Francaisdefrance's Blog

28/04/2011

Bon débarras! 28e RAMF : Tariq Ramadan ne reviendra plus au Salon du Bourget.

Est-ce franchement ça émeut quelqu’un d’entre vous? Paraît qu’il est contrarié, l’intellectuel auto-proclamé…

FDF

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Terminé le Salon du Bourget. Tariq Ramadan ne souhaite plus participer aux prochaines éditions de la Rencontre annuelle des musulmans de France (RAMF), organisée par l’Union des organisations islamiques de France (UOIF). La nouvelle a été annoncée publiquement dimanche 24 avril par l’intéressé, contrarié que le débat sur l’islam de France n’ait pas eu lieu comme il se l’imaginait.

28e RAMF : Tariq Ramadan ne reviendra plus au Salon du Bourget
Bonne route, mon frère…
« Habitué à participer au Salon du Bourget chaque année, Tariq Ramadan est toujours très attendu par des milliers de musulmans. Une véritable guest-star dont la présence aux conférences lors de la 28e Rencontre annuelle des musulmans de Franceont fait, une nouvelle fois, salle comble.Désormais, l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) devra faire sans lui les années prochaines. L’intellectuel et islamologue suisse a déclaré, lors du débat sur l’islam de France dans lequel était présent le journaliste Robert Ménard, que ce sera sa dernière participation au Salon de l’UOIF.Il n’aurait pas apprécié qu’on ne lui ait pas annoncé que le cheikh Ahmed Jaballah, directeur de l’Institut européen des sciences humaines (IESH) de Paris et membre du Conseil européen de la fatwa, ne soit finalement pas présent au débat.« Je me réjouissais d’avoir un autre type de débat avec le cheikh Ahmed Jaballah et puis j’ai été mis devant le fait accompli d’un programme et je ne trouve pas, avec tous les problèmes que j’ai eu ces dernières années, que c’était une façon de faire », s’est-il expliqué devant le public, assurant que sa décision n’était aucunement liée à la présence de M. Ménard. Une vidéo témoigne de sa contrariété manifeste.

« J’ai depuis plusieurs années avalé des couleuvres. Maintenant, je le dis et je le dis publiquement. Insha Allah, ce sera ma dernière participation », a-t-il terminé. L’annonce publique a fait l’effet d’une bombe, bien que, en coulisses, M. Ramadan avait déjà fait part de ses réticences auprès des organisateurs. C’est l’UOIF et Gedis, qui détient le salon commercial de l’organisation, qui devraient avaler quelques couleuvres désormais.

La future absence de Tariq Ramadan n’enchantera pas les foules. Cette mauvaise nouvelle en suit une autre. Selon les premières estimations, qui nous ont été délivrées à l’issue du Salon, près de 100 000 musulmans seulement sont venus à la RAMF 2011 contre 130 000 l’an dernier. Les organisateurs devront certainement revoir leur stratégie de communication pour l’an prochain. »

Source: http://www.saphirnews.com/



09/04/2011

La TVA de 19,6 à 5,5 sur les frais de construction des mosquées ?

Ils ne manquent vraiment pas d’air, ces muzz… En voici encore une belle (de revendication) trouvée sur Saphir.com… Ils doivent croire au père Noël…

FDF

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Mosquées : et si la TVA sur leur construction sautait ?

Des dizaines de projets de mosquées émergent dans toute la France. En vertu de la loi de 1905 concernant la séparation des Églises et de l’État, les pouvoirs publics ne subventionnent aucun culte ni ne financent la construction d’édifices religieux, soumise à une TVA de 19,6 %. Fortement sollicités mais en proie à de nombreuses difficultés, les musulmans mettent de très nombreuses années avant de voir des mosquées sortir de terre. Chacun y va de son idée pour permettre à la communauté l’exercice de son culte, y compris le président de la mosquée de Tremblay-en-France.

Après le succès des journées portes ouvertes en janvier, voici que la mosquée de Tremblay-en-France (93) a été officiellement inaugurée en grande pompe, le 28 mars, en présence d’Abdelghani Bentrari, président de l’Union musulmane de la ville (UMTEF), Christian Lambert, préfet de Seine-Saint-Denis, et François Asensi, député-maire. « La mosquée contribue à embellir encore Tremblay, et singulièrement ce centre ville sur lequel la ville intervient pour en faire un lieu de vie plus agréable. (…) (Elle) est le fruit des efforts de musulmans de France, respectueux des lois de la République, des autres et de la laïcité. Cette mosquée, comme d’autres qui ont vu le jour en France, s’est édifiée dans le respect du droit existant, sans entorse, ni dérogation », a déclaré à cette occasion M. Asensi. Mais au prix de très gros efforts des Tremblaysiens. 

La TVA sur la construction, une manne financière importante

Sortir « l’islam des caves » est loin d’être la préoccupation des hommes politiques seuls. Les musulmans souhaitent aussi prier dans des lieux de culte dignes. Cependant, par manque de moyens financiers, l’idée peine à se concrétiser dans la réalité. Pour palier à l’insuffisance de mosquées, M. Bentrari en appelle à l’État pour alléger le fardeau financier des musulmans sans avoir à modifier la loi de 1905. Les associations cultuelles font partie, en principe, de celles bénéficiant des déductions fiscales mais sur le terrain, très peu d’associations musulmanes sont reconnues comme telles. M. Bentrari en a souvent fait l’expérience. De plus, tout nouvelle construction est soumise à une TVA de 19,6 %. Or, ces constructions, tout comme l’entretien des locaux, sont financés par les dons des fidèles.  

« On accuse injustement les musulmans de construire les lieux de cultes avec l’argent public mais on oublie de dire que la construction des mosquées renfloue les caisses de l’État grâce à la TVA. Il n’a pas le droit de les financer mais ne se gène pas de prélever 20 % de taxes », affirme le président de l’UMTF à Saphirnews.

« Sur un projet de mosquée moyen estimé à 5 millions d’euros, on doit payer près d’un million d’euros de taxes pour l’État. Mais pour collecter ce million, il nous faut plusieurs années, ce qui explique que des projets durent dix ans pour être finis. Notre mosquée s’est construite au prix de grandes souffrances pour la communauté musulmane », nous explique-t-il. La mosquée de Tremblay est désormais terminée mais « on pense à tous les projets similaires en cours », qui fleurissent par dizaines, souligne M. Bentrari.

A cet effet, il propose à l’État, au mieux, de supprimer la TVA ; a minima, de faire passer cette taxe de 19,6 à 5,5 %. « On ne veut pas que la loi de 1905 soit changé pour les musulmans. L’État doit simplement prendre en considération leurs difficultés en allégeant le poids des taxes sur la construction des mosquées », s’exprime-t-il.

L’UMP fait aussi ses propositions

Le financement des mosquées fait partie des questions soulevées par l’UMP lors de la convention du parti le 5 avril mais aussi par la commission Machelon, mise en place en 2005 à l’occasion du centenaire de la loi de 1905. Généraliser le recours aux baux emphytéotiques administratifs (BEA) avec option d’achat pour les nouveaux lieux de culte aux garanties d’emprunt par des collectivités locales figurent parmi les propositions de Jean-Pierre Machelon, reprises récemment par le parti majoritaire à son compte.  

Les BEA permettraient aux associations cultuelles de louer un terrain à des collectivités locales pour une très longue durée (jusqu’à 99 ans) afin de lui permettre de construire un édifice religieux à moindre coût. L’option d’achat en fin de bail permettrait à l’association d’acquérir le terrain et de devenir ainsi propriétaire de l’édifice à caractère religieux, explicite l’UMP. Quant aux garanties d’emprunts, elles permettront aux associations souhaitant construire des lieux de cultes de contracter des prêts auprès de municipalités, de départements et de régions. Ces dernières ne demandent aucune modification de la loi sur la laïcité.

La « transparence financière » au coeur du débat

Pour une meilleure transparence financière, auquel l’UMP accorde une grande importance, les fonds étrangers visant à la construction et à l’entretien de lieux de culte devraient obligatoirement transiter par une fondation nationale. La Fondation pour les Œuvres de l’Islam, crée en 2007 et dont le principe a été qualifié d’« excellent » par Jean-François Copé, pourrait bien être relancée. La suppression de la TVA représenterait un manque à gagner considérable pour les caisses publiques et en ces temps de crise, tout entrée d’argent est bienvenu. Toutefois, « quand on parle de cette communauté (musulmane), ni son apport économique, ni ses efforts ne sont mis en valeurs par les différents responsables dans notre société. On préfère faire peur aux Français en parlant d’occupation et des prières de rue. On persiste à stigmatiser les musulmans et leur religion et à les utiliser comme des boucs émissaires à tous les maux de notre pays », a souligné M. Bentrari à l’inauguration. Sa proposition est digne d’être entendue. 

Source: http://www.saphirnews.com/