Francaisdefrance's Blog

15/08/2011

Vaucluse: histoires de melons sur fond de protestations…

Et ne voyez pas là une approche péjorative de l’affaire, bande de médisants ! (-:

C’est un véritable problème. L’embauche de saisonniers apporte parfois son lot de pépins.


FDF

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Cantemerle. Des saisonniers tunisiens manifestent…

Les melons attendent dans le champ. Sous un hangar tout proche, la discussion est vive. D’un côté, le trésorier du groupement d’employeur de Cantemerle, de l’autre des saisonniers tunisiens. Hier, à Tournecoupe, ils sont dix-sept à avoir cessé le travail1. Un mouvement rare chez les saisonniers étrangers parce que ces travailleurs sont isolés, méconnaissent le droit du travail et craignent de ne plus pouvoir revenir s’ils s’expriment.

A Cantemerle, ces hommes sont employés à la cueillette des fraises et du melon par le groupement que préside Guillaume Pantagène, maraîcher du Vaucluse. Thierry Carboue de Tournecoupe en est le secrétaire et un acheteur, Alain Meffre, le trésorier. Guillaume Pantagène laisse ce dernier négocier. « Je l’ai déjà fait hier soir », dit-il. D’un côté, on compare salaires en France et en Tunisie, parle capacité de travail des Equatoriens, nécessité de sauver la récolte, de l’autre, on réclame l’inspecteur du travail, patine dans ses revendications. Elles portent sur plusieurs points : les conditions d’hébergement pour commencer. Les saisonniers sont logés dans des préfabriqués posés autour du vieux hangar qui fait office de réfectoire. Ils évoquent une gazinière et un frigo pour dix-huit personnes, l’absence de lumière dans les quatre dortoirs, d’hygiène, l’isolement. « On vient depuis 2008 et c’est à chaque fois pire », dit l’un d’eux. Guillaume Pantagène explique qu’il faisait loger les saisonniers dans des locations mais qu’aucune n’a voulu cette année. « On a fait venir un inspecteur du travail qui nous a dit de mettre une bâche pour séparer le réfectoire de l’établi », dit-il. Un deuxième frigo et une autre gazinière viennent d’arriver. L’électricité doit suivre. Autre point d’achoppement : les saisonniers assurent que des heures (vingt-sept) sont retirées chaque mois de leur bulletin de salaire pour couvrir hébergement et transport. Ce qui permet de réduire les heures supplémentaires, disent-ils. Guillaume Pantagène ne veut pas commenter mais glisse : « On a des accords au départ et ils reviennent dessus ».

Hier soir, à l’issue d’une journée de négociation, le retour au travail se profilait. Certains des portes parole craignaient d’avoir compromis leur avenir en manifestant. D’autant que l’obtention de leur titre de séjour est conditionnée au travail. « ça fait quatre, cinq, parfois six ans qu’on travaille avec eux. On a intérêt à garder une main-d’œuvre qui est déjà formée », répondait hier soir Guillaume Pantagène.

1. Hier, le dix-huitième était dans le Vaucluse.


Contrat Omi

Ces salariés ont signé des contrats Omi (office des migrations internationales). Ils durent un an dont pas plus de six mois en France. L’employeur doit prouver qu’il n’a pu trouver personne en France correspondant au poste. Or en maraîchage, « on passe des annonces à l’ANPE et on n’a aucune réponse », dit Guillaume Pantagène.

Source: http://www.ladepeche.fr/

27/04/2011

La chasse au Front National est lancée dans les sections départementales syndicales !

Marine Le Pen doit vraiment en faire trembler plus d’un. Et pas des moindres. Et tout cela rien que pour ne dire que la vérité et soulever des lièvres que l’on nous cachait jusqu’à présent… Même les syndicats se lancent dans la chasse aux sorcières. C’est dire si l’enjeu est important; car bon nombre de sièges éjectables sont d’ores et déjà amorçés… Car le programme de Marine Le Pen pour les présidentielles 2012 est ce qu’attendaient depuis longtemps les Français sans trop oser le dire par peur de « représailles »… Ces dernières cantonales ont été le déclencheur.


Marine: vite! Un grand nettoyage s’impose !!!

FDF

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Cet article, très signifiant concernant l’alignement des bonzes syndicaux sur la défenses des intérêts de l’UMPS est paru dans le n° du 26 avril du Progrès.

Pour les manifestations du 1er mai, la CGT a choisi son thème. Ce sera « contre le racisme et la xénophobie ». Cette décision s’inscrit en réponse à la montée des idées du Front National au sein même des strates de l’organisation syndicales. À la CGT mais pas seulement.

Lors des élections cantonales, cinq responsables des principaux syndicats se sont présentés sous étiquette FN. L’affaire a fait grand bruit et a interpellé.

À la CGT, elle a été prise au sérieux. Surtout que depuis l’exclusion et radiation des brebis galeuses intervenues au sein des différentes centrales, le parti de Marine Le Pen a décidé de créer le Cercle national de défense des travailleurs syndiqués (CNDTS). En attendant de faire plus (lire ci-dessous).

La tentative d’entrisme du FN n’est pas nouvelle. Au milieu des années 1990, il a fait une première tentative d’implantation dans le monde syndical.

En 1997, 66 listes prud’homales (sous étiquette CFNT) avaient même été déposées un peu partout en France, avant d’être interdites.

La menace est donc bien réelle. « Il ne faut pas se voiler la face. La CGT est un échantillon de la société et elle est donc traversée également par le discours xénophobe, explique Pascale Darnet, secrétaire départementale CGT. Le phénomène est mis en avant par un gouvernement qui se place sur le terrain du FN (identité nationale) ».

La secrétaire s’interroge sur les valeurs que la CGT véhicule par rapport à celles du parti frontiste : « Elles sont antinomiques. Pour nous, un salarié compte pour un. Nous ne faisons pas de différence et la préférence nationale n’est pas compatible avec le syndicalisme ».

Comment lutter alors contre la diffusion de ces idées ? « Il a été clairement exprimé à nos adhérents que les propos racistes et xénophobes sont interdits publiquement et en interne. On n’accepte pas la banalisation des propos racistes, ne serait-ce qu’à travers une blague, poursuit Pascale Darnet. Face à tout manquement à cette règle, les adhérents s’exposeront à des sanctions. Car, au-delà, c’est face à une menace d’instrumentalisation que le syndicat s’organise.

« Nous sommes très attentifs aux tentatives d’infiltration du FN, commente Pascale Darnet. Nous avons fait passer le message à nos adhérents qui sont des cibles potentielles ». La secrétaire CGT ajoute qu’elle n’a pas noté, pour l’heure, de dérive dans la Loire. Tout du moins ouvertement.

Le constat est identique à la CFDT mais là aussi la prudence est de mise. « Nous essayons d’amener le débat dans les entreprises afin d’éviter que les gens regardent par le petit bout de la lorgnette. Ce n’est pas facile parce qu’il y a beaucoup de tabous, constate Luc Thoral, secrétaire départemental. « Nous essayons de donner la parole aux salariés pour que chacun puisse se responsabiliser plutôt que de faire confiance à des discours extérieurs.

Luc Thoral considère qu’il faut bien distinguer le syndicalisme du politique. « Nous enregistrons de nouvelles adhésions depuis le mouvement contre les retraites. Ce qui prouve que la confiance dans les syndicats est bien là ». Ce qui, à ses yeux, n’est pas le cas vis-à-vis des politiques. « Les Français attendent beaucoup des élus et ils sont très déçus. Les discours extrémistes, que nous combattons, constituent alors un refuge pour certains ».

« Les salariés le savent, il n’y a que le FN pour sauver leur boulot » estime Charles Perrot, secrétaire départemental Loire du FN

Avez-vous constaté, dans notre département, une croissance d’adhésions de syndicalistes ?

« Depuis six mois, dans la Loire, nous avons enregistré six ou sept nouvelles adhésions issues de gens qui ont des orientations syndicales marquées et qui sont à jour de leur cotisation. Ils ont fait la démarche pour la valeur travail que nous défendons ».

Qu’entendez-vous par « valeur travail » ?

« Dans les entreprises, les salariés n’accordent plus de crédit aux syndicats qui défendent des prés carrés avec dogmatisme. La valeur travail n’existe pas pour eux, car ils ne tiennent pas compte de l’évolution de la société. Ils vivent dans une bulle et ne représentent plus rien dans les PME-PMI. Nous, on ne défend pas les avantages acquis des fonctionnaires mais le travail et l’entreprise, sans discours politisés. Nous sommes les seuls à défendre la valeur travail, la production française pour les Français, face à une mondialisation abominable, remise en cause aujourd’hui. Les salariés le savent, il n’y a que le FN pour sauver leur boulot ».

Les syndicats traditionnels seraient-ils condamnés à périr ?

Oui, le syndicalisme est en train de crever. Il ne représente que 7 % des travailleurs français. Le taux le plus faible en Europe. Ils sont présents là où il n’y a pas de souci de perte d’emplois. Le secteur public est leur dernier bastion. Lorsqu’on regarde des représentants CGT s’exprimer à la télé, deux fois sur trois c’est pour défendre quelqu’un issu de l’immigration. Ils vont chercher des travailleurs étrangers pour exister. Les syndicats sont le refuge des médiocres (sic). Les délégués sont là pour s’autoprotéger et se foutent bien du travail.

Est-ce pour cela que le parti que vous représentez veut créer ses propres syndicats ?

Il faut changer de discours dans ce pays. Quand nous arriverons au pouvoir, l’idée est de créer des forces corporatistes, des unions de personnes par branches professionnelles qui défendront leur métier, comme cela se fait en Allemagne. Il s’agit de s’organiser au sein de chaque filière, privée ou publique, sans position politiqueIl y a quinze ans, on avait déjà réfléchi sur le sujet, mais à l’époque le choix avait été fait de ne pas livrer son contenu pour ne pas s’exposer un peu plus. Ceux de 1995 ont été fusillés dans leur carrière professionnelle, par leurs copains de la veille et par leur hiérarchie ».

Source: http://www.nationspresse.info/?p=131294#more-131294