Francaisdefrance's Blog

13/08/2011

Connaissez vous Islam-documents.org ?

Un puits de science pour argumenter les méfaits de l’islam… Et combattre l’islamisation de l’Occident.

FDF

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Islam-documents.org, un site qui décortique la réalité de l’islam et de Mahomet…

Voici venue la cinquième version du site http://www.islam-documents.org <http://www.islam-documents.org> . La cinquième et sûrement pas la dernière. Internet permet de multiplier les améliorations successives, ce qui fait du site un « work in progress » sans doute illimité.  

Notre but n’a pas changé et nous allons donc le rappeler. Sur le fond, il s’agit de montrer dans quelles circonstances la doctrine islamique a pu se construire, dans quel contexte, à partir de quoi, selon quelles méthodes. Les religions et les dieux sont des inventions humaines, sans exception aucune. L’islam (que nous appelons dorénavant islamisme, comme doctrine, et nous le justifions) n’échappe pas à cette règle d’airain et quiconque la conteste et se prétend scientifique est un faussaire.

Pour résumer, et pour illustrer un peu le propos, voici quelques axiomes infrangibles :

1-l’islamisme est un agrégat de rituels, de sanctuaires et de divinités arabes, associés à une tradition juive hétérodoxe, et à des tendances chrétiennes sectaires, le tout recomposé de façon à sembler un ensemble cohérent. D’autres influences ont été très négligées, comme celle du manichéisme.

2-l’islamisme est une doctrine qui s’est élaborée pendant plusieurs décennies voire siècles, au gré des expansions impériales, des schismes, des influences.
-l’islamisme a peu à peu, au cours de sa construction, constitué son propre passé, selon les impératifs qui lui sont contemporains.

3-le personnage de Muhammad est très largement synthétique, et idéalisé, jusqu’à ne plus sembler un être humain véritable. Il y a sans doute eu un véritable individu à la base, un réformateur arabe, très judaïsé, et redoutable chef de guerre, mais nous ne saurons presque rien de lui. Ensuite, pour concurrencer des Abraham, Moïse, Mani et Jésus, on a fabriqué un Muhammad.

4-Le Coran est un recueil de documents datant d’un siècle avant et d’un siècle après l’Hégire, témoin de l’état religieux et culturel du Proche-Orient de cette époque. Le tout a été hâtivement mis en forme, de manière à donner aux conquérants arabes de quoi en remontrer les juifs et aux chrétiens, qui possédaient leurs livres..
A partir de là, il est loisible de se mettre à réfléchir, et de présenter toutes les thèses possibles : proposées puis rejetées, puis transformées, elles forment justement la démarche scientifique, qui doit se développer hors de toutes les contraintes. Or, quiconque connaît le monde universitaire et érudit sait que les recherches sur les origines de l’islamisme sont très découragées et marginalisées.

Le site a pour but de provoquer une réaction, en amassant l’essentiel de la documentation, pour que chacun s’en empare, et que la recherche se libère des contraintes. Tel est le but premier…

Suite et source: http://tinyurl.com/3qla6sf

01/08/2011

Un livre pour l’été: Quand l’islam était aux portes des Pyrénées…

« Je » vous ai déniché un peu de lecture pour ce mois d’août…

FDF

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De Gaston IV le croisé à la croisade des Albigeois (XIème-XIIIème siècle)

un livre pour l'été

Quand l'Islam était aux portes des Pyrénées - De Gaston IV le croisé à la croisade des Albigeois (XIème-XIIIème siècles) - couverture - édition de pocheQuand l'Islam était aux portes des Pyrénées - De Gaston IV le croisé à la croisade des Albigeois (XIème-XIIIème siècles) - dos

Par Pierre Tucoo-Chala

Version de Poche

Paru le 13/05/2000 (1ère édition juin 1994)

Editeur J & D, 18 rue de Folin, 64200 Biarritz

ISBN 2-84127-158-7

EAN 9782841271580

203 pages (11cm x 17cm x 1,6cm / 210 g)

Prix public : 11,43 €

   Ce livre raconte un grand moment de l’histoire des Pyrénées et de la France méridionale. Il commence au XIe siècle avec le grand effort de l’Occident pour se dégager de l’emprise de l’Islam, effort symbolisé par la figure du vicomte de Béarn, Gaston le Croisé, qui entra dans Jérusalem puis dans Saragosse. Sa vie a un parfum d’épopée comme celle de son contemporain, le Cid Campeador. L’histoire s’achève au XIIIe siècle dans le sang versé lors de la bataille de Muret, point culminant de la terrible crise que fut la Croisade des Albigeois.
Le couple Béarn-Aragon est au cœur de cette histoire qui est aussi celle des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, laboratoire d’échanges artistiques, littéraires, juridiques, économiques. L’achèvement de la Reconquista du bassin de l’Ebre permit à l’Aragon uni à la Catalogne de mettre en place un Etat à cheval sur les deux versants des Pyrénées.
Ce livre replace également dans son contexte historique cette chaîne extraordinaire de châteaux, de murailles, de cathédrales, d’églises rurales qui, dans des sites splendides, sont autant de lieux gardant la mémoire de ces temps tumultueux où l’Islam était aux portes des Pyrénées. Ces Pyrénées qui, loin de les séparer, unissaient les populations vivant sur ses deux versants.

   Pierre Tucoo-Chala est agrégé de l’Université et Docteur ès lettres.

Eminent médiéviste, il enseigna à la Faculté des Lettres de Bordeaux, puis contribua à la création de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, dont il est professeur émérite.

Existe aussi en version normale (24 x 15,6 x 2,8cm) :
Quand l'Islam était aux portes des Pyrénées - De Gaston IV le croisé à la croisade des Albigeois (XIème-XIIIème siècles) - couverture - Cliquer pour agrandirQuand l'Islam était aux portes des Pyrénées - De Gaston IV le croisé à la croisade des Albigeois (XIème-XIIIème siècles) - dos - Cliquer pour agrandir
Cette édition est disponible, neuve, chez l’éditeur ATLANTICA-Séguier.
Pour acheter d’occasion, voir les liens vers les libraires et bouquinistes en fin d’article.

Sommaire

(En gris clair sont indiqué les pages qui ne figurent pas dans l’édition de poche)

Préface
Bibliographie

Islam ibérique, Pyrénées et Aquitaine vers la fin du Xl° siècle

– Les grandes aires de civilisation

– Al-Andalus

– Aragon chrétien et musulman

– La formation de la vicomte de Béarn

– Les premiers chocs

– L’œuvre de Sanche-Ramirez d’Aragon

– La prise de Huesca par Pierre l » d’Aragon


Gaston de Béarn, un croisé exemplaire

– La prédication de la Première Croisade

– De Morlàas à Constantinople

– Le Proche-Orient vers la fin du XI° siècle

– Les forces en présence de Constantinople à Antioche

– La prise de Jérusalem à la bataille d’Ascalon et au retour de Gaston le Croisé

Gaston le Croisé et Alphonse le Batailleur à l’assaut de Saragosse

– Gaston le Croisé en Béarn

– La fin du règne de Pierre l » d’Aragon

– Les débuts d’Alphonse le Batailleur

– Premières interventions de Gaston de Béarn en Aragon

– Siège et prise de Saragosse

– La convention de capitulation

Le temps des chevauchées : victoires, défaites et morts

– La prise de Tudèle

– La bataille de Cutanda et ses conséquences

– Les chevaliers de Monréal et de Belchit

– La chevauchée andalouse

– La mort de Gaston le Croisé

– Fraga et la mort d’Alphonse le Batailleur

– Eglise militante, église triomphante

Béarn et Aquitaine entre les Couronnes de France, d’Angleterre, d’Aragon au temps de l’Espagne Almohade

– La succession du Batailleur

– La maison de Barcelone

– L’achèvement de la reconquête dans le bassin de l’Ebre

– L’hommage des Béarnais à l’Aragon : Canftanc

– Les premiers conflits autour de Toulouse

– L’hommage de Huesca

– Une grande famille catalane : les Moncade

Droit et société au temps des Fors de Béarn

– Chronologie des Fors de Béarn

– La noblesse en Béarn

– La paysannerie libre en Béarn

– Violences et procédure

– Les chemins vicomtaux et le droit

Les chemins de Saint-Jacques et l’intégration des Pyrénées-Occidentales dans l’Europe

– Les itinéraires dans Adour-Pyrénées

– Sainte-Christine du Somport

– Un réseau d’accueil en Béarn

– Notre-Dame de Roncevaux

– Chapitres de chanoines et confréries

– Marchands et colons

– Les débuts de l’art roman dans les Pyrénées-Occidentales : chronologie

– Un relais en Béarn : Lacommande d’Aubertin

– Influences stylistiques complexes : de la cathédrale de Lescar à celle d’Oloron

– Archéologie et géologie

Le temps de la Croisade contre les Almohades et les Albigeois (1196-1229)

– Pierre II d’Aragon en lutte sur deux fronts : Las Navas de Tolosa

– Triomphe et mort de Pierre II : Muret

– La politique de Guillaume-Raymond de Moncade

– L’assaut contre les Baléares et la mort de Guillaume II de Moncade

– Vers une nouvelle Europe

– Bibliographie Dans le véritable océan de livres suscité par l’hérésie Cathare et la croisade des Albigeois, il suffit renvoyer au travail de Michel Roquebert, L’épopée cathare, Toulouse, Privat, 4 volumes publiés de 1970 à 1989. Sur les rapports entre les Chrétiens et les musulmans qui eux aussi ont fait l’objet de multiples ouvrages, la meilleure synthèse à la portée des non-spécialistes est celle de Joseph Pérez dans l’Histoire, n°137 « Chrétiens, Juifs et Musulmans en Espagne, le mythe de la tolérance religieuse, VIIIe-XVe siècles »

Légende, littérature et histoire

– Le destin posthume de Gaston le Croisé

– Le souvenir des Moncade

– L’oliphant de Gaston de Béarn

– La vocation ibérique du Béarn

Tableaux généalogiques simplifiés

Table des illustrations en couleur hors-texte

Table des cartes et plans

Table des illustrations et documents dans le texte

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Quand l’Islam était aux portes des Pyrénées
Quand l'Islam était aux portes des Pyrénées - De Gaston IV le croisé à la croisade des Albigeois (XIème-XIIIème siècles) - couvertureQuand l'Islam était aux portes des Pyrénées - De Gaston IV le croisé à la croisade des Albigeois (XIème-XIIIème siècles) - couverture - édition de poche
dans les librairies et chez les bouquinistes :

Les deux éditions sont disponibles aussi à la boutique médiévale quand vous visitez le château de Mauvezin (Hautes-Pyrénées)

Extraits…


Préface


En 1096, un obscur chevalier pyrénéen, Gaston, vicomte de Béarn, chevauchait vers Jérusalem d’où il revint chargé de gloire avec le surnom de le Croisé, pendant que Pierre Ier d’Aragon transférait sa capitale de Jaca à Huesca dont la prise marquait la sortie de ce royaume chrétien de son petit réduit pyrénéen. Ainsi commençait la reconquête sur l’Islam de toute la vallée de l’Ebre de Tudèle à Tarragone. En 1229, un autre vicomte de Béarn trouvait la mort en débarquant dans l’île de Majorque dont l’occupation paracheva la victoire de la Couronne d’Aragon née, en 1134, grâce à l’union du royaume d’Aragon et de la principauté de Barcelone devenue la Catalogue.

Mais peu avant, entre 1212 et 1214, le sort de l’Occident, et plus particulièrement du monde pyrénéen et de la France méridionale, avait basculé pour des siècles. En 1212, à la bataille de las Navas de Tolosa, celui de l’Islam ibérique avait été scellé, sa défaite impliquant son élimination à terme. En 1213, à Muret, Simon de Montfort avait mis fin au grand projet d’un État multiforme, à cheval sur les Pyrénées, sous la houlette de la monarchie aragonaise. En 1214, les victoires des troupes de Louis de France et de Philippe Auguste à La Roche aux Moines et à Bouvines, annonçaient que les Capétiens seraient les grands bénéficiaires de cette redistribution des cartes au pied des Pyrénées.

En effet, la politique définie par Gaston le Croisé avait conduit le Béarn ainsi que la Bigorre à basculer de l’espace gascon dans l’espace ibérique. L’achèvement de la conquête des pays de l’Èbre donnait à la Couronne d’Aragon une puissance telle qu’elle avait conçu un nouveau grand dessein : absorber les pays du piémont pyrénéen nord, de ce Béarn et de cette Bigorre dont ils avaient le contrôle jusqu’à leurs possessions du Roussillon et de la Cerdagne. Trop souvent ce moment décisif dans l’histoire de la formation de la nation française est abordé de façon fragmentaire, dans des chapitres distincts : ici, la Reconquista, là, la Croisade des Albigeois alors qu’il faut rétablir leur continuité dans le cadre géographique des deux versants des Pyrénées.


C’est en quelque sorte l’objet de ce livre, dans une perspective historique définie dès 1951 par Charles Higounet dans un article intitulé « Un grand chapitre de l’histoire du XIIe siècle. La rivalité des maisons de Toulouse et de Barcelone pour la prépondérance méridionale ». Il écrivait ceci : « Entre les lignes de force que dessinent sur la carte de l’Europe les grands courants d’événements politiques du XIIe siècle… l’histoire générale a fait de l’aire définie à ses extrémités par la Gascogne toulousaine et les Alpes provençales, une sorte de zone morte… Les progrès des Capétiens et la résistance à l’hégémonie anglaise d’un côté et la reconquête ibérique de l’autre sont devenus des grands chapitres de l’histoire de France et de l’histoire d’Espagne, parce qu’en réussissant ils se sont inscrits dans les cadres, aujourd’hui atteints, de l’unité française et de l’unité espagnole. Au XIIe siècle, unité française et unité espagnole, n’avaient aucun sens. Toulouse tournait le dos à la « France » ; Barcelone participait à peine à la Reconquête. Face à face, les deux maisons rivales, la seconde surtout, ont visé à constituer, de la Garonne à l’Ebre et à la Provence, un « Etat » pyrénéen et méditerranéen. Cet État était alors, semble-t-il, une « possibilité » pas plus absurde qu’une autre. »

En cette fin du XXe siècle, où la constitution d’une Europe occidentale redonnant aux Pyrénées la mission d’unir — comme au Moyen Age — et non de séparer deux espaces géographiques, où la monarchie espagnole a donné naissance aux régions autonomes d’Aragon et de Catalogue, pendant que la régionalisation française faisait naître une Aquitaine et un Midi-Pyrénées, il n’est probablement pas inutile de revenir sur ce chapitre par trop méconnu.

Entre la fin du XIe siècle et le début du XIIIe siècle, cette histoire méridionale à cheval sur les deux versants des Pyrénées, s’inscrit dans un contexte plus général qui est celui de l’essor de l’Occident, avec la constitution d’un nouveau type d’organisation sociale basé sur des liens personnels, des serments d’hommages, l’octroi de fiefs, bref ce qu’il est convenu d’appeler la société féodale qui se développe dans une ambiance commune, chrétienne, définie tant par la lutte contre l’Islam que par l’apogée d’ordres monastiques internationaux comme Cluny et Citeaux. Cette évolution n ‘empêchait pas, de surcroît, la consolidation de « monarchies féodales » dont le royaume de France est le meilleur exemple. C’est alors que se façonne la figure légendaire du chevalier, animé par un esprit chevaleresque. Un personnage comme Gaston de Béarn, le Croisé, peut en apparaître comme le type achevé au moment même où s’élaboraient les gestes épiques de Roland et du Cid.

Tenter de reconstituer cette histoire pour la mettre à la portée de lecteurs qui ignorent tout de ce passé est tâche délicate. Sans parler de la recherche des documents d’archives et des chroniques, bien plus abondantes sur le versant ibérique que sur le versant français, nous avons bénéficié des travaux de nos prédécesseurs auxquels nous tenons à rendre dès maintenant hommage, avant de signaler leur contribution dans des orientations bibliographiques à la fin de chaque chapitre.

Merci à LCPEA…

08/04/2011

Révolutions au Proche-Orient: le « hight tech » des manifestants.

On pourrait demander aux ex-soixante-huitards de faire leurs caves et greniers afin de faire un geste « humanitaire », non?

FDF

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25/01/2011

Le Moyen Orient va subir l’effet « domino »…

J’évoquais ce problème dans un récent post… Une onde de choc et un embrasement général sont latents…

FDF

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Les régimes arabes craignent la contagion.

Manifestation, dimanche à Sanaa  pour un «changement pacifique et démocratique» au Yémen.
Manifestation, dimanche à Sanaa pour un «changement pacifique et démocratique» au Yémen. Crédits photo : Khaled Abdullah/REUTERS

La révolution tunisienne est observée à la fois avec passion et inquiétude dans le monde arabe. Si les opinions publiques, ce qu’on appelle «la rue arabe», ont suivi les événements avec une empathie parfois très démonstrative, les pouvoirs en place, eux, de Rabat à Bagdad en passant par Le Caire, sont restés silencieux ou très prudents dans leurs réactions. Une réserve qui traduit manifestement leur propre peur de soulèvements populaires. Significative à cet égard, la réaction de la Ligue arabe qui s’est bornée, samedi, à inviter à la fois les autorités politiques et les forces vives de la Tunisie à faire preuve d’«unité» pour «maintenir les réalisations du peuple tunisien». En Égypte, Hosni Moubarak, qui règne sans partage depuis trente ans sur le pays arabe le plus peuplé, a seulement dit, par la voix du ministère des Affaires étrangères, «avoir confiance dans la sagesse de ses frères tunisiens». Au Maroc et en Algérie, le silence des autorités est assourdissant.

Parallèlement, des centaines de millions d’Arabes ont pu suivre et encourager en temps réel le déroulement des événements en Tunisie, grâce aux chaînes satellitaires et aux réseaux sociaux d’Internet, comme Facebook ou Twitter. «L’odeur du jasmin est déjà arrivée à Sétif…»: sur sa page Facebook, redécorée du drapeau tunisien, le cinéaste algérien Yanis Koussim jubile. Vendredi soir, le jeune homme de 33 ans a suivi en temps réel la fin du règne du président tunisien Ben Ali en se remémorant les récentes émeutes contre la hausse des prix qui ont fait trembler plusieurs villes d’Algérie, dont sa ville natale, Sétif. Là-bas aussi, la rue gronde depuis un certain temps. «Pousser un peuple à bout, l’affamer, le museler trop longtemps, ne peut que mener à l’explosion», prévient-il.

Sit-in et appels au soulèvement

Faut-il s’attendre à un effet domino? D’Alger à Sanaa en passant par Le Caire, nombreux sont ceux qui ont salué, ce week-end, ce soulèvement populaire inédit dans cette partie du monde où nombreux sont les pays minés par les mêmes maux que la Tunisie: chômage, corruption, répression. Pour les observateurs, les pays les plus susceptibles d’être affectés par une onde de choc venant de Tunisie sont ses voisins maghrébins ainsi que l’Égypte, la Syrie et la Jordanie.

En Algérie, la presse a rapporté dimanche qu’un chômeur s’était immolé par le feu samedi, devant un bâtiment administratif à Tebessa, à 700 km à l’est d’Alger – une réplique du suicide du jeune chômeur qui avait lancé la révolte tunisienne le 17 décembre. En Jordanie, où la grogne monte contre l’inflation, plusieurs «sit-in» ont eu lieu ce week-end, dont un de syndicalistes samedi devant l’ambassade de Tunisie à Amman, appelant à la propagation de la «révolte de jasmin». Au Yémen, un millier d’étudiants ont manifesté à Sanaa pour demander aux peuples arabes de se soulever contre leurs dirigeants. À Khartoum, au Soudan, un ténor de l’opposition, Moubaral al-Fadil, a estimé que le pays était «prêt pour un soulèvement populaire»…

Si contagieux soit-il, le parfum de liberté qui flotte sur Tunis est lourd d’incertitude. D’abord parce que, soumise à une chape de plomb pendant 23 ans, l’opposition est à la fois fragile et désorganisée. Ensuite parce que, porté par des revendications démocratiques, l’appel d’air n’est pas à l’abri d’une récupération politique par certains groupes islamistes. De plus, chaque pays présente ses propres particularités. Ainsi le système égyptien a judicieusement su ménager – à l’inverse de la Tunisie – quelques soupapes d’expression permettant de retarder une explosion sociale. Quant aux Algériens, ils sont nombreux à préconiser la prudence au regard de leur histoire récente, où les mouvements sociaux des années 1980 ont débouché sur un cycle infernal de violence. «Nos “révolutions de jasmin”, mes parents y ont participé à la fin des années 1980. Pourquoi cela n’a pas pris? Je ne sais pas, je suis né en 1977, j’étais trop jeune… J’espère seulement que les Tunisiens s’inspireront de ce qui a suivi nos “révolutions” à nous pour ne pas rater la leur!», préconise

Source: http://www.lefigaro.fr/


11/11/2010

Obama prône le dialogue avec le monde musulman !

Quand on pense que les musulmans se refusent à tout dialogue qui n’est pas en leur faveur… Bon courage, Monsieur Obama. C’est un coup d’épée dans l’eau.

FDF

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Alors que son opinion publique est de plus en plus hostile à l’islam, le président américain veut mettre en avant le « modèle » indonésien, musulman, démocratique et moderne. À cette occasion, «La Croix» essaye de comprendre pourquoi les sentiments anti-musulmans prennent de l’ampleur dans les sociétés occidentales

Le président américain Barack Obama lors d’une conférence de presse à palais de Merdeka, à Djakarta, mercredi 10 novembre (AP/Enny Nuraheni).

Comment concilier les valeurs démocratiques et celles de l’islam ? Réponse : regardons du côté de l’Indonésie. Barack Obama, qui connaît bien ce grand pays à 85% musulman pour y avoir passé une partie de son enfance, tentera mercredi 10 novembre la démonstration dans un discours adressé au monde musulman.

Depuis l’Université d’Indonésie à Djakarta, le président américain a mis en avant le « modèle » indonésien – musulman, démocratique et moderne –, pour relancer le dialogue entamé au Caire en juin 2009.

Pluralisme, développement économique et rôle de l’Indonésie comme le plus grand pays musulman du monde ont fait partie des moments forts du discours. Plus tôt dans la journée, Barack Obama s’est rendu à la mosquée Istiqlal, la plus grande d’Asie du Sud-est.

Une opinion publique de plus en plus hostile à l’islam

Le chef d’État américain aura cependant fort à faire pour retrouver le niveau d’enthousiasme enregistré lors de son discours du Caire. Ses paroles pleines d’espoir ne se sont pas concrétisées. « Entre la présidence de George W. Bush et la sienne, la rhétorique a changé, mais pas tellement les actes », affirme Éric Nisbet, professeur en communication et spécialiste des relations entre les États-Unis et l’islam à l’université de l’Ohio.

Raisons du malaise prolongé ? Le blocage des initiatives de paix au Proche-Orient et le durcissement américain en Afghanistan. La politique de la main tendue n’a pas empêché non plus plusieurs actes de terrorisme, désamorcés ou non, sur le territoire américain : massacre sur la base militaire de Fort Hood au Texas, colis piégés le mois dernier, attentat raté à bord d’un avion de ligne reliant Amsterdam et Detroit et celui de Times Square cette année.

En prononçant un nouvel appel au dialogue, Barack Obama aura sans doute à l’esprit l’opinion publique à domicile, de plus en plus hostile à l’islam. Récemment convertie à la religion musulmane, Mai Mouna a senti le regard des autres changer du jour au lendemain.

Plusieurs manifestations d’islamophobie

Cette jeune Africaine-Américaine a perdu une partie de ses amis, se fait dévisager dans les restaurants et n’est pas à son aise dans « les quartiers blancs ». Un sentiment de vulnérabilité particulièrement fort à l’aéroport. « Je ne l’ai pas dit à mon mari, mais la dernière fois que j’ai voyagé, j’ai enlevé mon voile », confie celle qui préfère ne plus sortir seule le soir.

Le professeur Nisbet note un glissement dans la nature des préjugés : « Après le 11 septembre 2001, la menace terroriste a servi de catalyseur. Mais ces dernières années, la menace terroriste a été remplacée par une menace liée aux aspects symboliques et culturels de l’islam ». Certains hommes politiques républicains parlent d’« islamisation des États-Unis », ou de « Djihad furtif ».

Cet été, le pays a été touché par plusieurs manifestations d’islamophobie. À New York, le projet de mosquée à proximité des anciennes tours jumelles a déclenché un âpre débat sur la liberté de culte, farouchement défendue dans la Constitution américaine. Au plus fort de la polémique, un chauffeur de taxi a été agressé avec un couteau pour avoir osé dire à son client qu’il était musulman.

Plusieurs figures de la droite conservatrice ont participé à ce discours enflammé

En Californie, les vitres d’une mosquée ont été brisées par des vandales qui y ont laissé des slogans du type « Réveille-toi Amérique, l’ennemi est là » ou encore « Pas de temple pour le Dieu du terrorisme ». La croisade de Terry Jones, pasteur fanatique qui menaçait de brûler le Coran en réponse aux attentats du 11-Septembre, a fait le tour du monde.

Plus grave, au Texas, le département chargé de l’enseignement a approuvé récemment une résolution visant à réduire l’importance donnée à l’islam dans les livres d’histoire. Et durant la campagne pour les législatives, plusieurs figures de la droite conservatrice ont participé à ce discours enflammé.

L’ancien président de la Chambre des représentants et possible candidat présidentiel en 2012 Newt Gingrich a fait planer la crainte d’une mainmise de la loi islamique, la charia, dans les cours de justice aux États-Unis. « Avec des musulmans qui représentent moins de 2% de la population, on ne voit pas comment cela pourrait arriver », juge Éric Nisbet.

«Une fabrication, par des gens qui n’y connaissent rien»

Enfin, le mouvement ultra-conservateur des Tea Party, grand vainqueur des dernières législatives, conteste tout simplement la légitimité de Barack Obama, en faisant courir le faux bruit selon lequel celui-ci serait né au Kenya et ne serait pas chrétien mais musulman.

Pour le professeur Nisbet, cette flambée d’islamophobie a été exacerbée par deux facteurs : l’insécurité économique qui tend à discriminer les minorités et l’instrumentalisation de l’islam pour des causes électorales.

« Une fabrication, par des gens qui n’y connaissent rien pour des gens qui n’y connaissent rien non plus », dénonce le gardien de l’école coranique de la 116e rue à New York, qui lève les yeux au ciel quand on l’interroge sur le climat de haine. Lui est né musulman aux États-Unis, et est fier de l’être.

Source: http://www.la-croix.com/