Francaisdefrance's Blog

05/02/2012

Le document qui fait « BOUM! »…

Moi même (et pourtant…) j’ai du mal à y croire…

FDF

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Chers amis

Ci joint un document de wikistrike montrant que la droite travaille bien sur l’hypothèse d’une élection présidentielle sans Marine Le Pen, dénommée « Gamma » dans le document.

Bien lire le paragraphe « Pour action ».

Le document qui montre que la droite travaille bien sur l’hypothèse d’une absence de Le Pen à la présidentielle

L’un de mes associés a transmis en début de semaine cette note à l’un de ses interlocuteurs de la majorité. Ce document est intéressant car il révèle et justifie les initiatives en cours pour éviter que Marine Le Pen, identifiée comme « Gamma » dans ce document, ne puisse recueillir les 500 parrainages nécessaires à la présentation de sa candidature. C’est l’articulation entre enquête d’opinion et stratégie de communication qui mérite d’être observée ici.

B.C…

Par wikistrike.com

21/01/2011

Islamisation: à force de lâcher des concessions…

Regardez bien à droite de la plaque d’immatriculation du véhicule… Croyez-vous que c’est un montage photo???

FDF

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C’est de l’islamophobie obsessionnelle, soyons tolérants et accueillants, direz-vous?

Certes, la France ne mourra pas si quelques milliers de mousmées se promènent en burqa (ce qu’elles ne font pas dans leur pays d’origine).
Nul n’est obligé d’aller consommer des hamburgers hallal chez Quick, ni de manger hallal à la cantine, ni de se ravitailler au rayon hallal des supermarchés.
Nul n’est obligé d’assister à des prêches islamiques ou à la prière du vendredi, même s’ils ont lieu sur la voie publique avec l’autorisation de la préfecture.
La tolérance de fait dont bénéficient les polygames est normale dans une société respectueuse des traditions de chacun.
La présence de milliers de mosquées dans nos villes (même financées sur fonds publics) n’est pas insupportable, sauf si l’on habite à proximité. Il n’y a pas encore de muezzins.
Les 20% de recrues musulmanes dans nos forces armées ne pourraient constituer une gêne que si elles étaient engagées contre un pays islamique, ce que nous avons réussi à éviter jusqu’à présent, les incidents survenus étant encore rares.

L’effet cumulé de ces facteurs, parmi beaucoup d’autres qui sont de plus en plus prégnants dans la vie quotidienne des Français, s’inscrit néanmoins dans une stratégie dite des « petits pas » qui conduit la société française, insensiblement, à

L’ISLAMISATION.

30/12/2010

Le coq gaulois se transforme en chameau arabe; grave…

Islam : un danger bien réel…

 

La migration des musulmans dans les territoires non musulmans est une stratégie de conquête dans le but de répandre l’islam pour préparer le djihad. L’objectif est de transformer peu à peu la culture du pays d’accueil de façon à imposer progressivement la charia.

Le premier stade consiste à faire accepter des activités caractéristiques de l’islam : lieux de prières, fondation d’écoles coraniques, bibliothèques, enseignement de l’arabe,… autant d’activités qui semblent, de prime abord, raisonnables. La mosquée devient le centre de toutes les activités de la communauté, dont l’une des priorités consiste à aider les nouveaux arrivants. Les non musulmans ne perçoivent pas le danger de cette première étape. Pour eux, les mosquées ne sont que des lieux de culte comparables aux églises.

Lorsque la communauté s’est suffisamment soudée, commence alors la lutte pour obtenir un statut spécial et l’application de la charia.

Les changements du code vestimentaire deviennent de plus en plus nets. On passe du port du hidjab au port du niqab dans les lieux publics, puis à l’abolition de la mixité dans les lieux publics, puis à l’abolition de la mixité entre hommes et femmes musulmans et finalement à la séparation des musulmanes et des non musulmanes. Petit à petit, la population indigène finit par s’habituer à ce qu’elle croit être des applications sans conséquence de la religion. Elle consent aux exigences de séparation entre hommes et femmes dans les lieux publics ou dans les lieux de travail, dans les écoles et les universités, ainsi qu’aux demandes de repas hallal, à l’interdiction du porc ou à l’ajout de fêtes musulmanes au calendrier. Or, toutes ces exigences empilées contribuent à donner un statut à la communauté musulmane, la rendant de plus en plus séparée et distincte. Au début, ces pratiques sont présentées comme des accommodements sans inconvénient avec l’islam, s’y opposer étant aussitôt qualifié de discriminatoire. Les musulmans commencent à demander l’abolition de la mixité à certaines heures dans les piscines et les salles de gymnastique, à exiger qu’on n’oblige pas les femmes à dévoiler leur visage pour prendre des photos pour le permis de conduire, à refuser de manipuler ou de transporter des produits contenant de la viande non hallal, etc.

Le but est d’habituer le pays d’accueil aux particularismes des musulmans, à leurs coutumes, à leurs fêtes, à leur code vestimentaire, leur nourriture. Bientôt, l’identité musulmane se durcit au fur et à mesure que les musulmans gagnent du pouvoir grâce à leur expansion démographique. Les mosquées, les écoles, les clubs leur média et leurs organisations se multiplient. La doctrine de la «  taqiya » – mensonge et dissimulation stratégique – prend de plus en plus d’importance. Les mahométans cachent leurs objectifs en les faisant passer pour des revendications religieuses légitimes. Petit à petit, ils arrivent à modifier en profondeur la culture du pays d’accueil. Lorsque la croissance des communautés musulmanes s’étend sur tout le territoire, leur poids politique aussi : on multiplie les pressions sur les députés pour qu’ils autorisent les tribunaux islamiques : c’est ce qui s’est passé en Angleterre où coexistent maintenant deux systèmes de jurisprudence. Une fois que la charia est autorisée, les musulmans occidentaux doivent se conformer à ses prescriptions plutôt qu’aux lois en vigueur dans les pays d’accueil. Et puis on constate une augmentation des quartiers ou secteur réservés aux musulmans. De telles zones existent partout en Europe.

Voilà la stratégie de conquête de l’islam : miner les cultures et les valeurs des pays non musulmans et les remplacer par celles de la charia.

L’importance de plus en plus évidente de masses mahométanes installées a des implications sans fins. Une transformation sociologique s’opère et le coq gaulois se transforme en chameau arabe, ce qui génère de lourds défis. Une partie importante de la population souscrit à des thèses insolubles dans le moule occidental, et il y aura tôt ou tard un prix à payer.

C’est un des enjeux culturels majeurs que la société française devra affronter, et si possible gagner, dans les prochaines années.

source


04/12/2010

« Réformer le programme d’histoire enseigné dans les écoles françaises. »

Minorités… Quand on pense que les Etats Unis ne sont composés que de « minorités »… C’est grave. Alors ça, c’est à lire…

FDF

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Exclusivité Défrancisation

Document Wikileaks : l’ambassade des États-Unis à Paris développe une stratégie d’engagement pour les minorités afin de promouvoir ses intérêts nationaux. Ce document diplomatique exceptionnel et classé confidentiel qu’un lecteur nous a fourni décrit la stratégie utilisée en France par l’ambassade américaine pour développer la discrimination positive et le métissage afin je cite « de promouvoir les intérêts nationaux américains ». La partie pratique se découpe en 7 étapes appelées « Tactiques », toutes détaillées dans ce document datant de janvier 2010.


Un immense merci à San Juan, CB, Monsieur L, Hychtwn et Parpaillot.
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Document Wikileaks
Ambassade américaine de Paris / Stratégie d’engagement pour les minorités

C O N F I D E N T I A L SECTION 01 OF 04 PARIS 000058
FM AMEMBASSY PARIS
TO RUEHC/SECSTATE WASHDC PRIORITY 8075

De plus, nous continuerons et renforcerons notre travail avec les musées français et les enseignants pour réformer le programme d’histoire enseigné dans les écoles françaises.

1. Préambule : restant fidèle à l’histoire unique de la France et de ses traditions, l’ambassade de Paris a créé une stratégie d’engagement pour les minorités qui englobe, entre autres groupes, les populations musulmanes françaises et répond aux objectifs du REFTEL A. Notre but est de motiver la population française à tous niveaux à augmenter ses efforts en vue d’atteindre ses propres idéaux égalitaires, et donc de promouvoir les intérêts nationaux américains. Alors que la France est à juste titre fière de son rôle phare en matière de démocratie et de champion en droits de l’homme et du respect des lois, les institutions françaises ne se sont pas révélées être assez flexibles pour s’ajuster à une démographie de plus en plus hétéroclite. Nous pensons que si la France, à long terme, ne propose pas assez d’opportunités et ne reflète pas fidèlement la représentation politique de ses minorités, elle deviendra un pays plus faible et plus divisé, peut-être plus enclin à des crises et à un repli sur soi, et donc un allié moins intéressant. Pour encourager les efforts français à supprimer les discriminations envers les minorités, nous nous engagerons dans un discours positif, montrerons clairement le bon exemple, mettrons en place une stratégie agressive de communication envers les jeunes, encouragerons les discours modérés, propagerons les meilleurs pratiques, approfondirons notre compréhension des causes fondamentales d’inégalités en France. Nous regrouperons aussi les efforts des différentes sections de l’ambassade, en visant des dirigeants influents dans notre entourage proche, et évaluerons à la fois des indicateurs concrets et abstraits du succès de notre stratégie.

Contexte : La crise de la représentation en France

2. La France a depuis longtemps été une championne dans le domaine des droits de l’homme et du respect des lois, à la fois sur son territoire national et à l’étranger, et se perçoit avec raison comme un leader historique au sein des nations démocratiques. Cette histoire et cette perception nous serviront très bien lorsque nous mettrons en œuvre la stratégie détaillée ici, dans laquelle nous presserons la France de mieux appliquer les valeurs démocratiques qu’elle défend. Cette stratégie est nécessaire parce que les institutions françaises ne se sont pas montrées assez flexibles pour s’ajuster à la démographie de plus en plus hétéroclite. Très peu de minorités tiennent des postes de dirigeants au sein des institutions publiques françaises. Comme le chantre de la diversité du président Sarkozy, Yazid Sabeg, l’a dit à l’ambassadeur Rivkin en décembre, l’Assemblée Nationale « sert de miroir de la crise de la représentation en France » (REFTEL B). L’Assemblée Nationale, parmi ses 577 députés, compte un seul représentant noir de métropole, mais ne possède pas de députés d’origine arabe ou musulmane, alors que cette minorité représente approximativement 10% de la population. Il y a deux sénateurs musulmans (sur 343), mais pas de noirs, et seulement quelques sénateurs proviennent de minorités ethniques ou religieuses. Sabeg a également noté qu’aucun des 180 ambassadeurs français n’est noir, et seulement un est de descendance nord-africaine. Malgré la nomination par Sarkozy de ministres comme Rachida Dati, Fadela Amara et Rama Yade, les minorités sont toujours tenues à l’écart des institutions publiques. Dans les média français la couleur reste en majorité le blanc, avec quelques modestes avancées dans la représentation à la caméra lors des journaux télévisés. Parmi les grandes écoles françaises, nous n’avons que l’exemple de Sciences Po qui a pris des mesures sérieuses pour intégrer les minorités. Bien qu’un peu mieux représentées dans les organisations privées, les minorités de France dirigent peu d’entreprises et de fondations. La réalité de la société française défie donc les idéaux égalitaires de la nation. La politique élitiste et « familiale » est toujours de mise dans les institutions publiques, alors que l’extrême droite et les tendances xénophobes regroupent une petite (mais parfois influente) minorité. Ce document va explorer d’autres origines des barrières sociales, politiques et économiques qui empêchent le développement des minorités en France.

3. La France subit des conséquences néfastes alors que ses institutions dirigeantes n’arrivent pas à représenter la composition de la population. Nous pensons que la France n’a pas bénéficié totalement de l’énergie, de la motivation et des idées de ses minorités. Malgré certaines assertions françaises de servir de modèle d’assimilation et de méritocratie, des inégalités indéniables ternissent l’image globale de la France et diminuent son influence à l’étranger. A notre avis, un échec non corrigé d’amélioration des opportunités et de fournir une représentation politique fidèle de ses minorités peut faire de la France un pays plus faible et plus divisé. Les conséquences géopolitiques de cette faiblesse et division affecteront négativement les intérêts américains, car nous avons besoin de partenaires forts au coeur de l’Europe pour nous permettre de promouvoir les valeurs démocratiques. De plus, l’exclusion sociale a des conséquences pour la France, incluant l’aliénation de certaines parties de la population, ce qui peut alors contrecarrer nos efforts pour combattre les réseaux mondiaux d’extrémistes violents. Une politique française développée et intégrée nous servira à promouvoir nos intérêts dans la propagation de la démocratie et améliorera la stabilité mondiale.

Une stratégie pour la France : nos objectifs

4. Le but principal de notre stratégie de sensibilisation des minorités est d’engager la population française à tous niveaux à réaliser ses propres idéaux égalitaires. Notre stratégie comporte trois grandes cibles : (1) la majorité, particulièrement les élites, (2) les minorités, avec une attention particulière à leurs dirigeants, (3) la population générale. En employant les sept tactiques décrites ci-dessous, nous visons à (1) améliorer la perception, parmi les élites françaises, des bienfaits de l’amélioration des opportunités et des coûts du maintien du statu quo ; (2) améliorer les compétences et renforcer la confiance des dirigeants des minorités qui cherchent à augmenter leur influence ; (3) communiquer à l’ensemble de la population que nous admirons particulièrement la diversité et le dynamisme de sa population, en mettant en avant les avantages à profiter de ces bienfaits en améliorant les opportunités pour tous.
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Tactique 1 : S’engager dans un discours positif

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5. Premièrement, nous focaliserons notre discours sur le problème des discriminations. Lorsque nous nous exprimerons en public sur la communauté des démocraties, nous mettrons en avant, parmi les qualités de la démocratie, le droit d’être différent, la protection des droits des minorités, la valeur de l’égalité des chances, et l’importance d’une représentation politique fidèle. Lors des rencontres privées, nous poserons délibérément des questions sur l’égalité des chances en France à des haut-dirigeants qui ne sont pas issus de minorités. Plutôt que de se retirer des discussions qui impliquent les deux vaches sacrées de France (la laïcité et le communautarisme), nous demanderons directement aux dirigeants français le rôle que pourrait jouer leur terminologie et leurs concepts intellectuels dans la promotion (ou la diminution) de l’égalité des chances. Nous nous efforcerons de montrer les coûts pour la France de la sous-représentation des minorités, en mettant en évidence les bénéfices que nous avons accumulés avec le temps, en travaillant dur pour supprimer les différents problèmes rencontrés par les minorités américaines. Nous continuerons à adopter, bien sûr, une attitude humble par rapport à notre propre situation aux Etats-Unis, mais continuerons néanmoins à souligner les bénéfices innombrables venant d’une approche proactive à une grande inclusion sociale, complémentant nos partenaires français sur toute mesure positive qu’ils prennent. De plus, nous continuerons et renforcerons notre travail avec les musées français et les enseignants pour réformer le programme d’histoire enseigné dans les écoles françaises, pour qu’ils prennent en compte le rôle et les perspectives des minorités dans l’histoire de France…

Suite et source: http://www.defrancisation.com/

07/10/2010

Etat des lieux de la démographie occidentale et de l’immigration musulmane…

Pas très rassurant…

FDF

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« Un jour, des millions d’hommes quitteront l’hémisphère sud pour aller dans l’hémisphère nord. Et ils n’iront pas là-bas en tant qu’amis. Parce qu’ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront avec leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire. »


Houari Boumedienne président algérien,  discours à l’ONU en 1974.

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Le monde change : réveillez-vous !


http://www.youtube.com/watch?v=Hzus85ToHLg&feature=player_embedded

06/09/2010

L’Irak, sept ans et demi après…

Très bonne analyse… Je recommande.

FDF


Par Albert Soued, écrivain, http://soued.chez.com pour www.nuitdorient.com

6 septembre 2010

Dans l’empire ottoman, au 19ème siècle, les Arabes pauvres de Mésopotamie, entre le Tigre et l’Euphrate se sont convertis en masse à la shia’h, sous l’influence du voisin, l’Iran. Depuis son indépendance en 1921et le rattachement du Kurdistan en 1925, jusqu’à l’intervention de la coalition américaine en 2003, l’Irak est peuplé d’une majorité shiite (60%), avec 2 fortes minorités sunnite et kurde et il est gouverné par la minorité sunnite. Avec la dictature de Saddam Hussein de 1979 à 2003, la minorité sunnite gouvernante a été souvent recrutée dans le fief du chef, la province de Tikrit.

Saddam Hussein est venu au pouvoir grâce à l’armée et au parti Baath, parti nationaliste et laïc. Pour qu’il puisse se maintenir au pouvoir, durant une grande partie de son règne, Saddam Hussein a pratiqué d’une main de fer la « thai’fiyah », c’est-à-dire le nationalisme irakien non confessionnel, interdisant tout discours communautaire et toute activité sectaire.

On était d’abord Irakien, ensuite Musulman, ensuite appartenant à telle tribu, ou à telle famille.  Ainsi pendant de nombreuses générations « les sunnites » formaient les classes dirigeantes du pays, sans apparaître comme tels, puisqu’un sectarisme caché de fait était de rigueur. Vers les années 90, au moment où l’Islam conquérant du jihad et de la « oumma » (nation musulmane) se répandait dans le monde, notamment depuis que le voisin persan, devenu une république islamique, a montré ses velléités de domination, Saddam Hussein a commencé à islamiser ses institutions, l’éducation et le culte, en construisant des mosquées et des « madrassas » (écoles religieuses).

Les Américains ont mis fin à la prééminence sunnite, en démantelant la police et l’armée et en interdisant le parti Baa’th, faisant l’erreur de congédier tout l’encadrement compétent qui faisait marcher le pays et qui n’était nullement favorable à Saddam Hussein, ni forcément au parti Baa’th. De plus, cet encadrement essentiellement laïc pouvait s’ouvrir plus facilement aux notions de démocratie, de liberté et de respect de l’autre. Plus d’un million d’Irakiens techniquement compétents et souvent de potentiels investisseurs ont dû fuir leur pays, allant se réfugier en Jordanie pour les uns ou en Syrie pour les autres.

Le régime de Saddam Hussein s’est effondré en un clin d’œil parce qu’il était haï aussi bien par les Kurdes pourchassés et la majorité shiite défavorisée que par les supposés soutiens du pouvoir de Saddam Hussein, les Arabes sunnites.

Du fait de leur erreur politique, les Américains ont dû reconstruire, à partir de rien et dans les pires conditions, toute la police, toute l’armée et toute l’administration d’Irak. Et ce n’est pas terminé, malgré la promulgation de l’amnistie en 2008, permettant de recruter des anciens cadres sunnites, même affiliés au Baath. A leur avantage, les Américains ont donné aux citoyens irakiens le goût des élections libres et non truquées, de la pluralité et des institutions démocratiques.

L’insécurité provient surtout de cette erreur de gestion de l’après-guerre qui a permis aux laissés pour compte sunnites de l’armée et de la police de s’attaquer aux banques et aux institutions financières et de se constituer en milices agressives, s’étant emparé de stocks d’armes et d’explosifs.

Al Qaeda en a profité pour infiltrer, avec la complaisance de la Syrie, des vétérans de l’Afghanistan, des soldats de la terreur venant surtout d’Arabie, du Yémen et d’Algérie. Pour imposer ses desiderata à l’Irak, l’Iran a formé et armé des milices shiites, qui interviennent sur ordre. En 2006, on avait atteint le nombre de 100 morts civils/j du fait des attentats terroristes, exécutés par une milice ou l’autre, sans compter les pertes de l’armée américaine qui dépassent les 4000.

Les excès de ces milices ont été à l’origine des succès de la contre-attaque du général Petraeus en 2008/9. En effet grâce à l’aide de la population excédée, grâce à la coopération des tribus qui ont été protégées par l’armée, grâce à des offensives massives et ponctuelles dans les zones où les milices étaient concentrées, Petraeus a eu raison d’elles. En 18 mois, les pertes ont été divisées par 10.

Or depuis que Petraeus a été promu responsable de l’Asie et depuis que le président américain a annoncé le retrait progressif des troupes américaines d’Irak, les attentats ont repris, sans jamais atteindre leur niveau de 2006 (moitié moins d’actes hostiles et 1/3 des décès par attentats). Qu’en est-il ? Ce sont toujours les mêmes factions qui agissent pour le compte de l’Iran (Force al Qods surtout) ou d’al Qaeda, ou bien des vengeances sectaires ou tribales. Pourtant la Syrie contrôle de plus en plus ses frontières, limitant les passages à une dizaine d’hommes-suicide par mois. Cela suffit pour renforcer l’insécurité dans la capitale, à Mossoul ou à Kerbala.

Les élections législatives en mars 2010 ont contribué à la recrudescence des attentats contre les civils. Et contrairement à celles de 2005, lors de celles-ci les sunnites n’ont pas boycotté le scrutin, présentant nombre de candidats sur des listes diverses. Les listes shiites étant également nombreuses et divisées, aucune majorité cohérente ne s’est dégagée du scrutin, et aucun gouvernement n’a réussi à se former depuis cette date. Le 1er ministre sortant, le shiite Nouri al Maliki expédie les affaires courantes, tout en espérant demeurer à son poste.

Pourtant la sensibilité sunnite est aujourd’hui au centre de l’échiquier politique, puisque le chef du bloc irakien (al I’rakiya), le laïc et shiite Iyad Allaoui, regroupant une coalition sunnite/shiite, a obtenu le plus de sièges, soit 91 sur 325, nombre insuffisant pour gouverner. Pour ces deuxièmes législatives, Nouri al Maliki a pris la tête d’une nouvelle formation dépassant elle aussi la communauté shiite, l’Alliance pour l’Etat de Droit, qui a eu moins de succès que prévu (89 députés). Il s’est donc allié avec l’Alliance Nationale Irakienne, arrivée en 3ème position (70 députés) qui englobe la mouvance de Moqtada al Sadr (40 députés), proche de l’Iran (2). Pour avoir une majorité de gouvernement (163 députés), il faudrait qu’il rallie aussi la coalition kurde (43 députés). A cela se sont ajoutés des accusations de fraude et de nouveaux décomptes des voix et une possible invalidation d’élus soupçonnés d’avoir appartenu au parti Baa’th. La Cour Suprême Irakienne devra trancher les litiges.

Le guide spirituel de la communauté shiite, Ali al Sistani — qui intervient rarement en politique — a appelé pourtant les partis à « accélérer la constitution d’un gouvernement capable d’assurer la sécurité et la stabilité« .

Un ancien exilé aux Etats-Unis, Ahmed Chalabi qui avait beaucoup déçu les Américains pour ses informations douteuses et ses mauvais conseils (3), tente aujourd’hui sa chance à nouveau, servant d’intermédiaire entre les partis, sans que l’on sache s’il facilite la négociation ou s’il l’embrouille. Il chercherait plutôt à se hisser à la tête du pouvoir.

Bien que doté de structures démocratiques plus ou moins adaptées au contexte socio-culturel, l’Irak ne semble pas encore avoir les hommes responsables ayant la mentalité adéquate pour mettre en marche ces structures.

D’après Karim Pakzad, spécialiste de la région à l’Iris (Institut des Relations Internationales et Stratégiques), il y a place pour l’optimisme, parce qu’après le départ des troupes étrangères, pas toujours appréciées, les Irakiens vont se ressaisir par simple « honneur national » ou par défi, profitant de la démocratie qu’on leur a laissée pour s’auto-gouverner. Il n’est pas sûr néanmoins que l’Irak ne sombre pas dans le chaos ou dans le giron iranien, l’avenir politique et sécuritaire de ce pays rénové dépendant de la lutte pour l’hégémonie régionale entre l’Iran shiite et l’Arabie sunnite.

Notes


(1) A fin août, les dernières brigades de combat ont quitté l’Irak et il ne reste plus que 50 000 hommes cantonnés à la périphérie des villes, hors des zones à risques, sécurisées par les troupes irakiennes. Mais ils sont prêts à intervenir à la demande des Irakiens. A fin 2011, ils ne seront plus que 10 000. Forte de 200 000 hommes l’armée nationale n’est pas encore capable d’assurer la sécurité totale du pays. Il lui faudrait encore 2 ou 3 ans.

(2) L’Iran finance 2 partis shiites, le mouvement de Moqtada al Sadr, à concurrence de 8 millions $/mois et le Suprême Conseil Islamique d’Irak pour 9 millions$/mois.

(3) Ahmed Chalabi est à l’origine de l’information sur l’existence des armes de destruction massive en Irak et il a fortement contribué au renvoi des cadres de l’armée et de la police baa’thiste. Il a contribué au jeu sectaire, sinon à la guerre civile. Pour le général américain Roy Odierno, il serait compromis avec un des éléments les plus radicaux d’Iran, le commandant de la force al Qods, Kassem Souleimani.