Francaisdefrance's Blog

20/05/2011

Pendant que les Strauss-Kahniens hurlent au complot…

Oumma.com s’y met aussi dans l’affaire DSK… Il faut dire que la brèche est largement ouverte. Et en outre, la dame en question est musulmane… Belle opportunité. Tiens? C’est marrant que la Halde, Sos Racisme et compagnie n’aient pas encore mis le nez dedans. Trop gros poisson, DSK; et puis, des ordres ont certainement été donnés…

FDF

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Nafissatou Diallo, la femme de chambre du Sofitel, ignorait qui était DSK…

Lu sur Oumma.com:

Redevenu simple justiciable, déchu de ses précieux passe-droits, face à une machine judiciaire américaine qui s’est mise en branle à la vitesse de l’éclair, le col blanc déviant, Dominique Strauss-Kahn, a vu s’effondrer en 48h son univers doré, au confluent de l’ivresse des cimes, de l’abus de pouvoir, et de l’assouvissement de désirs débridés.

Un univers, hors de l’espace temps et au-dessus des lois, dans lequel évoluait comme un poisson dans l’eau l’économiste bon teint et éminent, surprotégé par un entourage qui savait, qui veillait au grain, et qui, bien que le mettant récemment encore en garde contre ce que la gauloiserie française se plaît à taxer de « petite faiblesse » pour la gent féminine, se projetait néanmoins à travers lui aux plus hautes responsabilités de la France.

Le sérail politique, toutes sensibilités confondues, qui parle avec lyrisme du devoir d’exemplarité, et qui le dévoie constamment, ne pouvait décemment ignorer les notes de RG décrivant par le menu les pratiques sexuelles invétérées de l’ancien ministre. Cette même élite dirigeante, notamment socialiste, qui se dit incrédule et ne sort plus de l’état de sidération dans lequel l’a plongée l’arrestation de son homme providentiel.

Alors que la thèse farfelue du complot est sur toutes les lèvres, et entonnée en chœur par les Strauss-Kahniens – comble de l’hypocrisie ! – la compassion pour la victime présumée est muette, un silence assourdissant à l’égard d’une sans-grade, noire et musulmane de surcroît, qui a fait choir le grand homme.

Mais la malheureuse femme de chambre du Sofitel de Manhattan, qui aurait été sauvagement violentée par DSK, est faite de chair et de sang, répond au nom de Nafissatou Diallo, est d’origine guinéenne, et ignorait qui elle avait en face d’elle au moment des faits, comme le relate RMC.

Comment d’ailleurs, cette jeune mère courage, extrêmement bien notée par sa direction, aurait-elle bien pu connaître le patron du FMI, alors même que la personnalité de DSK, hormis les cercles d’initiés, était inconnue du grand public américain ?

Son meilleur ami, interviewé par RMC, et qui l’héberge aujourd’hui, insiste sur la stupeur qui a envahi Nafissatou Diallo quand elle a découvert, le soir de l’arrestation, à la télévision, l’identité de DSK. C’est même ce proche qui a dû lui expliquer l’importance de la personnalité politique française. Aujourd’hui, Nafissatou vit sous haute protection policière, dans un lieu tenu ultra-secret. Son confident décrit une femme traumatisée, en état de choc : « Elle a passé deux jours entiers à pleurer », a-t-il déclaré.

Autre point non négligeable qui démonte l’instrumentalisation de la conspiration pour tenter de sauver le « soldat DSK » : la jeune femme n’a pas formellement porté plainte, c’est le procureur qui est à l’origine des poursuites actuellement en cours contre le directeur du FMI, et pour lesquelles celui-ci ne risque pas moins de 74 années de prison.

Ce qui fut historiquement le Nouveau Monde est aujourd’hui une autre planète !

DSK encore « fumant », Hollande passe la surmultipliée…

On dit que les loups ne se mangent pas entre eux; ben si…

FDF

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François Hollande plane dans les sondages et accélère la campagne

DSK hors jeu, le président du conseil général de Corrèze fait la course en tête. Peu importe les attaques.

C’était à Bruxelles, le 5 mai 2011. François Hollande conversait avec un journaliste du Soir au siège du quotidien. Il racontait sa campagne : « Je suis seul en piste ! C’est parfait pour manoeuvrer mon avion. » À l’époque, le candidat déclaré à la primaire PS pensait vivre ses derniers moments de tranquillité. Bientôt Dominique Strauss-Kahn allait rentrer en France ; bientôt, l’ex-ministre de l’Économie, auréolé de son statut de patron du FMI, allait imposer au PS sa toute-puissance.

François Hollande s’était préparé. On allait lui reprocher son manque d’expérience : il répondrait que le premier secrétariat du PS, qu’il a occupé onze ans, vaut tous les ministères. On lui dirait qu’il ne fait pas le poids dans les sondages : il avancerait qu’il faut toujours se méfier d’une popularité trop flatteuse un an avant l’échéance…

Et puis, dans la nuit du 14 au 15 mai, à 2 heures du matin, ce coup de fil de l’AFP… Le destin de DSK vient de basculer à New York, et, par ricochet, le sien. Dans le camp Hollande on comprend immédiatement… « Innocent, pas innocent, la mécanique en marche est implacable. » DSK hors course, le président du conseil général de Corrèze s’impose comme le nouveau favori. Les sondages le donnent loin devant Martine Aubry et larguant complètement Ségolène Royal, Arnaud Montebourg et les autres…

Campagne de proximité

Ses proches l’admettent : « Le fait d’être favori, ce n’est pas la même chose que d’être challenger. Tout le monde est attentif à ce que l’on fait, à chaque geste, à chaque parole », relève l’un d’eux. Plus le droit à l’erreur, donc, mais on promet que cela ne change rien. « On avait fixé un cap, un thème, une méthode. On s’était lancé dans une campagne de proximité… On continue. » Voire on accélère…

Plus une case libre à l’agenda du mois à venir. Vendredi, Hollande sera à Dijon, dans la ville de son ami François Rebsamen, pour parler culture. Le soir, il doit assister au match Dijon-Boulogne-sur-Mer et rencontrer des journalistes sportifs à la mi-temps. Samedi, il sera à Flers, dans l’Orne. D’autres déplacements sont prévus, en Isère, à Périgueux, à Limoges. Et dimanche soir, il sera sur le plateau de TF1 à 20 heures. Un membre de l’équipe résume en une formule : « Il faut travailler pour la France et les Français. »

Lundi, il s’envolera pour Tunis, voyage deux fois reporté en deux mois. Mais cette fois, on ne recule plus. Car pour penser sérieusement à l’Élysée, Hollande doit peaufiner sa stature internationale actuellement peu impressionnante. « En Tunisie, il va porter la voix, la parole de la France dans un pays ami. La question sera : comment pouvons-nous aider aujourd’hui et demain pour assurer rapidement et le mieux possible la transition démocratique ?« , résume un proche.

« Il a fait le deuil de DSK en cinq minutes »

Au PS, on s’agace de cette agitation, on juge que Hollande profite de la situation. « Si certains n’ont pas la pudeur d’attendre quelques jours avant de se remettre en marche, nous on l’a », tacle un proche de Martine Aubry. « Il a fait le deuil de DSK en cinq minutes », lâche un autre. « Un coup de fil pour dire je suis désolé pour la famille, et il est reparti en campagne… » L’entourage de Hollande connaît les attaques. Il y répond : « Faiblesse du discours politique… »

Il sait pourtant que cela ne fait que commencer. Au PS, on laisse entendre ici et là que Hollande s’est lancé dans une opération récupération des strauss-kahniens orphelins. Et de tous ceux qui ne savent pas encore qui soutenir. « Il drague le moindre sous-secrétaire de section qu’il croise… »  (FDF: lui aussi???) Dans la période actuelle, un tel constat le fait passer pour un homme sans coeur. Un fidèle de Hollande s’insurge : « Vous allez être abreuvé de mesquinerie de cette nature… C’est totalement contre-productif… »

« Liberté supplémentaire »

« Contre-productive » aussi, voire « dramatique » selon ce proche, cette coalition qui pourrait naître derrière Martine Aubry contre Hollande. Une renaissance des « reconstructeurs » qui avaient permis à la maire de Lille de devenir première secrétaire en 2008. La patronne-candidate soutenue par Laurent Fabius, Bertrand Delanoë, toute l’aile gauche du PS représentée par Benoît Hamon et quelques strauss-kahniens farouchement opposés à Hollande, pourrait bien lui barrer la route de l’Élysée. « Bien sûr que l’on peut toujours le craindre… Mais on se dit qu’on n’y participera pas », dit-on simplement. « Et puis, c’est moins risqué qu’avant, on n’est pas dans une bataille de congrès, tous les Français peuvent voter. »

Retour à Bruxelles, le 5 mai. Avant l’affaire, on évoquait avec Hollande cette hypothèse d’une coalition contre lui. Il répondait : « Toute coalition donne à la personne qui en est la cible une liberté supplémentaire. Dans un congrès, ça vous empêche. Dans une primaire, ça vous stimule. »

Source: http://www.lepoint.fr/