Francaisdefrance's Blog

10/06/2011

L’Europe est assise sur un volcan !!!

J’ai bien peur que ce ne soit pas une prophétie; mais une résultante inéluctable…

FDF

.


Abolition des frontières et uniformisation forcée : les deux dogmes fondateurs de la supranationalité européenne ont volé en éclats sous l’effet des flux migratoires et des réalités économiques.

Rumeurs récurrentes sur un départ imminent des Grecs de la zone euro ; réunions d’urgence à Bruxelles, visant à rétablir la possibilité de contrôles aux frontières intérieures de l’Union européenne, ce que le Danemark a décidé de faire le 14 mai, sans solliciter l’autorisation de quiconque… Quelques semaines auront donc suffi à faire en sorte que le lourd couvercle de certitudes officielles posé depuis près de vingt ans sur la marmite européenne saute sous la pression des faits.

Pour autant, les Grecs sont toujours dans l’euro, et les Italiens non moins habilités à délivrer aux Tunisiens des visas pour la France, selon les règles édictées, en 1985, par les accords de Schengen, élargis, au fil des traités, à vingt-quatre des vingt-sept membres de l’Union européenne plus trois États associés (Suisse, Islande, Norvège). Mais dans le cas de l’euro comme dans celui de la libre circulation des personnes, un même tabou vient de tomber : celui de l’irréversibilité de la construction européenne, édifice construit, précisément, sur le double dogme d’une norme s’imposant à tous, quelle que soit la situation particulière de chacun, et d’une disparition des frontières réputée conforme au “sens de l’Histoire”…

Le fait que la Commission de Bruxelles accepte de “discuter” de la révision des accords de Schengen ne signifie pas, naturellement, que ceux-ci seront modifiés (il faudrait pour cela non seulement que la France soit soutenue par une majorité qualifiée au Conseil européen, mais aussi que le Parlement de Strasbourg entérine la réforme, en vertu du principe de codécision). Mais c’est assurément une étape.

Le fait que les rumeurs succèdent aux rumeurs s’agissant de l’incapacité structurelle de certains pays de sacrifier aux disciplines de l’euro n’implique pas davantage que celui-ci vive ses derniers mois. Mais le fait même qu’une sortie puisse être envisagée (comme l’avait souhaité Valéry Giscard d’Estaing lui-même lorsqu’il avait rédigé, en 2003, son projet de Constitution européenne) démontre que les réalités commencent à contrebalancer les logiques technocratiques mises au point voici plus de vingt ans pour se soustraire au contrôle des peuples et de leurs représentants.

Cette dissimulation, voilà bien le péché originel de l’Europe qui s’est mise en place avec Schengen et Maastricht. Un secret que Valeurs actuelles fut le tout premier à dénoncer s’agissant de l’ouverture programmée des frontières. C’était en mai 1989 et Pierre Joxe lui-même, pourtant ministre de l’Intérieur, était à peine au courant de ce que nous révélions ! Voici le roman vrai de cette imposture dont le dernier acte est en train de se jouer, avec pour décor des États désarmés face aux pressions migratoires.

Tout commence en novembre 1988, quand le sénateur RPR Paul Masson, rapporteur du budget de l’Intérieur, voit son attention attirée, au détour d’une page, par la mention d’accords signés trois ans plus tôt à Schengen (Luxembourg) – le 14 juin 1985 – entre la France , l’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. Leur objet : rien de moins que de supprimer, à partir du 1er janvier 1990, les frontières physiques existant entre ces cinq pays, et transférer les contrôles qui s’y exercent à la périphérie du bloc ainsi constitué.

Quand l’Intérieur ignorait les projets du Quai d’Orsay

Outre l’énormité institutionnelle de ce que cela implique, Paul Masson en discerne d’emblée la principale conséquence : la France se situant à l’extrémité du continent européen et disposant, en sus, de la législation sociale la plus attrayante du monde, elle deviendra ipso facto le réceptacle naturel d’immigrés extra-européens ne sollicitant l’entrée chez nos voisins que pour obtenir un visa valable chez nous…

Aussitôt, le sénateur Masson écrit à Pierre Joxe pour lui demander de communiquer au Parlement le texte des accords de Schengen. « Conscient de la gravité du problème » mais, semble-t-il, aussi ignorant que lui des engagements pris par la France, le ministre de l’Intérieur l’« encourage » alors à s’y intéresser. Et le 16 mai 1989, Paul Masson révèle à Valeurs actuelles : « Nous avons découvert qu’une structure multilatérale exclusivement composée de fonctionnaires siège depuis quatre ans au Luxembourg… Nous avons découvert aussi que la France s’était engagée dans cette affaire à l’initiative du Quai d’Orsay sans qu’aucun de ses ministres des Affaires étrangères successifs [Claude Cheysson et Roland Dumas de 1984 à 1986 ; Jean- Bernard Raimond dans le gouvernement Chirac entre 1986 et 1988 ; à nouveau Roland Dumas depuis 1988, NDLR] ait cru bon d’informer de leurs travaux leurs collègues de l’Intérieur ou de la Justice. »

À l’origine de Schengen : les accords, non moins secrets, scellés le 17 juin 1984 entre François Mitterrand et Helmut Kohl, à Fontainebleau, en marge du sommet européen du même nom. Ceux-ci déboucheraient sur une “convention expérimentale” dite de Sarrebruck (13 juillet 1984), abolissant tout contrôle routier aux points de passage de la frontière franco-allemande… Convention ratifiée par un simple décret publié au Journal officiel le 1er août suivant, au creux de l’été et des vacances parlementaires !

Coïncidence ? « En deux ans, écrivions-nous en 1990, les chiffres de l’immigration turque ont explosé dans les départements français frontaliers de l’Allemagne… »

1984-1986 : c’est l’époque où, dans certaines HLM de Strasbourg ou de Mulhouse, le taux d’immigrés passe de 25 à 70 %; celle aussi où le Front national s’implante profondément en Alsace- Lorraine…

S’insurgeant contre le caractère confidentiel des accords de Sarrebruck, que le gouvernement de Jacques Chirac refusera de dénoncer en 1986, l’ancien premier ministre Michel Debré interpellait le secrétaire d’État aux Affaires étrangères, Didier Bariani, depuis son banc de l’Assemblée nationale, le 5 décembre 1986 : « Comment osez-vous appliquer de tels accords sans vous inquiéter de leur absence de ratification devant le Parlement ? Comment votre gouvernement peut-il concilier sa volonté affichée de réformer le code de la nationalité avec le laisser-faire dont il fait preuve à la frontière franco-allemande en matière d’immigration ? »

Ces questions sans réponse, le sénateur Masson (disparu en 2009) les reprendrait à son compte en 1990. Et, faute encore de réponse, jusqu’à la fin de son mandat en 2001…

Mais entre-temps, que de changements ! Enfin ratifiés en 1991 par le Parlement français (soit cinq ans après leur entrée en vigueur !), les accords de Schengen, devenus traité, étaient assortis d’une clause de sauvegarde permettant à un État de rétablir des contrôles à ses frontières nationales en cas de crise grave. À peine élu, Jacques Chirac ne se priverait pas de l’utiliser quand, confronté à la vague terroriste de l’été 1995, il s’agira pour lui de traquer (avec succès) les auteurs des attentats islamistes en multipliant les contrôles policiers…

Suite et source: http://www.valeursactuelles.com/dossier-d039actualit%C3%A9/dossier-d039actualit%C3%A9/l%E2%80%99europe-va-t-elle-exploser20110609.html

05/12/2010

La génération de l’échec…

A lire…
FDF

.

 

La génération de l’échec

La génération au pouvoir dans les pays européens depuis la fin du XXe siècle restera devant l’histoire comme la génération de l’échec. C’est la génération de Mai-1968, fille spirituelle des lanceurs de pavés, des fumeurs de joints et des idolâtres de Mao et de Che Guevara.
Car elle a tout raté sauf précisément parvenir à cumuler les pouvoirs médiatiques, culturels, politiques et économiques en Occident et en profiter. Mais quel usage a-t-elle fait de son pouvoir sans précédent ?

Elle prend le pouvoir au moment où l’Europe voit disparaître la menace soviétique et avec elle la coupure entre l’Est et l’Ouest : une chance historique pour notre continent de retrouver son unité et son indépendance. Mais nos soixante-huitards n’ont eu de cesse de se placer sous le giron des Etats-Unis et de l’OTAN. Nos pacifistes ont embarqué sans remords les Européens, transformés en valets d’armes américains, dans la guerre du Golfe, dans la guerre contre la Serbie, contre l’Irak, « contre le terrorisme » et envoyé nos soldats dans le guêpier afghan. Ils s’efforcent aussi d’isoler la Russie pour le plus grand profit des intérêts stratégiques américains.

L’Europe disposait d’atouts économiques puissants et en particulier de la perspective d’un grand marché préférentiel. Les soixante-huitards, à la remorque des Britanniques, nous ont précipités dans l’impasse du libre–échange mondialiste. Résultat : l’Union européenne est le seul espace économique au monde qui ne se protège pas, avec pour conséquence l’immigration de peuplement, le chômage structurel, la stagnation et l’explosion des charges sociales pesant sur la collectivité.

Au seuil du dernier quart du XXe siècle les Etats européens étaient solides, les finances publiques équilibrées et, le système politique, démocratique à l’Ouest. La génération de l’échec a sabordé en quelques années, sur l’autel de la supranationalité européenne, mille ans d’héritage européen : le respect des frontières, la suprématie de la loi, la maîtrise de la monnaie, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Résultat : elle a instauré un système post–démocratique reposant sur la coupure entre le peuple et la super-classe dirigeante et la réduction permanente des libertés pour les autochtones.

Et tout cela pour rien Car elle a aliéné nos libertés nationales au profit d’une entité sans forme qui n’est ni une fédération, ni une confédération, ni un Etat et qui ne sait même pas définir où est sa frontière ni qui est européen. Qui n’a pas le droit de venir en aide aux Etats en crise. Qui est un néant impolitique, impuissant et verbeux. L’Union européenne n’assure ni la prospérité, ni la sécurité, ni la liberté des Européens. Ce n’est qu’une bureaucratie, machine à détruire les identités et les libertés.

Les soixante-huitards ont ouvert les portes de l’immigration de peuplement au nom de l’idéologie des Droits de l’homme et de la repentance antiraciste. Ils pensaient enfin avoir trouvé un prolétariat à défendre ! Résultat : l’Europe est désormais confrontée au communautarisme, au problème noir et à l’islamisme, mais pour le plus grand bénéfice des entreprises transnationales dirigées par la génération de l’échec.

La génération de l’échec a présidé à la mise en place d’un système économique qui augmente les inégalités sociales, alors qu’elles se réduisaient au XXe siècle. Elle a démantelé toutes les institutions qui faisaient la société au nom du dogme de la libération de l’individu réputé libre dans un marché ouvert et des vertus de la dérégulation. Résultat : les sociétés européennes, réduites au marché, implosent. Les finances publiques des Etats européens sont aujourd’hui toutes en déficit car elles croulent sous les dettes et les charges sociales, conséquence du libre-échangisme mondialiste et de la dénatalité.

L’Europe disposait d’une culture riche, ancienne, vivante et rayonnante.
La génération de l’échec, au nom de l’avant-gardisme et de la révolution culturelle, a tout cassé. L’Europe s’est, certes, peuplée de musées mais c’est parce que sa culture a été tuée par la génération de l’échec, justement. Elle est morte et c’est pour cela qu’elle est remisée dans des vitrines. La génération de l’échec a instauré un nouvel académisme : celui de l’art déraciné marchand. Elle a ouvert la culture européenne à la déferlante des produits standardisés américains et à la tyrannie de l’anglais. Elle a laissé sombrer les écoles et les universités en imposant ses théories pédagogiques libertaires.

La génération de l’échec n’a aucune excuse. Elle n’a été confrontée ni à la guerre, ni à la décolonisation, ni à la misère. Elle a hérité, au contraire, d’un monde en paix, vivant dans l’aisance et l’espoir de lendemains encore meilleurs.
Au surplus elle est restée sourde aux inquiétudes qu’exprimaient de plus en plus fortement les peuples européens face aux orientations qu’elle faisait prendre à nos sociétés. Sa seule réponse a été le mépris, la répression et la censure des voix dissidentes. Car la génération de l’échec, du haut de sa prétention qui n’a d’égale que son inculture, prétendait posséder seule les secrets du bonheur et de la fin de l’histoire. Elle se dit cosmopolite mais en réalité elle ne connaît pas le monde ni sa géographie ni son histoire.

C’est une génération d’enfants gâtés, qui s’est comportée en héritier frivole qui dilapide le capital familial en menant grand train – le capital de tous les Européens.
Mais voici que les créanciers sonnent à la porte.
Et que s’avance le tribunal de l’Histoire.

Michel Geoffroy
25/11/2010

Correspondance Polémia – 02/12/2010

Image : « Mais que sont devenus ces joyeux drilles qui criaient à tue tête « CRS,SS ! » devant leurs aînés qui n’avaient connu que la Guerre ? En effet, quoi d’autre qu’une société ultra-libérale permet de jouir sans entraves et sans limites ? Ils ne furent jamais des révolutionnaires, ils sont devenus notaires, fonctionnaires ou publicitaires, ce qui ne constitue pas, au final, une trahison de leurs idéaux. Après tout, maintenant qu’ils ont réussi à changer la société, ils faut bien qu’ils en profitent » (Cyril Malerba http://librepaix.over-blog.net)

Michel Geoffroy

source : polemia.com