Francaisdefrance's Blog

24/08/2011

Halal: les muzz se rebiffent…

Mais, amis musulmans, pourquoi croyez-vous que les distributeurs se sont lancés dans le halal? Pas pour vous faire plaisir, certainement. Mais pour vous faire sortir vos porte-monnaie, tout simplement. Votre  » religion », ils s’en balancent… Créez donc un collectif ! Par exemple, le Collectif des Consommateurs Musulmans en Colère (CCMC)… Une idée comme une autre. Merci qui?

FDF

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Les temps changent… alors que de nombreuses marques et enseignes de grande distribution ont mis le paquet sur la publicité en cette période de ramadan, il semble que les consommateurs musulmans soient subitement devenus moins dociles. Les grands groupes industriels ont beau essayer de transformer ce mois béni en fête commerciale comme ils ont réussi à le faire pour la fête de noël chez les chrétiens, qui a été vidée de son sens au point de ne plus être désormais qu’une course effrénée à la consommation, cela ne prend pas.

Je me propose d’illustrer mes propos par un exemple que je trouve tout à fait significatif : la marque « Reghalal ». Attends… on rigole pas là, Raghalal c’est quand même la marque qui fait le forcing depuis quelques temps en s’affichant sur de nombreux panneaux 4×3 sous le slogan « Le choix 100 % halal » (rien que ça…) a décidé il y a peu de créer une « page facebook ».

Intrigué, et de nature un peu curieux, j’ai donc décidé de m’y rendre… et voilà ce que j’ai trouvé *(1) :

Vous avez vu ? Pas un seul bon commentaire ! Tout ce qu’a réussi à récolter la marque Reghalal sur sa page facebook, ce sont des messages de consommateurs musulmans en colère, leur demandant des comptes. Voilà qui fait plaisir ! On dirait que petit à petit, à force que les différents site Internet musulmans comme débat-halal, Al-Kanz, Ajib.fr ou nous-même répétions les choses, le message ait fini par passer, et que les consommateurs aient fini par comprendre que c’est à eux d’agir, et à personne d’autre.

Pourquoi cette réaction des consommateurs ?

Il semble que les dirigeants de Reghalal n’aient pas compris que le marché est en pleine mutation, et continuent à prendre les consommateurs musulmans pour des consommateurs de seconde zone, que l’on peut berner facilement. Mais non ! Le halal de Robert, c’est fini… aujourd’hui, nous n’acceptons plus les certifications bidons comme celle de la mosquée d’Evry-Courcouronnes, ou celle de la SFCVH (rattachée à la mosquée de Paris), entre autres.

Car rappelons-le encore une fois : bien que certifiant l’immense majorité de la production halal de notre pays, ces organismes ne sont pas sérieux. Ils accordent des certificats de complaisance aux industriels et encaissent l’argent de la certification, alors qu’ils ne contrôlent rien ! En réalité, les marques s’acquittent d’une redevance à la mosquée d’Evry, qui leur délivre en échange un certificat. Ensuite, tout repose sur la confiance, et les marques font ce qu’elles veulent sur leurs sites de productions. Les sacrificateurs sont en général des employés musulmans, à qui la mosquée fournit une carte de sacrificateur. On imagine bien la valeur que peut avoir une certification faite par un employé de la marque elle-même, susceptible de faire l’objet de nombreuses pression de la part de son employeur…

Mais non, vous ne rêvez pas. Il suffit d’ailleurs de télécharger la « Charte Halal » disponible sur le site de la marque Reghalal pour se rendre compte de la véracité de ce que j’avance… extraits :

Modalités de contrôles :

 Audits internes de traçabilité : vérification de la conformité et le respect des exigences Halal –> Trimestriel

 Audits par représentant de la Mosquée d’Evry Courcouronnes : rapport écrit avec identification des points forts et des pistes d’amélioration – test de traçabilité – contrôle documentaire – contrôle du process et de l’ordonnancement des fabrications –> Semestriel

 Audits par autres organismes de contrôle Halal : information et/ou présence du représentant de la Mosquée d’Evry Courcouronnes

 Contrôle des étiquetages produits Halal : validation de l’apposition du logo Mosquée d’Evry Courcouronnes

(source : Charte Halal de la marque Reghalal)

En bonus, la marque nous fait même cadeau de la photo d’une carte de sacrificateur, elle n’a absolument aucune valeurni à nos yeux ni à ceux des musulmans informés, mais ça en jette, et ça peut être utile pour attraper les gogos.  Voyez plutôt :

Mais alors, pourquoi faire du halal ?

La question que je me pose souvent est la suivante : en fait, pourquoi ces industriels ne font-ils pas de la charcuterie non-halal ? En conservant le même process, et les même produits, ces industriels pourraient parfaitement être présents dans les rayons des hypermarchés. Car on a beau dire et rappeler sans cesse que les musulmans représentent une niche commerciale, il est tout de même utile de rappeler qu’en France, la charcuterie non-halal rapporte beaucoup plus que la charcuterie halal… alors, pourquoi s’acharner ainsi à vouloir nous vendre ces produits à la certification plus que douteuse, au risque de se retrouver un jour ou l’autre au coeur d’un scandale comme celui ayant frappé Herta ? Je crains que la réponse ne soit la suivante : dans le domaine de la charcuterie traditionelle, il y a de la concurrence, et surtout un certain savoir faire… alors que pour la charcuterie halal, nulle exigence de qualité : de toute façon, les musulmans ne connaissent rien à la charcuterie pour commencer, car elle ne fait pas partie de leurs habitudes alimentaires, et pour finir, ils se soucient peu de la qualité, préférant privilégier le bas prix.

En gros, si vous faites de la mauvaise qualité, faites le choix du halal ! De toute façon, les 95 % des produits existants sont déjà infects et non-halal alors… un de plus ou un de moins… et puis les musulmans ont aussi cet avantage unique d’être pourvus de ASIDCOM,  la seule association de consommateurs qui ne fait rien . Pas de procés, pas d’enquètes, rien. Juste des conférences, et des articles. En fait, notre association de défense à nous les consommateurs musulmans, c’est un blog, mais chuuuuuut, personne ne le sait, et ceux qui savent ne le disent pas. Tremblez industriels de la bouffe, les musulmans vont vous combattre et vous faire plier grâce à des conférences !

Tout ça pour dire que si Reghalal comme les autres n’ont pas vraiment de soucis à se faire d’un point de vue légal, puisque le terme halal ne veut rien dire en droit français, il semble que les consommateurs en aient décidé autrement, et que le marché se complique un peu… allez messieurs, encore un effort et les consommateurs musulmans vous prendrons au sérieux !

Reproduction autorisée en citant la source : http://www.al-har.fr/blog/?p=8060 —–

20/02/2011

Certification halal: on tente de rassurer les « fidèles »…

C’est décidément la grosse embrouille, ces histoires de halal. Halal, pas halal? Les muzz en consomment tous les jours, du non halal. Sans s’en rendre compte, en plus. Rachid système, cousin! Il faudrait leur faire comprendre que le fric passe avant la « religion », depuis longtemps. Quelles coutumes désuètes, en 2011… Et dire qu’en outre, ils nous emmerdent avec leurs histoires halalesques, nous, les sous-chiens. Alors que franchement, cela ne nous regarde pas. Nous avons d’autres soucis…

FDF

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Certification halal : comment Reghalal entretient la confusion

Si l’organisme de certification SFCVH-mosquée de Paris est sous le feu de l’actualité depuis la publication d’un rapport d’analyses du laboratoire Eurofins indiquant que du porc a été trouvé dans des Knacki Herta halal, il n’est pas le seul organisme à ne pas employer et envoyer sur site (abattoir, centre d’élaboration des viandes, etc.) ses propres contrôleurs. L’ACMIF-mosquée d’Evry, plus discrète, n’a aucun contrôleur. Elle fait « confiance » aux industriels qui se réjouissent de ce mode de fonctionnement, puisque là aussi ces derniers ont les mains totalement libres. Dans un reportage diffusé sur France 24, Adel Gastel, journaliste, interroge Khaled Merroun, recteur de la mosquée d’Évry, sur le statut de ses prétendus contrôleurs. M. Merroun indique qu’il choisit (sic) les contrôleurs – parmi les employés du partenaire industriel -, mais ce n’est jamais l’entreprise qui les lui impose. Sophisme qui ne résiste pas à la question immédiate du journaliste : « c’est vous qui les payez ? ». Embarras du recteur, mais réponse claire : non, mais il fait confiance à ses partenaires. « C’est une question de moralité et d’honnêteté », nous dit-il. Et A. Gastel de conclure : il y a donc un risque de conflits d’intérêts. Élémentaire, mon cher Watson !Comme Quick, Duc ou encore Médina Halal, la marque Reghalal est certifiée par l’ACMIF-mosquée d’Evry ; une certification toute relative puisqu’il n’y a pas de contrôle extérieur et indépendant. Certes, rien ne dit aujourd’hui que certains produits Reghalal contiennent du porc, mais rien ne garantit non plus au consommateur musulman qu’un incident tel celui de l’affaire Herta ne puisse un jour arriver. Les conditions de fabrication des nems Reghalal, par exemple, correspondent peu au prou avec celle des Knacki Herta halal : ces nems sont élaborés sur un site où l’on manipule de la viande porcine sans qu’aucun contrôleur extérieur à l’entreprise, indépendant et surtout salarié par l’organisme de certification ne soit présent sur place. Il serait à cet égard intéressant de procéder à des analyses régulières sur ces produits pour s’assurer qu’elles ne contiennent aucune trace de porc. Car, comme dans le cas d’Herta et la SFCVH-mosquée de Paris, Reghalal et toutes les marques certifiées par l’ACMIF-mosquée d’Evry n’offrent pas tous les gages de traçabilité et de contrôles (indépendant et systématique). Plus grave, elles entretiennent une véritable confusion, comme nous allons tout de suite le constater. 

Dans l’image ci-dessous, correspondant à une capture d’écran du site Reghalal.fr, la marque du 1er volailler européen, LDC, s’efforce de rassurer le consommateur : garantie halal, traçabilité 100 % halal, produits contrôlés et carte de… sacrificateurs.

Source http://www.al-kanz.org/