Francaisdefrance's Blog

13/11/2010

Jets d’excréments et tags insultants sur l’église Saint-Jean à Avignon

Encore un coup des sous-merdes… Des excréments ont été projetés sur l’église…
FDF
.

Des tags obscènes sur les murs de l’église

Mercredi, église Saint-Jean. Le père Gabriel, curé de la paroisse, s’adresse à la presse, presque en désespoir de cause. C’est que depuis plusieurs mois, son église est la cible de tags injurieux et obscènes, de jets d’excréments… Et la semaine dernière, le feu a été mis au cyprès qui jouxte le bâtiment religieux, risquant de propager les flammes à l’église. Pour ce prêtre, « ces actes ont un lien direct avec ce qui se passe en Irak où des Chrétiens ont été agressés ». D’emblée, le père Gabriel parle de tensions inter-communautaires et dénonce un « climat de plus en plus agressif et violent entretenu par un petit groupe de jeunes de 12/13 ans jusqu’à 16 ans ». Dans un premier temps, le père Gabriel a cru à des « incivilités » de jeunes désoeuvrés du quartier. Des bêtises d’ados en mal de provocation.

« On va vous griller, vous et votre église »
 

Puis, quelques jours avant l’incendie du cyprès, un jeune est entré dans l’église, en pleine messe, urinant sur le parvis avec cette phrase terrible, : « On va tous vous griller, vous et votre église ». Le curé de la paroisse a déposé plainte au commissariat ce 9 novembre.
Comment l’ensemble de faits aussi graves perpétrés envers un lieu de culte, quel qu’il soit, a-t-il pu passer inaperçu auprès des pouvoirs publics? A la mairie, le chef de cabinet s’avoue « choqué et abasourdi ». « Nous avons appris les faits par la presse ce matin-même » reconnaît-on au cabinet du maire. Abasourdi par les faits eux-mêmes, mais aussi par l’absence de relais et le manque de remontée d’informations du quartier jusqu’à la mairie… « Nous avons retracé tous les courriers reçus en mairie ces derniers mois, rien ne concerne l’église Saint-Jean ».

Le père Gabriel sera reçu lundi en mairie

Autre motif de stupéfaction, le fait que l’archevêché n’ait pas téléphoné directement au maire pour signaler ces actes qualifiés « d’intolérables ».
Des actes qui, pour certains riverains du quartier Saint-Jean ne seraient que la face émergée de l’iceberg déplorant un « prosélytisme religieux ». Une tension inter-communautés qui devra être prise en compte par l’archevêché et le représentant du culte musulman. Localement, on apprenait ce soir que le père Gabriel sera reçu en mairie dès lundi 8 h 30, son agenda ne lui permettant pas de rendez-vous avant. « Nous allons mettre en place un groupe de travail composé de la police nationale et municipale mais aussi des services techniques de la ville afin de répondre le plus rapidement possible à cette situation » conclut le chef de cabinet.
N’ayant pas réussi à joindre l’archevêché ce soir, nous ferons, nous l’espérons, connaître sa position dès demain.

Source: http://tinyurl.com/357nkvk

02/09/2010

Chroniques de la violence ordinaire.

Quartier Saint-Jean à Avignon

01 septembre 2010
Un Avignonnais dénonce l’abandon par les pouvoirs publics du quartier St-Jean où régnerait « un climat de haine »

Lundi, à la veille du procès devant le tribunal correctionnel d’Avignon, Nicolas Hurlin a été approché dans le parc où il promenait son chien : « Retire ta plainte sinon on te la fera retirer de force« . Nicolas fait face : « restez là, j’appelle la police« . Les deux « jeunes » sont partis. Mais Nicolas n’en peut plus. Outre les douleurs à son oeil droit et les troubles du sommeil qu’il ressent depuis qu’il a été agressé le 12 août dernier, ce jeune homme a peur. Une angoisse partagée par sa soeur et ses parents qui l’ont soutenu hier lors de la première étape judiciaire.

Deux autres procès doivent avoir lieu dans ce dossier de violences en réunion : un mineur, écroué dans le cadre de l’enquête, sera en effet jugé dans quelques jours et un majeur dans quelques semaines. Hier Omar Yachou, 18 ans était le premier à répondre de sa participation à l’agression. Il reconnaît du bout des lèvres. Alignant quelques mots qu’il ponctue par des « voilà« , « ouais », « je regrette« .

Devant ses amis qui assistent aux débats en s’amusant, il fait le dos rond. Attendant que l’orage passe. Mais les faits sont là. Effrayants. Le 12 août dernier après la dégradation d’une voiture dans le quartier Saint-Jean, Nicolas Hurlin passe le mot aux voisins. « Rentrez vos voitures, faites attention« . Le message ne plaît pas à un groupe de jeunes qui squatte devant le parvis de l’Église.

Nicolas, qui vient de rattraper son chien sorti du jardin, est interpellé. « Batard, connard, sale blanc, sale Français de merde. On va brûler votre maison et celles de vos voisins »… les mots font mal. « Vous appelez les flics vous ne savez pas vous défendre seuls »…

Sa soeur et son amie sont prises à partie. Nicolas les rejoint. Les coups pleuvent. Il est grièvement blessé à l’oeil droit. Il a le visage en sang. Un voisin l’extirpe du groupe et le met à l’abri chez lui. « Quand il s’est réfugié, je suis parti. Voilà » lâche Omar Yachou. Partie civile, Me Tartenson dénonce cette violence gratuite qui s’inscrit dans un « contexte très lourd d’insécurité chronique » teinté « d’agressivité et de haine de l’autre« . L’avocat insiste sur le « caractère gratuit » de « l’agression d’une violence inouïe« .

Lors de son réquisitoire le vice-procureur Giffault, tout en demandant au tribunal de « prendre garde aux amalgames » souligne qu’il est « du devoir du mécanisme judiciaire d’analyser le contexte. On doit prendre en considération le comportement des agresseurs qui sont des jeunes désoeuvrés qui tiennent des propos haineux. Ce dossier est préoccupant car il en émane un climat malsain » poursuit le représentant du parquet qui trouve « inadmissible » qu’une « partie de la population d’Avignon à certains moments soit en butte à un climat d’insécurité avec le sentiment d’être délaissée face à des jeunes malveillants ».

Le tribunal suit les réquisitions et condamne le prévenu à 6 mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve avec interdiction de rencontrer les victimes. Il est ordonné une expertise médicale de la victime à qui il est alloué une provision de 2000 euros.

vu sur http://www.laprovence.com/article/region/quartier-saint-jean-a-avignon-chronique-dune-violence-ordinaire

(Merci à DG pour l’info…)