Francaisdefrance's Blog

24/01/2012

Erdogan menace (encore) la France…

Il commence à nous « peler grave », le premier ministre de la Turquie. Tout d’abord un petit rappel que j’aime à ressortir de temps à autres:

Erdogan (premier ministre turc) a déclaré en 1999 : «Les minarets sont nos baïonnettes, les coupoles nos casques, les mosquées nos casernes et les croyants nos soldats.».

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Erdogan qui nous traite de racistes… On aura tout vu.

On ne va tout de même pas plier devant ce phénomène de foire, non? Dire que c’est Sarkö qui va prendre la décision finale… A 90 jours des présidentielles, je n’aimerais pas être à sa place.

FDF

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Erdogan a aussi de bons amis…

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Erdogan promet des mesures de rétorsion contre Paris

Au lendemain de l’adoption au Sénat français du projet de loi sur la négation du génocide arménien qu’il juge « discriminatoire et raciste », le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a menacé Paris de représailles.

Les mises en garde turques n’y auront rien fait. Après plus de sept heures de débats au Sénat français, la proposition de loi pénalisant la négation des génocides, dont celui des Arméniens en 1915 sous l’Empire ottoman, a été adoptée en France par 127 voix « pour » et 87 « contre ». La contestation d’un génocide reconnu par Paris est donc désormais un délit, puni d’un an d’emprisonnement et d’une amende de 45 000 euros.

Pour être appliquée par les tribunaux français, la loi, qui a déjà adoptée par l’Assemblée nationale le 22 décembre, doit être promulguée par le président Nicolas Sarkozy dans un délai de 15 jours.
Lors d’un discours prononcé ce mardi 24 janvier au Parlement devant les députés de son parti (AKP, issu de la mouvance islamiste), le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a fustigé une proposition « discriminatoire et raciste ». Et a promis de mettre en œuvre « étape par étape » des mesures de représailles contre Paris. Juppé plaide pour l’apaisement
Quelques heures plus tôt, le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, avait plaidé pour l’apaisement avec Ankara, qui avait menacé la France de « sanctions permanentes » en cas d’un vote en faveur du texte. « J’appelle nos amis turcs au sang-froid, la Turquie est un grand pays, une grande puissance économique et politique, nous avons besoin d’avoir de bonnes relations avec elle », a déclaré le chef de la diplomatie française sur Canal+. Et d’ajouter : « Passée cette vague, un peu excessive, il faut bien le dire, je suis persuadé que nous retrouverons des relations constructives. Moi, je tends la main. J’espère qu’elle sera saisie un jour. »

Et pour cause, Ankara qui reconnaît le massacre des Arméniens mais refuse catégoriquement d’y voir un génocide, a réagi avec virulence aussitôt après le vote des sénateurs : « Acte irresponsable », « manque total de respect », « grande injustice ». De son côté, le ministre turc de la Justice, Sadullah Ergin, a qualifié la loi comme étant « nulle et non avenue »…

…Suite et source: http://tinyurl.com/75da5sg

23/12/2011

La Turquie s’exclut elle même de l’Europe !

Erdogan (premier ministre turc) a déclaré en 1999 :

«Les minarets sont nos baïonnettes, les coupoles nos casques, les mosquées nos casernes et les croyants nos soldats.».

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Je me suis toujours méfié de cet Erdogan… Il croit nous nuire avec cette annonce, mais en fait c’est lui qui se ferme définitivement la porte d’entrée dans l’Union Européenne. A moins que Sarkö ne vienne le supplier de revenir sur sa décision. En effet, la communauté turque est forte en France et parmi celle-ci, beaucoup sont des électeurs en puissance pour 2012…

Je me méfie toujours de Sarkö aussi…

Deux scénarii se présentent à nous: soit « on » fait l’impasse sur la nouvelle loi concernant la reconnaissance des génocides et 80 millions de musulmans entrent dans l’Union par la grande porte sans trouver de résistance; soit, la Turquie nous déclare la guerre. Et là, qu’est ce qu’on va présenter en face pour se défendre? Rien; nos n’avons plus d’armée en France au sens propre du terme… Elle se bat à l’Etranger pour des causes très floues.

Gros dilemme…

Ah oui, au fait, les enjeux: http://tinyurl.com/7nlfkyh

FDF

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Génocide arménien: Ankara gèle sa coopération militaire et politique avec Paris

La Turquie a annoncé jeudi le gel de sa coopération politique et militaire avec la France qu’elle accuse de « racisme » et de « xénophobie » après l’adoption par les députés français d’une proposition de loi pénalisant la négation du génocide arménien de 1915.

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a ordonné la suspension des visites bilatérales, le rappel pour consultations de l’ambassadeur de Turquie en France et ajouté que « les exercices militaires communs avec la France et toutes les activités militaires avec ce pays avaient été annulés » pour protester contre l’adoption de ce texte.

Paris « regrette » les décisions de la Turquie, a déclaré dans la soirée le chef de la diplomatie française Alain Juppé, appelant Ankara à ne pas « surréagir ».

« La Turquie est pour la France un allié et un partenaire stratégique », a dit M. Juppé, qui a souligné qu’il était « important, dans le contexte actuel, que nous maintenions ouvertes les voies du dialogue et de la coopération » entre les deux pays.

« Ce que je souhaite, c’est que nos amis turcs ne surréagissent pas à cette décision de l’Assemblée nationale française », a-t-il également déclaré.

Interrogé sur d’éventuelles nouvelles mesures de représailles d’Ankara, le ministre français des Affaires étrangères a répondu : « nous verrons bien et je souhaite qu’on en reste là, si possible ».

Selon M. Erdogan, la Turquie statuera désormais au cas par cas sur toute demande militaire française d’utiliser son espace aérien et « rejette dorénavant toute demande » de visite des ports turcs par des bâtiments de guerre français.

Le Premier ministre turc a expliqué qu’il s’agissait là d’un premier train de sanctions contre la France, alliée de la Turquie au sein de l’Otan, et que, « progressivement », d’autres mesures pourraient être mises en oeuvre.

« Nous révisons nos relations avec la France« , a déclaré M. Erdogan qui a expliqué que la Turquie ne participerait pas à un comité économique mixte France-Turquie prévu pour janvier à Paris.

La Turquie met aussi fin aux consultations politiques avec la France, a dit M. Erdogan. Les deux pays avaient noué un dialogue étroit sur des dossiers régionaux, notamment la Syrie.

« Malheureusement, cette proposition de loi a été adoptée malgré tous nos avertissements (…) Cela va ouvrir des plaies irréparables et très profondes dans les relations bilatérales », a averti le chef du gouvernement.

M. Erdogan a fustigé une « politique (de la France) fondée sur le racisme, la discrimination et la xénophobie ».

Il s’en est particulièrement pris au président français Nicolas Sarkozy, l’accusant d’avoir instrumentalisé le génocide arménien à des fins électorales, à l’orée de la présidentielle de 2012.

« L’Histoire et les peuples ne pardonneront pas à ceux qui exploitent les faits historiques à des fins politiques », a estimé M. Erdogan, qui s’est en revanche abstenu d’annoncer des sanctions commerciales contre la France, important partenaire économique de son pays.

Le volume bilatéral des échanges s’est chiffré à près de 12 milliards d’euros en 2010.

A Washington, un diplomate américain de haut rang a déclaré que les Etats-Unis espéraient un apaisement rapide entre la France et la Turquie, deux de leurs plus proches alliés.

« Nous espérons qu’ils pourront résoudre ensemble leur différend », a-t-il commenté.

La représentante de l’OSCE pour la liberté des médias, Dunja Mijatovic, a estimé que l’adoption finale de cette loi, qui doit encore être approuvée par le Sénat, « soulèverait de graves inquiétudes quant aux normes internationales de la liberté d’expression ». Elle a dit craindre en particulier « une criminalisation des débats historiques publics » ne favorisant pas à ses yeux « une meilleure entente entre les peuples et les communautés » membres de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.

Malgré les nombreux avertissements d’Ankara qui a dépêché plusieurs délégations à Paris, les députés français ont voté jeudi une proposition de loi pénalisant d’un an de prison et 45.000 euros d’amende la négation d’un génocide reconnu par la loi, comme l’est depuis 2001 en France le génocide arménien de 1915, qui a fait 1,5 million de morts, selon les Arméniens.

La Turquie reconnaît que jusqu’à 500.000 Arméniens sont morts pendant des combats et leur déportation, mais non pas par une volonté d’extermination.

L’Arménie a salué le vote des députés français et exprimé sa « gratitude ». La France « en adoptant cette loi a prouvé de nouveau qu’il n’y avait pas de prescription pour les crimes contre l’humanité et que les nier devait être puni », a déclaré à l’AFP le ministre arménien des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian.

Pour entrer en vigueur, la proposition de loi devra cependant aussi être adoptée par le Sénat, ce qui pourrait prendre plusieurs mois.

Source: http://tempsreel.nouvelobs.com/

18/12/2011

Les menaces d’Erdogan…

Et que va répondre notre cher président? Il va lui falloir être très prudent. Dans quatre mois, on vote…

FDF

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CET INDIVIDU SE PERMET DE NOUS MENACER DE « CONSEQUENCES IRREPARABLES »  et de FAIRE DU CHANTAGE. CERTAINS VEULENT LES FAIRE ENTRER DANS L’UNION EUROPÉENNE !!!!!!!!!   ET ON LEUR DONNE 130 MILLIONS / AN  –  et il voudrait quoi encore le turc ??

NOUS NE VOULONS PAS DE TURQUIE  DANS L’EUROPE MORIBONDE




Génocide arménien: Erdogan menace Paris de conséquences «irréparables»

Ca n’a pas été toujours la guéguerre…
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 La possible adoption d’un projet de loi sanctionnant la négation du génocide arménien et considéré comme «hostile» par la Turquie…

Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a menacé la France de conséquences «graves, irréparables» qu’aurait l’adoption d’un projet de loi réprimant la négation du génocide arménien, appelant le président français à barrer la route à ce texte, a rapporté vendredi l’agence Anatolie.
«Je souhaite exprimer clairement que si ces démarches arrivent à terme, les conséquences sur les relations politiques, économiques, culturelles et dans tous les domaines avec la France, seront graves», a souligné Erdogan dans une lettre envoyée à Nicolas Sarkozy.
Erdogan, dont le pays a toujours refusé de reconnaître le génocide arménien (1915-1917), évoque aussi l’impact «irréparable» sur les relations franco-turques qu’aurait le vote de ce texte par le Parlement français, exhortant Nicolas Sarkozy à faire obstacle au projet.
Projet de loi «hostile» à la Turquie
«J’espère sincèrement que vous tiendrez votre promesse de faire échouer des initiatives de ce genre et empêcherez ainsi des démarches qui auront des conséquences irréparables» sur les relations bilatérales, a dit le Premier ministre turc. Il a en outre appelé la France à faire preuve de «bon sens» et à empêcher que les rapports bilatéraux deviennent «l’otage des revendications de tierces parties», faisant référence à l’Arménie.
«Ce projet de loi vise directement la république de Turquie, la nation turque et la communauté turque de France, et nous le considérons comme hostile», a ajouté Erdogan.
Le projet doit être examiné le 22 décembre par l’Assemblée nationale française. L’ambassade de Turquie à Paris a déjà averti qu’un vote favorable jeudi prochain entraînerait le rappel pour consultations de l’ambassadeur en France, Tahsin Burcuoglu, et le gel de toute coopération avec Paris.


La Turquie reconnaît que jusqu’à 500.000 Arméniens ont péri dans l’Anatolie ottomane au cours de la Première guerre mondiale, mais, selon elle, ils n’ont pas été victimes d’une campagne d’extermination mais du chaos des dernières années de l’Empire ottoman. Pour les Arméniens, il s’agit d’un génocide, qui a fait plus d’un million et demi de morts.

Source: http://www.20minutes.fr/

17/11/2011

Le Premier ministre turc Erdogan a récemment fait une visite officielle en Allemagne. Il a encore une fois appelé les immigrés colons turcs à ne pas s’assimiler.

J’ai toujours pensé que ce type était un faux jeton, qui se félicite de prendre les Européens pour ses futurs esclaves. Et nos dirigeants continuent à le recevoir. A ne plus rien y comprendre…

Allez; je vous la replace:

Erdogan (premier ministre turc) a déclaré en 1999 : «Les minarets sont nos baïonnettes, les coupoles nos casques, les mosquées nos casernes et les croyants nos soldats.».

FDF

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Erdogan humilie Merkel sur son sol !

ON CROIT REVER QUAND ON VOIT L’AUDACE DE CE PERSONNAGE QUI ORDONNE AUX TURCS DE NE PAS S’INTEGRER, ET DE NE PAS APPRENDRE LA LANGUE DE LEUR PAYS D’ACCUEIL MAIS MIEUX ENCORE  IL EXIGE DES ECOLES TURQUES.

QUANT A NOUS,  NOUS CONTINUONS DE LEUR VERSER DES SOMMES INVRAISEMBLABLES  AFIN QU’ILS VIENNENT MIEUX ENCORE NOUS COLONISER.

SI CA S’APPELLE PAS SE FOUTRE DE LA GUEULE DU MONDE !

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Erdogan humilie Merkel sur son sol : que le immigrants turcs vivant en Allemagne apprennent la langue allemande est « contraire aux droits humain.  Alors que la CDU et le SPD glosent sur l »intégration, Erdogan   vient en Allemagne afin de répéter aux colons turcs de ne surtout pas devenir allemands

Un journal allemand a comparé Erdogan à un Roi qui visite ses sujets dans ses colonies...

Les Turcs en Allemagne : les invités s’emparent de la maison !


Lire aussi :

« Je fais un rêve – l’Allemagne deviendra Turkland »

Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan était en Allemagne les 1er et 2 novembre pour marquer le 50ième anniversaire de l’accord sur les « travailleurs invités ». 

Erdogan a transformé ce qui était supposé être une opportunité amicale de faire un bilan en une plate-forme pour lancer une nouvelle tirade contre les offenses et carences supposées dans le traitement des immigrants turcs vivant en Allemagne, population estimée à 3.5 millions.

Erdogan a dit que l’insistance allemande à exiger que le immigrants vivant en Allemagne apprennent la langue allemande est « contraire aux droits humains ». Il demande que Berlin accorde la citoyenneté aux immigrants turcs sans considération de leurs efforts pour s’intégrer à la société allemande.

Pour faire bonne mesure, Erdogan a accusé l’Allemagne d’être un « complice » de la campagne de terreur lancée en Turquie par le Parti des travailleurs kurdes (PKK). Il a aussi blâmé l’Allemagne pour faire dérailler la demande turque vieille de plusieurs dizaines d’années à rejoindre l’Union Européenne.

Ajoutant à la controverse, un groupe de scientifiques, de politiciens et d’activistes des droits de l’homme allemands a accueilli la visite d’Erdogan en déposant une plainte pour crimes de guerre contre le Premier ministre turc et neuf autres officiels politiques et militaires d’importance.

La plainte déposée auprès du bureau du procureur fédéral dans la ville de Karlsruhe au sud-ouest de l’Allemagne le 2 novembre 2001, est fondée sur la législation de « juridiction universelle » de 2002 qui donne aux cours allemandes le droit de poursuivre les auteurs de violations des humains quel que soit le pays où les crimes ont été commis.

L’action en justice accuse Erdogan et d’autres de dix actes de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, incluant la torture et l’utilisation d’armes chimiques en rapport avec les opérations militaires turques contre les rebelles kurdes depuis 2003.

Le président allemand Christian Wulff et la chancelière allemande Angela Merkel avaient invité Erdogan pour assister à une cérémonie commémorant l’accord de recrutement de main-d’oeuvre du 31 octobre 1961 entre l’Allemagne de l’Ouest et la Turquie qui a permis l’afflux de millions de travailleurs turcs en Allemagne au cours des 50 dernières années. Cependant cet accord marque le début des problèmes actuels de l’Allemagne avec l’immigration musulmane.

Par le passé, en 1961, l’économie de l’Allemagne après de la seconde guerre mondiale était florissante et des traités similaires avec la Grèce, l’Italie et l’Espagne étaient insuffisants pour fournir la demande apparemment insatiable de main-d’œuvre. À la fin de 1969, plus d’un million de « travailleurs invités » étaient arrivés en Allemagne pour travailler dans les zones industrielles du « pays hôte ».

L’idée de départ était que les travailleurs turcs retourneraient chez eux après une période de deux ans, mais la « clause de rotations » ainsi dénommée a été retirée du traité germano-turc en 1964, en partie après des pressions des secteurs de l’industrie allemande qui ne voulaient pas payer constamment les coûts de formation de nouveaux travailleurs. Le résultat prévisible était que beaucoup de Turcs ne retournèrent jamais chez eux.

Aujourd’hui, la population turque en Allemagne a explosé ; les turcs constituent maintenant la plus grande minorité ethnique. Les démographes s’attendent à ce que la population turque en Allemagne s’accroisse exponentiellement dans les prochaines décades, grâce à la fois à une forte fécondité et une forte demande de travailleurs étrangers.

La demande allemande en travailleurs étrangers est alimentée par une crise démographique : la population allemande est non seulement vieillissante, mais aussi en diminution rapide. Selon des projections récentes du Bureau allemand des statistiques, la population de l’Allemagne qui est actuellement de 82 millions et qui est la plus importante de l’Union Européenne, devrait diminuer de près de 20% à 65 millions dans les cinq prochaines décades. En même temps, 34% de la population aura plus de 65 ans et 14% aura plus de 80 ans en 2060, comparés aux chiffres de 20% et 5% respectivement en 2009.

Les défis combinés de la dépopulation et de son vieillissement auront des conséquences majeures pour la pérennité du système allemand de sécurité sociale qui va du berceau à la tombe. Par exemple, le nombre de pensionnés qui devront être entretenus par la population en âge de travailler pourrait presque doubler en 2060 selon le Bureau fédéral des statistiques. Alors que 100 personnes en âge de travailler entre 20 et 65 ans devaient fournir des pensions à 34 retraités en 2009, ils devront générer un revenu pour 63 à 67 pensionnés en 2060.

Sans surprise, les Allemands sont inquiets du futur ; leur inquiétude alimente un débat national sur l’immigration et l’intégration musulmane, ainsi que sur le rôle de l’islam dans l’Allemagne. Les Allemands sont particulièrement concernés par la présence de millions de musulmans non intégrés.

Cela implique que dans le futur, l’Allemagne va devenir encore plus dépendante des immigrants. En outre, les Turcs continueront d’être une source importante de main-d’œuvre, surtout en considérant que le taux de natalité chez les immigrés turcs en Allemagne (2,4 enfants par femme) est presque le double de celui des Allemands autochtones (1,38, un taux bien inférieur au taux de remplacement des générations, qui est de 2,1 enfants par femme). Si ces chiffres se maintiennent, les démographes prédisent que le nombre d’Allemands de souche sera réduit de moitié dans environ six générations, tandis que le nombre d’immigrés musulmans en Allemagne devrait plus que quadrupler au cours de cette même période.

Dans un discours mémorable en octobre 2010, Merkel a concédé que les efforts de l’Allemagne pour bâtir une société multiculturelle d’après-guerre ont échoué totalement. « totalement échoué ». Elle a dit : « Nous sommes un pays qui au début des années 1960 a amené des travailleurs invités [musulmans] en Allemagne. Ils vivent désormais parmi nous et nous nous sommes longtemps mentis à nous-mêmes en disant qu’ils ne resteront pas et qu’ils disparaîtront un jour. Cela n’est pas la réalité. Cette approche multiculturelle – en disant que nous vivons simplement côte à côte et en sommes heureux – cette approche a échoué, échoué totalement. »

Confronté à la réalité que plus de un million d’immigrants vivant en Allemagne ne parlent pas du tout allemand, le gouvernement a récemment commencé à pousser les enfants de parents non germanophones à développer une meilleure connaissance de la langue allemande.

Cela a irrité Erdogan, qui durant une précédente visite en Allemagne en février 2011 a sommé les immigrants turcs d’apprendre à leurs enfants à lire et écrire le turc avant l’allemand. Parlant devant une foule de plus de 10.000 immigrants agitant des drapeaux turcs et criant « la Turquie est grande » dans la ville industrielle de Düsseldorf, Ergodan a dit : « nous sommes contre l’assimilation. Personne ne devrait être en mesure de nous éloigner de notre culture et de notre civilisation ».

Durant une visite similaire à Cologne en février 2008, Erdogan a dit devant une foule de plus de 20.000 immigrants turcs que « l’assimilation est un crime contre l’humanité » et les a enjoint à résister à l’assimilation au monde occidental. En mars 2010, Erdogan a demandé à l’Allemagne d’ouvrir des écoles primaires et secondaires en langue turque.  

La réaction en Allemagne à la rhétorique d’Erdogan a été négative.

Le journal de centre-droit Die Welt, dans un article d’opinion intitulé « Les appels à la division d’Ergodan manquent de tact »,  a écrit que le Premier ministre turc s’engageait dans une « pure guerre culturelle » avec pour credo : « turc un jour, turc toujours ». L’article dit « Chacune de ses visites officielles ressemble plus à celle d’un roi visitant ses colonies. Ergodan croit être le patron de tous les trois millions de turcs en Allemagne, comme si ils lui appartenaient. Cela est une attitude paternaliste et en fait non démocratique et nationaliste ».

Le journal respecté Die Zeit, dans un article intitulé « Erdogan: une malédiction pour les turcs d’Allemagne », écrivait : « Le Premier ministre Erdogan est un désastre pour les Turcs en Allemagne. Une fois de plus, Erdogan a utilisé sa visite en Allemagne pour parvenir à ses propres desseins nationalistes. Une fois de plus, il est revenu sur le thème de la langue turque : les enfants devraient d’abord apprendre le turc avant l’allemand. Bien sûr, il est souhaitable que les enfants avec des racines turques apprennent le turc. Le problème des échecs d’une éducation entièrement turque ne se trouve pas dans la première langue acquise, mais dans une médiocre maîtrise des deux langues. Des centaines de millier d’enfants ne peuvent de fait parler correctement ni le turc ni l’allemand ».

Le journal dit que la rhétorique enflammée d’Ergodan se résume entièrement à des considérations de politique intérieure. Die Zeit écrit : « Ergodan n’est pas réellement intéressé par le sort des immigrants turcs et de leurs enfants. Sa prestation théâtrale et nationaliste n’est qu’un jeu utilisant les sentiments et les frustrations des turcs allemands. C’est une posture qu’il considère prometteuse : Ergodan veut tirer parti de la colère du citoyen turc. Pourquoi veut-il une double citoyenneté ? Pour pouvoir faire campagne pour des votes en Allemagne et ainsi gagner des voix parmi les électeurs de l’étranger. La pompe et splendeur nationaliste d’Ergodan est bien embarrassante et rend l’accession de la Turquie à l’Union Européenne bien moins probable. »

Soeren Kern est « Senior Fellow » pour les relations transatlantiques au groupe madrilène « Grupo de Estudios Estratégicos / Strategic Studies Group  ». Suivez le sur Facebook.

Source : Turks in Germany: The Guests Take Over the House

http://www.postedeveille.ca/2011/11/les-turcs-en-allemagne-les-invites-semparent-de-la-maison.html#more

http://lechevalierfrancois.over-blog.com/article-erdogan-humilie-merkel-sur-son-sol-que-le-immigrants-turcs-vivant-en-allemagne-apprennent-la-langu-88855415.html

Traduction: Poste de Veille


10/12/2010

Omelette turque…

Le fameux croissant à l’épreuve des oeufs…

FDF

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Le jet d’œufs, symbole de l’agitation étudiante en Turquie.


Tout a commencé, samedi 4 février 2010, par la répression d’une manifestation étudiante, à Istanbul, aux abords du Palais de Dolmabahçe, où le premier ministre, Recep Tayyip Erdoğan rencontrait les recteurs des universités turques. Les forces de l’ordre ont en effet dispersé les manifestants sans ménagement, d’une façon qui a choqué la presse présente sur les lieux, l’amenant à estimer que la réponse policière avait été manifestement «disproportionnée». Une étudiante enceinte a notamment perdu l’enfant qu’elle attendait, à l’issue d’un tabassage en règle.

Loin de regretter ces incidents le premier ministre a estimé que la police n’avait fait que ce qu’elle devait faire, et a fustigé l’attitude des étudiants, en prenant l’opinion publique à témoin, et en incitant les manifestants à reprendre le chemin des amphithéâtres. Les brutalités policières n’ont pas tardé à provoquer, en outre, une passe d’arme entre le chef du gouvernement et le leader de l’opposition, Kemal Kılıçdaroğlu, dont le parti a invité, deux jours plus tard, les étudiants protestataires à venir parler de leurs problèmes au Parlement. Mais, alors même que le CHP se targuait d’être à l’écoute de la nouvelle génération, un autre incident est venu montrer que cette effervescence étudiante est loin d’être un épiphénomène.

Cette fois, c’est la très vénérable Faculté des Sciences Politiques d’Ankara, qui forme la crème de la haute fonction publique turque, et qui est mieux connue sous le nom de «Mülkiye», qui, le 8 décembre dernier, a été le théâtre d’un chahut mémorable. Les principales victimes en ont été deux parlementaires, venus participer à un séminaire sur la réforme constitutionnelle. Süleyh Batum, le secrétaire général du CHP, a été en permanence interrompu par des quolibets et a dû finalement renoncer à poursuivre son intervention jusqu’à son terme. Excédé par le comportement des étudiants, il est même allé jusqu’à le qualifier de «fasciste». Quant à l’autre intervenant, Burhan Kuzu, au demeurant président AKP de la Commission constitutionnelle du Parlement, il a été copieusement arrosé d’œufs, et n’a du son salut qu’au mur de parapluies qu’ont généreusement déployé ses gardes du corps pour le protéger. Encore plus en colère que son collègue du CHP, il s’est écrié : «Honte, c’est une honte pour ce pays. Ils devraient plutôt manger tous ces œufs, peut-être que cela permettrait à leur cerveau de mieux fonctionner.»

Le gouvernement et le parti majoritaire ont fort mal pris cette nouvelle manifestation étudiante, en particulier les jets d’œufs dont Burhan Kuzu a été la cible. Un débat s’est vite d’ailleurs développé sur cette nouvelle forme de protestation pour savoir si elle constituait ou non un droit démocratique ; ce que le premier ministre a démenti avec vigueur en accusant les autorités de l’Université d’Ankara de s’être laissées déborder par un groupe d’activistes d’extrême-gauche. Tant dans les rangs de l’AKP, que dans ceux des nationalistes du MHP, des voix ont commencé à agiter le spectre des années 1970 qui avait vu l’agitation étudiante basculer dans une guerre civile larvée, opposant groupes d’extrême gauche et groupes d’extrême droite, dans le contexte politique délétère qui avait précédé le coup d’Etat du 12 septembre 1980. Burhan Kuzu n’a pas hésité à évoquer la présence d’organisations liées à «Ergenekon» derrière la manifestation d’Ankara, en estimant que les étudiants étaient politiquement manipulés. Quant au CHP, il a eu bien du mal à faire entendre sa différence et à démontrer qu’il était ouvert au dialogue avec les étudiants. À l’issue de l’incident d’Ankara, son leader, Kemal Kılıçdaroğlu a déclaré que la pratique des jets d’œufs n’était pas tolérable, mais que les étudiants avaient le droit de protester en utilisant des voies démocratiques. Toutefois, le président du groupe parlementaire du parti kémaliste, Akif Hamzaçebi s’est démarqué de ces propos, en estimant que le jet d’œufs devait être considéré comme «un acquis de la démocratie».

En tout état de cause, il semble que cette effervescence étudiante soit un mouvement plus profond qu’il n’y paraît. Selon certains experts, les étudiants ne dénonceraient pas seulement les brutalités policières dont ils ont été récemment l’objet et l’intransigeance que le gouvernement a manifestée à leur égard, mais ils voudraient surtout attirer l’attention sur leurs conditions de vie, l’augmentation des droits d’inscription et plus généralement leur inquiétude quant à l’avenir. Ils souhaiteraient aussi être représentés au sein des instances responsables de la politique universitaire.

Si l’implication d’un certain nombre de militants d’extrême gauche dans la survenance des incidents précédemment relatés ne fait pas de doute, on ne peut nier que ces événements aient aussi montré le décalage existant entre une génération montante qui exprime un mal-vivre, et une classe politique, qui toutes formations confondues, a été pris à froid par un mouvement qu’elle a beaucoup de difficultés à appréhender. En dehors de l’incident de Dolmabahçe et de celui de la Faculté des Sciences Politiques d’Ankara, on observe que les manifestations étudiantes se sont multipliées ces derniers temps et qu’au fil des événements, à défaut de pavés, le jet d’œufs est devenu, de façon significative, le véritable symbole d’une fronde. Le président de la Cour constitutionnelle, Hasim Kılıç, a récemment été la cible de ce genre de manifestation d’irrespect, à Eskişehir, en Anatolie occidentale. Et lors du chahut de mercredi à Ankara, Burhan Kuzu, a été accueilli par une pancarte étudiante lui souhaitant la bienvenue à un «festival collectif d’œufs» (photo) ; un humour qu’il n’a apparemment pas vraiment apprécié… Il faut dire que l’omelette, qui lui a été servie, était apparemment très copieuse, puisqu’il aurait reçu près de 200 œufs !

 

 

Source: http://ovipot.blogspot.com/

 

Merci à DG pour l’info…

11/10/2010

« L’Europe et le spectre du califat ». Interview de Bat Ye’or.



 

 

Le 14 octobre 2010, « L’Europe et le spectre du califat » de Bat Ye’or sera publié aux éditions Les Provinciales. Dans cet essai très argumenté, son auteur y évoque les réseaux par lesquels l’Organisation de la conférence islamique (OCI) parvient à atteindre ses buts. Elle donne aussi des clés pour comprendre les enjeux du monde contemporain.

Pourquoi la dhimmitude est-elle la clé pour comprendre notre époque ?
La dhimmitude permet d’entrer dans l’univers conceptuel de l’islam concernant sa mission religieuse obligatoire d’islamisation au niveau mondial – non encore remise en question – et la stratégie, régie par des règles religieuses, que cette mission induit à l’égard du monde non-musulman.
Cette stratégie englobe les champs politique, militaire, juridique, religieux et social.
La dhimmitude entérine la condition dévolue au monde non-musulman par l’idéologie djihadiste. Elle établit leurs relations avec la ‘oumma, la communauté musulmane, conformément à l’ordre religieux irrévocable prescrit par Allah à son intermédiaire Mahomet.
Le djihad est mené dans le but d’imposer la dhimmitude, une étape provisoire avant la conversion. Djdihad et mission sont corrélés, le premier n’étant que la stratégie militaire matérialisant la mission.
Aujourd’hui, il importe de connaître et de comprendre les buts et la stratégie de cette mission et de son modus operandi compte tenu de l’actualité d’un jihadisme planétaire et du renouveau religieux des pays majoritairement musulmans, unifiés dans un corps constitué représentatif, l’Organisation de la conférence islamique (OCI), qui a proclamé sa fidélité à la mission universelle de l’islam. 

Pourquoi le djihad est-il, selon l’islam, religion universaliste, une « guerre musulmane défensive, juste et légitime » ?

Cette assertion se comprend par la promesse de ‘Allah de conférer à sa communauté la gouvernance du monde.
Le djihad consiste à reprendre aux non-musulmans les pays qui doivent revenir à la communauté islamique mais qu’ils occupent indûment. Quand les non-musulmans défendent leurs pays, ils agressent les musulmans qui, selon la promesse de ‘Allah, ne font que reprendre leur bien.
Le jihad, entreprise défensive de réappropriation islamique, est juste et légitime car selon l’islam, il établit sur terre les volontés de ‘Allah. Ceux qui s’y opposent, mettent des obstacles à l’expansion de l’islam et à l’instauration de la charîa dans leur pays, sont les agresseurs.

Certains présentent l’islam comme une religion abrahamique. Comment y sont présentés les personnages bibliques, tels Abraham, Moïse ou Jésus ?
Le Coran présente Abraham comme un prophète musulman.
D’autres personnages de la Bible sont aussi islamisés et ressemblent peu aux originaux, d’où les conflits de Mahomet avec les juifs de Médine qui étaient des lettrés connaissant bien la Bible. Conflits qui se terminèrent par l’expropriation, l’esclavage, les massacres et finalement l’expulsion des juifs d’Arabie.
Ces personnages aux noms bibliques sont respectés uniquement dans leur version coranique qui diverge de celle de la Bible.
Celle-ci, considérée comme une falsification de la vérité coranique, n’est nullement respectée. 

La vision islamique du monde diffère du droit international public. Quels sont les sens de « paix », « sécurité » ou « terrorisme » dans l’islam ?
Le droit international public se situe dans un contexte laïc, nullement religieux. Il considère l’homme sur le plan universel et se construit sur l’axiome irrévocable de l’égalité des êtres humains et de leurs droits naturels inaliénables.
La vision islamique refuse la laïcité et demeure ancrée dans les principes religieux de l’islam fondés sur le Coran et la Sunna.
Dans le contexte islamique, les mots « paix » et « sécurité » représentent la soumission à l’ordre de la charîa qui ordonne la suprématie islamique sur les non-musulmans refoulés dans la dhimmitude. Seules l’obéissance et la soumission protègent les dhimmis contre la reprise du jihad contre eux, et leur ménagent la paix et la sécurité relative de l’ordre islamique.
C’est le programme du Hamas pour les juifs et les chrétiens, exposé dans sa charte à l’idéologie génocidaire. 

L’OCI parvient, via des organisations internationales, transnationales ou régionales, des entités sans légitimité – Alliance des civilisations -, et des réseaux à appliquer son agenda visant la restauration du califat, c’est-à-dire de la gouvernance islamique mondiale, aboli en 1922 par Atatürk, président de la république turque. Pourriez-vous en donner un exemple ?
Créée en 1969, à Rabat (Maroc) pour combattre Israël, l’OCI est à l’origine de la guerre de diffamation d’Israël sur le plan mondial. C’est elle qui exigea le retrait de toutes les ambassades de Jérusalem en septembre 1980-janvier 1981.
L’Alliance des Civilisations (ADC) diffuse l’équivalence entre la Shoah et la nakba ainsi que l’interprétation islamique du jihad. Elle réclame en Europe et aux Etats-Unis l’application du programme de l’OCI concernant l’immigration musulmane et sa promotion politique et culturelle ainsi que les mesures sanctionnant l’islamophobie.
La négation du terrorisme et, par conséquent, la critique des mesures sécuritaires exprimées dans les Rapports sur l’islamophobie de l’OCI sont diffusées par les réseaux occidentaux liés à cette organisation. 

N’y a-t-il pas des rivalités entre l’Iran, la Turquie et d’autres pays pour diriger la ‘oumma universelle, la communauté des musulmans ?
Oui bien sûr. Mais pour l’instant c’est la Turquie qui, semble-t-il, séduit le monde sunnite, d’où l’arrogance de Recep Tayyip Erdoğan, Premier ministre de la Turquie, et sa volonté d’humilier l’Etat d’Israël. 

Vous célébrez les bienfaits de l’unité européenne, tout en dénonçant Eurabia. Quels sont les intérêts et les motivations des décideurs européens engagés dans ce processus pacifique, unilatéral, sans réciprocité aux concessions, et d’apaisement à l’égard du monde musulman ?
Les intérêts sont bien sûr économiques, énergétiques mais aussi géostratégiques.
Les motivations sont nombreuses. L’Europe s’est construite sur le désir de la paix et le refus de toute guerre. C’est le terrorisme palestinien qui, frappant l’Europe très durement dans les années 1960-1980, l’amena à s’aligner sur les positions de l’OLP (Organisation de libération de la Palestine) en politique étrangère.
Ceci amorça la collaboration – plutôt que la confrontation – avec la Ligue Arabe et l’OCI qui soutenaient l’OLP. 

En quoi l’Etat d’Israël cristallise-t-il la haine de l’OCI et l’hostilité de politiques étrangères européennes ?
Avec l’OCI nous évoluons dans un domaine éminemment religieux qui ressuscite les conflits de Mahomet avec les Juifs de Médine, au VIIe siècle.
Comme le Coran déclare que toute l’humanité depuis Adam qui était musulman, est musulmane, il s’ensuit que toute l’histoire biblique est une histoire musulmane, et que l’histoire occidentale des juifs et des chrétiens précédant l’islam est une falsification.
L’Etat d’Israël qui s’appuie sur l’historicité de la Bible, confirmée par l’archéologie et d’autres sources, contredit le Coran considéré parole de ‘Allah. Israël est le symbole du droit des juifs et des chrétiens à une identité historique extérieure et antérieure au Coran. Il entérine aussi la libération des juifs du joug infamant de la dhimmitude, la réappropriation de leur patrie colonisée par le dar al-islam, l’abolition de la charîa sur ce territoire.
En somme, un processus semblable aux guerres de libération et d’indépendance des populations chrétiennes européennes qui se déroulèrent au cours des quatre derniers siècles. Durant cette longue période des pays européens conquis et colonisés par des armées jihadistes d’abord arabes, puis turques, parvinrent à se libérer : la botte italienne, la Sicile, l’Espagne, le sud de la Pologne, la Hongrie, toute la région balkanique de Belgrade (Serbie) à Athènes (Grèce) et Chypre ottomane jusqu’en 1914, l’Arménie…
L’hostilité des Européens s’inscrit dans un autre contexte. La dénazification de l’Europe ne s’est faite qu’en Allemagne… et encore ! D’anciens nazis reconvertis dans le socialisme peuplaient les administrations et même les instances internationales, parvenant, comme l’autrichien Kurt Waldheim (1918-2007), à la fonction de secrétaire général des Nations Unies.
La propagande nazie en arabe, qui notamment présentait la Seconde Guerre Mondiale comme étant focalisée sur la Palestine mandataire, a eu un impact considérable dans le monde arabe. La présence d’importants contingents musulmans dans les forces SS et la collaboration arabe dans la propagande de guerre ont scellé l’alliance des nazis avec des dirigeants arabes. La contribution du grand mufti de Jérusalem, el-hadj Amin el-Husseini dans la guerre nazie contre les juifs et dans la Shoah, n’a pas été négligeable.
A cela s’ajoutent les communistes, ralliés aux ordres de Moscou et aux théologies tiers-mondistes de la libération, leur haine des religions de la Bible et des nationalismes.
Ce contexte a conduit l’Union européenne (UE) à combattre Israël pour deux raisons principales. Premièrement, reprochant à Israël d’être un obstacle à sa lune de miel avec les musulmans,  l’UE s’efforce de saper la légitimité et la sécurité de l’Etat hébreu pour le remplacer par la Palestine. Deuxièmement, le poids du passé l’oblige à dissimuler sa stratégie derrière des affabulations, et ses échecs, non seulement provoquent une frustration rageuse,  mais l’exposent au terrorisme palestinien.
C’est dans le contexte des représailles terroristes contre l’Europe qu’il faut comprendre l’affirmation que l’existence d’Israël menace sa sécurité. 

Quel est le bilan du « palestinisme » de l’Union européenne ?

Le « palestinisme » a été le cheval de Troie de la reddition de l’Europe, de son islamisation, de sa flagellation, de sa négation d’une identité chrétienne car celle-ci est enracinée dans le judaïsme et dans l’histoire d’Israël que l’islam nie et que l’Europe nazie a abhorrée.
Le palestinisme a fondé le multiculturalisme, l’inversion de la vérité dans les concepts de paix  (paix = soumission)   et d’agresseurs (les résistants au djihad présentés comme les agresseurs). Il a induit la négation de l’histoire du djihad et de la dhimmitude et consacré la version d’un Occident agresseur et injuste. Incidemment, cette vision est celle de l’Alliance des Civilisations  (ADC).
Le palestinisme a surtout libéré la mauvaise conscience de l’Europe  qui a déguisé les promoteurs des idéologies de haine en victimes de l’Etat d’Israël,  inversion morale djihadiste.  Il a inculqué à l’échelle européenne une culture antisémite, f ondée sur l’interprétation islamique de l’histoire,  à savoir : la négation de l’histoire et des droits d’Israël à l’existence,  principes qui ont un impact direct sur l’identité, la culture et le destin politique de l’Europe.
En faisant d’Israël la source des conflits, l’Europe s’est condamnée à la paralysie face à ses ennemis et n’a pu combattre une idéologie qui la condamne à disparaître. 

Vous parlez peu des opinions publiques européennes dans votre livre…
Maintenant elles s’expriment davantage,  mais quand je terminais le manuscrit voici deux ans, l’opinion publique était inexistante.  De plus, un tel travail, si considérable puisqu’il consisterait à étudier les opinions publiques dans toute l’Europe, n’était pas mon sujet.
Mais aujourd’hui s’élèvent de partout en Europe et en Amérique  l’appel à la fronde,   le dégoût des politiques antisémites et du mensonge, le désir de démocratie,  le respect des droits et des libertés érodés par le droit coranique du blasphème.

L’initiateur de ce réveil est assurément le député néerlandais, Geert Wilders, qui a fondé en juillet 2010 l’International Freedom Alliance. Son discours historique à Berlin (2 octobre 2010) sonne le ralliement d’un mouvement trans-occidental des démocrates contre la nomenclature de l’UE active à contourner les opinions publiques par les réseaux de réseaux.

Que répondez-vous à ceux qui contestent vos analyses en y voyant une déclinaison de la théorie du complot ?
Je leur réponds que si complot il y a, c’est au sein du Quai d’Orsay, de la Commission européenne et d’autres organismes respectables qu’il faut le chercher, car je n’ai fait que reproduire leurs documents.
De plus, un nombre considérable d’auteurs – hommes politiques, historiens, universitaires, journalistes, etc., de différentes nationalités, s’y réfèrent dans des ouvrages ou des études spécialisées catalogués dans des bibliothèques sur divers continents.
Le plus détaillé et le plus enthousiaste est le livre du chrétien palestinien Bichara Khader L’Europe et le Monde Arabe, Cousins, Voisins (Publisud, Paris, 1992).
Une transformation d’une telle envergure à l’échelle de tout un continent a suscité une énorme littérature en plusieurs langues. Rien qu’en 1979, Jacques Bourrinet en donne une impressionnante bibliographie dans son ouvrage Le Dialogue Euro-Arabe, Centre d’études et de recherches internationales et communautaires, Université d’Aix-Marseille III  (Economica, Paris, 1979), qui fut publié avec le concours de la Commission pour l’étude des Communautés européennes (C.E.D.E.C.E.) et de l’U.E.R. Recherches juridiques de l’Université de Droit, d’Economie et des Sciences d’Aix-Marseille.
Alors tous des comploteurs ? Ces accusations émanent de l’ignorance et utilisent des insultes au lieu d’arguments. 

Aux Etats-Unis, près d’un million d’Américains ont récemment manifesté leur attachement aux valeurs fondatrices de leur pays. Ce rassemblement augure-t-il un frein au multiculturalisme, à la politique du président Barack Hussein Obama à l’égard du monde musulman ?
Certainement, à moins que les ennemis de ce rassemblement réussissent à le torpiller.
Le président Obama, qui a remporté les suffrages de toute l’Europe, s’est soumis au cartel de l’OCI de façon encore plus radicale que l’UE. 

Pourquoi les musulmans modérés (Ayaan Hirsi Ali, Wafa Sultan) ou les Arabes modérés (Nonie Darwish) -, qui alertent l’Occident, sont-ils si peu écoutés, notamment par les médias ?
Des médias craignent des représailles terroristes.
Ne présentant aucun danger, les musulmans modérés sont négligés par une Europe qui courtise ses ennemis et leur achète un répit provisoire par le paiement de milliards d’euros et la diffusion de leur propagande. 

Charles Martel a arrêté les Arabes à Poitiers (732). Les souverains catholiques espagnols ont finalement reconquis tout leur territoire (1492). Vienne a résisté victorieusement aux Turcs (1683)… Quelles seraient les solutions pour éviter ce califat, cette gouvernance mondiale islamique ?
Si les peuples musulmans désirent restaurer le califat, autorité suprême unissant la législature, la politique et la religion, créée pour assurer la poursuite de la mission universelle de l’islam, l’Europe ne pourra pas les en empêcher.
Par contre, elle devra prendre des mesures urgentes pour sa sécurité et sa survie.
Mais tout laisse croire que les dirigeants qui nous ont mis dans ce pétrin, se réfugieront sous la protection du califat, et imposeront à leur peuple l’ordre islamique de la dhimmitude.
Aujourd’hui, le secrétaire-général de l’OTAN (Organisation du traité de l’Atlantique Nord), le danois Anders Fogh Rasmussen, suggère que l’Union européenne confère à la Turquie un statut spécial dans l’Agence de défense européenne (EDA) et l’associe davantage dans les décisions concernant la sécurité des missions européennes. Anders Fogh Rasmussen tient ainsi sa parole, n’ayant obtenu ce poste que par sa promesse à la Turquie de se réconcilier avec le monde musulman.
C’est la négation de la victoire de 1683, mais l’Europe, depuis longtemps, a jeté l’histoire aux orties.

(Bat Ye’or, L’Europe et le spectre du califat. Editions Les Provinciales, 2010. 215 pages. 18 euros. ISBN : 978-2-912833-22-8)

05/10/2010

Un ancien chef de la police turque arrêté et inculpé.

Il avait dénoncé un complot terroriste dans un livre…

Dans toutes les librairies, le livre choc d’Hanefi Avci, ancien chef de la police de la province d’Eskishehir (ouest de la Turquie), occupe les têtes de gondole. Un demi-million d’exemplaires s’est vendu en moins de deux mois. L’ouvrage de cet ex « super flic » turc, intitulé Les Simon de la Corne d’or. Hier l’État, aujourd’hui les confréries religieuses, est une violente charge contre les groupes d’influence qui agissent clandestinement dans les arcanes du pouvoir turc. Exemples à l’appui, Hanefi Avci entend démontrer que la puissante confrérie islamique de l’imam Fethullah Gülen, omniprésente en Turquie, aurait noyauté la police et l’appareil judiciaire, pour lancer la chasse aux sorcières contre leurs opposants. De récentes affaires de tentatives présumées de complot contre le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan, à commencer par l’affaire Ergenekon, jugée depuis 2008, seraient en partie, selon lui, fondées sur des preuves fabriquées par les gülénistes. Des milliers d’écoutes illégales auraient été pratiquées. Plusieurs centaines d’arrestations ont été effectuées et des dizaines de militaires, journalistes ou activistes proches de l’armée sont toujours détenus.

Mais mardi 28 septembre, coup de théâtre. L’ancien chef de la police est arrêté chez lui, et conduit au tribunal. Il est inculpé et écroué pour « soutien à une organisation armée », en l’occurrence un groupuscule d’extrême gauche peu connu du nom de Commandement révolutionnaire, qui avait revendiqué un attentat à l’explosif en 2009, à Istanbul. Immédiatement, Avci dénonce un « complot », une « vengeance » qui porterait la marque de Gülen. Le quotidien Zaman, qui appartient à la confrérie, rétorque, lui, que le livre était une parade, Avci se sachant sous la menace de la justice. Pourtant, l’accusation ne convainc guère les observateurs. Même des éditorialistes proches du gouvernement et engagés dans la démilitarisation du régime turc ont exprimé de sérieux doutes. « Nous avons eu assez de maccarthysme dans ce pays contre les religieux. Maintenant nous ne devrions pas les laisser tourner les choses dans l’autre sens », estime Mustafa Akyol, pourtant proche du mouvement Gülen. Depuis l’installation au pouvoir d’un gouvernement islamo-conservateur, dirigé depuis 2003 par Erdogan, l’influence grandissante des adeptes de Fethullah Gülen effraie la société turque kémaliste, laïque et occidentalisée. Le mouvement a pris une place considérable dans le paysage médiatique, l’éducation et le monde des affaires. Il s’est bâti également une envergure politique et diplomatique propre à nourrir tous les fantasmes. À l’approche des élections législatives, fixées au 5 juin 2011, son poids pourrait être déterminant.

Source: http://tinyurl.com/2fpapem