Francaisdefrance's Blog

23/07/2011

La biographie « fouillée » de Fadéla Amara…

J’ai ressorti cet article des fonds de tiroirs… On apprend encore de belles choses. Sarkö a toujours su bien s’entourer…

FDF

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La face cachée de Fadela

Qui est la si médiatique secrétaire d’Etat à la Ville ? La journaliste Cécile Amar lui consacre une biographie fouillée.

Fadela Amara, encartée au PS jusqu’en juin 2007, est devenue l’une des meilleures avocates de Nicolas Sarkozy. Mais, secrétaire d’Etat à la Politique de la ville depuis deux ans, elle n’a pas convaincu. Journaliste au Journal du dimanche, Cécile Amar a enquêté sur les origines, le parcours, les convictions, les ressorts d’une fille d’immigrés algériens qui vient de loin. Fadela Amara, le destin d’une femmesortira le 20 mai (Hachette Littératures) ; c’est un livre sans concession, très éclairant. Extraits exclusifs.  

« A nous Paris : l’envol

Octobre 2001. Malek Boutih sort, content de sa soirée, du cinéma où il a vu Chaos, de Coline Serreau. […] L’itinéraire tragique de l’héroïne vient de permettre au président de SOS-Racisme de formaliser le concept qu’il cherche depuis si longtemps. « La morale du film, c’est : soit tu te soumets, soit tu es une pute », résume le militant antiraciste, qui poursuit : « Je tiens alors la clef qui me manquait. Les filles ne peuvent pas s’en sortir parce qu’à l’extérieur on leur dit : « Si tu ne te plies pas aux exigences des hommes, voilà quel sera ton destin : dehors, tu seras acceptée, mais par ton corps. » Il faut prendre à revers ce nouvel enfermement. » […] Pour résumer, elles ne doivent être ni des putes ni des filles soumises. « Ni putes ni soumises », Malek vient de trouver le nom de la campagne contre les violences faites aux filles des cités. Il vient aussi de trouver celle qui va l’incarner. Il a repéré Fadela Amara depuis longtemps chez les Potes. Plus radicale que les autres, plus brute, elle détonne. Et surtout, c’est une fille des quartiers qui n’a pas fait d’études et a souffert, et ça se voit. […] 

Fadela n’a pas peur, même si elle sent bien qu’en s’emparant de la question des femmes des quartiers elle va soulever certaines questions personnelles, notamment l’oppression familiale et le système patriarcal, qui veut que les filles ne soient pas les égales de leurs frères. En somme, elle va devoir rendre publique sa révolte intime. Et elle se sent prête à le faire. C’est ce qui bluffe Malek Boutih. « Tout le monde était d’accord avec mon constat, mais personne ne voulait y aller. Toutes les femmes avec qui je discutais de mettre tout ça sur la place publique étaient terrorisées. Elles voulaient bien tout organiser, mais ça ne devait pas s’exprimer publiquement. Fadela est la seule femme qui ait accepté. Elle avait peur, une peur intime, familiale, sociale, mais elle l’a fait. C’est un courage que personne n’a jamais eu. » 

Ni putes ni soumises, naissance d’une usurpation…

Suite et source: http://tinyurl.com/29qq3g4