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16/12/2011

Tueur de Lièges: c’en était « une »…

Une quoi? Voyez sa photo et son nom… Une « chance pour la Belgique »…

FDF

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Le tireur de Liège était un spécialiste des armes, en plus…

Nordine Amrani.
Nordine Amrani.

  Nordine Amrani s’était vu retirer 9500 pièces d’armes qu’il détenait à son domicile. Connu des services de police, l’homme avait fait plusieurs séjours en prison et était en liberté conditionnelle.

Nordine Amrani, soudeur d’origine marocaine, est né le 15 novembre 1978. L’auteur de la tuerie de Liège avait été condamné en 2008 à 4 ans et 10 mois de prison pour détention d’un arsenal et culture de plus de 2000 plants de cannabis puis remis en liberté le 8 octobre 2010. Face aux interrogations du public, la justice a assuré mercredi que la loi, qui prévoit que la liberté conditionnelle peut être accordée lorsque les 2/3 de la peine ont été purgés, avait été appliquée.

L’homme avait en effet été acquitté en 2010 de sa condamnation pour détention d’armes, car il possédait les permis nécessaires. Selon son avocat, joint par la Dernière heure, «il était convenu que les armes soient transférées chez un armurier». Amrani, qui restait condamné pour la culture de cannabis, n’avait pas le droit de récupérer ses 9500 pièces d’armes. La justice devrait néanmoins lui verser la contre-valeur. D’après les médias belges, Amrani était un spécialiste des armes, qu’il savait réparer, et pour lesquelles il avait même fabriqué des silencieux.

Malgré son passé, rien ne laissait présager d’un tempérament violent, explique le procureur de Liège : «À aucun moment, dans les procédures judiciaires à son encontre, on n’a relevé un quelconque déséquilibre le concernant». Selon son avocat, Jean-François Dister, qui lui a parlé au téléphone peu avant la tuerie, son client était «nerveux» et «assez inquiet par la possibilité de retourner en prison».

«Une dent contre la justice»

Le matin de la tuerie, Nordine Amrani était en effet convoqué au palais de justice pour «une histoire de mœurs». Selon son avocat Jean-François Diester, «il semblait que ce nouveau dossier n’était pas d’une gravité extrême mais M. Amrani pensait qu’on lui en voulait. Il m’a expliqué qu’il avait été entendu dans une enquête d’enlèvement. D’après mon client, c’était un coup monté et on voulait lui nuire. M. Amrani avait une dent contre la justice. Il pensait avoir été condamné à tort pour certains faits.»

Né à Bruxelles et orphelin très jeune, le tueur était «un délinquant qui a, toute sa vie, connu des difficultés: le tribunal pour la jeunesse, le tribunal correctionnel, les cours d’appel, etc.», a résumé le procureur général. Selon son ancien avocat, le jeune homme a été «usé» par les différentes affaires judiciaires dans lesquelles il était impliqué et se sentait «harcelé» par les policiers.

Les policiers ont découvert mercredi que Nordine avait tué la femme de ménage de sa voisine, âgée de 45 ans, dans son immeuble de la rue Campine, avant de se rendre sur la place Saint-Lambert. Le corps a été découvert dans un hangar, attenant à son domicile, qu’il utilisait notamment pour la culture de cannabis. Les enquêteurs s’interrogent sur les raisons pour lesquelles le forcené a tué cette femme. Avait-elle découvert quelque chose de compromettant ou l’a-t-elle croisé au mauvais moment?

Après la tuerie, Nordine Amrani s’est suicidé d’une balle en plein front. Selon le procureur du roi, il n’aurait laissé aucun message. La radio RTL avait dans un premier temps parlé d’un mot laissé à sa compagne, accompagnée d’une importante somme d’argent. En l’absence de témoignage écrit, le mobile précis de la tuerie pourrait bien rester à jamais mystérieux.

Source: http://www.lefigaro.fr/