Francaisdefrance's Blog

29/11/2011

Nous vivons sous la domination des « rois Incas »…

Les rois Incas obligeaient leurs administrés à toujours laisser leurs portes ouvertes; afin de pouvoir surveiller ce qu’ils faisaient. Cette époque n’est pas révolue. Autres temps mais moeurs semblables…

FDF

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L’ECONOMIE ADMINISTREE ET LE BON PLAISIR…

Nos lecteurs réguliers sont habitués à souffrir de la formidable usine à gaz législative que leur infligent les membres de la « Caste » depuis longtemps au pouvoir, lesquels se rattachent à divers partis. Cet ouragan de lois participe à la paupérisation de la France et des Français, ceci dans une croissance ridiculement plate.

Ils ne saisissent pas toujours l’existence d’une autre tornade dévastatrice,

à savoir l’économie administrée, instrument favori de la même Caste. Elle utilise des termes précis comme « boîte à outils », « dispositifs », « volontarisme étatique », « coups de pouce », « mesurettes », ou autres, qui manifestent le désir violent de tout soumettre dans la vie nationale à une sorte de dictature diffuse.

L’industrie automobile est actuellement sur la sellette. Sa situation est délicate, car le marché européen décline au profit des marchés émergents. La France a la chance d’avoir deux grands groupes qui ont su croître malgré les coups de butoir contre toute forme d’industrie des gouvernements successifs. Les dirigeants de ces groupes veulent satisfaire leur clientèle et, avec beaucoup de précautions, doivent réduire les effectifs en France.

Le Président de la République ne l’entend pas ainsi. Il vient donc de convoquer (sic) à l’Elysée Monsieur Philippe Varin, Président de PSA, pour lui enseigner à mieux gérer son entreprise ; le Président endosse ainsi le rôle de DRH. C’est un abus de pouvoir caractérisé. Le Président de PSA a, semble-t-il, accepté. Personne ne peut imaginer qu’il ait obtempéré sans contrepartie et nul ne saura laquelle, tant l’économie administrée réserve de possibilités.

Le pouvoir ne veut absolument pas prendre la « route de la liberté » et poursuit sans relâche la « route de la servitude » pour prétendument résoudre la crise dont il est largement complice. La route de la servitude est bien celle de l’économie administrée. De ce fait, il court en tout sens pour chercher des sous et attaque les niches fiscales. Le total atteindrait 100 milliards : 30 milliards d’entre elles seraient « injustifiées » : nous sommes en plein délire. Chacune de ces niches correspondait à une volonté momentanée du pouvoir de favoriser telle activité utile à une époque donnée. Aujourd’hui, il faut trouver au plus vite des ressources. La presse aux ordres va jusqu’à fustiger les bénéficiaires des 30 milliards car ils échappent à l’impôt ; certains comparent leur prétendu privilège aux fraudes sociales ! Le « tout impôt » impliquerait que, faute d’être taxé pour une activité quelconque, le bénéficiaire serait un fautif !

Un autre exemple est celui de la Caisse des Dépôts, gigantesque dinosaure étatique, qui oriente ses investissements au hasard des préoccupations des gouvernements successifs.

Le problème de l’emploi est crucial, le chômage venant précisément du bouillonnement activiste de l’Etat : si par miracle le chômage des jeunes s’améliore, il faut courir favoriser les seniors !

Ne pas oublier non plus les deux Grenelles de l’Environnement qui, pour le bon plaisir de Jean-Louis Borloo, conduisent à des dépenses aberrantes et ruineuses ; Les lois correspondantes furent votées après de nombreuses parlottes et comprennent un grand nombre de dispositifs ruineux pour la population. Parmi ces mesures se trouve le choix des énergies renouvelables ou du développement durable, tous termes sans signification précise dans la langue française.

LES DONS AUX OEUVRES

La réglementation des dons aux oeuvres atteint un sommet dans l’absurde. Jusqu’en mars 2009, il existait 12 catégories d’associations bénéficiaires, chaque catégorie ayant son régime particulier ; le reçu à envoyer comportait une demi-page ; depuis lors, il comporte une grande page 21×24. A la lire attentivement, la raison en est que les 12 catégories d’associations sont devenues 24. Elles portent souvent des noms absolument obscurs : « entreprises adaptées », « entreprises d’insertion ou entreprises de travail temporaire d’insertion ». Le chef d’oeuvre de la « bourreaucratie » se lit dans une petite notice d’une demi-page : « Cette disposition fiscale concerne uniquement les organismes qui satisfont aux critères définis par les articles 200, 238 bis et 885, etc. du code général des impôts.» Pour que les victimes comprennent bien, il leur est conseillé de s’assurer qu’ils répondent aux critères visés ; ces derniers se réfèrent à un nombre d’articles considérable du livre des procédures fiscales. Et si les victimes ont des insomnies ils peuvent consulter le bulletin officiel des impôts dont la lecture doit être particulièrement attrayante. Nous gardons pour la fin le coup de fouet suivant : « Si les organismes bénéficiaires de dons délivrent à tort des reçus fiscaux, ils s’exposent au paiement d’une amende fiscale égale à 25 % des sommes indûment mentionnées sur ces documents (article 1740 à du C.G.I.). »

«  TOUT ETAT » ET INTERETS

Comment expliquer ce déferlement de l’économie administrée ?

L’idéologie du « tout Etat » est inscrite dans les gènes de la Caste au pouvoir. Comme rien ne fonctionne parfaitement, son champ d’action est illimité. Il faut donc « être à la manoeuvre » tous les jours : si les étudiants n’arrivent pas à se loger dans tel endroit, un « dispositif » sera monté à la hâte et ainsi de suite dans tous les domaines… .

J’ai dénoncé dans un livre aujourd’hui épuisé la « République Fromagère ». S’ajoute en parallèle la « République Sondagère » : les membres de la Caste dont, en particulier ceux du sommet, naviguent à vue sur la mer des sondages ; de ce fait, ils lancent, sans lassitude aucune, des gerbes d’actions diverses et variées voulant tout contrôler et, bien sûr, n’y parvenant jamais. Les actions sont d’autant plus nombreuses et désordonnées que 40 ministres ou quasi ministres, dont beaucoup d’inutiles, s’activent en permanence pour tenir le haut du pavé et montrer qu’ils existent.

Les intérêts se donnent libre cours, les membres de la Caste trouvant dans cette action incessante les moyens de leur confort, de leur richesse, voire de leur joie : c’est le « bon plaisir ». Les intérêts d’autres parties prenantes les rejoignent : les bénéficiaires de subventions ou de « coups de pouce » salvateurs sont nombreux.

Les effets sont inévitablement catastrophiques. Le premier est l’effet de ruine amplifié par les impôts nécessaires.

Des dommages idéologiques se produisent aussi par la soumission stérile aux chimères à la mode comme les éoliennes ou d’autres folies semblables.

Les rois Incas obligeaient, par la force des fonctionnaires, les citoyens de la base à laisser leurs portes grandes ouvertes pour que personne n’échappe à leur curiosité ; ils tenaient des statistiques grâce à un systèmes de cordelettes à noeuds. L’objectif était de tout diriger dans l’intérêt d’une Caste réduite.

Les techniques ont changé, le « bon plaisir » est toujours là !

Michel de PONCINS

Source: Tocqueville Magazine

13/06/2011

On peut vivre sans pain; mais pas sans Internet…

C’est du moins ce que tente de nous prouver le Secrétariat d’État à la consommation… Ca donne à réfléchir. Pas sur l’Internet, mais sur l’utilité de ce Secrétariat d’Etat. J’ai essayé de manger mon clavier d’ordi: indigeste…

FDF

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Tocqueville Magazine
LE FLASH

Depuis quelques temps, le monde économique et politique bruisse d’informations sur un futur projet de loi pour soi-disant protéger les consommateurs. C’est en fait, suivant l’usage, un déluge de réglementations qui vont nous être assénées, dans une odeur sulfureuse d’usine à gaz administrative, avec des effets contraires aux buts poursuivis.

Pour comprendre l’origine de ce nouveau tsunami administratif, il faut savoir que nous avons un Secrétaire d’État à la consommation, Frédéric Lefebvre. Pourquoi un tel Secrétaire d’État ? D’abord, c’est une question de partage du butin de la république. Au sein de la « République Fromagère », les victimes-contribuables apportent sans barguigner leur tribut d’une façon permanente et immense, ceci par les prélèvements fiscaux et sociaux que nous connaissons tous. Ainsi se construit un butin annuel dépassant largement les 50 % du PIB. Cela permet donc d’arroser largement tous les camarades, ce qui explique entre autres la quarantaine environ de ministres, sous-ministres ou sous-sous ministres, dont beaucoup sont inutiles.

LA CONSOMMATION

Une raison spécifique explique qu’il y ait un Secrétaire d’État à la consommation. Le pouvoir interventionniste est largement pollué par les idées fausses venant de Keynes. L’une de ces idées est que la croissance du PIB serait dépendante de celle de la consommation ; si la consommation augmente, la production finirait par suivre et, après un assez long détour, arriverait à favoriser la croissance du PIB ; cette croissance permettrait, alors, enfin de rembourser les dettes insupportables, d’arrêter les déficits publics et de résoudre les problèmes insurmontables que nous connaissons.

Pour un économiste, ces raisonnements sont totalement faux. La vérité est tout simplement que la consommation détruit la richesse ce qui est normal mais, bien évidemment, ne crée pas de richesse, celle-ci étant nécessaire pour consommer et devant lui préexister.

En plus, l’activisme de ce Secrétaire d’État permet, en période électorale, de promouvoir l’idée que le pouvoir en place protègerait le pouvoir d’achat. Nous savons tous que, si le pouvoir d’achat se détériore, c’est très précisément à cause des interventions brouillonnes du pouvoir dans le domaine économique et des impôts et charges créés par le dit pouvoir.

C’est également pour toutes ces raisons qu’il y a un code de la consommation, lequel fait partie de la quasi centaine de codes de natures diverses qui écrabouillent littéralement la population française. Le nouveau projet de loi s’y réfère souvent.

LES DETAILS DU PROJET

Présenté au conseil des ministres, il contient 25 mesures, ce qui annonce les plus grandes catastrophes compte tenu des décrets d’application, des circulaires, des contentieux : l’expérience fait penser que l’on se dirige vers un bon millier de pages ou peut-être davantage.

Parmi les mesures présentées comme les principales, s’en trouvent certaines concernant la téléphonie mobile et l’Internet. C’est comme si la téléphonie mobile et l’Internet faisaient l’essentiel de la vie ; le projet prévoit un « tarif social » de l’Internet haut débit. Ce tarif social meilleur marché serait proposé aux 2 millions de foyers vivant avec le RSA ; sans doute a-t-on l’espoir fou en haut lieu que ce tarif donnerait du pain à ceux qui n’en n’ont guère !

Les consommateurs qui refusent les prélèvements automatiques sur leurs comptes sont souvent, aujourd’hui, pénalisés, car les opérateurs facturent des frais pour l’usage des chèques ; cela paraît bien logique, tout développement de l’automatisme étant bénéfique pour tout le monde. Cette logique n’émeut guère les énarques aux manettes ; la pratique sera donc pourchassée, au détriment précisément de tous les clients !

Il se trouve des mesures concernant l’immobilier. Les locataires pourraient obtenir une diminution proportionnelle de leur loyer, s’il apparaît que la surface réelle du logement est inférieure de 5 % à celle mentionnée dans le bail. Nos lecteurs habituels savent bien que, s’il y a des problèmes dans l’immobilier, c’est justement à cause de l’inondation de lois réglementant le domaine ; ce n’est pas une contrainte supplémentaire qui améliorera le marché du logement, seule la liberté permettant de développer le secteur et de résoudre les problèmes quand il y en a.

Une bombe est lançée ; les consommateurs pourront repérer dans les contrats une clause pas nécessairement illégale mais qu’ils jugent abusive et demander au juge de la supprimer. Les économistes et les juristes savent qu’évoquer de prétendus abus est se lancer dans l’incertitude : qui peut définir réellement ce qu’est un abus ?

LA CREATION DE RICHESSE

Nous écrivons : « Haro sur le consommateur ». En fait, toutes ces mesures se retournent contre le consommateur, ne serait-ce qu’à cause du déluge de réglementations qu’elles annoncent C’est l’occasion de rappeler que la consommation ne peut se développer que si l’on crée de la richesse et que la seule façon de créer de la richesse est de la libérer.

La liberté permet aux particuliers et aux entrepreneurs de la bâtir, compte tenu des indications du marché. Les entrepreneurs jouent un rôle amplificateur. En effet, un entrepreneur, quel que soit son niveau, rassemble des éléments épars : capitaux, locaux, personnel, fournisseurs, clients, procédés etc. En les rassemblant et en les conjuguant dans la durée, il fait surgir un gisement nouveau de richesse qui n’existerait pas sans lui.

La richesse, alors, permet aux uns et aux autres de consommer ce qu’ils veulent et quand ils veulent, en envoyant de nouveaux signes générateurs d’évolutions éventuelles : c’est le cycle vertueux.

Michel de Poncins