Francaisdefrance's Blog

03/03/2011

Exemple de résistance et de patriotisme…

On savait encore résister, à cette époque. On avait le patriotisme dans le sang. On savait de défendre. Et surtout, on savait GAGNER! Mettre genoux à terre devant l’ennemi n’était pas, comme en 2011, devenu une habitude. Dont acte…
FDF

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2 mars 1941  

Le «serment de Koufra» et le triomphe de la France Libre

Le 2 mars 1941, le colonel Leclerc (38 ans) enlève aux Italiens l’oasis de Koufra, au sud de la Libye. Avec ses hommes, qui ont rejoint comme lui le général de Gaulle après l’invasion de la France par la Wehrmacht, il fait le serment de ne plus déposer les armes avant que le drapeau français ne flotte sur Strasbourg.

Ce «serment de Koufra» marque le début d’une longue marche glorieuse qui passera par la Libération de Paris.

Joseph Savès.

Éternel rebelle

Tôt rallié au général de Gaulle et à la «France libre» (par opposition à la France officielle du maréchal Pétain, soumise à l’occupant allemand) Leclerc est arrivé le 2 décembre 1940 au Tchad comme commandant militaire. Cette colonie enclavée de l’Afrique équatoriale française a été la première à se rallier au Général par la grâce de son gouverneur, Félix Éboué, un Guyanais à peau noire.

Au fin fond de l’Afrique, à plusieurs milliers de kilomètres de la France occupée et de l’Allemagne ennemie, Leclerc, qui s’est autopromu colonel, bout d’impatience de partir au combat.

Leclerc reçoit à Koufra le fanion  de la Sahariana italienneDès le lendemain de son arrivée à Fort-Lamy (aujourd’hui N’Djaména), il décide de s’emparer de l’oasis de Koufra, à 1700 kilomètres plus au nord, en Lybie, dans le Fezzan.

Koufra, au milieu du désert, est un modeste fort tenu par une garnison italienne et protégé par une compagnie motorisée qui vadrouille en couverture dans la région , la Sahariana. C’est sans doute le poste le plus avancé, au sud, de l’alliance germano-italienne.

Leclerc se lance dans le désert avec une centaine d’Européens et 250 méharistes et tirailleurs «sénégalais», essentiellement des Tchadiens et des Camerounais. La petite troupe est équipée de bric et de broc avec quelques dizaines de vieux véhicules, cinq petits avions, des armes et des uniformes à l’avenant.

Les Français combinent leur action avec les Britanniques qui, du Caire, lancent une attaque sur Mourzouk, la capitale du Fezzan. Le major Clayton, qui commande la colonne britannique, se fait «prêter» par Leclerc deux officiers : le capitaine Massu, qui se rendra plus tard célèbre en Algérie, et le lieutenant-colonel Colonna d’Ornano, qui sera tué devant Mourzouk.

La colonne britannique est défaite par la Sahariana sans atteindre son objectif et les rescapés rejoignent la colonne de Leclerc. Celle-ci arrive le 7 février en vue de Koufra.

Jouant d’audace (comme à son habitude), Leclerc tient en respect les défenseurs du fort avec une partie de ses troupes. Lui-même et le reste de ses troupes éloignent la Sahariana du fort. Après un ultime combat, le 19 février, la compagnie motorisée décroche et se replie vers le nord-ouest. Les défenseurs de Koufra ne peuvent plus compter que sur eux-mêmes. Ils surestiment le nombre et l’équipement de leurs assiégeants et Leclerc les entretient dans leur ignorance en faisant déplacer sans cesse ses armes automatiques.

Le 1er mars, enfin, des parlementaires sortent du fort et demandent aux Français leurs propositions pour une reddition dans l’honneur. Les palabres s’éternisent. À la fin, n’y tenant plus, Leclerc surgit parmi les négociateurs et ordonne aux Italiens de remonter dans leur véhicule. Lui-même s’asseoit à leurs côtés avec deux officiers et leur commande de regagner le fort. Les Italiens, estomaqués par cette entorse aux usages, s’exécutent.

Arrivé en présence du commandant du fort, Leclerc impose ses conditions. La capitulation est signée le jour même. La garnison défile à 14h devant Leclerc : 11 officiers et 18 soldats italiens, 273 Libyens. Les combats lui ont occasionné 3 tués et 4 blessés. Les pertes du côté français ont été de 4 tués (dont un Européen) et de 21 blessés.

De Koufra à Berchtesgaden

Le lendemain, c’est au tour du détachement français de se rassembler dans la cour du fort. Après avoir fait hisser les couleurs, le colonel Leclerc prononce une allocution mémorable qui se termine par ces mots, quelque peu surréalistes en ce morceau de désert saharien : «Nous sommes en marche, nous ne nous arrêterons que lorsque le drapeau français flottera sur la cathédrale de Strasbourg» (*). Les soldats et officiers reprennent le serment à la suite de leur chef.

Aussi modeste soit-elle, la bataille de Koufra a un impact symbolique immense pour les Français en lutte contre l’occupant car c’est le premier succès militaire des Français Libres. Le général de Gaulle ne s’y trompe pas. Dès le 3 mars, il télégraphie à Leclerc un message de félicitations qui se termine par ces mots inhabituels chez lui : «Les glorieuses troupes du Tchad et leur chef sont sur la route de la victoire. Je vous embrasse».

De Gaulle voit juste. Leclerc, plus tard à la tête de la IIe Division Blindée, entrera le premier dans Paris puis dans Strasbourg. Il achèvera son épope guerrière à Berchtesgaden, le nid d’aigle de Hitler.

04/08/2010

Drapeau blanc: trois policiers de la BAC de Grenoble mutés…

Et voilà comment on s’avoue vaincus…

Moi, à la place des informateurs des médias, je n’aurais pas diffusé cette info. C’était même la DERNIERE chose à faire. Cela ne pourra que conforter les sous-merdes à l’origine de cette affaire d’Etat dans leur sentiment d’impunité et de victoire sur les forces de l’ordre qui passent là pour une armée en pleine déconfiture. En outre, il est certain que les autres racailles vont profiter de l’occasion de l’annonce de la victoire de leurs emblables pour récidiver partout, n’importe quand et à leur guise.A plusieurs époques de l’Histoire de France nous avons prouvé que nous savions résister… Là, non. On hisse le drapeau blanc.

Mais voilà, je ne suis pas à la place des informateurs des médias…


FDF

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Lu sur lexpress.fr:

Les fonctionnaires expérimentés, engagés dans la fusillade qui a coûté la vie à un braqueur, et menacés depuis, vont rejoindre un autre service. D’autres devraient suivre. La mesure suscite une polémique après le discours martial du chef de l’Etat.

Trois policiers de la Brigade anticriminalité, engagés dans la course-poursuite qui a coûté la vie à un braqueur, le mois dernier, à Grenoble, en Isère, devraient quitter la BAC en septembre pour rejoindre d’autres services, deux d’entre eux changeant même de département.

Ces gradés et gardiens de la paix, présentés comme expérimentés, ont déposé une demande de mutation. Elle a été acceptée par l’administration, selon une procédure d’urgence qui n’impose pas le passage en commission paritaire (administration/syndicats). Plusieurs de leurs collègues ont émis le même souhait. Au total, la BAC pourrait perdre sept hommes sur un effectif d’une quarantaine de personnes.

Les policiers de cette unité sont l’objet de menaces précises dans le quartier de la Villeneuve, depuis leur intervention à la suite du braquage du casino d’Uriage-les-Bains, dans la nuit du 15 au 16 juillet. Un échange de tirs avec les braqueurs s’est soldé par la mort de l’un d’eux, Karim Boudouda, ce qui a déclenché trois nuits d’émeutes dans la cité. L’enquête pour retrouver les auteurs des menaces progresse, à l’aide d’écoutes et de renseignements notamment.

Une affaire dans l’affaire

Parallèlement, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) serait saisie d’une « affaire dans l’affaire ». Un SMS anonyme adressé à de nombreux fonctionnaires de police peu après les faits dénonçait l’attitude de l’administration face aux intimidations. Le texto assurait que les policiers de la BAC avaient été mis en repos forcé et exfiltrés. La direction de la sécurité publique de l’Isère a démenti, indiquant qu’ils se trouvaient en congés. Mais leur mutation n’a toujours pas été évoquée publiquement par l’administration. Le SMS reprochait aussi à l’Etat de n’être « pas capable d’assurer la protection de ses fonctionnaires » et même « d’organiser leur fuite ».

L’Etat n’est pas capable d’assurer la sécurité de ses fonctionnaires

Les organisations syndicales ont pris leurs distances avec ce texto à l’origine indéterminée. « Nous avons suffisamment de canaux d’expression pour trouver cet anonymat suspect, estime par exemple Patrice Ribeiro, secrétaire général de Synergie officiers. Dans le passé, ce genre de méthode a souvent été l’apanage de l’extrême droite. » « Cette procédure de mutation n’a pas été imposée mais proposée à nos collègues. Certains ont accepté, d’autres ont refusé », explique, pour sa part, Denis Jacob du syndicat Alliance. Quant à Yannick Danio, de Unité SGP Police, vingt-six ans de terrain puis de militantisme derrière lui, il reconnaît n’avoir « jamais vécu de situations aussi tendues » qu’à Grenoble.

La police des polices tente de remonter jusqu’aux auteurs de ce texte qui a fortement irrité place Beauvau. Au moment de sa diffusion, l’Elysée engageait une contre-offensive très politique sur le thème de la sécurité et ne voulait pas laisser accréditer l’idée d’une reculade sous la pression des délinquants. Si le corbeau est identifié dans les rangs de la police, les enquêteurs devront déterminer quelle suite donner au dossier, sans froisser des troupes déjà très remontées. L’envoi d’un tel SMS, s’il ne paraît pas répréhensible pénalement, peut cependant constituer une faute administrative pour un fonctionnaire. Brice Hortefeux doit se rendre à Grenoble demain afin de rencontrer les policiers de terrain.

Source: lexpress.fr