Francaisdefrance's Blog

02/11/2011

Un texte révélateur pillé chez Facebook…

Les loups ne se mangent pas entre eux, en principe…

FDF

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Les syndicats s’offusquent à bon droit des super-retraites des sénateurs. Dénoncer un régime spécial, c’est bien… Les dénoncer tous, c’est mieux… Chiche, messieurs les syndicalistes ?

Les syndicats ne décolèrent pas après les révélations du site Médiapart sur les super-bonus et super-retraites des sénateurs. Plusieurs dizaines de « dignitaires » (vice-présidents, patrons de commissions etc.) ont trouvé une astuce pour doubler leur retraite. Exemple : 13 200 euros par mois pour Michel Charasse !

Pour Eric Aubin, le « Monsieur retraites » de la CGT, « on vit une période d’austérité où les gens souffrent, certains n’arrivent pas à vivre avec leur retraite. Et pendant ce temps-là, d’autres ne connaissent pas la baisse de leur pouvoir d’achat ». Son homologue de la CFDT, Jean-Louis Malys, enfonce le clou : « on planque ses avantages. On se protège. Ce système des compléments de retraite des sénateurs est désastreux pour les élus en termes d’exemplarité. » Et le syndicaliste professionnel de dénoncer « un esprit de caste », tandis que sa conseour de SUD, Annick Coupé, parle carrément de « tripatouillages » et de « passe-droits ».

Le paradoxe veut que ces mêmes syndicalistes soient les plus ardents défenseurs des régimes spéciaux : SNCF, RATP, EDF-GDF, Banque de France, Conseil économique et social etc. Les « passe-droits », « l’esprit de caste », le « mauvais exemple », ils connaissent par cœur. Quand il s’agit de leurs propres avantages, ils ne s’émeuvent pas que les uns, assis sur leur pension garantie, « ne connaissent pas la baisse de leur pouvoir d’achat » quand les autres, victimes du rabotage systématique des pensions, « n’arrivent pas à vivre avec leur retraite ».

A quand une remise en cause globale des super-régimes spéciaux ?

A quand, par exemple, une vraie réforme du régime de retraite du Conseil économique, social et environnemental (CESE), véritable niche sociale qui profite à 64 patrons syndicaux ? Pourtant, il y aurait beaucoup à faire avec ce régime calqué sur celui…des parlementaires ! D’autant que la « vraie-fausse » réforme de 2010 a épargné l’essentiel des avantages des conseillers.