Francaisdefrance's Blog

05/06/2011

Arrestation de Mladic: il fallait s’attendre à une riposte…

Eglise vandalisée, bombe contre une mosquée en Bosnie

  L’enquête qui accuse Ratko Mladic

Dans la nuit de jeudi à vendredi une grenade à main a explosé dans la cour d’une mosquée de la bourgade de Podvitez, dans la région de Pale, une localité proche de Sarajevo majoritairement peuplée par des Serbes, selon une porte-parole de la police. La déflagration a fait des dégâts matériels sur la mosquée. Plusieurs suspects ont été interpellés par la police.

Un jour plus tôt, une église serbe orthodoxe située à Blazuj, une localité également proche de Sarajevo et essentiellement peuplée par des musulmans, a été vandalisée par des graffitis tracés sur sa façade. « Une trentaine de graffitis ont été tracés sur la façade, notamment des injures à l’adresse du général Ratko Mladic, mais aussi +Allah est le plus grand », a déclaré un prêtre à une télévision locale. « Dégagez en Serbie », pouvait-on lire également sur un des graffitis, selon des photos parues dans la presse locale. 

Arrêté le 26 mai dans un village en Serbie, après seize années de cavale, l’ancien commandant des forces serbes de Bosnie pendant la guerre inter-communautaire (1992-95) a comparu hier pour la première fois devant le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY).  Il y a dénoncé les accusations « odieuses », de génocide notamment, contre lui, assurant avoir « seulement défendu (son) pays ». Il est notamment inculpé de génocide pour son rôle dans le massacre de Srebrenica et de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre commis durant le conflit bosnien qui avait fait 100.000 morts et 2,2 millions de déplacés.

Source: http://www.letelegramme.com/

28/05/2011

Arrestation de Mladic: ce qu’il faut savoir…

Comme par hasard…

FDF

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Le TPI accable Mladic et Karadzic, et relaxe le boucher des Serbes, Naser Oric

          Suite au  lynchage médiatique de Radovan Karadzic et Ratko Mladic, nous remontons cette note de juillet 2008 expliquant l’entrée musclée de l’armée serbe à Srebrenica, dont le « pire massacre depuis la 2nde Guerre mondiale » fut en fait largement  le fruit de combats réguliers, sur fond de revanche après les atrocités que subirent les civils Serbes sous l’occupation musulmane durant les années 1992, 1993 et 1994.

  Le Tribunal Pénal International passe par pertes et profits les massacres avérés de milliers de civils serbes par les troupes musulmanes de Bosnie dirigées par Naser Oric, et ignore toujours l’existence des camps de concentrations musulmans où croupirent des civils serbes, femmes et enfants inclus.

   Naser Oric fut acquitté, jeudi 3 juillet 2008 , par la chambre d’appel du Tribunal Pénal International de La Haye, après avoir été condamné en première instance en juin 2006 pour crimes de guerre. Si en 1992, estiment les magistrats, des civils serbes ont été passés à tabac et tués en Bosnie, « les preuves de la culpabilité de Naser Oric sont absentes », comme si celui qui était le commandant en  chef de l’armée bosniaque de 1992 à 1995 n’était pas au courant que ses hommes s’attaquaient à des milliers de civils, comme si il ne s’était rien passé après 1992 !

   Le Tribunal Pénal International, (création ad hoc américaine dont la légitimité est discutable) après avoir sur le tard (2003 !) commencé à interpeller quelques criminels de guerre musulmans pour tenter de regagner de la crédibilité après avoir systématiquement arrêté les « criminels » du seul camp Serbe, vient de démontrer que son parti pris à l’égard des bosno-musulmans dans la continuité des choix de l’Otan, fait de La Haye le théâtre d’une des plus grandes parodies de justice de l’histoire moderne.

   De nombreux témoins de l’époque, du chef de la sécurité civile Patrick Barriot au général Lewis MacKenzy, premier commandant des forces de paix l’ONU à Sarajevo, en passant par le courageux général Morillon, avaient pourtant clairement décrit le rôle criminel du sanguinaire Naser Oric, sous les ordres de l’islamiste Alija Izetbegovic, conduit à la présidence de la Bosnie indépendante par l’Otan et son allié François Mitterand, sous l’influence de Bernard Henry Lévy.

Naser Oric commandait  l’armée Bosno-musulmane lors du siège de Srebrenica  par les Forces Serbes, qui tenaient légitimement à régler leur sort aux djihadistes.

8 000 morts à Srebrenica ? Seuls 2079 corps identifiés par la Commission internationale pour les personnes disparues. Seulement des civils désarmés ? Non,  5500 hommes de la 28 eme division bosno-musulmane lourdement armés étaient dans le secteur…qui avaient refusé de rendre les armes, et majoritairement neutralisés lors de combats réguliers ! (Certes, des executions sommaires qu’il convient de punir, mais s’élevant à quelques dizaines)

  L’Association des anciens combattants de la Républika Srpska  révéla  détenir une liste de 954 combattants musulmans bosniaques tués au cours de la guerre civile en Bosnie avant fin 1994, qui figurent pourtant dans le compte des victimes  de Srebrenica datant de juillet 1995. La liste fait partie des rapports faits en fin 1994 au commandement du second corps d’armée bosno-musulman par le chef de la 28ème division en garnison à Srebrenica,  Naser  Oric lui-même.  Par ailleurs, l’Association de la Republika Srpska des prisonniers de camps cite l’exemple de Munira Subasic, présidente de l’Association des femmes musulmane de bosnie , qui a déclaré son fils comme une des victimes de Srebrenica. Or, son fils a été trouvé aux Etats-Unis sous un nom différent »

 » On peut être sans nouvelles des « civils disparus depuis deux ans » de Srebrenica, mais ça ne les empêche pas de voter aux élections de Bosnie de 1997 ! La liste ci- dessous constitue une partie de la liste des 3010 « civils disparus » qui ont participé aux élections de Bosnie et qui figurent dans la liste des votants de l’OSCE  » . DR Dragan Kalinic, président du Parlement de la République Serbe lors de sa présentation de ce « paradoxe » à l’OSCE et à l’UE….

Lire la suite détaillant les massacres des Bosno-musulmans commandés par Oric. 

            Alors que Le Monde décrit Oric comme un simple résistant « Naser Oric et ses compagnons d’armes résistent. » (source), se gardant bien de fournir à ses lecteurs des informations capitales pour cerner le rôle du criminel pendant la guerre, en faisant porter la responsabilité des « 7000 » morts de Srebrenica sur les seuls Serbes (oubliant que la plupart furent des soldats tués en  représailles aux nettoyage ethnique du noël orthodoxe 1993, et que le chiffre de 7000 ne repose sur aucune preuve) il est temps de donner la parole aux vrais connaisseurs du dossier :

   Dans son article La véritable histoire de Srebrenica paru dans The Globe and Mail du 14 juillet 2005, le général Lewis  MacKenzie évoquait la personnalité de Naser Oric :

Cela se passe début juillet 1993 :

   « Il n’a pas fallu longtemps aux musulmans bosniaques pour comprendre que l’ONU n’était pas en mesure de tenir sa promesse de « protéger » Srebrenica. Avec une certaine aide extérieure, ils ont commencé à infiltrer des milliers de combattants d’armes dans la zone protégée. Au fur et à mesure que les combattants bosno-musulmans  étaient mieux équipés et entraînés, ils se sont mit à sortir de Srebrenica, à incendier les villages serbes et à tuer leurs occupants, avant de regagner rapidement la sécurité de la zone protéger de l’ONU (quel courage). Ces attaques ont atteint un sommet en 1994, et ont continué jusqu’au début de 1995, après que la compagnie d’infanterie canadienne ait été remplacée par un contingent hollandais plus important. Les Bosno-Serbes avaient peut être l’armement le plus lourd, mais les Bosno-musulmans étaient leurs égaux en capacité d’infanterie, indispensables sur le terrain rugueux de Srebrenica. Quand la neige a fondu au printemps de 1995, il est devenu évident pour Naser Oric, l’homme qui commandait les combattants bosno-musulmans, que l’armée bosno-serbe allait attaquer Srebrenica pour faire cesser ses attaques de villages serbe. » 

   Soit une légitime défense. Le commandant des forces de paix insiste sur le fait que l’armée serbe, lors de la libération de Srebrenica, avait pris soin de séparer les femmes et les enfants des militaires bosno musulmans ayant du sang sur les mains, ce geste démontrant clairement qu’il n’y avait pas de volonté de génocide. Il poursuit sur la querelle des chiffres :

«  Les éléments fournis au tribunal pour crimes de guerres de La Haye soulèvent de sérieux doutes sur le chiffre « jusqu’à » 8000 bosno-musulmans massacrés. Ce chiffre inclus « jusqu’à » 5000 enregistrés comme manquant (nda : le plus souvent réfugiés vers de nord, aucun élément ne prouve leur présence dans le « charnier »). Plus de 2000 corps ont été exhumés à Srebrenica et dans les environs, et ils comprennent les victimes de trois années d’intenses combats dans la région (nda : et non celles du pseudo génocide). L’arithmétique ne peut tout simplement pas confirmer le chiffre de 8000 tués. Naser Oric, le chef militaire bosno-musulman à Srebrenica, est actuellement inculpé à La Haye de crimes commis pendant la « défense » de la ville. Les preuves à ce jour montrent qu’il a été responsable du meurtre d’autant de civils serbes à l’extérieur de Srebrenica  qu’il y a eu de gens massacrés par l’armée bosno-serbe à l’intérieur de la ville »

   Pour connaître la vérité sur Srebrenica, lire le receuil de documents de l’association Vérité et Justice Le dossier caché du « génocide » de Srebrenica incluant l’analyse du groupe de recherche américain,le rapport officiel des serbes de Bosnie censuré jusqu’alors, et des témoignages d’hommes de terrains, dont des hauts gradés.

   Il serait trop long de citer tous les témoignages accablant contre Naser Oric, délibérément ignorés par la presse française. Eve Crépin, infirmière française de terrain témoigna face à Clara Del Ponte lors du Procès Milosevic, pour rendre à Naser Oric ce qui est à Naser Oric, et à Radko Mladic ce qui est à Radko Mladic :

«  Des milices musulmanes furent créées à Sarajevo et dans ses environs dès l’année 1991, avant la proclamation de l’indépendance de la Bosni-Herzegovine. Elles avaient pour but de terroriser la population serbe de Sarajevo et de ses environs, par exemple Tarcin. Dès 1992, les milices musulmanes de Naser Oric ont semé la terreur autour de Srebrenica. C’est à partir de Srebrenica que les troupes de Naser Oric, commandant des forces de l’armée bosniaque dans cette enclave, ont massacré des centaines de civils serbes dans les villages alentours[1]Le 7 janvier 1993, jour de Noël orthodoxe, les troupes de Naser Oric attaquèrent des villages et des fermes serbes. Une cinquantaine de civils serbes furent tués au cours de ce massacre. Srebrenica a été déclarée zone de protection des Nations Unies en 1993. Mais rien n’a changé. La zone n’a pas été démilitarisée par les forces bosniaques. Elle a continué de servir de base arrière aux troupes musulmanes jusqu’en juillet 1995. Entre 1500 et 2000 serbes ont été tués entre ces quatre années. Tous les comptes rendus d’autopsie de ces victimes existent. Ils ont été présentés au Tribunal Pénal International pour l’ex-Yougoslavie en 2000par le docteur Zoran Stankovic. Concernant Gorazde, un massacre de la population serbe fut perpétré le27 août 1992 par des milices musulmanes.

   De nombreux camps de détention pour Serbes furent ouverts en Bosnie par les Musulmans (Celebici et Tarcin). Certains sont restés ouverts jusqu’aux accord de Dayton en 1995. Le camp de Celecebi[2], en Herzegovine, a commencé a fonctionné dès le 20 mai 1992. Des organismes comme le CICR, la Direction du Centre pour les Droits de l’Homme à Genève et les organes d’information de l’ONU, étaient au courant de l’existence de ce camps (nda : Le Monde préférait reprendre les intoxications d’Izetbegovic sur les camps serbes qui n’ont jamais existés !). Plus de 500 citoyens civils serbes de la région de Konjic ont été emprisonnés, torturés dans ce camp. Tous les certificats, radiographies, analyses ou comptes rendus d’autopsie effectués pour ces victimes existent et attestent de ces faits[3].

   Le camp de Tarcin[4](silo de Tarcin à côté de Sarajevo) était un camp de détention créé par les Musulmans pour les habitants serbes des environs de Sarajevo. Ila été ouvert en mai 1992 et n’a été fermé qu’en janvier 1996, après la signature des accords de Dayton. Environ 550 civils de nationalité serbe dont 11 femmes ont été détenus dans ce camp. Beaucoup de victimes de ce camp y sont mortes soit de tortures, soit de faim. Les survivants seront  marqués  à vie par ce qu’il y ont subi. Les témoignages recueillis sont insupportables »

                                                           

   Le témoignage édifiant de Eve Crépin est tiré du document préfacé par le Général Pierre-Marie Gallois « Le procès de Milosevic ou l’inculpation du peuple serbe », L’Age d’Homme, 2005, page 201.

   Ce témoignage fait parti du dossier d’instruction contre Naser Oric, mais les « juges » à la solde de l’Otan préfèrent croire Naser Oric, « aucune preuve » malgré les tombes, les milliers de familles qu’il suffit d’aller interroger, et les uniformes bien identifiables des hommes de Oric.

Autre témoignage, vidéo cette fois. Un journaliste du Toronto Star, le 16 juillet 1995 décrit une vidéo analysée par la rédaction du journal canadien, montrant des scènes d’épuration ethniques aux alentours de Srebrenica :

   « Sur la vidéo, des maisons en train de brûler, des cadavres, des têtes tranchées, et des gens s’enfuir. [Le Commandant] Oric pendant tout ce temps souriait, admirant son oeuvre. ‘Nous leur avons tendu une embuscade’, dit-il lorsque un nombre de Serbes morts apparut à l’écran. La séquence suivante montrait des corps de personnes qui avaient été tués à coup d’explosifs : ‘On a envoyé ces types dans la lune’, dit-il fièrement. Lorsqu’ arrive la scène d’une cité fantôme, aux murs criblés de balles, sans aucun corps apparent, Oric se hâte d’annoncer : ‘Nous avons tué là 114 Serbes’. Plus tard, il y avait des célébrations, avec des chanteurs chantant ses louanges d’une voix hésitante » Notez que Oric dit bien que ses « troupes » ont mutilé et abattu des villageois, pas des troupes serbes.

  ‘Nous avons du utiliser les armes blanches cette nuit-là’, explique Oric lorsque les scènes d’hommes morts découpés au couteaux se suivent sur son Sony 21 pouces…Etendu sur un divan bien rembourré, une pièce de tissu de l’armée US fièrement exposé sur le coeur, …le commandant musulman est l’homme fort de cette ville [de Srebrenica], que le Conseil de Sécurité des Nations Unies a déclaré ‘zone de sécurité’ protégée« 

Le colonel français Patrick Barriot sur le terrain à l’époque, témoigna devant Clara del Ponte de ces faits d’armes jamais jugés des Bosno-musulmans :

« Aussitôt que l’armée fédérale yougoslave (JNA) se fut retirée de la région , au mois de mai 1992, le commandement des forces musulmanes de Srebrenica fut confié à des repris de justice tels que Naser Oric et Zulfo Tursunovic. Srebrenica fut transformée en base de repli des combattants bosniaques qui effectuaient des incursions dans les villages serbes alentour. De mai 1992 à janvier 1994, près de 200 villages serbes furent mis à sac et plus de 1000 civils massacrés y compris femmes, enfants et vieillards. Le 7 janvier 1993, jour de Noel orthodoxe, les troupes bosniaques massacrèrent les habitants du village de Kravica. Le nombre de Serbes massacrés dans les environs de Srebrenica de 1992 à 1995 est au moins égal aux nombres de Musulmans bosniaques tués lors de la prise de la ville en juillet 1995. (…),Dans la nuit du 11 au 12 juillet, entre 10 000 et 15 000 Musulmans armés (chiffre confirmé par Naser Oric) ont quitté Srebrenica pour tenter de rejoindre à travers bois Tuzla et Kladanj. Durant la nuit, ces hommes se sont violemment affrontés aux forces serbes positionnés dans la forêt autour de Srebrenica. Environ 1800 soldats musulmans sont morts au cours des combats. Les forces serbes ont  perdu de leur côté plus de 500 hommes (rapport de 1 à 3).  »  Le procès de Milosevic ou l’inculpation du peuple serbe , L’Age d’Homme, 2005, page 58.

  A noter que, lors de la prise de la ville, les forces serbes ont évacué en bus vers Kladanj, en territoire musulman, femmes, enfants et vieillard. Les hommes ont été appellé à déposer les armes. Ceux qui l’ont fait ont été amenés à Bratunac pour vérification d’identité afin de déterminer si ils étaient impliqués dans les massacres de civils des années précédentes. Des échanges de prisonniers ont eu lieu avec le gouvernement islamiste de Alija Izetbegovic. Le « mythe des 7000 morts » du « génocide » a été construit en rassemblant un gros millier de corps des musulmans n’ayant pas voulu déposer les armes…du théatre 100% Izetbegovic, ayant déjà été capable de tirer des obus sur son propre peuple (marché de Markalé à Sarajevo ) afin de faire porter le chapeau aux Serbes… 

   Il faut relire attentivement la Déclaration islamique d’Alija Izetbegovic, chef de Nasir Oric et premier président de la Bosnie indépendante, pour comprendre le caractère djihadiste du comportement de l’armée islamique bosniaque, préparée doctrinalement à l’extermination totale des non-musulmans.

( BHL lors d’un entretien amical avec des officiers  Bosno-musulmans tiré de son documentaire Bosna! (1994) : à l’époque, on concède qu’il ignore les camps de concentration et les exterminations de civils innocents…mais en 2010 !)

  Bernard-Henry Lévy, alors que la recherche historique a montré dans de nombreux ouvrages le caractère islamiste du sécessionisme bosniaque et les réalités sanglantes décrites plus haut, continu à soutenir ses « amis » bosniaques ayant les mains couvertes de sang : dans le bloc-note du Point daté du jeudi 9 juin 2008 il écrit : « mon ami Samir Landzo; le conseiller de l’ancien président Izetbegovic » décrivant ses retrouvailles avec les protagonistes de son documentaire Bosna! dont de nombreux officiers avec lesquels il commémore « ce passé de souffrance et de résistance« .  Izetbegovic, qui ressucita dès son arrivée au pouvoir une brigade Handshar du même nom que la division SS ayant persécuté les Serbes en 1943…

    BHL se place du côté des musulmans broyeurs de Serbes, des kapos du système concentrationnaire anti-slave, contre les alliés historiques de la France, ayant déjà payé un lourd tribu en 39-45 (Izetbegovic était à l’époque allié aux nazis). Non que les communistes Serbes fussent exempts de tout excès durant cette horrible guerre, et que Milosevic fût défendable, mais dans la balance de l’horreur, la palme revenait haut la main aux Bosno-musulmans entre 1991 et 1996, qui, il faut le rappeler, ont tiré les premiers. De plus, on ne saurait faire payer aux civils Serbes la politique des communistes belgradois.  Rappelons aussi l’attitude exemplaire de l’église Orthodoxe (surtout au Kosovo) malmenée par les communistes, mais qui avait de son côté le courageux peuple Serbe,  entre le marteau rouge et l’enclume verte.

Et c’est ce sinistre « intellectuel » qui vient donner des leçons de tolérance aux patriotes français?  

Sous le contrôle de la zone Otan, il ne fait pas bon d’être européen en 2008.

Joachim Véliocas, juin 2008.


[1] Ces troupes ont pillé, détruit, mis à feu et à sang plus d’une centaine de localités autour de Srebrenica. Les habitants des villages y ont été brûlés, égorgés, décapités, éventrés avec des objets contandants. Ces exactions ont fait des dizaines de milliers de réfugiés et près d’un millier de civils tués. (nda : pas assez pour Clara del Ponte) Le général Morillon lui-même a assisté à l’exhumation des fosses communes.

[2] Les auteurs de ces horreurs sont les membres du HOS (les « chemises noires » neo-nazies, qui regroupent des Croates et des Musulmans. L’existence de ce camp s’inscrivait dans un vaste programme d’épuration ethnique de la région de Konjic qui a commencé le 10 avril 1992 à l’encontre des civils serbes, femmes, enfants, vieillards ou hommes. La présence d’Alija Izetbegovic ( nda :soutenu à l’époque par Mitterand et BHL) et d’un général de l’armée bosniaque dans ces camps est prouvée. En outre, plusieurs milliers de Serbes ont été obligés de partir de la région de Konjic.

[3] Voir l’article de Libération du 17novembre 1998 intitulé « Le TPI à l’écoute des victimes serbes »

[4] Alija Izetbegovic était au courant de l’existence de ce camp puisque c’est lui qui délivrait les autorisations de visite du camp aux représentants de la Croix-Rouge.

Source: http://www.islamisation.fr/

27/05/2011

Ratko Mladić: il n’avait pas que des ennemis…

Malgré le massacre de Srebrenica, où environ 8.000 musulmans périrent, Mladic n’était pas considéré comme la bête à abattre par tout le monde… Allez comprendre.

FDF

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Arrestation de Mladić : à Lazarevo, « personne n’aurait dénoncé Ratko, ce héros »

Traduit par Persa Aligrudić
À Lazarevo, bourgade de 3.000 habitants à 70 km au nord de Belgrade, c’est l’effervescence. C’est là que Ratko Mladić a été arrêté jeudi à l’aube chez un de ses cousins. Dans ce bastion du Parti radical serbe fidèle à l’ancien commandant des Serbes de Bosnie, les habitants sont amers. Personne ne savait qu’il se cachait là et tous assurent que s’ils l’avaient su, personne ne l’aurait dénoncé. Le reportage de Danas.

par D. Petrović – Lj. Bukvić

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« Ratko, Héros » sur le panneau à l’entrée de Lazarevo

Lazarevo, 3.000 habitants, bourgade de Voïvodine située à environ 70 de kilomètres au Nord de Belgrade pourrait bientôt s’appeler Mladićevo, à en croire les habitants. Lors d’une action éclair de la police, jeudi matin à l’aube, le criminel de guerre le plus recherché par le TPI, Ratko Mladić, a été arrêté dans une maison à l’angle de la rue Vuk Karadžić. Hier, on ne pouvait ni la voir ni la photographier à cause de la végétation et de la foule de plusieurs centaines de personnes massée devant.



Les habitants, amers, admirateurs de la personne et de l’action de l’ancien commandant des Serbes de Bosnie pour la plupart, n’autorisent aucun cameraman, journaliste ou autre, à prendre des déclarations. Ils expliquent qu’ils ne veulent pas que les médias rapportent publiquement quelque chose de « déformé », comme c’est habituellement le cas. Les trois entrées de la maison sont gardées par la police, et d’un côté l’accès est fermé par un tracteur.

« Nous allons bientôt lancer une initiative pour que le village prenne le nom de Mladić et sur la maison, nous fixerons une plaque ‘Ici vécut le héros national Ratko Mladić’. Nous changerons le nom du village par honte qu’il ait été arrêté chez nous », tonnent les habitants en colère.

Les cousins de Mladić à Lazarevo

Déjà, le panneau à l’entrée du village confirme qu’il s’est passé quelque chose. Sur le nom de Lazarevo, un papier est accroché avec l’inscription : « Ratko, héros ». Quelques voitures passent dans les rues, principalement celles de la police, et des équipes de journalistes de tout le pays. Autour du village et au centre, tout est calme.

Des rumeurs ont déjà circulé sur le fait qu’il aurait pu se cacher là car il a des cousins à qui il rendait visite au moment de la guerre au début des années 1990, ce que beaucoup d’habitants ont confirmé. Il allait souvent chez son cousin Dragan, mais la police ne l’a pas arrêté là. Mladić a été interpellé un peu plus loin, dans la maison du frère de Dragan, Brano. Selon les voisins, il n’y avait personne. Brano a été ensuite emmené pour interrogatoire ; il vivait seul, ou presque.

« Il était tranquille et réservé et ne sortait pas beaucoup », raconte une voisine. Quand on demande aux voisins qui se sont rassemblés devant la maison s’ils ont remarqué quelque chose ou quelqu’un d’insolite, ils font non de la tête. La plupart ont appris la nouvelle ce matin, par les médias et tous sont persuadés que l’arrestation est un coup monté. « Tout a été orchestré. Comment se fait-il que tant de policiers soient mobilisés pendant plusieurs jours pour arrêter Karadžić, alors qu’ils arrêtent Mladić en un rien de temps avec quelques voitures à peine », s’étonne l’un d’eux.

Milorad Komadić, c’est le nom que Mladić utilisait en public. Un patronyme inconnu des villageois. Il n’y a jamais eu de personnes portant ce nom là à Lazarevo depuis l’arrivée des colons après la Seconde Guerre mondiale. « Il n’y avait rien de suspect, nous l’aurions probablement vu. Je suis le voisin de Brano. Tous les matins à 7h30, nous fumions une cigarette ensemble. J’aurais certainement su s’il cachait quelqu’un », assure un homme.

L’arrestation, « un coup monté »

L’arrestation s’est déroulée simultanément à quatre endroits du village vers 4-5 heures du matin. Outre une perquisition dans les trois maisons des frères Dragan et Brano Mladić, la police a aussi fouillé la maison du fils de Dragan et celle d’un autre cousin, qui est d’ailleurs le chef du Bureau local de Lazarevo.

« Ils l’auraient soi-disant trouvé chez Brano, mais c’est un coup monté car il vivait seul », souffle un voisin assez âgé. Pourtant, au village on disait que Ratko Mladić aurait pu se cacher à Lazarevo. Brano, chez qui Ratko Mladić a été trouvé, est un ancien réparateur de télévision, il était au chômage depuis la faillite de son entreprise, voilà des années. Il s’occupait un peu d’agriculture, tout juste pour survivre. On dit qu’il vivait et dormait dans une pièce d’été et qu’il n’entrait que rarement dans la grande maison qui se trouvait dans la propriété. Ceux qui venaient le voir pour quelque réparation racontaient que le portail était toujours verrouillé.

Lorsque l’équipe de Danas est arrivée devant la maison de Dragan Mladić, qui a été entièrement fouillée, le portail était grand ouvert. « Allez-vous en. Honte à vous ! », criaient Dragan, vieillard anguleux, lunettes sur le nez, et son épouse. Diverses rumeurs circulent dans le village : Mladić aurait été découvert car son logeur achetait depuis quelques temps, deux pains au lieu d’un seul. Certains jurent que la police a pénétré chez Brano Mladić depuis la cour voisine.

« J’ai vu deux voitures de police et l’une civile. Les gens disent qu’ils ont entendu plusieurs cris : ‘Rends-toi’. Moi je n’ai rien entendu. J’étais persuadé qu’ils arrêtaient quelqu’un à cause de la drogue. Mladić ne m’est pas du tout venu à l’esprit. Je vis dans cette rue depuis 60 ans et je n’ai jamais vu un visage suspect. Mais j’affirme qu’on nous a mis cette arrestation sur le dos pour que les gens disent ensuite : « Ah, c’est vous qui avez trahi le général », confie un des villageois de Lazarevo.

D’autres opérations de police, précédemment

D’autres bruits courent dans le village. Ce serait un des habitants qui connaissait le secret de Brano Mladić qu’il l’aurait raconté « là où il faut » et obtenu une récompense en millions de dollars. « Nous saurons de qui il s’agit. Dès que nous verrons que quelqu’un achète une nouvelle voiture ou qu’il rénove sa maison, ce sera celui-là », jurent les anciens de Lazarevo.

Les habitants racontent qu’il y a eu d’autres actions de la police au cours des années précédentes. « Du fait que ses proches cousins vivent ici, nous avons souvent vu la police, ici et dans les villages avoisinants. Des maisons ont été fouillées, mais sans résultat. Voilà pourquoi il nous a semblé douteux qu’il soit justement ici. Même si on avait vu Ratko dans la rue, personne ne l’aurait dénoncé », assurent-ils.

Avant la Seconde Guerre mondiale Lazarevo s’appelait Lazarfeld et était majoritairement habité par des Allemands de Voïvodine. Après la guerre et le départ des Allemands, les colons se sont installés, venant principalement de Višegrad et de Romanija. Par tradition le Parti radical serbe (SRS) remportait les élections, mais après la scission du SRS, les forces sont regroupées autour des progressistes (SPS) de Tomislav Nikolić.

Source: http://balkans.courriers.info/

09/10/2010

Journal de guerre…

Un peu d’Histoire… Celle d’un « nettoyeur »…

FDF

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La police a saisi au domicile de la femme de Ratko Mladić,  à Belgrade,  les carnets de guerre du général serbe,  inculpé pour  » génocide et crimes contre l’humanité  » par le Tribunal de la Haye. 4 000 pages de notes qui constituent un document exceptionnel sur la guerre de Bosnie…

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ratko_Mladi%C4%87

C’est le carnet de notes d’un chef militaire,  et un document unique sur la guerre en ex-Yougoslavie : le général serbe y détaille ses réunions d’état-major,  ses rendez-vous politiques et diplomatiques,  ses achats d’armes. L’homme du siège de Sarajevo et de la tuerie de Srebrenica,  s’il livre peu ses impressions personnelles,  retranscrit ce que ses interlocuteurs lui racontent. C’est le conflit vu du côté serbe.

Le général Ratko Mladić fut le chef de l’armée serbe durant toute la guerre en Bosnie-Herzégovine (avril 1992-décembre 1995). Il prenait ses ordres à Belgrade,  auprès du président Slobodan Milošević.  Il opérait en tandem  avec le chef politique bosno-serbe Radovan Karadžić.

Les carnets de guerre de Ratko Mladić  ont été retrouvés par la police serbe  au cours de deux perquisitions,  en décembre 2008  et en février 2010,  au domicile de son épouse,  Bosiljka Mladić. Ils étaient cachés dans un grenier du 117,  rue Blagoje-Parović,  à Belgrade,  derrière une garde-robe. Ils ont été remis au Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) de la Haye,  qui a inculpé Karadžić et Mladić pour  » génocide,  crimes contre l’humanité et crimes de guerre « . Ils ont été authentifiés par les services du procureur,  et enregistrés,  en août 2010,  comme pièces à conviction  dans le procès Karadžić,  jugé seul,  Mladić étant toujours en cavale.

Le dossier,  dont des extraits ont déjà été publiés dans la presse de Belgrade et de Zagreb et dont Le Monde a obtenu une copie intégrale,  comprend dix-huit carnets,  soit 4 000 pages de notes manuscrites en serbe,  en alphabet cyrillique.

Une guerre pilotée de Belgrade

Les carnets de Mladić confirment à quel point la guerre était pilotée de Belgrade. Le général,  officiellement  » bosno-serbe « ,  n’était que l’homme de l’armée de Serbie en Bosnie. Lors des réunions belgradoises,  les hommes-clés sont Slobodan Milošević,  le chef d’état-major de l’armée,  le général Momčilo Perišić,  et le chef des services secrets,  Jovica Stanišić,  qui dirigeait,  avec Frenki Simatović,  les opérations spéciales et les unités paramilitaires. Selon l’époque,  lorsque Milošević est président de Serbie,   viennent parfois aux réunions les présidents yougoslaves Dobrica Ćosić puis Zoran Lilić.  Le patriarche Pavle,  de l’Eglise orthodoxe serbe,  est très régulièrement présent.

Les hommes de Belgrade,  auxquels se joignent Mladić et ses généraux,  ainsi que Karadžić et la direction politique bosno-serbe de Pale (Momčilo Krajišnik,  Nikola Koljević,  Biljana Plavšić,  Aleksa Buha),  décident de la stratégie politique et militaire.   L’objectif est de séparer les Serbes des Bosniaques musulmans et des Croates,  de diviser ethniquement la Bosnie-Herzégovine,  d’avoir  » un Etat sans ennemis intérieurs « ,  comme dit Karadžić. Tout au long de la guerre,  au cours de laquelle l’armée serbe va contrôler jusqu’à 70 % de la Bosnie (avant d’en obtenir 49 % lors de l’accord de paix de Dayton),  on sent l’obsession de Mladić de  » définir des frontières « .

La Serbie est au coeur de la guerre. Belgrade donne les ordres,  définit les régions à conquérir,  finance,  mobilise les hommes,  forme les paramilitaires. L’armée et les services secrets exécutent. L’Eglise bénit.

L’alliance Serbie-Croatie

Les carnets de Mladić confirment aussi à quel point la Croatie,  ennemie de la Serbie,  qui avait envahi un quart de son territoire en 1991,  était son alliée pour diviser la Bosnie (les présidents serbe,  Slobodan Milošević,  et croate,  Franjo Tuđman,  avaient discuté,  dès 1991 à Karadjordjevo,  de la partition de la Bosnie).

Le président yougoslave Dobrica Ćosić rapporte,  en janvier 1993,  que  » Tuđman – lui – a demandé de venir – dans sa résidence d’été – à Brioni pour s’entendre sur une issue serbo-croate « à la guerre bosniaque. Radovan Karadžić indique,  en juillet 1993,  qu’il faut « aider les Croates afin de forcer les musulmans à accepter une division de la Bosnie ».

Lors de négociations entre des délégations bosno-serbe et bosno-croate,  en février 1994,  Mate Boban,  le chef politique bosno-croate,  est clair :

« Nous devons en finir de la guerre avec vous. la tâche la plus importante est de détruire la légitimité de la Bosnie-Herzégovine. »

Le dirigeant bosno-serbe Momčilo Krajišnik approuve :

« J’aime l’idée de détruire la légitimité – du président bosniaque – Alija Izetbegović et de son gouvernement. »

Un autre dirigeant bosno-croate,  Jadranko Prlić,  affirme,  en juin 1994,  que « les Musulmans sont l’ennemi commun ».

Le partage de la Bosnie entre Serbes et Croates ne se fera finalement pas,  ou pas ainsi. Chacun se taille son territoire,  mais les Etats-Unis [en mars 1994] incitent Croates et Bosniaques musulmans  à s’allier à la fin de la guerre  pour reconquérir des territoires contrôlés par les Serbes.  Puis,  l’accord de paix de Dayton-Paris,  signé en décembre 1995 par MM. Milošević,  Tuđman et Izetbegovic,  divise la Bosnie-Herzégovine en deux  » entités « ,  la Fédération croato-bosniaque et la République serbe.

Le refus de la paix

Un accord de paix que Ratko Mladić ne porte pas dans son coeur,  pas plus que les multiples et vaines négociations qui,  depuis 1993,  constituent la toile de fond de l’engagement diplomatique international en ex-Yougoslavie.

Les négociations engagées durant les premières années de la guerre n’avaient qu’un objectif : gagner du temps. A Belgrade comme à Pale,  les rencontres avec les négociateurs internationaux et l’apparente volonté de dialogue serbe sont un leurre.  La guerre est dans tous les esprits.

Belgrade n’envisage la paix qu’à partir de 1994.  Slobodan Milošević entreprend de convaincre la direction bosno-serbe.

« Ratko,  tu dois comprendre qu’une division 50/50 est équitable,  lui dit Milošević. Le monde n’acceptera pas une autre division. »

Le président serbe indique que la Yougoslavie (Serbie et Monténégro)

« fait aujourd’hui 100 000 km2,  et avec la République serbe,  nous allons obtenir 26 000 km2 supplémentaires et augmenter la population d’un dixième »

Lorsque Pale refuse les propositions de paix,  Slobodan Milošević fait part à Ratko Mladić de son mécontentement. Il commence à critiquer violemment

« la direction folle de Pale « .  » J’ai l’impression que Krajišnik est normal,  mais idiot,  confie Milošević.  Karadžić est accablé par l’Histoire,  il n’est pas normal. (…) Si tu les laisses prendre des décisions,  rien ne viendra. (…) Vous ne pouvez pas prendre 70 % du territoire. (…) Continuer la guerre alors que le monde entier est contre nous,  c’est retourner à l’âge de pierre. »

Radovan Karadžić devient persona non grata à Belgrade. Ratko Mladić,  bien que fort peu conciliant politiquement,  y est toujours reçu pour prendre ses ordres militaires.

« la politique nationale serbe est définie à Belgrade,  pas dans les bois de Pale »,

assène Milošević lors d’une autre rencontre. « la Serbie n’assistera plus les Serbes de Bosnie « ,  prévient-il. A l’issue de la réunion,  Mladić commente : « Mon Dieu,  quels mots durs ! « 

Dans ses carnets,  les commentaires personnels du général sont rares mais,  en 1994,  après une énième proposition de paix,  il inscrit en lettres capitales :  » REJETER LE PLAN,  GAGNER la GUERRE ! « 

Pour Milošević,  le succès de l’épuration ethnique ouvre des perspectives intéressantes pour les Serbes.

« Sur le territoire de la République serbe,  il est difficile de trouver un seul Musulman,  alors qu’il y a des Serbes sur leur territoire », dit-il en juillet 1994  (des Serbes,  comme des Croates,  continuent de vivre avec les Bosniaques musulmans  dans les régions contrôlées par le gouvernement de Bosnie). Dans l’esprit de Belgrade,  les territoires qui n’ont pas été acquis par la force – comme Sarajevo ou les enclaves de Bosnie orientale – pourraient être gagnés autrement.

Slobodan Milošević explique ainsi aux chefs bosno-serbes :

« Nous avons amputé une partie de Sarajevo mais cette partie est la nôtre. (…) Si nous gardons politiquement notre peuple à Sarajevo,  nous finirons par avoir leur partie. » [en fait,  ils l’évacueront –par la force à l’encontre des récalcitrants—après les accords de Dayton]

Srebrenica,  les pages déchirées

Pourtant,  non seulement l’heure n’est pas encore à la paix,  mais Ratko Mladić et Radovan Karadžić durcissent leurs positions. Au printemps 1995,  ils prennent en otages environ 200 casques bleus de la Force de protection des Nations unies (Forpronu).   En juillet,  l’armée de Mladić s’attaque à l’enclave de Žepa,  puis à celle de Srebrenica,  « zones protégées » de l’ONU. en trois jours,  près de 8 000 hommes bosniaques musulmans sont exécutés.  Les femmes et les enfants sont déportés,  certains assassinés,  certaines violées.

Les carnets du général Mladić ne lèvent pas le voile  sur la pire tuerie de la guerre de Bosnie.  A cette étape des carnets,  un nombre inconnu de pages ont été déchirées. Les seules pages qui subsistent indiquent que des diplomates étrangers s’enquièrent auprès du général de « rumeurs sur des atrocités,  de massacres et de viols ».

Selon Ratko Mladić,  la tuerie de Srebrenica provoque la colère de Slobodan Milošević. Lors d’un entretien à Belgrade,  le 24 juillet 1995,  le président serbe lui assène :

« en tant que commandant de l’armée,  tu dois avoir une dimension politique. « 

Le temps des négociations

Après Srebrenica,  les négociations se poursuivent,  menées par une délégation américaine dirigée par le diplomate Richard Holbrooke et le général Wesley Clark. Le général Momčilo Perišić et le maître espion Jovica Stanišić rencontrent Ratko Mladić,  le 9 septembre 1995.

« Les Américains veulent te rencontrer,  lui disent-ils. Le général Clark m’a appelé trois fois et Holbrooke a aussi appelé. Ils veulent utiliser Slobo un moment et ensuite se débarrasser de lui. »

En novembre 1995,  Mladić écrit que Milošević veut changer  » radicalement «  les relations entre la Serbie et les Etats-Unis.

« Clinton est d’accord avec moi,  lui dit Milošević. Nos relations doivent être amicales. (…) Les Serbes occupent désormais la place qui était celle des Musulmans dans le coeur des Américains. »

Alliés des Serbes

Les carnets de Mladić donnent aussi des indications sur ceux qui furent de fidèles soutiens de la Serbie à l’étranger.  On y retrouve militaires russes  et amis grecs. de Grèce viennent des financements.  Les Serbes cherchent leurs soutiens dans le monde orthodoxe.

Il y a aussi ceux qui considèrent avoir des musulmans pour ennemi commun. Ratko Mladić écrit ainsi,  en mars 1995 :

« Israël : ils offrent de rejoindre le combat contre l’islam extrême. Entraînement pour 500 hommes. Peuvent sécuriser via réseaux juifs en Ukraine. »

Il y a enfin les amis qui oeuvrent aux Etats-Unis,  et offrent de faire changer la politique américaine dans les Balkans. A un moment,  Ratko Mladić envisage sérieusement de s’offrir le Congrès américain. Il rencontre,  en février 1995,  à l’Hôtel Moskva de Belgrade,  un homme d’affaires américain d’origine serbe,  qui lui affirme :

« Avec 10 millions de dollars,  on peut acheter 100 à 200 sénateurs ou membres du Congrès. Aux Etats-Unis,  tu peux les acheter et,  comme des avocats,  ils travaillent pour toi. « 

Dès lors,  si en Amérique tout est à vendre,  « pourquoi ne pourrait-on pas s’acheter Clinton ? »

écrit Mladić.

L’armée serbe

Les carnets de Ratko Mladić recèlent aussi mille anecdotes sur l’armée serbe. Le général reçoit fréquemment les doléances des épouses de soldats tombés au combat. Elles viennent réclamer de l’argent  et des appartements.

A la lecture des carnets,  on a l’impression d’une armée de chauffards,  d’alcooliques,  de tueurs  et de pillards.

« la population nous prend pour des voleurs et des tueurs. On va être tués par les Serbes,  pas par les Musulmans »,

dit un jour Radovan Karadžić. L’armée a aussi un problème à cause du nombre important de déserteurs.

« Les hommes doivent dormir dans les casernes,  pas avec leurs femmes ! » s’offusque Karadžić.

La voyante

Après la guerre,  le 3 avril 1996,  Ratko Mladić rencontre,  à sa demande,  dans un lieu non précisé,  une voyante. la jeune femme lui assure qu’ » une étoile le protégera « . Puis elle évoque la mort de sa fille Ana,  qui s’était suicidée en 1994.

« Monsieur,  votre fille n’a rien bu qui aurait pu l’arracher à la vie,  dit la voyante,  elle a été maltraitée,  je ne devrais pas le dire,  mais elle a été violée. »

la voyante explique que la jeune femme a été empoisonnée « par un homme qui portait une calvitie et une barbe frisée ».

Après la guerre

Le général Mladić est mis à la retraite le 8 novembre 1996. Les carnets s’arrêtent à la date du 28 novembre 1996.

Inculpé par le tribunal de la Haye,  Ratko Mladić touche durant des années sa pension et est souvent vu à Belgrade. Après la chute de Slobodan Milošević,  en 2000,  et les changements successifs de pouvoir en Serbie,  il s’enfonce dans la clandestinité.

Ratko Mladić est l’un des deux derniers fugitifs (sur 162 inculpés) recherchés par la justice internationale pour les crimes commis en ex-Yougoslavie.

CHRONOLOGIE

12 mars 1942 Naissance de Ratko Mladić dans le village de Božanovići,  près de Kalinovik,  [en Herzégovine, alors incluse] dans [l’Etat Indépendant de Croatie].

1965 Après une formation à l’académie militaire de Belgrade,  Ratko Mladić rejoint l’armée yougoslave (JNA).

1991 Lorsque la Yougoslavie commence à se désintégrer,  Ratko Mladić est affecté brièvement au Kosovo,  puis en Croatie. Le 19 mai,  la Croatie déclare son indépendance.  Des combats éclatent dans la ville de Knin,  dans la région de Krajina.  Ratko Mladić prend le commandement de la brigade de Knin,  où l’armée yougoslave  [dont Milošević a illégalement pris le contrôle avec la complicité de son état-major] combat les forces croates.  Le 4 octobre,  il est promu général de brigade.

25 avril 1992 Ratko Mladić est nommé chef d’état-major du quartier général de la JNA en Bosnie-Herzégovine,  qui vient à son tour [de déclarer son] indépendance. Depuis le 6 avril,  [les Serbes ont attaqué]  à Sarajevo. Le 2 mai,  le siège de la capitale bosniaque commence.

12 mai 1992 L’armée des Serbes de Bosnie (VRS) est créée. Ratko Mladić est nommé chef d’état-major.

1992 et 1993 Les Serbes de Bosnie mènent une campagne de nettoyage ethnique contre les Bosniaques musulmans et les Croates. Des camps de concentration sont mis en place dans la région de Prijedor.

16 avril 1993 Le Conseil de sécurité des Nations unies déclare les villes et enclaves bosniaques assiégées  » zones protégées  » : Sarajevo,  Tuzla,  Bihać,  Goražde,  Srebrenica,  Žepa.

Mai et juin 1995 Les forces serbes prennent en otage plus de 200 casques bleus de la Force de protection des Nations unies (Forpronu).

Juillet 1995 Le 11 juillet,  après avoir conquis l’enclave de Žepa,  le général Mladić attaque l’enclave de Srebrenica. Près de 8 000 hommes bosniaques musulmans sont exécutés. Les femmes et les enfants sont déportés.

Le 24 juillet,    Ratko Mladić est inculpé,  avec le chef politique bosno-serbe Radovan Karadžić,  de « génocide et crimes contre l’humanité » par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) de la Haye. Ses principaux crimes sont la campagne de purification ethnique en 1992,  le siège de Sarajevo,  la tuerie de Srebrenica en 1995.

Décembre 1995 Le 14 décembre,  l’accord de paix négocié,  en novembre,  à Dayton,  aux Etats-Unis,  est signé à Paris,  lors d’une cérémonie à l’Elysée,  par les présidents de Bosnie-Herzégovine,  Alija Izetbegović,  de Serbie,  Slobodan Milošević,  et de Croatie,  Franjo Tuđman.

8 novembre 1996 Il est mis à la retraite par la présidence de la République serbe.

Le général sommé de remettre les pilotes français capturés  » morts ou vifs « 

La Haye Correspondance

A quelques jours de la signature de l’accord de paix,  qui,  en décembre 1995,  met fin à quatre années de guerre,  le général Ratko Mladić est sommé de remettre  » morts ou vifs  » les deux pilotes français détenus par l’armée serbe en Bosnie.

Leur Mirage 2000 avait été abattu par l’armée serbe,  le 30 août 1995,  lors d’une mission aérienne de l’OTAN. Capturés par les hommes de Mladić,  le capitaine Frédéric Chiffot et le lieutenant José Souvignet vont être,  durant cent quatre jours,  les pions d’une incroyable partie d’échecs entre le général Mladić,  Belgrade,  Paris,  Moscou et Washington.

Selon les carnets de Ratko Mladić,  les Russes s’engagent très vite dans la partie. Le président Boris Yeltsine promet à Jacques Chirac d’obtenir la libération des pilotes. Selon Mladić,  un émissaire du président russe lui assure alors que s’il libère les pilotes,  la France « examinera son attitude envers le tribunal de la Haye »,  qui l’a inculpé de « génocide et crimes contre l’humanité ».

Mais la négociation traîne,  et les deux pilotes font les frais d’une guerre des chefs dans le clan serbe.  Jovica Stanišić,  chef du renseignement de Slobodan Milošević,  espère négocier les deux hommes et demande au général Mladić de remettre les otages aux Américains plutôt qu’aux Russes. « Ils veulent les pilotes pour de l’argent »,  l’alerte,  quelques jours plus tard,  le chef d’état-major de l’armée serbe,  le général Momčilo Perišić.  Jovica Stanišić et ses hommes sont,  aux yeux du général Perišić,  « des mafieux « ,  et « Slobo l’est encore plus ».

En France aussi,  plusieurs réseaux sont en concurrence pour obtenir la libération des pilotes.  L’Elysée accueille alors toutes les offres de services,  mais niera inlassablement toute tractation politique ou financière.

 » Que personne ne soit extradé « 

Dans ses carnets,  Ratko Mladić relate les propositions du général français Bertrand de Lapresle,  un ancien commandant des forces de l’ONU en ex-Yougoslavie,  qu’il rencontre le 22 septembre 1995.  L’officier se présente « en ami »,  et précise que le gouvernement français  a envoyé d’autres représentants à Sarajevo  et à Pale,  le fief de Radovan Karadžić.

Le général de Lapresle demande à Mladić »un geste de bonne volonté « ,  l’assurant d’une récompense du président français. Cela

 » permettrait à Chirac d’envoyer une requête – au président croate – Tuđman pour stopper l’offensive « 

lancée contre les forces serbes. Il ajoute par ailleurs qu’

 » en libérant les pilotes,  vous conjurez les requêtes – du président bosniaque – Alija Izetbegović de démilitariser Banja Luka »,

la principale ville bosno-serbe. la négociation est un échec.

Le 3 décembre 1995,  à dix jours de la cérémonie de signature,  à Paris,  de l’accord de paix de Dayton,  Ratko Mladić rencontre de nouveau le général de Lapresle.

 » J’ai besoin de ramener les pilotes morts ou vifs,  lui dit l’émissaire français. Si les pilotes ne sont pas remis à la France dans les prochaines heures ou jours,  la France ne sera pas capable de porter le fardeau qu’elle a accepté. Elle retirera ses troupes de Sarajevo (…),  ce qui conviendra aux musulmans. »

[c’est le Français qui parle de « Musulmans »  et non du gouvernement légal ?]

Devant certains interlocuteurs,  Ratko Mladić ne confirme pas qu’il détient les pilotes. Devant d’autres,  il raconte avoir joué aux échecs avec eux.

Puis Belgrade manifeste son impatience. Le 10 décembre 1995,  le président yougoslave,  Zoran Lilić,  assure au général serbe que Belgrade donnera des garanties pour

« que personne ne soit extradé vers le tribunal de la Haye ».

Pour Lilić,  il faut remettre les pilotes,   » morts ou vivants « .

Ce sera vivants. Le 11 décembre 1995,  le général Mladić rencontre le chef d’état-major de l’armée française,  le général Jean-Philippe Douin,  dans la banlieue de Belgrade.

« Pour les années à venir,  la France dirigera ses attentions à la partie serbe de Bosnie »,

assure le général français. Le lendemain,  Frédéric Chiffot et José Souvignet sont libérés.

Deux jours plus tard,  les trois protagonistes de la guerre,  les présidents Slobodan Milošević,  Franjo Tuđman et Alija Izetbegović se retrouvent à Paris,  à l’Elysée,  réunis par Jacques Chirac,  pour signer l’accord de paix.


Source: Stéphanie Maupas (La Haye) et Rémy Ourdan,  5 octobre 2010