Francaisdefrance's Blog

06/11/2010

Un professeur tue son agresseur : « Sans réaction nous avions trois morts »…

Cet homme a osé se défendre contre un fou qui voulait l’immoler, lui et sa famille. En le maîtrisant, il le tue. Légitime défense, non? Ben oui. Fort heureusement, d’ailleurs. Je pense que l’on n’a pas voulu à nouveau créer une « affaire Papy Galinier »…

FDF

.

Le juge a prononcé un non-lieu pour le professeur qui avait tué son agresseur alors qu’il voulait immoler sa famille, à Juvignac,  en octobre 2009. « Il était incontestablement en légitime défense, c’est même un cas d’école de la légitime défense » réagit Me Jean-Robert Phung. L’avocat du professeur de sociologie, qui avait, à Juvignac, près de Montpellier, le 19 octobre 2009, tué son ancien élève Saïd O. qui menaçait d’immoler sa famille, se félicite de la décision de non-lieu prononcé par le juge chargé du dossier. Une décision sans surprise qui fait suite à une demande similaire du parquet (Midi Libre du 19 septembre). 

Dans son ordonnance, le magistrat justifie pleinement son non-lieu qui, pour lui, ne souffre d’aucune contestation (1). Dans une phrase lourde de sens, il écrit qu’il « est manifeste que les moyens de la défense utilisés par le mis en examen étaient proportionnés, voir moindres même s’ils ont eu des conséquences dramatiques, que ceux utilisés par Saïd O. »

Ce soir-là, la victime a voulu se venger de son professeur qui avait refusé une année auparavant de lui remonter une mauvaise note pour lui valider ses examens… Vers 23 h, cagoulé, ganté, porteur d’un pistolet 9 mm, il entre au domicile de l’enseignant : il le fait allonger au sol avec sa femme et son fils de 11 ans et se montre vite menaçant en leur disant : « si ça se passe mal, je repars avec un organe ».

Puis il demande de l’argent, le sociologue lui répond qu’il peut lui donner ses cartes bancaires. Mais furieux d’être tutoyé, Saïd O. sort un bidon qu’il a dans son sac à dos, les asperge d’essence et leur lance : « j’ai un briquet, si vous bougez, j’allume ! ». La mère de famille essaie alors de se relever et reçoit un violent coup de pied à la figure. C’est alors que son mari se jette sur l’agresseur, réussit à le désarmer et une bagarre s’ensuit. Le professeur finit par prendre le dessus en passant son bras sur sa nuque, au niveau des épaules et à s’aggriper son poignet droit avec sa main gauche. Il ne l’a pas lâché pendant plusieurs minutes.

Lorsque les secours arrivent, le sociologue, en état de choc, n’a pas compris que Sãïd O. est mort. Il n’apprend l’identité de son agresseur qu’au cours de sa garde à vue. L’autopsie a révélé que l’étudiant est décédé à la suite d’une compression du cœur entre la cage thoracique et la colonne vertébrale. Déjà condamné à deux reprises pour des faits de violence, la victime souffrait de psychose, de paranoïa et de schizophrénie. Ce qui expliquerait cet incroyable désir de vengeance. « La riposte du professeur s’est faite par instinct de survie et n’était pas préméditée contrairement à l’agression de Saïd O. et il n’avait que ses mains pour riposter » écrit le magistrat dans son ordonnance. « Cette ordonnance de non-lieu confirme surtout cette terrible évidence : mes clients sont des survivants. Sans la réaction du père, nous aurions trois morts, dont un gamin, par immolation… » rappelle de son côté Me Phung.

Source: http://ndpherault.hautetfort.com/