Francaisdefrance's Blog

27/05/2011

Ratko Mladić: il n’avait pas que des ennemis…

Malgré le massacre de Srebrenica, où environ 8.000 musulmans périrent, Mladic n’était pas considéré comme la bête à abattre par tout le monde… Allez comprendre.

FDF

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Arrestation de Mladić : à Lazarevo, « personne n’aurait dénoncé Ratko, ce héros »

Traduit par Persa Aligrudić
À Lazarevo, bourgade de 3.000 habitants à 70 km au nord de Belgrade, c’est l’effervescence. C’est là que Ratko Mladić a été arrêté jeudi à l’aube chez un de ses cousins. Dans ce bastion du Parti radical serbe fidèle à l’ancien commandant des Serbes de Bosnie, les habitants sont amers. Personne ne savait qu’il se cachait là et tous assurent que s’ils l’avaient su, personne ne l’aurait dénoncé. Le reportage de Danas.

par D. Petrović – Lj. Bukvić

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« Ratko, Héros » sur le panneau à l’entrée de Lazarevo

Lazarevo, 3.000 habitants, bourgade de Voïvodine située à environ 70 de kilomètres au Nord de Belgrade pourrait bientôt s’appeler Mladićevo, à en croire les habitants. Lors d’une action éclair de la police, jeudi matin à l’aube, le criminel de guerre le plus recherché par le TPI, Ratko Mladić, a été arrêté dans une maison à l’angle de la rue Vuk Karadžić. Hier, on ne pouvait ni la voir ni la photographier à cause de la végétation et de la foule de plusieurs centaines de personnes massée devant.



Les habitants, amers, admirateurs de la personne et de l’action de l’ancien commandant des Serbes de Bosnie pour la plupart, n’autorisent aucun cameraman, journaliste ou autre, à prendre des déclarations. Ils expliquent qu’ils ne veulent pas que les médias rapportent publiquement quelque chose de « déformé », comme c’est habituellement le cas. Les trois entrées de la maison sont gardées par la police, et d’un côté l’accès est fermé par un tracteur.

« Nous allons bientôt lancer une initiative pour que le village prenne le nom de Mladić et sur la maison, nous fixerons une plaque ‘Ici vécut le héros national Ratko Mladić’. Nous changerons le nom du village par honte qu’il ait été arrêté chez nous », tonnent les habitants en colère.

Les cousins de Mladić à Lazarevo

Déjà, le panneau à l’entrée du village confirme qu’il s’est passé quelque chose. Sur le nom de Lazarevo, un papier est accroché avec l’inscription : « Ratko, héros ». Quelques voitures passent dans les rues, principalement celles de la police, et des équipes de journalistes de tout le pays. Autour du village et au centre, tout est calme.

Des rumeurs ont déjà circulé sur le fait qu’il aurait pu se cacher là car il a des cousins à qui il rendait visite au moment de la guerre au début des années 1990, ce que beaucoup d’habitants ont confirmé. Il allait souvent chez son cousin Dragan, mais la police ne l’a pas arrêté là. Mladić a été interpellé un peu plus loin, dans la maison du frère de Dragan, Brano. Selon les voisins, il n’y avait personne. Brano a été ensuite emmené pour interrogatoire ; il vivait seul, ou presque.

« Il était tranquille et réservé et ne sortait pas beaucoup », raconte une voisine. Quand on demande aux voisins qui se sont rassemblés devant la maison s’ils ont remarqué quelque chose ou quelqu’un d’insolite, ils font non de la tête. La plupart ont appris la nouvelle ce matin, par les médias et tous sont persuadés que l’arrestation est un coup monté. « Tout a été orchestré. Comment se fait-il que tant de policiers soient mobilisés pendant plusieurs jours pour arrêter Karadžić, alors qu’ils arrêtent Mladić en un rien de temps avec quelques voitures à peine », s’étonne l’un d’eux.

Milorad Komadić, c’est le nom que Mladić utilisait en public. Un patronyme inconnu des villageois. Il n’y a jamais eu de personnes portant ce nom là à Lazarevo depuis l’arrivée des colons après la Seconde Guerre mondiale. « Il n’y avait rien de suspect, nous l’aurions probablement vu. Je suis le voisin de Brano. Tous les matins à 7h30, nous fumions une cigarette ensemble. J’aurais certainement su s’il cachait quelqu’un », assure un homme.

L’arrestation, « un coup monté »

L’arrestation s’est déroulée simultanément à quatre endroits du village vers 4-5 heures du matin. Outre une perquisition dans les trois maisons des frères Dragan et Brano Mladić, la police a aussi fouillé la maison du fils de Dragan et celle d’un autre cousin, qui est d’ailleurs le chef du Bureau local de Lazarevo.

« Ils l’auraient soi-disant trouvé chez Brano, mais c’est un coup monté car il vivait seul », souffle un voisin assez âgé. Pourtant, au village on disait que Ratko Mladić aurait pu se cacher à Lazarevo. Brano, chez qui Ratko Mladić a été trouvé, est un ancien réparateur de télévision, il était au chômage depuis la faillite de son entreprise, voilà des années. Il s’occupait un peu d’agriculture, tout juste pour survivre. On dit qu’il vivait et dormait dans une pièce d’été et qu’il n’entrait que rarement dans la grande maison qui se trouvait dans la propriété. Ceux qui venaient le voir pour quelque réparation racontaient que le portail était toujours verrouillé.

Lorsque l’équipe de Danas est arrivée devant la maison de Dragan Mladić, qui a été entièrement fouillée, le portail était grand ouvert. « Allez-vous en. Honte à vous ! », criaient Dragan, vieillard anguleux, lunettes sur le nez, et son épouse. Diverses rumeurs circulent dans le village : Mladić aurait été découvert car son logeur achetait depuis quelques temps, deux pains au lieu d’un seul. Certains jurent que la police a pénétré chez Brano Mladić depuis la cour voisine.

« J’ai vu deux voitures de police et l’une civile. Les gens disent qu’ils ont entendu plusieurs cris : ‘Rends-toi’. Moi je n’ai rien entendu. J’étais persuadé qu’ils arrêtaient quelqu’un à cause de la drogue. Mladić ne m’est pas du tout venu à l’esprit. Je vis dans cette rue depuis 60 ans et je n’ai jamais vu un visage suspect. Mais j’affirme qu’on nous a mis cette arrestation sur le dos pour que les gens disent ensuite : « Ah, c’est vous qui avez trahi le général », confie un des villageois de Lazarevo.

D’autres opérations de police, précédemment

D’autres bruits courent dans le village. Ce serait un des habitants qui connaissait le secret de Brano Mladić qu’il l’aurait raconté « là où il faut » et obtenu une récompense en millions de dollars. « Nous saurons de qui il s’agit. Dès que nous verrons que quelqu’un achète une nouvelle voiture ou qu’il rénove sa maison, ce sera celui-là », jurent les anciens de Lazarevo.

Les habitants racontent qu’il y a eu d’autres actions de la police au cours des années précédentes. « Du fait que ses proches cousins vivent ici, nous avons souvent vu la police, ici et dans les villages avoisinants. Des maisons ont été fouillées, mais sans résultat. Voilà pourquoi il nous a semblé douteux qu’il soit justement ici. Même si on avait vu Ratko dans la rue, personne ne l’aurait dénoncé », assurent-ils.

Avant la Seconde Guerre mondiale Lazarevo s’appelait Lazarfeld et était majoritairement habité par des Allemands de Voïvodine. Après la guerre et le départ des Allemands, les colons se sont installés, venant principalement de Višegrad et de Romanija. Par tradition le Parti radical serbe (SRS) remportait les élections, mais après la scission du SRS, les forces sont regroupées autour des progressistes (SPS) de Tomislav Nikolić.

Source: http://balkans.courriers.info/

25/10/2010

Deuxième opus de l’interview réalisée avec Arnaud Borella-Gouillon, Président de l’Association Solidarité Kosovo.

Lur sur: http://hikoum.wordpress.com/2010/10/23/solidarite-kosovo-lassociation/

FDF

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SOLIDARITE KOSOVO, l’association.

« Voici le deuxième opus de l’interview réalisée avec Arnaud Borella-Gouillon, Président de l’Association Solidarité Kosovo.

Dans cette deuxième partie, nous aborderons plus spécifiquement l’association en elle-même, sa mission, ses réalisations envers les Serbes des enclaves et en quoi nous pouvons, nous, aider l’association, à venir en aide à ce gens abandonnés de tous.

Lisez, si ce n’est déjà fait, le premier article sur l’histoire du Kosovo.———————————

PLH – Soyons pragmatiques, quelle est l’aide que vous apportez, lors de vos différentes missions aux Serbes prisonniers, si l’on peut dire, dans des enclaves entourées par les Albanais ?

ABG – Nous apportons tout ce dont ils manquent, du matériel scolaire, des ordinateurs, des vêtements chauds… Nous avons apporté du matériel sportif afin de permettre aux jeunes Serbes de faire du sport et de sortir de la rue et des dérives liées à celle-là comme la drogue ou l’alcool. Il faut savoir que le Kosovo est une zone d’après-guerre où l’économie est ruinée et notamment chez les Serbes puisqu’ils n’ont pas moyen de travailler dans la partie albanaise où ils sont complètement discriminés. Sans travail et dans un abandon total, les Serbes se retrouvent livrés à eux-mêmes. Des clubs de sport se montent, sans moyens, pour pallier à cela. Et nous aidons ces clubs régulièrement. Chaque année, au moment de Noël, nous apportons également des jouets aux plus petits…

Suite: http://tinyurl.com/332mwed

16/09/2010

Islamisation: la crise balkanique arrive…

16.09.2010

Plusieurs évènements d’une extrême importance se sont passés ces dernières semaines dans le sud de la Serbie. Passés inaperçus dans la presse européenne,  ils sont les témoins capitaux d’une nouvelle crise qui s’annonce.

Les musulmans de Novi Pazar (Sandjak, sud de la Serbie) ont affronté la police serbe le 7 septembre dernier. Un litige cadastral pour la construction d’une école a servi de prétexte à la revendication d’un Sandjak musulman indépendant. Après les affrontements qui ont faits plusieurs blessés du côté de la police serbe, des musulmans de Bosnie (le pays voisin) ont renchéri  en demandant « l’envoi sur place d’observateurs européens ». Par cette ingérence dans les affaires internes à la Serbie, ils mettent clairement en cause la réaction parfaitement légitime et proportionnée du pouvoir de Belgrade dans cette affaire. Imagine-t-on quelque pays africain ou musulman réclamant des observateurs internationaux après chaque émeute en France ?

Ces musulmans de Bosnie envoient également un signal fort à Belgrade en lui rappelant qu’ils n’hésiteront pas à faire appel à l’UE pour promouvoir la création d’une zone musulmane autonome supplémentaire au sein de la Serbie. La méthode est toujours la même : évoquer le non respect « des droits de l’Homme », agiter le spectre du génocide et émouvoir par le mensonge et la désinformation. Utilisant une Union Européenne incapable de voir où sont ses intérêts propres, cette stratégie semble malheureusement toujours fonctionner.

Cette rébellion du Sandjak couplée à l’ingérence bosniaque intervient au moment où la Serbie souhaitait proposer une nouvelle résolution sur le Kosovo au conseil de sécurité de l’ONU. Cela a fait dire à certains observateurs politiques serbes que le but premier de tout cela était de faire pression sur Belgrade afin que la Serbie adoucisse sa position sur le Kosovo. Et c’est justement ce qu’elle a fait en proposant une résolution prise de concert avec l’UE…

C’est dans ce même sandjak musulman que dimanche dernier suite à la victoire de la Turquie sur la Serbie lors d’un match de Basket-ball, des manifestations spontanées ont eu lieu au cri de « Ici c’est la Turquie, pas la Serbie » avec les drapeaux à croissants qui vont avec.
Au même moment au Kosovo plusieurs centaines d’Albanais franchissaient le pont de Kosovska Mitrovica et envahissaient la dernière zone serbe du Kosovo qui résiste encore. Les premiers Serbes à venir défendre le pont n’étaient qu’une dizaine et ont été grièvement blessés. Ce sont eux qui ont pu donner l’alerte, ce qui a très vite permis à plusieurs centaines de Serbes de faire face et de repousser l’attaque albanaise. Des coups de feu tirés depuis la zone musulmane ont terminé ce bref mais très violent affrontement. Un Serbe et un militaire français ont été blessés par balle. Cette attaque albanaise n’était pas seulement une ratonade antiserbe. Des miliciens armées y ont pris part et elle s’inscrit de manière violente dans la politique de l’Etat albano-kosovar de faire tomber cette dernière zone de résistance qu’est le nord de Kosovska Mitrovica.

Et que fait l’Occident ? Pas grand-chose. Les soldats de l’OTAN montent une garde symbolique qui n’assure qu’une protection minimale. Elle est incapable de protéger les populations serbes lorsque des situations imprévues apparaissent. Dans une région d’Europe soumise à la terreur musulmane, il est également choquant de constater le silence médiatique qui entoure ces évènements et l’absence des grandes organisations caritatives. Hélas, ces associations se mobilisent quand elles peuvent espérer de bonnes retombées publicitaires. Or, il n’y a rien à gagner en venant en aide aux Serbes du Kosovo…

Source: http://tinyurl.com/27fjqm3