Francaisdefrance's Blog

27/06/2011

Etrange et dangereuse Turquie…

La Turquie dans l’UE, ce n’est pas pour demain (en principe). Et pourtant, ce n’est pas sans compter les « efforts » de la part de Erdogan et de ses potes. On va bien finir par les laisser entrer, un jour. Et 80 millions de musulmans se seront infiltrés en Europe; d’un seul coup. Et là… Je ne préfère plus être de ce monde pour les « accueillir ». Et j’ai peur pour mes descendants.

En attendant, un peu d’Histoire.

FDF

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Une Turquie peut en cacher une autre…

Si on ne se préoccupe que de l’immédiat, la crise monétaire et institutionnelle de la construction bruxelloise éclipse, presque légitimement, la préoccupation qui devrait s’imposer comme essentielle pour le continent européen : son problème identitaire. De la sorte cette situation éloigne la question turque des centres d’intérêts de la bulle médiatique. Ιl faut cependant tirer les leçons du scrutin du 12 juin dans ce grand pays voisin. Aux yeux de la plupart des commentateurs agréés, le succès du parti AKP actuellement au pouvoir consolide et confirme le caractère démocratique de cette nation. De la sorte elle ne peut que paraître encore plus éligible à l’Union européenne.

Jusqu’ici la plupart des arguments avancés en faveur de cette candidature pouvaient s’appliquer à la Chine, que personne ne songerait pourtant à admettre au sein de l’ensemble bruxellois (encore que). Avec des élections libres en Anatolie, une chose devient certaine, Pékin n’entrera pas avant Ankara. On se console comme on peut.

À vrai dire, depuis 1946 ce pays vit effectivement sous le régime du multipartisme. Mais jusqu’à une date très récente, son système effectif de gouvernement compensait cette louable pratique démocratique d’une propension de l’armée à riposter par des coups d’État aux situations politiques qui lui déplaisaient.

Ainsi doit-on rappeler que le 27 mai 1960 une conjuration militaire allait renverser le gouvernement légalement élu du parti démocrate. Le chef du gouvernement Adnan Menderes fut alors condamné à mort et exécuté le 16 septembre 1961 en compagnie de son ministre des Affaires étrangères et de son ministre des Finances. En octobre de la même année le général Gürsel que les putschistes avaient propulsé à la tête de l’État rendit le pouvoir aux civils. Le 12 mars 1971 le chef d’État-major, la général Tagmarc adressait un mémorandum au premier ministre Demirel pour imposer « dans le contexte des principes démocratiques (sic) un gouvernement fort ». Il s’agissait de mettre un terme à une violence grandissante entre nationalistes et marxistes. Après une « franche explication » de 3 heures le chef du parti démocrate dut se rendre aux arguments toujours si convaincants de cette armée si républicaine. Dans des conditions comparables, le 12 septembre 1980 le général Evren s’empara du pouvoir. Plus tard, il fera rédiger une constitution aujourd’hui encore en vigueur, – mais qu’on se propose de réviser radicalement désormais. Jusque-là ce genre de scénario recevait l’approbation des Etats-Unis, et plus discrètement d’Israël. On appelait cela défense de la démocratie, de la laïcité et des valeurs occidentales.

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Tout change à partir de la fin des années 1990 où la réislamisation de la Turquie, constante depuis la guerre, se traduit ans les urnes. Rappelons que dans ce beau pays, une fraction grandissante de la jeunesse est scolarisée dans des écoles dites « imam-hatip », dont « soixante pour cent de leur programme est de l’éducation normale, 40 % est islamique ». (1) Mécaniquement dès 2004 (le gouvernement AKP datant de 2003) leurs élèves ont commencé à vouloir pénétrer l’université ce qui inquiétait fortement l’armée. (2)

Entre-temps celle-ci avait remporté son dernier vrai succès avec le « coup d’État post-moderne » du 28 février 1997 forçant sans heurt à la démission le vieux chef islamiste Erbakan, qui était devenu chef d’un gouvernement de coalition à la suite de la première poussée électorale de son parti.

Celui-ci fut dissous. Mais il réapparut sous une forme désormais « modérée ». Dans la belle et forte carrière du nouveau chef l’actuel premier ministre Recep Tayyip Erdoğan, on insiste trop peu sur son origine d’ancien élève du lycée immam-hatip. Pourtant lorsqu’en 2009 il rend visite à ses frères pakistanais et à son ami iranien (3) il ne manque pas de s’en glorifier. Dès l’âge de 16 ans, ce garçon plein de talent avait été appelé dans son lycée coranique à remplacer le prédicateur.

On entend d’ailleurs rappeler assez souvent qu’il a connu la prison pour avoir clamé un poème qui, au fond, une fois traduit en français, pourrait sembler, en apparence du moins, plus anodin qu’on ne cherche à le dire. « Les mosquées seront nos baïonnettes »… Cela peut éventuellement s’entendre à double tranchant. Mais, dans mon petit livre sur la Question Turque(4)j’explique la véritable dimension de cette affaire, eu égard en particulier à la question arménienne. Bref, il ne s’agit pas seulement d’un ex martyr de la liberté d’expression.

Depuis 2003, cet habile démagogue a réussi à tromper l’Europe sur son alliance avec les libéraux. On communique très peu sur le fait qu’il emprisonne, accuse, poursuit en justice des journalistes. Même Ahmet Altan le directeur de Taraf, bête noire, on hésitera ici à le qualifier de tête de Turc, des militaires kémalistes, et qui avait semblé un de ses soutiens se voit attaqué par le très susceptible et colérique premier ministre.

En avril 2007 éclate une affaire, d’ailleurs obscure, qui va commencer à marquer le recul du pouvoir militaire et des réseaux de pouvoir arque boutés sur la laïcité théorique de l’État. On pense que l’Armée aurait cherché, via des données figurant sur le site internet de l’État-major, à entreprendre une nouvelle épreuve de force. Plus de 10 ans sans putsch cela commençait à bien faire. Échec, nous affirme-t-on, la conjuration est éventée. Les comploteurs ont été mis sous les verrous, inculpés, poursuivis, dénoncés au grand jour, etc.

Or depuis lors, une à une, toutes les épreuves entre le camp laïc, militaire, judiciaire et économique et le camp gouvernemental islamique ont tourné en faveur ce ce dernier, au profit du parti AKP, de son chef Erdogan et de son compagnon fidèle Abdüllah Gül, président de la république. Y compris ce dernier scrutin aux résultats presque décevants puisque, malgré son succès, l’AKP devra composer avec les autres partis pour réformer la constitution. Accessoirement on constatera sur la carte que nous publions ci-dessus que les taches rouges correspondent aux départements où les laïcs l’emportent: cette zone correspond à la Turquie occidentalisée, celle que fréquentent les Européens. Une toute petite tache bleue, à la lisière du Caucase marque le dernier département « tenu » par les nationalistes qu’on avait imaginé éliminé en fabriquant des affaires de mœurs contre ses dirigeants, mais qui demeurent au parlement. Les taches vertes marquent la victoire du parti kurde. Faut-il commenter le caractère géographique de cette situation politique ?

Si régulière qu’on puisse l’enregistrer, la troisième victoire électorale en ce beau mois de juin des islamiques au pouvoir à Ankara nous semble d’abord entériner la lente dérive de ce pays vers l’identité musulmane, vers la solidarité islamique et la reconstruction de l’espace ottoman. Naturel, dira-t-on peut-être. Mais aussi de plus en plus incompatible avec l’appartenance à l’Europe, voilà ce qu’on doit se borner à constater.

JG Malliarakis
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Apostilles

  1. cf. déclaration du ministre afghan de l’éducation Farouk Wardak in Hürriyet Daily News du 31 janvier 2010. « Afghanistan wants Turkey to build imam-hatip schools in country ».
  2. cf. dépêche AFP du 6 mai 2004 « Imam-Hatip : l’armée réservée sur une réforme favorisant les écoles religieuses ».
  3. cf. article de M. Jean Marcou du 1er novembre 2009 sur le site « Observatoire de la vie politique turque »
  4. cf. « La Question turque et l’Europe » un livre de 190 pages au prix de 20 euros port compris que les lecteurs de L’Insolent peuvent commander par correspondance aux Éditions du Trident 39 rue du Cherche-Midi 75006 Paris tel :             06 72 87 31 59      .

Source: http://www.insolent.fr/

16/10/2010

Projet de mosquée: une nouvelle polémique; à Angers, cette fois…

Décidément, les associations musulmanes brillent en ce moment par des retournements de situations, des imams véreux, des querelles intestines, le foutoire, quoi. De toutes façons, et l’Histoire le prouve, l’islam a toujours été une « religion » n’existant que par des guerres, des conquêtes, des batailles et beaucoup de sang. L’islam se complait dans la violence et le sang. C’est dans les gènes de cette idéologie; comme dans toutes les idéologies, d’ailleurs…  Alors quand on en parle en terme d’amour, de paix et de tolérance…

En tout état de cause, c’est la ville d’Angers qui fait les frais actuellement de ces crises d’existentialisme…

Retour sur un nouveau projet de mosquée foireux… Ah, au fait, je ne serai pas là pour la pose de la première; désolé, j’ai piscine…

FDF

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Un permis a été accordé fin septembre pour construire une mosquée et un centre culturel aux Capucins. Mais l’Association des musulmans d’Angers traverse une nouvelle crise. Le juge des référés a été saisi.

La polémique

« « Par rapport à la Ville d’Angers, j’ai honte », lâche Abdel Chérif, président de l’Association des musulmans d’Angers. L’association traverse une nouvelle crise alors que le permis de construire de la future mosquée a reçu un avis favorable, le 27 septembre 2010. « Trente ans qu’on attendait ce jour, et voilà qu’il y a un nouveau putsch ! », se désole le président, dépité.

Le projet de nouvelle mosquée et de centre culturel, d’un montant de 4,5 millions d’euros, s’apparente à un feuilleton à rebondissements, même s’il n’a jamais été aussi prêt d’aboutir. En juin, le conseil d’administration de l’association signait ce projet, à la majorité, avec une condition incontournable : ouvrir le centre culturel vers la Ville. « Le maire est formel là-dessus : il accepte de nous laisser propriétaire des terrains, une fois que l’Association les aura achetés, mais nous nous sommes engagés à ouvrir ce centre vers les Angevins, à faire connaître notre culture. Je trouve ça très bien… »

Début août, l’Association des musulmans d’Angers dépose un permis de construire sur la zone industrielle de la Grande flécherie, dans le quartier des Capucins. En y joignant les plans élaborés par un architecte nantais et la superficie de ce projet : 4 367 m2 de Shon sur un terrain de 12 513 m2. Le préfet Richard Samuel est séduit par le projet. L’affaire est en bonne voie, d’autant que le permis de construire est signé le 27 septembre. Dans la foulée, des appels d’offres sont lancés et une date de démarrage des travaux est donnée : février 2011. Tout va bien…

« Remaniement »

Pas si vite. Car le 29 septembre, des membres du conseil d’administration se réunissent, sans le président (!), et décident de fomenter un putsch. Ils désignent alors un nouveau président, Djamel Zakri. « Le conseil a procédé à un remaniement. C’était nécessaire pour apaiser le climat de l’association, se défendait, hier soir, Djamel Zakri. Il nous faut un président qui consulte davantage les musulmans, qui ne prenne pas de décisions unilatérales. Je prends la relève jusqu’aux prochaines élections en juin 2011. »

Abdel Chérif ne l’entend pas ainsi. Il a saisi le juge des référés pour contester cette décision. « J’étais sur le point de signer, cette semaine, le compromis de vente du terrain avec l’aménageur, la Sara. Cette action compromet tout le projet de mosquée et du centre culturel. » Pour lui, cela ne fait aucun doute : « Une partie du conseil d’administration ne souhaite pas que la municipalité ait un droit de regard sur nos affaires. Je parle de l’ouverture du centre culturel vers les non musulmans. Pourquoi, je ne sais pas ? Je les considère en tout cas comme des intégristes. »

« Droit de regard… »

De son côté, Djamel Zakri indique qu’une assemblée générale est prévue « fin octobre ou début novembre », en présence des adhérents. « On ne peut pas valider le projet de mosquée dans leur avis. » Il assure que cette clause figure dans les statuts. Ce que conteste le président défait…

Du côté des élus, c’est la consternation. « La Ville d’Angers est favorable à ce projet d’implantation d’un lieu de culte digne à Angers. Mais si ce projet n’aboutit pas dans l’immédiat, c’est du fait des difficultés successives de l’association. On souhaite que le centre culturel soit un lieu ouvert à toutes les communautés, et c’est clairement en contradiction avec le climat actuel au sein de l’association… », explique Frédéric Béatse, adjoint au maire.

L’association a vécu plusieurs crises de gouvernance, ces dernières années, avec quatre présidents en deux ans et des actions en justice. Reste à savoir qui est en mesure de ramener la paix au sein d’une association qui, en ne dépassant pas ses querelles intestines, ternit l’image de toute une communauté. »

Source: http://tinyurl.com/35ntz6l