Francaisdefrance's Blog

01/09/2011

Cauchemar…

Une journée qui commence plutôt mal…

FDF

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Cette nuit, j’ai fait un rêve épouvantable, un cauchemar devrais-je dire. C’était un 14 Juillet sur les Champs Elysées. Madame Eva Joly, Présidente de la République présidait aux cérémonies de la Fête Nationale avec son gouvernement au grand complet : Cécile Duflot, Premier Ministre, Noël Mamère, Ministre des Affaires Etrangères, Daniel Cohn Bendit, Ministre de l’Intérieur et de la Pensée Orthodoxe, Bernard Thibault, Ministre du Travail et des Grèves, Hervé Ghesquière, Ministre des Otages, Jean-Luc Mélenchon, Ministre de la Joie de Vivre, Jamel Debbouze, Ministre de la Culture, Olivier Besancenot, sous-sous-Secrétaire d’Etat aux Affaires Judiciaires, Dominique Galouzeau (qui a repris son nom de roturier pour être ministre plénipotentiaire) représentant les bobos à l’étranger etc… etc. Le traditionnel défilé commence avec l’imposante brigade des Faucheurs Volontaires en combinaison verte, la faux sur l’épaule, précédés par Nicolas Hulot portant pieusement sur un coussin de velours vert la pipe de José Bové, mort au champ (de maïs OGM) d’honneur, et dont les cendres reposent au Panthéon. Il a été fauché involontairement par un Faucheur Volontaire lors d’une opération guerrière. Viennent ensuite une centaine d’enfants des écoles, un bouquet de fleurs à la main, puis de nombreuses autres délégations, entre autres : les gays et lesbiennes, les producteurs de cannabis, les trieurs de déchets poussant fièrement devant eux leurs poubelles vertes, bleues, jaunes, les différents syndicats arborant leurs pancartes traditionnelles, etc. Suivent alors pour, dans ce nouvel enthousiasme national, remplacer les engins blindés de l’ancienne époque: les cyclo-pousse et les calèches, nouvellement affectés aux transports urbains non polluants, suivis des employés municipaux chargés de récupérer le crottin des chevaux pour enrichir les espaces verts de la ville. Tout cela au son du nouvel hymne national « A la claire fontaine » joué par la Garde Républicaine en chemises à fleurs, pendant que flotte mollement sous l’Arc de Triomphe le nouvel emblème national, un étendard vert prairie frappé en son centre d’un épi de maïs et d’une coccinelle. Pour parachever la cérémonie, le défilé aérien: Yann Arthus Bertrand en ULM à pédales, encadré d’une escouade d’oies dressées, suivi d’une escadrille de montgolfières… Dans la foule, quelques éléments perturbateurs, nostalgiques de l’ancien régime tentent bien de se faire entendre en chantant la Marseillaise et en brandissant des drapeaux tricolores, mais ils sont vite interceptés et placés en garde à vue par les forces de l’ordre, les fameuses Brigades Vertes…. Curieusement, je me trouvai à côté de la Présidente qui soudain me prit dans ses bras pour m’embrasser fougueusement. C’est là que je me suis réveillé en hurlant, à 06h45.

C’est décidé, dorénavant je mangerai léger le soir et je ne prendrai plus de tisane aux plantes bio, je ne veux plus faire de tels cauchemars…


	

16/01/2011

J’ai fait un rêve…

C’est peut-être un rêve… C’est peut-être notre futur… Nous pouvons y arriver; il suffira de beaucoup de volonté et de courage; de patriotisme, aussi, et d’instinct de survie. Tout cela, vous et moi en sommes nantis. Il reste à savoir l’utiliser à bon escient…Ne nous laissons plus islamiser sans broncher. Résistons; chacun à sa manière…

FDF

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– D’un Maghreb où s’érigeraient des églises catholiques, des temples luthériens, des synagogues.
– D’un Afghanistan où de jeunes catholiques pourraient préparer un pèlerinage à Lourdes ou à Jérusalem.
– D’un Iran ou d’un Irak où des Loubavitchs pourraient se promener en papillotes.
– D’un Pakistan où seraient organisées les prochaines JMJ.
– D’un Islam sans charria, sans burqa, où mes s½urs musulmanes ne seraient ni lapidées parce qu’elles sourient sans leur voile, ni traitées en pestiférées sociales.
– D’un monde sans Al Qaïda, où les traders salueraient encore les femmes de ménage mexicaines avant de prendre l’ascenseur, où l’on pourrait encore prendre une bouteille d’eau dans un avion.
Je mélange tout ?
Je mélange tout, sans doute, en ces temps où l’identité nationale a des relents de gruyère et de lingots, en ces jours Zurich vaut bien un appel du Muezzin…
Mais quelque part, sans me compromettre ni vouloir risquer une lapidation, je comprends…
– Je comprends qu’il convient parfois d’oser le courage, et de cesser les oecuménismes à sens unique…
– Je comprends la « Heidi touch », la réaction suisse, même si, populiste et rétrograde, elle nous renvoie à nos Croisades et à notre peur du Sarrasin.

Car je suis fatiguée.
Fatiguée de baisser les yeux quand je marche, légèrement terrorisée, dans un « quartier arabe », oh, pas à Jérusalem, non, juste chez moi, dans ma ville rose.
Car j’en ai soupé de manger Hallal à la cantine de mon collège.
Car j’en ai assez de croiser des étudiantes en burqa au cours d’arabe jouxtant mon cours d’allemand, dans une université soit disant soumise à la loi sur la laïcité.
Car je suis une fille de Charlemagne et de Roland, de Saint-Louis et du chêne, car je suis La Pucelle et pas Fatima, car mes ancêtres, oui, sont Gaulois, celtes, vikings, mais aussi juifs, espagnols, italiens, portugais, grecs ou maltais.
Ma vie n’est certes plus rythmée par l’angélus de l’aube et l’angélus du soir, mais en moi coule le sang des bâtisseurs de cathédrales.
Et la colline de Vézelay, oui, m’est plus familière que la Pierre Noire de La Mecque.
Alors, quand les petits Suisses disent tout haut ce que plein de monde pense tout bas, et au risque de froisser mes nombreux amis musulmans, mes amis poètes, artistes, enseignants, mon épicier, mes anciens voisins, j’ose l’écrire : restaurons nos églises, admirons nos vitraux, chantons quelques beaux cantiques, expliquons à nos écoliers ce qu’est Noël, au lieu de nous demander s’il est de bon ton de construire une mosquée dans chaque village !
J’aime écouter du Raï, je suis la reine du couscous, je ne vote pas Le Pen.
Mais :
Le jour où mes amies musulmanes ne seront plus lapidées au moindre pantalon dépassant d’une burqa, le jour où je pourrai bronzer en monokini sur les plages d’Agadir, le jour où une église se construira à Kaboul, alors là oui, j’oserai critiquer cette décision suisse de ne plus construire de minarets. «  »

Sabine Aussenac. Professeur d’allemand

Pillé chez: http://puteaux-libre.over-blog.com/article-2012-mise-en-place-des-pions-ump-ps-fn-fg-etc-65063350-comments.html#anchorComment

24/08/2010

« A notre France bien-aimée qui nous manquera tant »…

mardi 24 août 2010

Surprise surprise

A bord du Falcon 7X Dassault, le président s’installe dans le fauteuil du salon privé. Il est fatigué. Il se tourne vers son conseiller.
– Saint-Mars. Racontez-moi quelque chose. N’importe quoi. J’ai besoin de me changer les idées. Ne me parlez ni de l’opposition, ni des agences de notations.
– Mm… Il y a un fait divers dans l’actualité…
– Allez-y.
– Ça s’est passé l’autre jour, dans la région de Lille. Une mère a découvert la mort de son fils d’une manière pour le moins… Singulière. Se rendant dans un cimetière pour enterrer un membre de sa famille, elle a découvert, par le grand des hasards, la tombe de son fils. Il était mort depuis un mois. Personne n’avait été prévenu.
– Non ? Vous êtes sérieux ?
– Oui.
Le président plisse des yeux, se figure la scène. Il ne peut réprimer un rire nerveux, hoquetant.
– Ah !… Les pauvres gens. En même temps… Il y a un côté tragi-comique dans tout ça… Je ne devrais pas rire. On ne devrait pas rire de ça, hein ?
– Non Monsieur le Président. Mais il faut bien trouver un moyen de relâcher un peu la pression.
– … Imaginez-vous la scène. On marche dans un cimetière, et d’un seul coup, stupéfaction ! Incrédulité ! Là, à nos pieds, une tombe… Quelqu’un qu’on pensait en vie, pétant de santé…  Ah, c’est vraiment affreux. On le verrait dans un film, on le croirait pas.
– En effet, nous ne le croirions pas.
Détendu par l’intermède, le président décide de consacrer l’heure de vol restante à faire une sieste.

Une heure plus tard, le Falcon atterrit dans une grande capitale européenne.
Hommages militaires, fanfares, poignées de main. Une voiture officielle conduit le président vers le lieu d’une cérémonie. A l’intérieur, il prend connaissance du bref discours qu’il prononcera.
La voiture arrive dans une immense place, surmontée de plusieurs groupes de statues. Les autres chefs d’Etats sont déjà arrivés, à l’agacement du président : « Retard ! J’ai l’air de quoi devant la presse internationale ? »
Il s’installe à sa place tandis que le Russe commence son discours sous une pluie fine. Le président n’y entend rien qu’un maelstrom grisâtre d’expressions qui l’indiffèrent : morts, sacrifices, avenir radieux. Inutile même de chercher à comprendre ; chacun de ses mots et gestes est préparé par une armée de conseillers. Il pourrait aussi bien être un robot. Il s’ennuie. Pour passer le temps, il détaille en pensées le corps de la femme qui se trouvait sans son lit la veille.
Enfin, le russe invite les chefs d’Etat à déposer les gerbes. Son tour venu, le président se lève, se recueille devant un groupe de statues représentant des combattants de la seconde guerre mondiale. Ensuite, il s’avance vers ce qu’il lui semble être un hommage aux victimes du communisme. Un troisième groupe de statues évoque les victimes des crises économiques.
Le président s’apprête à regagner son rang, lorsqu’il se produit quelque chose d’étrange. Avec des regards embarrassés, les hommes du service protocolaire lui indiquent un emplacement, au fond, à droite. Saint-Mars hoche la tête : oui, il y a un autre monument. Le président revient sur ses pas. Tous les regards sont rivés sur lui. Il s’approche, une gerbe à la main.
Devant ses yeux, s’élève une statue représentant une femme. Elle pourrait évoquer vaguement Jeanne d’Arc. Ou Marianne. Sur le socle, une phrase, gravée en plusieurs langues : « A notre France bien-aimée qui nous manquera tant. R.I.P. ».
Le président en reste coi. Ne sachant que faire, il se tourne vers son conseiller.
– Qu’est-ce que c’est que ce truc ?
– Un monument funéraire à la France.
– Mais la France n’est pas morte.
Saint-Mars garde le silence.
– Elle n’est pas morte ! Qu’est-ce que c’est que cette mascarade ?
Les chefs d’Etats étrangers sortent de leurs rangs et s’approchent, la mine compassée.
– La France est en vie… Dites-leur ! Qu’est-ce qu’ils ont tous là, à me regarder ?
Le président américain lui pose la main sur l’épaule et glisse : « Il faut accepter la réalité telle qu’elle est ».
– La réalité ? Mais la France n’est pas morte. J’y étais il y a quelques heures. Saint-Mars, répondez-moi ! Si vous ne me répondez pas, vous êtes virés.
– Monsieur le Président, dit ce dernier, il faut accepter la réalité telle qu’elle est.
L’un des chefs d’Etat tend un grand livre de condoléances aux feuilles d’or. Le président est abasourdi. Il hurle.

Son hurlement déchire la nuit pluvieuse comme un voile, laissant transpercer une lumière artificielle et un ronronnement familier. Le Falcon. Nous sommes dans l’avion.
– Vous allez bien Monsieur le Président ?
– Ah, ce n’est rien… j’ai fait un rêve…
– Un rêve ?
– Rien de grave. Un truc idiot.
Le président se lève pour se dégourdir les jambes.
– Bon. Faites moi apporter un café, merci. Saint-Mars, qu’est-ce qui est prévu aujourd’hui ? Il faudrait que je prenne l’habitude de lire les discours avant.
– Nous rentrons à Paris pour l’inauguration d’une grande Mosquée.
– Ah. Encore une grande Mosquée. Fait chier. Et depuis quand les Présidents de la République inaugurent les mosquées, hein ?
– Depuis que le Premier Ministre a inauguré celle d’Argenteuil. Accessoirement, depuis que les renseignements généraux vous ont fourni leurs dernières projections démographiques.
– Oui bien sûr. Les électeurs. Le client a toujours raison… Je me demande quand même ce que nos aïeux auraient pensé de tout ça. Bah. Est-ce qu’on a le choix ?
Le café est servi. Au moment où le président dirige la tasse vers ses lèvres, il entend la voix de son conseiller répondre :
– Nous ne l’avons pas. Il faut bien accepter la réalité telle qu’elle est.