Francaisdefrance's Blog

30/11/2011

Un trafiquant de drogue récidiviste remis en liberté un mois avant son jugement !!!

N’est elle pas bien faite, notre justice ???

C’est tout simplement un « prime » à l’impunité… Honteux.

FDF

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Un trafiquant de drogue récidiviste impliqué dans une importante saisie de cocaïne en janvier 2010 en Martinique a été remis en liberté samedi à Rennes, sans contrôle judiciaire, un mois avant sa comparution devant un tribunal, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

« Un imbroglio juridique initié par un pourvoi en cassation pour nullité de l’avocat est à l’origine de retards qui se sont accumulés les uns derrière les autres », laissant filer le délai d’expiration pour être jugé, a expliqué mardi une source judiciaire, confirmant une information de Presse-Océan.

Source: http://lci.tf1.fr/

09/08/2011

Le looser du jour est…

 …Saïd Bahmed !

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Encore une chance pour la France ! Mais ce con s’est aperçu (trop tard) qu’il avait été un peu loin. Et il a eu la trouille. Courageux mais pas téméraire.

Tu as voulu te faire de la pub? Mais désormais, tout le monde connait ta tronche. A mon avis, tu seras mieux à l’ombre, parmi les tiens, que dehors. Question de sécurité pour ta pomme…

On ne nargue pas les autorités impunément, « cousin ». T’as voulu jouer au Cortex, mon pote! Un peu léger, ton cinoche… C’est sûr que tout seul, comme tes compatriotes, tu n’en ramène pas large. Je souhaite ardemment que tu prennes un max, « cousin »… Les excuses à retardement, c’est un peu facile.

FDF

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Le « jeune homme » qui nargue la police depuis un mois et demi a expliqué à France 3 être prêt à se rendre.

Saïd Bahmed s'est confié à France 3. Il se dit prêt à se rendre.
Saïd Bahmed s’est confié à France 3. Il se dit prêt à se rendre. | Capture d’écran de France 3

Saïd Bahmed s’est évadé du tribunal de Besançon à la barbe des gendarmes le 27 juin dernier. Un mois plus tard une vidéo sur YouTube faisait le buzz. Intitulée « La liberté n’a pas de prix », on y voyait le jeune homme de 24 ans narguer les forces de l’ordre, railler leur incompétence et agiter de temps en temps ses menottes, comme un trophée : « On les baise mon pote […] On vous baise. […] T’inquiète on arrache tout, y a de la thune, y a ce qu’il faut, t’inquiète pas on est là mon pote, on dort pas.« 

Il s’est confié lundi à France 3 et apparaît nettement moins vantard. « Je compte me rendre, mais si on me met dans un centre de détention près de chez moi », explique Saïd Bahmed.

(Images France 3 – vidéo Le Post)

Le fugitif explique avoir « pété les plombs » mais se dit prêt à « assumer ». Il se plaint aussi des conditions d’incarcération : « je voudrais […] que les mecs ne vivent pas les mêmes conditions de détention que moi ». Et tient à redorer son image : « je suis pas un criminel, pas un bandit […] je veux faire ma vie avec ma femme et ma famille ».

Récidiviste, Saïd Bahmed a déjà été condamné pour violences aggravées, recel, trafic de stupéfiants ou outrage à personne dépositaire de l’autorité publique.

Sources : France 3 Franche-Comté

14/06/2011

Viol d’une fillette à Toulouse: encore un récidiviste en liberté !

Ci-dessous, une explication et une analyse fort convaincantes de l’Institut pour la Justice.  Je serais plus « expéditif », concernant le criminel en question.


A lire jusqu’au bout.

FDF

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Viol d’une fillette à Toulouse par un récidiviste : où est la faille ?

Le violeur présumé de la petite fille de 5 ans avait été condamné à 15 ans de réclusion en 1996 pour avoir commis 12 viols sur des mineurs de 15 ans, puis à deux ans de prison ferme en 2009 pour agression sexuelle sur mineur, une condamnation assortie d’une injonction, de soins.Décryptage de cette affaire par les experts de l’Institut pour la Justice en 5 questions :

  • Comment un agresseur sexuel peut-il récidiver alors qu’il sort d’une séance chez son psychologue ?
  • Pouvait-on prévoir qu’il allait récidiver ?
  • Pourquoi n’était-il pas sous castration chimique ?
  • Pourquoi la Justice ne lui a-t-elle pas imposé un bracelet électronique GPS ?
  • Pourquoi la Justice l’a-t-elle condamné à seulement deux ans de prison en 2009 ?

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  • Comment un agresseur sexuel peut-il récidiver alors qu’il sort d’une séance chez son psychologue ?

En France, la majorité des psychiatres et psychologues sont peu ou pas formés aux soins visant à réduire la récidive des délinquants sexuels. Par défaut, beaucoup entreprennent des thérapies simples, non spécialisées, d’inspiration psychodynamique, alors qu’aucune étude française ou internationale n’a montré d’impact de ces traitements sur le risque de récidive.

Extrait du rapport de l’Académie de médecine de juin 2010 :

« Les méthodes actuarielles étaient les plus efficaces dans la prévision de la récidive, le jugement clinique non structuré s’avérant le moins efficace, l’évaluation clinique structurée ayant une efficacité intermédiaire »

  • Pouvait-on prévoir qu’il allait récidiver ?

D’un point de vue criminologique, l’individu conjuguait de nombreux facteurs de risque de récidive. Le principal étant le nombre d’infractions sexuelles commises dans le passé : plus ce nombre est élevé, plus le risque de récidive sexuelle l’est aussi.

Dans leur étude de référence ( source), les criminologues Harris et Hanson signalent un taux de récidive sexuelle de 37 %, 15 ans après leur sortie de prison, des délinquants sexuels déjà condamnés par la Justice à deux reprises (contre 19 % pour ceux condamnés une seule fois). Ce qui était le cas du violeur présumé de la petite fille.

Dans la mesure où il avait de surcroît fait 12 victimes hors du cercle familial entre 1993 et 1996, il entre manifestement dans la catégorie des prédateurs les plus dangereux.

Le problème est que son risque de récidive n’a peut-être jamais été évalué correctement, c’est-à-dire avec les outils criminologiques utilisés par tous nos voisins. Car les méthodes criminologiques, dites « actuarielles », sont peu répandues en France ; la méthode dominante reste l’évaluation clinique non structurée (entretien libre).

Extrait du rapport de l’Académie de médecine de juin 2010 :

« Les méthodes actuarielles étaient les plus efficaces dans la prévision de la récidive, le jugement clinique non structuré s’avérant le moins efficace, l’évaluation clinique structurée ayant une efficacité intermédiaire »

  • Pourquoi ce violeur récidiviste n’était-il pas sous castration chimique ?

Les traitements freinateurs de libido constituent le traitement le plus efficace pour prévenir la récidive sexuelle des pédophiles récividivistes. Il est préconisé par la Haute autorité de santé pour la prise en charge des auteurs d’agression sexuelle sur mineurs de 15 ans.

Pourtant, aucune castration chimique ne semble avoir été prescrite au violeur présumé. Vraisemblablement parce que les psychiatres français, peu formés à la délinquance sexuelle, ont une méconnaissance importante de ce traitement – et pour certains d’entre eux une réticence de principe à l’utiliser.

Dans une étude à paraître dans les Annales médico-psychologiques, les Dr Baratta, Halleguen et Morali, à partir d’un questionnaire rempli par 67 psychiatres provenant de 18 centres hospitaliers et de 2 UMD, montrent que :

– 40 % d’entre eux étaient dans l’incapacité de nommer une des molécules autorisées pour la castration chimique

– 62 % d’entre eux ne souhaitent pas imposer de castration chimique

– 76 % ne connaissent pas les recommandations de la Haute Autorité de santé de 2009 (préconisant la castration chimique)

  • Pourquoi la Justice n’a-t-elle pas imposé un bracelet électronique GPS à ce récidiviste sexuel?

La loi ne le permet pas. Pour pouvoir se voir imposer le bracelet GPS à l’issue d’une peine de prison, il faut avoir été condamné à 7 ans de prison ferme minimum (ou à 5 ans en état de récidive légale).

Il s’agit là d’une faille importante dans la loi car la dangerosité d’un individu ne se mesure pas à la gravité des faits commis lors de sa dernière infraction (l’exemple de Tony Meilhon l’avait déjà montré).

Le bracelet GPS est une mesure de sûreté minimale d’autant plus nécessaire, en cas de libération d’un violeur récidiviste, que les traitements médicaux les plus efficaces (castration chimique et TCC) n’ont d’effet que dans 25 % des cas.

Extrait du rapport de l’Académie de médecine de juin 2010 :

« [Recommandation 2] : Définir une politique qui ne soit pas uniquement basée sur des moyens médicaux. Les traitements à visée hormonale ou psychologique ayant une efficacité très partielle (…) ne peuvent être le seul outil d’une politique de prévention de la récidive »

  • Pourquoi la Justice a-t-elle condamné ce multirécidiviste à seulement deux ans de prison en 2009 ?

Dans son étude publiée en novembre dernier, Xavier Bébin, juriste et criminologue, indiquait que le grave défaut de la rétention de sûreté et du système français :

« est de faire l’impasse sur le cas de criminels dangereux, ayant un lourd passé judiciaire, mais dont la dernière infraction n’est pas jugée suffisamment grave par elle-même pour conduire à une peine de 15 ans d’emprisonnement. En l’état des pratiques, les magistrats français tendent en effet à prononcer des peines essentiellement liées à la gravité de l’infraction, sans prendre suffisamment en compte le passé judiciaire de l’individu. »

Le cas présent nous en donne une illustration : la récidive – même d’une gravité modérée – d’un agresseur sexuel déjà condamné pour 12 viols aurait dû alerter sur sa dangerosité et aurait pu conduire à l’imposition d’une peine se rapprochant du maximum prévu par la loi.

L’autre possibilité est de prendre exemple sur le système québécois, qui prévoit des peines indéterminées (c’est-à-dire potentiellement à vie) pour les délinquants déclarés « dangereux », déclaration qui peut avoir lieu après une infraction de gravité modérée car « la gravité de l’acte est moins déterminante que la dangerosité persistante qu’il révèle ».

Extrait du rapport de la Commission du Sénat relatif à la rétention de sûreté en 2008 :

« [Exemple au Québec]. L’accusé plaide coupable [il a commis une infraction sexuelle de gravité modérée]. Le rapport présentenciel établi par les services d’enquête fait état de très nombreux antécédents concernant le plus souvent des infractions sexuelles dont certaines d’ailleurs d’une plus grande gravité que celle justifiant la dernière comparution. (…) Ces considérations ont conduit le procureur de la République à saisir le juge d’une demande de déclaration de délinquant dangereux qui a finalement été prononcée. Le cas peut paraître paradoxal, il est néanmoins révélateur : le dernier fait délictueux commis par X ne conduit à la peine indéterminée que parce qu’il est la suite d’une longue série d’infractions et que ce comportement déviant paraît sans remède. En d’autres termes, la gravité de l’acte est moins déterminante que la dangerosité persistante qu’il révèle. »

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La position de l’Institut pour la Justice

L’Institut pour la Justice dénonce un système inadapté à la prévention de la récidive sexuelle et criminelle et demande :

– Le prononcé de peines davantage adaptées à la dangerosité des agresseurs sexuels (et non pas seulement proportionnelles à la seule gravité de leur dernière infraction),

– Un élargissement des conditions permettant d’imposer des mesures de sûreté aux agresseurs récidivistes, en particulier le placement sous bracelet électronique GPS,

– Une profonde réforme de la psychiatrie conduisant à une généralisation des méthodes fiables d’évaluation de la dangerosité criminologique et à une adaptation des traitements conformes aux préconisations de la Haute autorité de santé et de l’Académie de médecine.

Publications de l’Institut pour la Justice en lien avec ce thème :

Source: http://www.publications-justice.fr/