Francaisdefrance's Blog

17/12/2010

Albi: chroniques de la délinquance ordinaire…

Ca devient malheureusement du « fait divers »… Mais il ne faudra pas que ça dure.

FDF

.

Albi. Violemment agressés pour une cigarette!

Albi. Violemment agressés pour une cigarette

« Tu as une clope ? – Non, je ne fume pas. » De ce dialogue banal, on est passé à une scène digne d’un film d’horreur, mercredi, vers 16 h 30, sur le skate-park du Castelvieil à Albi. Agés de 15 à 17 ans, six fugueurs du foyer Saint-Jean ont quémandé une cigarette à deux adolescents paisibles âgés de 14 ans, qui ont eu le malheur de se trouver là.

«Tu as les dents jaunes, tu fumes, tu nous mens»

Sa réponse négative n’ayant pas convaincu, l’un d’eux s’est vu contraint d’ouvrir la bouche, comme au temps des esclaves.

«- Tu as les dents jaunes. Tu fumes. Tu nous mens », l’a apostrophé un des meneurs de la bande. Ce fut le signal d’un déchaînement de violence à l’encontre des deux gamins. S’appuyant sur les mains, dans un mouvement pivotant, un des agresseurs a frappé des deux pieds au visage un des deux garçons. Une fois les victimes à terre, le tabassage a redoublé. Un acharnement qui les a laissées figures tuméfiées et lèvres explosées par les coups. Leurs auteurs sont partis en courant et en rigolant. Des témoins ont alerté les secours. Les victimes ont été conduites au commissariat, en état de choc, au point qu’un des deux ados ne se rappelait plus de rien. Quand ils ont vu leur état, les policiers ont avisé les parents et ont appelé les sapeurs-pompiers, qui ont transporté les deux blessés à l’hôpital. « Ils pleuraient. Un bilan orthodontiste sera certainement nécessaire. Ils seront marqués à vie après cette agression », redoute un enquêteur.

Par peur, il s’accuse à tort

Grâce au signalement très caractéristique, l’un portait un col en fourrure et l’autre un survêtement orange, la brigade anticriminalité (Bac) n’a eu aucun mal à repérer les agresseurs rue Mariès. Placés en garde-à-vue, aucun n’a d’abord voulu reconnaître les faits. Finalement, un des membres du groupe s’est dénoncé, mais ses déclarations ne collaient pas avec les indices et témoignages recueillis par les policiers dubitatifs. Devant leur insistance, il a fini par admettre qu’il n’était pour rien dans les coups portés. « Il préférait risquer des ennuis judiciaires plutôt que de subir des représailles au foyer de la part des meneurs. C’est dire l’emprise qu’ils avaient sur lui », dit le capitaine Marc Briane, chef de la brigade de sûreté urbaine. Les deux chefs de bande sont arrivés lundi et mardi au foyer, en provenance de Narbonne et Montpellier. Mercredi en début d’après-midi, lors du cours de sport à Saint-Jean, ils avaient déclenché l’alarme. Le professeur a fait évacuer la salle et les six élèves en ont profité pour fuguer.

Ils ont continué à nier, se retranchant derrière le groupe pour ne pas endosser la responsabilité, mais les éléments dont dispose la police sont suffisants pour les renvoyer devant le juge des enfants. Cinq seront poursuivis. Un seul est mis hors de cause, justement celui qui s’était accusé à tort.

Source: http://www.ladepeche.fr