Francaisdefrance's Blog

12/02/2012

Précarité, chômage, etc…

Et l’on nous assène encore des hauses de toutes part (sauf des revenus)… On nous demande ENCORE de nous serrer la ceinture… De toutes façons, nous sommes obligés de le faire.

Les « fins de mois » tombent le 10 pour les mieux nantis de la France d’en bas. Le seuil de pauvreté est si proche que l’on a honte de compter sa monnaie avant d’aller faire ses courses.

Mais ça ne concerne que la « France d’en bas »…

Ca ne durera pas longtemps…

FDF

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Questions sans réponse,     MAIS QUESTION DE CAMPAGNE PRÉSIDENTIELLE,  tout de même

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Les États-Unis = 300 millions d’habitants, n’ont besoin pour les diriger que de 435 députés et 100 sénateurs.

La France = 65 millions d’habitants, a besoin de 577 députés et 350 sénateurs pour la conduire au bord de la faillite.

L’Europe, aujourd’hui à deux doigts de l’implosion, s’est dotée de 735 députés qui se roulent les pouces et nous ruinent.

N’y a-t-il pas comme une contradiction dans ces exemples ?

Qui a décidé qu’il fallait un nombre aussi important de « politiques » pour que la démocratie fonctionne ? Et Pourquoi ?

Soit salaire d’un député net mensuel, 5 189,27 € . Ecrêtement, de telles indemnités sont actuellement ainsi plafonnées

pour un député à 2 757,34 € par mois.
La pension moyenne pour un député est actuellement, de 2 700 euros nets par mois
Pour les sénateurs :   Au 1er  février 2012 , brut mensuel de l’indemnité parlementaire s’élève à 7 100,15 €

ON COMPRENDRA MIEUX POURQUOI ILS SE BATTENT,  QUITTE à RETOURNER LEURS VESTES,  ET RACONTER DES

MENSONGES, tenir de propos en   LANGUE DE BOIS   ETC ETC ETC …..  POUR SE FAIRE  ÉLIRE  ou RÉÉLIRE

JC JC…

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http://www.senat.fr/role/senateurs_info/statut.html

L’indemnité parlementaire
Document à jour en février 2012

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Mode de calcul
L’ordonnance portant loi organique n° 58-1210 du 13 décembre 1958 relative à l’indemnité des membres du Parlement distingue trois éléments constitutifs de cette indemnité :

l’indemnité parlementaire de base, équivalente à la moyenne du traitement le plus bas (lettre A) et du traitement le plus haut (lettre G) des fonctionnaires classés dans la catégorie hors échelle (Conseillers d’Etat, Préfets, Directeurs d’administration centrale) ;
l’indemnité de résidence, également accordée à tous les agents de la fonction publique, qui représente 3 % du montant mensuel brut de l’indemnité parlementaire de base ;
enfin, l’indemnité de fonction, égale à 25 % des deux précédentes.
Au 1er  février 2012 , le montant brut mensuel de l’indemnité parlementaire s’élève à 7 100,15 € et se décompose de la façon suivante :

indemnité parlementaire de base : 5 514,68 €
indemnité de résidence : 165,44 €
indemnité de fonction : 1 420,03 €

http://www.assemblee-nationale.fr/connaissance/fiches_synthese/fiche_17.asp

Les fiches de synthèse de l’Assemblée nationale

Points-clésDate de mise à jour : Janvier 2012

Le libre exercice du mandat de parlementaire ne saurait être garanti par sa seule indépendance juridique. Facteur essentiel de la démocratisation des régimes politiques, l’indemnité parlementaire est destinée à compenser les frais inhérents à l’exercice du mandat. Elle permet à tout citoyen de pouvoir prétendre entrer au Parlement et garantit aux élus les moyens de se consacrer, en toute indépendance, aux fonctions dont ils sont investis.
Le principe de l’alignement de l’indemnité parlementaire sur la rémunération des hauts fonctionnaires a été retenu en France depuis 1938 ; ce mode d’indexation a été confirmé en 1958 (ordonnance portant loi organique n° 58-1210 du 13 décembre 1958).
Par ailleurs, la nécessaire autonomie financière du parlementaire, longtemps symbolisée par le versement de l’indemnité parlementaire, a été confortée, parallèlement au développement des moyens du pouvoir exécutif, par différentes facilités et dotations en moyens matériels individuels ou collectifs. Cette tendance traduit une professionnalisation croissante du mandat parlementaire.

I. – L’INDEMNITÉ PARLEMENTAIRE
1. Les différentes composantes de l’indemnité
L’indemnité comprend trois éléments : l’indemnité parlementaire de base, l’indemnité de résidence et l’indemnité de fonction.
L’indemnité parlementaire de base est fixée par référence au traitement des fonctionnaires occupant les emplois les plus élevés de l’État. Elle est égale à la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus haut des fonctionnaires de la catégorie « hors échelle ».
En outre, les parlementaires reçoivent, par analogie avec le mode de rémunération des fonctionnaires, une indemnité de résidence. Celle-ci représente 3 % du montant brut mensuel de l’indemnité parlementaire de base.
À ces indemnités vient s’ajouter une indemnité de fonction égale au quart de leur montant.
Depuis le 1er juillet 2010, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes :
– Indemnité de base 5 514,68 €
– Indemnité de résidence (3 %) 165,44 €
– Indemnité de fonction (25 % du total) 1 420,03 €
Soit brut mensuel 7 100,15 €
Sur le plan fiscal, l’indemnité parlementaire de base majorée de l’indemnité de résidence, à l’exclusion de l’indemnité de fonction, est imposée suivant les règles applicables aux traitements et salaires.

2. – Les retenues sur indemnités
Il s’agit, pour l’essentiel, de prélèvements obligatoires liés aux assurances sociales.
Doivent être déduites du brut mensuel diverses retenues :
– cotisation à la caisse des pensions pendant les 15 premières années de mandat : 1 258,50 €
– contribution exceptionnelle de solidarité : 56,80 €
– contribution sociale généralisée et contribution au remboursement de la dette sociale : 568,01 €
– cotisation au fonds de garantie de ressources : 27,57 €
Soit net mensuel, 5 189,27 € .

3. – L’écrêtement des indemnités liées à l’exercice d’un mandat local
S’agissant du cumul de l’indemnité parlementaire avec des indemnités allouées au titre d’autres mandats, le principe du plafonnement général des indemnités en cas de cumul des mandats a été introduit par la loi organique n° 92-175 du 25 février 1992. Le député titulaire de mandats ou fonctions électorales locales ne peut cumuler les indemnités afférentes à ces mandats ou fonctions avec son indemnité parlementaire de base que dans la limite d’une fois et demie cette dernière. De telles indemnités sont actuellement ainsi plafonnées pour un député à 2 757,34 € par mois.

II. – LES MOYENS MATÉRIELS MIS À LA DISPOSITION DES PARLEMENTAIRES
Des moyens individuels ont été créés pour permettre aux parlementaires d’exercer leur mandat, conformément à leurs propres besoins.

1. – Les frais de mandat et de secrétariat
– Pour faire face aux diverses dépenses liées à l’exercice de leur mandat qui ne sont pas directement prises en charge ou remboursées par l’Assemblée, les députés bénéficient d’une indemnité représentative de frais de mandat dont le montant est revalorisé comme les traitements de la fonction publique. Depuis le 1er juillet 2010, le montant mensuel de cette indemnité est de 6 412 € brut.
– Les députés disposent en outre d’un crédit affecté à la rémunération de collaborateurs. Calculé en principe pour trois collaborateurs, il peut toutefois, au gré du député, être versé au profit d’un nombre de personnes variant de un à cinq. Le député a la qualité d’employeur : il recrute, licencie, fixe les conditions de travail et le salaire de son personnel.
Le crédit ouvert pour chaque député est revalorisé comme les traitements de la fonction publique. Au 1er juillet 2010, le montant mensuel du crédit est de 9 138 €.
En cas de non emploi de la totalité du crédit, la part disponible demeure acquise au budget de l’Assemblée nationale ou peut être cédée par le député à son groupe politique pour la rémunération d’employés de ce groupe.

2. – Les facilités de circulation
– Pour les déplacements sur l’ensemble du territoire national par voie ferroviaire, l’Assemblée nationale délivre à tous les députés qui en font la demande une carte nominative qui permet l’accès gratuit :
. à l’ensemble du réseau SNCF en 1ère classe ;
. aux prestations de couchage (couchettes et voitures-lits), liées aux déplacements à l’intérieur des frontières de la métropole.
– S’agissant des déplacements à Paris et dans la région parisienne, l’Assemblée dispose d’un parc d’une vingtaine de voitures avec chauffeur que les députés peuvent utiliser, dans la mesure de leur disponibilité, pour leurs déplacements liés à leur mandat parlementaire et effectués à partir du Palais-Bourbon dans Paris ou à destination des aéroports. Ces véhicules sont également employés pour les déplacements des délégations officielles et les déplacements imposés par les travaux législatifs. En outre, l’Assemblée nationale fait appel aux taxis parisiens lorsque le parc n’est pas en mesure de répondre à toutes les demandes des députés. Les frais afférents aux déplacements en taxis effectués par les députés dans Paris ou à destination des aéroports parisiens et directement nécessités par l’exercice de leur mandat parlementaire sont remboursés dans la limite d’un plafond annuel, sur présentation des justificatifs de dépenses. Enfin, sur demande du député, l’Assemblée nationale fournit une carte nominative lui donnant l’accès gratuit au réseau de transport parisien de la RATP.
– S’agissant des déplacements aériens, l’Assemblée nationale prend en charge chaque année :
. pour les députés métropolitains :
– 80 passages entre Paris et la circonscription lorsqu’elle est desservie par une ligne aérienne régulière ;
– 12 passages pour toute destination hors circonscription, en France métropolitaine.
. pour les députés d’outre-mer :
– un crédit annuel égal, pour les députés des départements d’outre-mer et de Mayotte, au coût de 26 passages en classe « club-affaires » entre Paris et la circonscription et, pour les députés d’outre-mer élus dans une collectivité du Pacifique, au coût de 16 passages en première classe entre Paris et la circonscription ;
– 8 passages pour toute destination en France métropolitaine.

3. – Les moyens de bureautique et de communication
Les parlementaires bénéficient, par ailleurs, de certains appuis matériels destinées à faciliter l’exercice de leur mandat.
a) Bureau
Chaque député dispose d’un bureau individuel dans l’enceinte du Palais Bourbon ou ses dépendances.
b) Informatique
Les députés disposent d’un droit à la formation et d’une dotation micro-informatique. Ils bénéficient d’un accès à Internet, à la messagerie électronique et à un certain nombre de bases de données juridiques et économiques.
c) Téléphone et télécopieur
Les communications, à destination de l’ensemble du réseau métropolitain et d’outre mer, des pays membres de l’Union européenne et des réseaux de mobiles, passées à partir du poste téléphonique installé dans le bureau des députés, au Palais Bourbon, sont prises en charge par l’Assemblée nationale. Les messages transmis par les télécopieurs mis à la disposition des députés sont également pris en charge.
Les députés peuvent aussi bénéficier, sur demande, d’un forfait global de communication qui permet de prendre en charge, dans la limite du forfait téléphonique parlementaire, les frais relatifs à cinq lignes téléphoniques (fixes ou mobiles) et un abonnement d’accès à Internet, ou à quatre lignes téléphoniques et deux abonnements d’accès à Internet.
d) Courrier
Les correspondances de nature parlementaire, c’est-à-dire écrites par un député pour l’accomplissement de son mandat législatif, sont affranchies aux frais de l’Assemblée nationale.
En revanche, les correspondances d’ordre privé ainsi que les correspondances présentant un caractère général ou collectif (invitations, faire-part, cartes de visites, imprimés, tracts, appels à des souscriptions, journaux) ne bénéficient pas de cet affranchissement.

4. – Les dépenses de restauration
Deux restaurants sont à la disposition des députés. L’un leur est strictement réservé, l’autre leur permet de recevoir des invités. Les prestations sont à la charge des députés.

5. – Les autres prestations
a) Les prestations familiales
Les députés peuvent percevoir des prestations familiales, celles-ci sont équivalentes à celles du régime général des salariés.
b) L’allocation d’assurance mutuelle, différentielle et dégressive de retour à l’emploi des députés
Cette allocation est un dispositif spécifique d’assurance chômage à l’instar de ce qui existe pour les salariés du secteur privé, les députés ne relevant pas, en effet, du régime des Assedic.
Ce dispositif d’allocation comporte cinq caractéristiques :
1. Cette allocation est versée aux députés non réélus à la recherche d’un emploi, ce qui exclut les fonctionnaires et tous ceux qui ont retrouvé un emploi. Les anciens députés qui ont atteint l’âge d’ouverture du droit à pension de député ne peuvent prétendre au bénéfice de cette allocation.
2. La durée de versement est limitée à 6 semestres (3 ans) au maximum.
3. L’allocation est dégressive : montant maximum égal à 100 % de l’indemnité parlementaire le 1er semestre (5.514,68 euros), puis 70 % (3.860,28 euros) le 2ème semestre, 50 % (2.757,34 euros) le 3ème semestre, 40 % (2.205,87 euros) le 4ème semestre, 30 % (1.654,40 euros) le 5ème semestre et 20 % (1.102,94 euros) le 6ème semestre.
4. L’allocation est différentielle : sont déduits de son montant tous les revenus que peut percevoir l’ancien député (mandats locaux, revenus du patrimoine, etc.).
5. L’allocation est financée uniquement par les cotisations versées chaque mois par les députés en exercice (27,57 euros) dans un fonds, le Fonds d’assurance mutuelle, différentielle et dégressive de retour à l’emploi des députés.
Sur proposition du Président de l’Assemblée nationale, le Bureau de l’Assemblée a décidé, le 6 avril 2011, que la gestion administrative, comptable et financière de ce fonds serait confiée, à compter du 1er janvier 2012, à la Caisse des dépôts et consignations.
Les demandes d’attribution de l’allocation sont donc désormais instruites par la CDC, qui assurera également le versement des allocations.
A ce jour, il n’y a plus aucun bénéficiaire de cette allocation, dont le nombre avait décru rapidement, passant d’une trentaine à l’issue des élections de juin 2007 (de juillet à décembre 2007) à deux seulement deux ans plus tard (de juillet à décembre 2009).

III. – LE RÉGIME DE SÉCURITÉ SOCIALE ET DE PENSION
1. – Sécurité sociale
Les députés sont obligatoirement affiliés au fonds de sécurité sociale de l’Assemblée nationale, régime spécial créé par le Bureau de l’Assemblée nationale en 1948 et géré par un comité de gestion composé des trois questeurs et d’un représentant de chacun des groupes politiques. Ce fonds fournit des prestations maladie et maternité en nature et attribue un capital (ou des allocations) en cas de décès.

2. – Pensions
La caisse de pensions des députés, créée par une résolution de la Chambre des députés du 23 décembre 1904, est alimentée par une cotisation prélevée sur l’indemnité parlementaire et par une subvention inscrite au budget de l’Assemblée.
La dernière réforme date du 3 novembre 2010 : le Bureau de l’Assemblée nationale a pris plusieurs décisions tendant à aligner le système des pensions sur celui de la fonction publique et à mettre fin à certaines particularités, notamment le régime des cotisations doubles.
Un dispositif facultatif de pension vieillesse complémentaire est instauré à compter de juillet 2012.
Le taux de cotisation augmente désormais chaque année pour atteindre 10,55 % en 2020.
L’âge d’ouverture du droit à pension passe progressivement de soixante ans à soixante-deux ans en 2016. La pension est calculée au prorata des annuités acquises, sans minimum de durée de mandat et dans la limite d’un plafond élevé progressivement pour atteindre quarante et une annuités en 2012 et 41,25 annuités à compter de 2013.
La pension moyenne pour un député est actuellement, de 2 700 euros nets par mois. L’âge moyen auquel les députés font liquider leur pension est de 65 ans.

18/11/2011

La route de la liberté…

Et si on parlait « gros sous », pour changer…

FDF

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Les grands bénéficiaires de note chute…

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Le nouveau plan de rigueur de Sarkozy-Fillon est clairement un plan de ruine, car il poursuit la route vers la servitude envers l’État jugé abusivement comme le maître du jeu alors qu’il est la cause de la catastrophe. Le plan tire à vue sur tous les créatifs du pays. Le prétexte est de garder le précieux AAA des agences de notation présenté comme une sorte d’objectif national ; l’explication officielle est que le pouvoir, en cas de dégradation, paierait plus cher les emprunts : c’est donc l’aveu que l’objectif fondamental de ce pouvoir est de continuer à emprunter pour dépenser sans compter. François Baroin a dit sans rire : « L’équilibre en 2016, c’est notre détermination ». Comment espérer calmer les spéculateurs avec une telle énormité ? La détermination devrait être, au contraire, de créer dès maintenant un surplus public, ce qui fut le cas en France et comme d’autres pays le font.

Au même moment, le talisman du AAA vacille avec, en plus, une erreur de manœuvre plus qu’étrange. Les richissimes eurocrates en Europe s’en mêlent à leur tour en sermonnant la France par la contestation de son pauvre 1%. Ils feraient mieux de balayer devant leur porte, alors qu’ils parlent ouvertement d’une croissance de 0,5 % dans la zone euro en 2012, calamité dont ils sont largement responsables.

En même temps, le chômage s’accroît cruellement de nouveau : ce n’est pas un hasard mais le fruit de l’action gouvernementale, son plan de ruine va inévitablement l’aggraver. Le Secours catholique fait savoir que ses soupes populaires ont de plus en plus de clients et reçoivent même des salariés ne pouvant plus s’alimenter chez eux : les plans successifs, en ruinant les grandes et petites entreprises, ne peuvent que leur apporter des clients nouveaux !

DE NOUVEAU DES IMPOTS

Pour rétablir très insuffisamment les comptes publics, le plan prévoit de taxer partout et tout le monde. Montent les clameurs de toutes les professions : restaurateurs, artisans, promoteurs, hôteliers, travailleurs du bâtiment. La bougeotte fiscale est à son comble, cette bougeotte semant elle-même le chômage. Les représentants de chaque profession se réjouissent bruyamment s’ils obtiennent un succès, comme l’ont fait les hôteliers récemment. Ces gens ne savent pas, ou feignent de ne pas savoir que tout impôt détruit la richesse de tous et que le plan lui-même, quel que soit leur succès provisoire, conduit leurs affiliés à la ruine.

Une faille fondamentale du plan, comme des précédents et de ceux qui suivront inévitablement, est l’absence de réduction massive des dépenses publiques.

Une autre caractéristique du plan est d’épargner les camarades. Le terme affreux de « tour de vis » s’applique aux « gens d’en bas ». Nous avons eu droit à une gaminerie d’un goût plutôt douteux ; les quarante ministres ou quasi ministres ont annoncé, tout sourire que, pour prendre leur part du fardeau, ils gèleraient leurs salaires pendant deux ans (sic). Un député a eu l’audace incroyable de proposer de baisser très modérément les salaires des élus : il s’est fait rabrouer vertement.

LIBERER LES ENTREPRISES

La route opposée, la seule pour sortir de la situation terrifiante du pays est celle de la liberté. Nous avons montré antérieurement que la marge de manœuvre à cet égard est immense compte tenu de la socialisation du pays.

La route de la liberté est le chemin contraire de celle de la servitude : recul massif et sans délai de l’État et libération des entreprises, seules aptes à faire décoller la croissance en créant de la richesse et des emplois. Indépendamment des mesures pratiques décrites ci-dessous, la simple proclamation du retournement serait en elle-même un bol d’oxygène puissant pour tous les créatifs et un encouragement majeur pour les marchés.

Cela revient à renoncer à la cascade sans fin des impôts nouveaux qui, d’ailleurs, en annoncent toujours d’autres. Pour encourager les entreprises, il est même nécessaire de supprimer un ou deux impôts parmi les plus meurtriers pour elles.

Il faudrait aussi se préoccuper du code du travail qui compte plus de 2 600 pages, pèse 1 kilo et demi et est réparti en plusieurs tomes, en croissance perpétuelle. Une foule d’organismes et de personnages parasitent à son abri et sont embusqués avec pour seul effet de détruire les entreprises. Or la vraie garantie des salariés est l’existence de nombreuses et prospères entreprises. Faire disparaître deux ou trois des dispositifs qui empêchent les entreprises d’embaucher redonnerait confiance aux marchés et déclencherait un cercle vertueux.

FINANCER PAR LES ECONOMIES

Le financement de ces mesures est simple à tracer dans ses grandes lignes. A cette fin, la suppression de pans entiers de l’action étatique est une nécessité urgente. Le pouvoir lui-même ayant proclamé l’état pratique de faillite et les agences de notation se manifestant bruyamment, il ne devrait pas se produire d’oppositions majeures.

Il y a au moins quinze ministères inutiles. En supprimer trois dont tout le monde peut se passer n’est pas un problème. Les deux grenelles de l’environnement assassinent l’économie française, dans un mélange de fausse idéologie et d’intérêts électoraux. Il faut arrêter le programme incroyable d’éoliennes qui vont détruire le paysage à force de subventions pour fabriquer de l’électricité hors de prix.

Les subventions dans tous les domaines à supprimer sans retour absorbent des sommes inimaginables. Le nombre d’administrations inutiles est conséquent et leur suppression totale donnera beaucoup d’argent. La vraie folie des investissements, baptisés mensongèrement « d’avenir » et accrochés au mythique grand emprunt, doit être stoppée. Interrompre la pompe aspirante de l’immigration paraît urgente pour donner confiance aux marchés. L’économie peut aller de 30 à 70 milliards par an.

Il existe un point clé : l’appropriation privée par les grands élus d’une part majeure que certains évaluent à 5% du PIB. Le prélèvement abusif se passe en argent comptant et pour une plus grande proportion en avantages informels. Il n’est pas possible d’ouvrir un journal sans voir les multiples manifestations de cette véritable rapine. Ce sont de vraies écuries d’Augias malodorantes à souhait ; il faudra les nettoyer mais cela prendra du temps et les marchés sont pressés.

Une mesure permettrait, dans cette optique, de gagner de l’argent sans délai. Il existe des échelles de traitement dans la fonction publique. Les salaires des ministres et élus sont dépendants des échelles des hauts fonctionnaires. Le rabotage dégressif de ces échelles en commençant par les plus élevées serait possible : 30% de moins au sommet, puis 25 %, 20%, etc. Cela permettra de ne pas toucher aux moyens et bas salaires. Les ressources seraient immédiates. Dans la situation de faillite menaçante on ne voit pas qui pourrait s’opposer à une telle mesure.

LE PATRIMOINE PUBLIC

Mettre en vente une grande partie des biens de l’État s’impose. Nous savons que le résultat en trésorerie ne sera pas immédiat à cause des délais et précautions nécessaires. Sur un plan psychologique le signal sera important. Quel que soit l’endettement monstrueux créé par la légèreté et la cupidité des gouvernements de tous partis il est urgent que les marchés sachent que la France peut tout rembourser. Nous l’avons montré dans un flash précédent. La vente de grandes quantités de biens patrimoniaux doit compléter le retour nécessaire au surplus budgétaire.

La conclusion est que la route de la liberté est grande ouverte avec la richesse pour tous. Si elle n’est pas adoptée franchement à temps utile, elle risque de s’imposer dans la confusion générale et sans que les véritables fruits profitent à la population.

Michel de PONCINS

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TOCQUEEVILLE MAGAZINE a un site mis à jour tous les mardis: http://www.libeco.net

27/10/2011

Austérité: énorme scandale à Bruxelles !!!

Nous sommes en pleine crise économique; vous aviez remarqué? On nous demande de plus en plus de restrictions. Et on nous en annonce encore d’autres qui vont nous faire toucher le fond.

Alors, visionnez cette vidéo: http://youtu.be/DsDd-uP7yl0

FDF