grave. À la BAC, on est sans complexe et on s’impose. On va absolument partout. La particularité de nos services, c’est le refus de ces zones dites de non-droit. C’est un concept que nous avons banni. J’ai commencé ma carrière en 1995, à l’école de police de Reims. Les autorités de l’époque considéraient certains quartiers difficiles comme impraticables pour les policiers.


Envoyée sur place en urgence, la BAC l’a rapidement identifié puis interpellé. (Jean-Pierre Rey)

Nos supérieurs nous interdisaient formellement d’y aller pour ne pas provoquer et engendrer plus de problèmes. Je n’ai jamais pu accepter cette logique. Battre en retraite face à la délinquance, c’était difficile à digérer pour le jeune policier en devenir que j’étais à l’époque. C’est une aberration pour notre métier et un choix contre-productif. À Reims, la violence s’est depuis propagée au-delà des quartiers populaires pour arriver jusque dans le centre-ville. Après l’école de police, j’ai été affecté au commissariat de Stains. C’était mon tout premier poste. Je me changeais dans des Algeco. C’est là que j’ai appris à travailler avec pas grand-chose. On avait de vieilles machines à écrire et pas assez de rubans. Mais on se débrouillait. On allait en faucher à droite, à gauche. J’étais motivé par l’idée que j’aidais la veuve et l’orphelin avec des bouts de ficelle. Et puis j’ai été plongé dans le grand bain tout de suite, le commissariat se trouvant à quelques centaines de mètres d’une cité à problèmes. Après une année à Stains, j’ai intégré la CDI (Compagnie départementale d’intervention) 93. L’équipe, le travail, l’ambiance, tout était parfait. J’ai adoré ces cinq années avant de devenir, pendant quelques mois, chauffeur dans les ministères. Mais conduire et accompagner des ministres, ce n’est pas de l’anti-crime. Ce n’est pas la raison pour laquelle je me suis engagé dans ce métier. On m’a donc affecté au commissariat d’Aulnay-sous-Bois en 2005 pour intégrer la BAC quelque temps plus tard. Là, j’ai peaufiné mon savoir et ma technique d’intervention pour devenir un vrai «BAC-man». La BAC, c’est de la vraie police ! Les principes y sont simples et clairs. Il y a des voleurs, des bandits, des dealers. On les repère, on leur saute dessus, on les arrête et on les met entre les mains de la justice.

Lundi 19 septembre. Refuser l’instauration des zones de non-droit, c’est imposer sa présence dans les quartiers les plus chauds.

Aller partout, c’est aussi s’exposer à tous les dangers. Jean-Pierre, le photographe du Figaro Magazine qui me suit comme mon ombre depuis des semaines, en a fait aujourd’hui l’amère expérience. Nous avons été appelés aux Francs-Moisins, une cité de Saint-Denis particulièrement sensible. Je n’aime pas cet endroit. C’est un véritable panier de crabes et les actes de violence y sont particulièrement fréquents et extrêmes. L’appel au secours est douteux, comme souvent. La spécialité du coin, c’est le guet-apens. Et aujourd’hui, mon instinct ne me dit rien de bon. Mais nous avons une mission et nous devons répondre à tous les appels. À peine arrivés sur les lieux, les jeunes se déchaînent. Une pluie de pavés énormes s’abat sur nous. En quelques secondes, une vingtaine d’individus, capuche sur la tête, parviennent à nous encercler. À ce moment, la maîtrise de ces sentiments de panique et de peur, qui ne demandent qu’à s’emparer de nous, est essentielle. Il faut absolument garder la tête froide pour se sortir de ce genre de situation et, surtout, savoir courir. Un bon policier doit savoir ravaler sa fierté et son orgueil et s’enfuir quand cela s’avère nécessaire. Parce qu’un bon policier, c’est d’abord un policier vivant. Nous avons détalé aussi vite que possible. Bien sûr, on s’en tire avec quelques bleus, et notre amour-propre est un peu bousculé. Mais je suis soulagé de voir les coéquipiers arriver très vite pour nous extirper de ce mauvais pas. Dans ces moments, chaque seconde dure une éternité. Jean-Pierre, le photographe, vient de vivre un peu de notre réalité. Il est blême, essoufflé (moi aussi) et il confirme: la peur, on ne la ressent qu’après. C’est le deuxième effet d’une célèbre marque de bonbons. Elle vous revient en pleine figure comme un boomerang… et c’est douloureux. J’appelle ma femme pour entendre sa voix.

Mercredi 28 septembre. Avant de prendre mon service, comme toujours, je vérifie le contenu de ma sacoche


Extraction d’un dealer dans la cité des Beaudottes à Sevran. La tension est palpable. N’importe qui peut prendre les hommes de la BAC pour cible. (Jean-Pierre Rey)

personnelle qui reste sur moi en permanence, dans la voiture. J’y mets l’essentiel pour ma journée. Un vrai kit de survie: trousse de secours, compresses, gouttes pour les yeux (absolument nécessaires quand on reçoit des gaz lacrymogènes), sans oublier ma matraque télescopique et une petite lampe de poche très puissante. C’est le minimum vital et je ne m’en sépare jamais. Pour bien faire ce job, nous devons nous tenir prêts. La BAC départementale de Seine-Saint-Denis a procédé l’an dernier à près de 2200 interpellations. Nous n’avons pas beaucoup de moments de répit. Prendre son service, c’est à chaque fois partir en guerre. Si notre mission est policière, nos instincts et nos réflexes sont quasi militaires. Arriver dans une cité c’est, pour nous, s’introduire en territoire hostile. L’ennemi guette et attend le moindre faux pas pour nous descendre. Dans le 93, c’est parfois une véritable guérilla urbaine. On fait la guerre à un ennemi caché. Au milieu, il y a des civils, une population qui essaie tant bien que mal de mener une vie normale. Nous devons gérer et évoluer avec ces deux extrêmes. Les voyous n’ont plus aucune notion de l’autorité policière. Ils nous perçoivent plutôt comme un gang rival. Nous sommes le «gang police» à qui il faut faire la guerre. Dans tous les cas, nous sommes l’ennemi à abattre. Je n’exagère rien. Je suis aussi militaire depuis 2001, capitaine de réserve au sein des forces spéciales. Mon expérience et ma formation au sein de l’armée me servent énormément sur le terrain des banlieues: savoir progresser en milieu hostile, sécuriser un périmètre à plusieurs, ne jamais laisser un des nôtres seul, ne jamais longer le mur des immeubles car le danger vient souvent d’en haut, des toits qui servent de points stratégiques aux délinquants. Ils se postent là pour nous lancer toutes sortes de projectiles. Ils sont très organisés. L’objectif premier, pour eux, c’est de protéger leur territoire et de préserver leurs points de deal. Un seul de ces points peut rapporter de 10.000 à 15.000 euros par jour. Des enjeux financiers colossaux pour ces dealers. Ils ne lésinent pas sur les moyens. Nous avons aujourd’hui en face de nous des jeunes entraînés. Ils vont à l’étranger, notamment dans les pays du Maghreb, pour apprendre à fabriquer des cocktails Molotov, organiser des guets-apens, «préparer des toits» en entreposant toutes sortes de projectiles (briques, pavés, parpaings, boules de pétanque) à des endroits stratégiques sur les hauteurs des immeubles. Tout cela ne s’improvise pas. Ils l’apprennent, l’appliquent et ce, dans un but précis. Ils sont lourdement armés. C’est devenu très facile d’acheter un Uzi, une kalachnikov, ou un 9 mm automatique. Certaines cités se sont spécialisées uniquement dans le trafic d’armes. Ils n’ont plus besoin d’aller bien loin pour s’équiper. Tout est à portée de main. En comparaison, nos équipements font parfois pâle figure. Le Kevlar de mon gilet pare-balles usé ne résisterait sûrement pas à une rafale de kalach. De toute façon, il n’est pas conçu pour ça. Eux sont prêts à tout pour continuer leurs petites affaires, parce que casser du flic, c’est nous empêcher de casser leur business.

Samedi 8 octobre. Le samedi est un jour comme les autres pour nous ! Le crime ne connaît pas de répit.


Pantin. Un voleur de sacs à l’arraché vient d’être mis hors circuit. Direction le commissariat. (Jean-Pierre Rey)

Notre très vieille Ford Mondeo est prête. Elle affiche déjà plus de 100.000 kilomètres au compteur et a été rafistolée plusieurs fois. Mais nous n’avons pas vraiment le choix. Nos véhicules sont fatigués, les moyens financiers manquent pour les remplacer. Nous sommes déjà tombés en panne de voiture au beau milieu d’une opération dans une cité. Et ça, pour attraper des vilains… ce n’est pas terrible. Mais aujourd’hui, tout va bien, on nous a mis à disposition des véhicules neufs. L’équipe se met en route, les sacs sont dans le coffre, le matériel d’intervention à disposition, et les radios commencent à crépiter. La journée commence par un petit tour de nos secteurs préférés, Sevran, Bondy, Bobigny… Les points de deal y sont nombreux. En arrivant, nous sommes évidemment repérés. Il y a les «choufs» (les guetteurs), toujours à leurs postes, qui communiquent notre arrivée à leurs copains vendeurs en criant: «Pue! pue!» En langage dealer, cela veut dire: «Prenez garde ! La police arrive !»

Payés entre 40 et 80 euros par jour et parfois un kebab en plus, ces gamins (souvent mineurs) n’ont aucun mal à gagner l’équivalent de mon salaire en un mois. Evidemment, à ce tarif-là, ils font du zèle. Les points de deal sont très organisés. Les «nourrices» sont souvent des habitants des immeubles chargés (ou forcés) de cacher la drogue chez eux et de la laisser à disposition des vendeurs qui, ainsi, ne se font jamais prendre avec de grosses quantités de stupéfiants sur eux. Les «portiers» ont pour mission de bloquer les passages pour gêner au maximum les interventions policières et permettre aux vendeurs de s’échapper. Le patron, lui, n’est jamais bien loin. Il est très souvent installé à la terrasse d’un café et surveille ses petites affaires à distance, quand il n’est pas occupé à trouver des solutions pour blanchir ses capitaux. Un business illégal et qui, à mon sens, doit le rester. Je suis absolument contre l’idée de la dépénalisation du cannabis ou de l’herbe. La légalisation de ces substances ne ferait qu’aggraver les problèmes dans les cités. Les jeunes iraient chercher de l’argent par d’autres moyens : braquages, vols avec violence, saucissonnages à domicile. Paradoxalement, le trafic de stupéfiants canalise un peu certaines cités. Les gros dealers «tiennent» les jeunes et les exhortent à rester tranquilles pour ne pas attirer la police et, ainsi, «bosser tranquillement». Tout ce petit monde compose avec la drogue. Certes, ce commerce permet à certaines familles vivant en situation de grande pauvreté de sortir la tête de l’eau. Elles n’ont pas vraiment d’autres choix que le trafic. Mais cela n’excuse rien, c’est illégal et puni par la loi. Pour le moment c’est calme. Rien à signaler dans nos quartiers préférés. Il est presque 13 heures. Pause déjeuner. Comme souvent, on se réchauffe une petite gamelle en vitesse. Pas le temps de s’arrêter plus de vingt minutes. La rue ne nous laisse guère de répit. Un appel radio nous informe qu’un «vol violence» vient de se dérouler à Stains. Je prends ma radio: «TN93 de BAC12, nous nous rendons sur place!» A peine arrivés sur les lieux, on tombe sur la victime, elle vient de se faire arracher son énorme collier en or et nous désigne au loin l’un des auteurs. Il n’a même pas pris la peine de se sauver. C’est en nous voyant foncer sur lui qu’il prend la fuite. Direction la cité du Clos Saint-Lazare ! Pas de chance pour lui, je connais le secteur comme ma poche ! Avec mes coéquipiers, on l’a très vite rattrapé. On charge notre individu direction le commissariat de Stains. On a attrapé le malfrat, la victime a retrouvé ses effets : voilà encore une belle affaire.

Lundi 17 octobre.Je viens de prendre conscience que cela fait près de sept ans que je travaille à la BAC.


Cité du Gros-Saule, à Aulnay-sous-Bois. La BAC et les policiers ont saisi 20 kg de drogue, 20.000 € en liquide et des armes. (Jean-Pierre Rey)

Comme le temps file ! Sept années à courir, à attraper des vilains, à esquiver les coups, à digérer les insultes et à supporter cette haine contagieuse qui suinte et se répand partout. Et me tente parfois. Mais je me refuse à basculer. Pour faire ce boulot proprement, la règle première, c’est de garder la tête froide. C’est difficile. De plus en plus difficile. Ces dix dernières années, la violence a explosé dans les quartiers, elle a aussi changé de visage. Elle se fait chaque fois plus juvénile. Nos agresseurs n’ont aujourd’hui pas plus de 13 ans, et ce sont bien eux les pires. Ils se montrent d’une férocité inouïe. Mais surtout, dans ces quartiers populaires, la population a évolué. Les jeunes d’origine maghrébine, qui tenaient le marché du deal, ont été peu à peu évincés par les Africains. Cette immigration est bien plus récente. La polygamie fait des dégâts considérables. Les enfants vivent entassés dans de petits appartements. Ils préfèrent traîner dehors et se retrouvent vite à la merci des délinquants. Ils sont bien plus pauvres et ont le sentiment de n’avoir rien à perdre, d’autant que la plupart d’entre eux viennent de pays en guerre où la violence est extrême et fait figure de règle. Sur le terrain, face à ces populations qui règlent leurs comptes à coups de machette ou avec les poings, nous nous retrouvons souvent pris en étau. Récemment, l’un de mes collègues a été mordu par une femme africaine. Son index a été sectionné et ne tenait plus que par la peau.

Mercredi 19 octobre. Toute cette violence, cette haine, cette misère humaine, c’est pesant parfois.


Avec Sylvie, sa femme, brigadier-chef au Blanc-Mesnil, Christophe D. vient de résoudre une affaire de vol. (Jean-Pierre Rey)

Il n’y a pas de rempart pour nous préserver. En fait, le rempart, c’est nous. On se prend ça en pleine figure et sans filtre. Alors, parfois, c’est plus difficile. Il faut se remotiver, se vider la tête comme ce matin. J’ai décidé de me lever de bonne heure pour aller courir. Dix petits kilomètres pour garder la forme, mais surtout pour évacuer le stress et la tension. Nos pires ennemis. Si on les laisse s’installer, ils peuvent vous ronger de l’intérieur. Beaucoup de mes collègues y ont laissé la vie. Ah, ce fameux malaise de la police ! On s’isole, s’enferme dans le silence et la solitude et, ensuite, la nouvelle tombe. On apprend qu’un collègue s’est pendu, un autre s’est tiré une balle dans la tête… Et ce n’est jamais la faute de personne. Je suis lucide quant à la difficulté de notre mission. Derrière le policier, il y a un être humain avec ses failles et ses fragilités. Alors, je prends les devants. La meilleure façon de me préserver, c’est l’esprit de groupe et la communication. Il faut parler avec les autres, évacuer ses frustrations d’une manière ou d’une autre. Pour moi, c’est le sport. Etre bien dans son corps, c’est être bien dans sa tête. La famille, c’est aussi un pilier essentiel. Je profite de chaque moment avec les enfants, avec Sylvie, ma femme. Je les couvre de bisous, de câlins. Je fais le plein de tendresse avant d’attaquer une grosse journée de boulot. Et c’est comme ça que je tiens mais, surtout, que je suis heureux.

Jeudi 27 octobre. La date d’aujourd’hui marque un triste anniversaire.

Le début des émeutes de l’automne 2005. À l’époque, je venais d’intégrer la BAC et c’est pour moi une des pires périodes de ma carrière de policier. On allait « au feu » tous les jours sans savoir si on reviendrait en vie ou entier à la fin de la journée. Ce qui m’a surtout profondément marqué, c’est qu’à ce moment-là on a vraiment ressenti une haine pure vis-à-vis des policiers. Non seulement on l’a ressentie, mais on l’a sentie dans notre chair. Nombre de mes collègues ont été blessés. Je suis passé souvent à deux doigts de la mort. J’ai vu des boules de pétanque, des casseroles, des plaques d’égout jetées depuis les toits me frôler de quelques centimètres. Mes chaussures ont littéralement fondu, brûlées par l’acide des nombreux cocktails Molotov balancés par ces « pauvres jeunes désœuvrés ». Je me souviens avoir dû évacuer en urgence un de nos collègues, un solide gaillard de 1,90 mètre en état de choc, complètement tétanisé et terrassé par la peur. Une énorme plaque d’égout en fonte venait de passer à un cheveu de son crâne… Il ne s’en est pas remis. Impossible aussi d’ôter de mes souvenirs la vision de ce jeune policier brûlé au visage sous mes yeux. Les jeunes postés au dernier étage d’un immeuble lui avaient jeté de l’essence enflammée en pleine figure. J’étais juste derrière, j’ai eu plus de chance que lui. Ces images me hantent encore.

Lundi 28 novembre. L’ambiance est pesante à la base de Bobigny.

Si je pense aujourd’hui très fort à Damien et à Jérôme, mes deux amis de la BAC morts en service il y a quelques années, c’est parce que la nouvelle est tombée tôt ce matin. Un policier de la BAC de Marseille est entre la vie et la mort, atteint d’une balle en pleine tête. Les cambrioleurs qu’il pourchassait n’ont pas hésité à tirer sur lui avec des armes de guerre. Un des nôtres va certainement mourir. Et pourquoi ? Juste pour quelques tranches de saumon et du foie gras… C’est ce qui a été retrouvé dans le véhicule. Ils avaient braqué un supermarché. Ce policier a mon âge, il a une femme, des enfants. Comme moi. Cela aurait pu m’arriver, ça pourra m’arriver peut-être. Mais pour ma femme et mes enfants, dans ce cas, j’ai tout prévu. J’ai une bonne assurance qui prend en charge mes funérailles, et mon enterrement est déjà payé. Mais la vie ne s’arrête pas à ça ! Demain, je serai à nouveau dans la rue, avec mon équipage, à courir après la délinquance. On fera peut-être une affaire ! On arrêtera un dealer, ou un jeune qui aura brisé la vitre d’une voiture pour prendre le sac à main d’une femme imprudente, qui l’avait laissé bien en vue sur le siège passager. Elle nous dira discrètement : «Merci, heureusement que vous êtes là!» Ces mots, ce sont eux qui vous aident à continuer ce métier: savoir qu’on va arrêter un voyou, qu’on va rassurer une victime…

Source: http://www.lefigaro.fr/

16/08/2011

Pourquoi tant de haine ? Pourquoi ?

Pourquoi lui plutôt qu’un autre? Discrimination? Racisme? Rien de tout ça; lui, il s’est fait « piquer ». Mais pas d’inquiétude: le trafic continue avec les « cousins »…

FDF

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Photo d’illustration.

Un « Toulousain » de 28 ans, amateur de belles berlines, a été condamné à 2 ans de prison après la découverte de 1,4 kilos de cannabis dans sa voiture, aux Pradettes.

Quelle est l’ampleur des différents trafics de drogue dans les cités toulousaines ? Difficile de le savoir mais les multiplications, ces derniers mois, des saisies de résine de cannabis montrent bien que le marché est très actif. La drogue ne fait pas que remonter depuis le Maroc. Elle circule aussi de cités en cités, faisant prospérer une économie souterraine difficilement quantifiable. Police et gendarmerie luttent au quotidien et lors de contrôles, ils arrivent parfois à déstabiliser des échanges ou une organisation.

Déjà condamné

Dernièrement, au volant de sa rapide Audi RS, un conducteur de 28 ans est interpellé par les policiers de la compagnie de sécurisation et d’intervention, non loin des Pradettes, à Toulouse. Dans l’habitacle, les fonctionnaires découvrent un sac contenant 1, 4 kilos de résine de cannabis. Vendredi, ce père de famille, Abdelhakim Derqaoui, s’est expliqué devant le tribunal correctionnel sur la présence de cette marchandise. Déjà condamné en 2009 pour trafic de produits stupéfiants, le prévenu livre une version lapidaire. « Je devais la transporter du quartier d’Empalot à la Reynerie. » Rien de plus. Un simple convoyeur, étranger à toute organisation en somme. Sauf que le profil de cet homme qui travaille dans la sécurité ne colle pas. Habitué à rouler en voiture de luxe, il ne lésine pas à louer pour 2000€ la journée des BMW ou des Porsche Cayenne. Il y a trois ans, la justice l’avait condamné pour des convois de drogue répétés entre le Maroc et Toulouse. Des voyages au cours desquels, le cannabis remontait par 30 kilos. Il avait bénéficié d’une liberté conditionnelle. Lors de l’audience, le procureur requiert une lourde peine de 4 ans de prison. L’avocat du prévenu, Me Parra Bruguière se jette dans la bataille. « Il a été rattrapé par son passé. Mais aujourd’hui, cet homme essaie de s’en sortir. Il a retrouvé une activité professionnelle. » Derqaoui a été finalement condamné à 2 ans de prison.

Source: http://www.ladepeche.fr/

14/08/2011

L’agresseur de pompiers. A lâcher dans une caserne: sans haine, ni violence…

Ma foi, ce serait une sanction comme une autre. Quoique là… Le « suspect » comprendrait la leçon, je pense…

FDF

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Pompiers agressés – Un suspect identifié.

L’enquête menée par la sûreté départementale sur l’agression dont ont été victimes les pompiers et une infirmière de la caserne de La Paillade, mercredi soir, semble avoir déjà porté ses fruits.

Hier matin, une vingtaine de policiers ont effectué une descente dans le quartier et deux individus ont été interpellés.

Le premier, âgé de 21 ans, initialement reconnu par les victimes sur les fichiers (il y figure à la suite d’une précédente condamnation), a finalement été mis hors de cause par les pompiers quand ils l’ont vu.

Le second, en revanche, a été formellement identifié sur le fichier et derrière la glace sans tain par les soldats du feu. Et près de sa porte d’entrée, les policiers ont saisi une barre de fer rouge correspondant à celle décrite durant l’agression.

Ce « jeune » de 18 ans, déjà impliqué dans une affaire de stupéfiants, a nié toute participation aux faits. Il pourrait être présenté au parquet dans la journée.

Source: http://infos-meconnues.blogspot.com/

29/03/2011

EXCLUSIF – Voici l’homme recherché pour la mort du douanier sur l’A10 !



Encore un! Simple coïncidence, bien sûr, tirons un voile pudique pour ne pas susciter de réaction « xénophobe ».
Imaginez le scénario inverse: Un douanier en service abat un « jeune » qui tentait de forcer un barrage. Aussitôt, les « zones sensibles » entreraient en ébullition, les voitures flamberaient, les merdia se saisiraient de l’affaire, parleraient de « bavure » et le gouvernement présenterait des excuses.
Dans le cas présent, il ne s’agit que d’un Gaulois, de surcroît un membre des forces de l’ordre, en service.  On aura organisé,  au maximum, une « manifestation silencieuse » ou une « marche blanche », avec remise d’une décoration posthume…

Ahhhhhhhhhhhhhhhhhh, le « vivre ensemble », la diversité… Que du bonheur. « On ne naît pas raciste; on le devient… ». C’est un simple avertissement à tous ceux qui sont à genoux devant ce genre de cons, meurtriers de surcroît… Il nous faut nous débarrasser de toute cette merde. Les renvoyer au bled. Depuis le temps que nous prévenons le peuple… Ah oui, c’est vrai; on ne peut pas. Il est de nationalité française; grâce à certains irresponsables.

Vous voulez continuer à les soutenir? OK. A vous aussi, on viendra vous demander des comptes… Tenez vous prêts.

Toutes mes condoléances aux proches de Damien Rouillier, victime du laxisme pratiqué envers la racaille qui pourrit notre Patrie. Et si ce billet peut contribuer à retrouver cette ordure de Zohire Zaafari, j’en serai plus que satisfait.

FDF

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Encore une « chance pour la France »…

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La police a mis un nom et un visage sur le suspect numéro un dans la mort de Damien Rouillier, ce motard des douanes décédé la semaine dernière pour avoir tenté d’intercepter des trafiquants de drogue sur l’A10. Il s’agit de Zohire Zaafari, né le 27 janvier 1981 à Beauvais dans l’Oise. Déjà connu des services de police pour des affaires de stupéfiants, il est suspecté d’être le conducteur de la BMW contre laquelle le motard des douanes a trouvé la mort. Le véhicule a été retrouvé abandonné avec quelque 400 kilos de résine de cannabis à son bord.

Le drame a eu lieu jeudi dernier 24 mars sur l’A10 vers 10h15 dans le sens province-Paris à l’entrée du département d’Indre-et-Loire, à hauteur de Nouâtre, alors que le motard du service des douanes de Poitiers poursuivait un « Go Fast », un de ces convois de véhicules puissants et ultra-rapides qui convoient de la drogue du Maghreb vers la partie Nord de la France.

Quatre complices présumés ont été interpellés peu après – dont deux demeurent eux aussi dans l’Oise, les deux autres étant domiciliés en Gironde – et le plan Epervier a été déclenché pour retrouver le suspect numéro un.

Agé de 38 ans, marié et père de deux enfants en bas âge, Damien Rouiller était aussi très impliqué dans la vie locale de Vivonne (Vienne), où il était conseiller municipal.


Source: [http://fr.novopress.info]

10/02/2011

Discrimination…

Il va falloir que l’on prenne tous des noms arabes. Ca marche à tous les coups…

FDF (alias Rachid…)

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Un caïd de la drogue exempté de peine!

Condamné par défaut en juillet 2008 par le tribunal correctionnel de Toulouse à 7 ans de prison pour trafic de drogue, Abdelkrim G., est passé dernièrement entre les mailles de la justice. 

Ce Marocain de 46 ans, considéré comme la tête de pont d’un vaste trafic de résine de cannabis entre la France et le Maroc devait être jugé fin janvier, en correctionnelle, à Toulouse. Un procès très attendu qui a finalement tourné court puisque le prévenu, contre toute attente, n’a pas été jugé.

Son avocat, Me Alexandre Martin, a fait voler en éclats toute la procédure, et son client, soupçonné d’alimenter la région toulousaine en résine de cannabis courant 2006, a quitté le tribunal sans la moindre condamnation. Déjà recherché pour les mêmes faits à Béziers, Abdelkrim G., localisé en Espagne, est extradé en France, été 2010 puis écroué, pour les faits commis sur le département de l’Hérault. Ayant eu connaissance de son arrestation, le parquet de Toulouse délivre un mandat d’arrêt européen à son encontre, en août 2010, alors que l’intéressé se trouvait déjà sur le sol français. La défense a fait valoir la nullité du mandat d’arrêt en l’absence des pièces du procès-verbal pour les faits reprochés sur l’affaire de Toulouse. Une procédure, selon Me Martin, entachée d’irrégularité. Fin janvier, Abdelkrim G. est donc reparti du tribunal, direction Béziers où il avait été condamné en septembre à 1 an de prison.

Source: http://www.ladepeche.fr/

16/12/2010

250 euros, la « kala », dans les banlieues…

Un « Uzi », plus rare…

J’écrivais hier qu’une « kala » se vendait 300 euros dans les zones à sous-merdes.  Bon;  apparemment, c’est 250. C’est peut-être un prix de gros. Où les soldes avant Noël? Enfin; c’est triste. Ca sent la guerre civile…

FDF

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30.000 armes illégales circulent dans les banlieues !

L’essor des gros calibres est souvent lié au trafic de drogue. Une kalachnikov se vend 250 euros.

«On nous expliquait que les kalachnikovs, très peu nombreuses en France, passaient surtout de main en main, mais il faut bien se rendre à l’évidence : plus on en saisit, plus on en voit surgir de nouvelles dans des affaires spectaculaires, de Paris à sa banlieue en passant par Lyon, Grenoble ou Marseille.» Au lendemain de deux attaques consécutives d’établissements bancaires en Seine-Saint-Denis – dont l’une, à Aulnay-sous-Bois, mardi, s’est soldée par des tirs de fusil d’assaut contre les policiers -, un préfet de haut rang fait ce pénible constat : les armes de guerre se diffusent de plus en plus dans l’Hexagone.

«Une kalach’ se vend autour de 250 euros au marché noir, un 357 Magnum ou un 11.43, prisés des chefs de gang, se cèdent pour environ 400 euros», assure un officier de police de la petite couronne parisienne. Mais combien d’armes au juste sont susceptibles de sortir de leurs caches pour servir dans des règlements de comptes, des tentatives d’intimidation ou d’authentiques braquages ? Dans les services spécialisés du ministère de l’Intérieur, le chiffre de 30.000 armes illégales circule sous le manteau. Une estimation réalisée d’après les saisies opérées par les services. Explication : «Les forces de l’ordre mettent la main sur environ 4000 armes par an, principalement en banlieue, or nous savons que l’essentiel du stock échappe à la police, qui ne saisit peut-être que 10 % à 15 % du total», estime un commissaire de la PJ.

Marseille et l’est de la région parisienne sont très touchés.

Sur ces quelque 30.000 armes donc, l’essentiel serait «constitué, selon lui, de fusils à pompe, souvent à canon scié, de carabines et armes de poing 22 long rifle, de 7,65 et autres petits calibres, auxquels il faut ajouter beaucoup de pistolets et revolvers 9 mm». «Les armes les plus lourdes, dit-il, comme les fusils d’assaut Kalachnikov, voire plus rarement les Uzi et autres armes de guerre employées par les grosses équipes de braqueurs, représentent sans doute autour de 15 % du stock, soit environ 4000 armes.» Suffisamment, en tout cas, pour justifier un renforcement des «opérations coups de poing» réclamées par le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, qui s’est rendu mardi soir sur le site de l’attaque de l’agence bancaire d’Aulnay pour soutenir ses policiers.

L’hôte de la Place Beauvau avait demandé l’an dernier aux préfets un état des lieux de la menace, département par département. Comme il fallait s’y attendre, Marseille se détache, mais aussi l’est de la région parisienne, Val-de-Marne et Seine-Saint-Denis en tête. Le ministre a depuis acquis la conviction que l’essor des armes de gros calibre est intimement lié à celui de la drogue. «Au moins 10 % des armes de guerre saisies par les services le sont dans le cadre d’affaires de stupéfiants», assure un expert de la sous-direction de la lutte contre le crime organisé à la PJ.

La Place Beauvau s’attend à une multiplication des hold-up à l’approche des fêtes, «les voyous ayant un penchant pour les voyages au soleil et les cadeaux coûteux», explique un limier du Quai des Orfèvres. «La nouveauté, s’inquiète-t-il, c’est que le petit loulou de cité a maintenant accès à un arsenal réservé jusqu’alors aux beaux mecs.» En clair : aux vrais durs.

Source: http://www.lefigaro.fr/

23/08/2010

Ils ne font pas dans la dentelle, les muzz du Tadjikistan…

Quand je vous dis que ce ne sont pas des gens fréquentables… Ceux-ci habitent un pays tout près de l’Afghanistan; pour info, comme ça, en passant…

FDF

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Tadjikistan: 25 détenus islamistes s’évadent d’une prison,

5 gardiens tués.



Vingt-cinq militants islamistes purgeant de longue peines notamment pour tentative de coup d’Etat se sont évadés d’une prison au Tadjikistan après avoir tué au moins cinq gardiens, ont annoncé lundi les autorités de ce pays d’Asie centrale voisin de l’Afghanistan.

« Dans la nuit de dimanche à lundi, un groupe de condamnés s’est évadé du centre de détention (à Douchanbé, la capitale) après avoir attaqué des gardiens et s’être emparé de leurs armes », a indiqué à l’AFP un responsable local.

« Un gardien a été tué, 25 détenus armés ont enfilé des tenues de camouflage et se sont échappés de la prison », a ajouté le responsable dans un communiqué.

Les prisonniers ont ensuite attaqué une maison d’arrêt du ministère de la Justice, située à proximité du centre de détention, « tuant quatre gardiens avant de prendre la fuite en voiture », selon le communiqué.

Ces « dangereux criminels à bord de quelques voitures ont quitté Douchanbé en direction de la vallée de Racht, dans l’est du Tadjikistan », d’où ils pourraient se rendre en Afghanistan, a indiqué de son côté le ministère tadjik de l’Intérieur.

Selon les autorités tadjikes, ces détenus appartiennent au Mouvement islamique de l’Ouzbékistan, considéré par Washington comme une organisation terroriste.

Ils avaient été arrêtés en juillet 2009 lors d’une attaque dans l’est du Tadjikistan où le gouvernement de cette ancienne république soviétique est confronté à des combattants islamistes. Ces militants ont été condamnés pour tentative de coup d’Etat et pour des trafics de drogue qu’ils organiseraient pour financer des attaques en Afghanistan et au Pakistan.

Une cellule de crise a été mise en place et les mesures de sécurité ont été renforcées sur toutes les routes du Tadjikistan, ainsi que dans les aéroports et les gares, afin de retrouver les évadés, a ajouté le ministère.

Le Tadjikistan, qui a une frontière poreuse de 1.340 km avec l’Afghanistan, est dans une situation fragile depuis l’accord de paix conclu en 1997 après la guerre civile entre le pouvoir et des combattants islamistes. Ce conflit, qui avait éclaté après le démembrement de l’URSS, a fait environ 150.000 morts.

source : corsematin.com