Francaisdefrance's Blog

23/11/2011

Les Tunisiens vont regretter leurs dictateurs…

La révolution du jasmin prend un goût amer. Il fallait être niais pour ne pas s’en rendre compte…

Le voilà qui s’autoproclame « calife », cet intégriste de Jebali.

« Niqués », les Tunisiens (comme on dit dans nos banlieues)…

FDF

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Jebali était censé représenter le visage rassurant et modéré du futur gourvernement islamiste tunisien, en charge notamment de convaincre les touristes de revenir  afin de relever le pays.

Calife à la place du calife…

Lors d’un meeting populaire  qui se tenait aujourd’hui à Sousse, Hamadi Jebali  du parti Enahdha, qui sera sans doute le prochain Premier ministre tunisien, a annoncé que lui et son parti seront  ”le 6 ème calife islamique bien guidé”, promettant aussi que ce califat tunisien, illuminera le monde, comme l’a fait la révolution de jasmin!

Le Califat est un terme qui désigne le premier système gouvernemental établi dans l’Islam et représente l’unité politique de l’ensemble de la  Oummah (communauté) musulmane. À sa tête,  se trouve le calife, un monarque, le plus souvent choisis parmi les imams les plus pieux.

Il a également promis que Jérusalem sera libérée de l’occupation juive. Le processus de libération commencera par l’établissement du califat tunisien! Puis, désignant une invitée palestinienne présente à la réunion il a déclaré : “la présence de notre sœur est un signe divin de Dieu. La libération de Jérusalem commence ici. Je serai le sixième calife vertueux”.

Source: http://www.bivouac-id.com/

25/10/2011

Tunisie: les islamistes veulent s’allier avec la Gauche !

Tiens! C’est marrant; en France, c’est le contraire: ce sont les « gens » de Gauche qui accueillent les islamistes à bras ouverts (Je vous cite des noms? Pas la peine, hein ?). Voyez ce qui nous attend si en 2012… 

FDF

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Meeting d'Ennahda à la cité populaire d'Ezouhour, à  Sousse, avec le secrétaire général du parti, Hamadi Jebali.

Meeting d’Ennahda à la cité populaire d’Ezouhour, à Sousse, avec le secrétaire général du parti, Hamadi Jebali.Nicolas Fauqué / http://www.imagesd

Les islamistes en tête, suivis de deux partis de gauche : le visage de la future Assemblée constituante tunisienne s’esquissait lundi 24 octobre, au fur et à mesure des résultats annoncés par les partis, au lendemain d’un premier scrutin historique, neuf mois après la révolution tunisienne. Les résultats définitifs et officiels ne devaient pas être annoncés avant mardi par la commission électorale (ISIE) mais les premières tendances et déclarations confirmaient l’avancée d’Ennahda, attendue.

Le parti islamiste a immédiatement lancé un message pour « rassurer » les partenaires économiques de la Tunisie. « Nous espérons très rapidement revenir à la stabilité et à des conditions favorables à l’investissement », a déclaré Abdelhamid Jlassi, directeur du bureau exécutif.

« Nous respecterons les droits de la femme sur la base du code de statut personnel et de légalité entre les Tunisiens quels que soient leur religion, leur sexe ou leur appartenance sociale« , a ajouté Nourreddine Bhiri, membre de la direction du parti islamiste, en guise de réponse aux craintes du camp laïque.

>> Lire les réponses de Hamadi Jebali, secrétaire général d’Ennahda, aux internautes du Monde.fr, le 18 octobre : « L’essentiel est de respecter les libertés. »

ALLIANCE AVEC LES PARTIS LAÏCS

Au lendemain d’un scrutin marqué par une forte mobilisation, les islamistes ont été les premiers à annoncer leurs propres estimations : « environ 40 % des voix », a déclaré Samir Dilou, membre du bureau politique du mouvement. Soit au moins 60 sièges sur les 217 que comptera la future Assemblée constituante, a précisé un autre dirigeant du mouvement. Lundi soir, le directeur de campagne d’Ennahda (Renaissance), Abelhamid Jlassi, annonçait que le décompte des voix dépouillées jusqu’ici, affiché devant chaque bureau de vote, créditait le parti de 30 % des suffrages.

Considérés depuis plusieurs mois comme les grands favoris du scrutin, les islamistes, durement réprimés sous Ben Ali, feront, si ce résultat se confirme officiellement, leur entrée par la grande porte sur la scène politique tunisienne. Conscient qu’il doit nouer des alliances pour gouverner, le parti Ennahda a annoncé dès lundi soir qu’il était prêt à s’allier avec les deux partis de gauche qui se disputent la deuxième place : Ettakatol, emmené par le médecin et ancien opposant Mustapha Ben Jaffar, et le Congrès pour la république (CPR) de Moncef Marzouki.

« Nous sommes prêts à former une alliance avec le Congrès pour la république de Moncef Marzouki et l’Ettakatol de Moustapha Ben Jaafar puisque leurs opinions ne sont pas éloignées des nôtres et que ces deux partis ont obtenu un grand nombre de suffrages », a dit à Reuters Ali Larayd, membre du comité exécutif d’Ennahda. Selon les dirigeants d’Ettakatol, leur parti « arrivera en deuxième ou troisième position », avec « autour de 15 % des suffrages ».

>> Voir notre reportage interactif : « Paroles d’électeurs et de candidats »

Le CPR a réalisé une percée surprise, obtenant entre 15 et 16 % des voix, selon des estimations. « On espère être les seconds », a déclaré Moncef Marzouki, ancien opposant à Ben Ali longtemps exilé en France. Moncef Marzouki a démenti avoir pactisé avec les islamistes avant le vote, assurant qu’il n’y avait pas eu « d’alliance avant le vote », tout en se disant « absolument dans l’optique d’une participation à un gouvernement d’union nationale ».

RÉSULTATS DÉFINITIFS MARDI

Les Tunisiens ont élu dimanche une Assemblée constituante dont les 217 membres devront rédiger la nouvelle Constitution du pays et former un nouveau gouvernement provisoire avant des élections législatives et présidentielle prévues l’année prochaine. Aucun résultat officiel n’avait été publié lundi dans la soirée à l’exception du vote des Tunisiens de l’étranger, qui votaient avant dimanche. Sur les 18 sièges concernés, Ennahda en obtient 9, le Congrès pour la république 4, Ettakatol 3, le Pôle démocratique moderniste (gauche) 1 et la Liste pour la liberté et le développement (centre) 1.

La surprise est venue en revanche de la défaite du Parti démocrate progressiste (PDP, centre gauche), formation historique qui s’est posée pendant toute la campagne comme principale force alternative à Ennahda.

Laminé avec entre 8 et 10 % des voix selon les estimations non officielles, le PDP, fondé par Ahmed Néjib Chebbi, a pris acte de sa défaite. « Les tendances sont très claires. Le PDP est mal positionné. C’est la décision du peuple tunisien. Je m’incline devant ce choix. Je félicite ceux qui ont obtenu l’approbation du peuple tunisien », a déclaré la chef de ce parti, Maya Jribi. « Nous serons toujours là pour défendre une Tunisie moderne, prospère et modérée », a-t-elle poursuivi, estimant que le pays « était en train de vivre un tournant ».

Source: http://www.lemonde.fr/