Francaisdefrance's Blog

28/11/2011

Et si on parlait signatures ???

Pour avoir pratiqué cette « chasse aux signatures », je peux affirmer que tout ce que dit Gilbert Collard est vrai… Les maires sont sous pression: un maire UMP m’a signalé en catimini que lui et tous ses collègues de même sensibilité avaient reçu des « consignes » de ne donner leur signature qu’à l’UMP exclusivement! Et pourtant, combien d’entre eux seraient prêts à favoriser Marine Le Pen !

Le respect de l’anonymat dans ces situations feraient sans doute basculer Sarkö Ier de son piédestal. De toutes façons, je pense qu’en 2012, il n’y aura pas besoin de ça…

Lamentable façon de gouverner…

FDF

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LES CINQ CENTS

 

         

                         Et si derrière le parrainage des maires de France pour la candidature à l’élection présidentielle, il y avait des parrains qui pratiquent l’intimidation, la menace, le chantage, pour que les signatures soient données aux uns et pas aux autres ? En un mot, pour que les vieux partis, qui se partagent le pouvoir depuis des lustres, avec leurs combines faciles, comme  l’hélitreuillage électoral  de Duflot,  ne soient pas importunés par l’irruption de la démocratie spontanée dans l’élection ?

 C’est un système de terreur qui est braqué sur les maires de France. Il faut cinq cents signatures pour qu’une candidate qui est crédité de 20 % des suffrages puisse se présenter. Les signataires, dont les noms seront connus, peuvent subir des représailles politiques de toutes natures et de ce fait hésiter, craindre, ne pas signer !

 Il y a, bien sûr, des femmes et des hommes courageux, qui ne se laisseront pas impressionner, qui, même sans partager les idées, donneront leur signature, par respect pour le libre accès au concours démocratique. Mais d’autres, moins courageux, où tout simplement tenus politiquement, refuseront. C’est une entrave à l’expression du suffrage universel.

 Ce système a été mis en place pour « empêcher les candidatures fantaisistes ». Qui oserait dire que la candidature de Marine le Pen, de Christine Boutin, de Dupont- Aignan, de Philippe Poutou, ou du  représentant du CPNT, serait fantaisiste ?

 On pourrait, peut-être, le dire des « écolos dingos », mais eux, qui représentaient aux dernières présidentielles 1,57%, n’ont aucune difficulté pour obtenir les signatures !

  Cette exigence  est un verrou. Le seul moyen, pour dégager les signataires de toutes pressions, est l’anonymat. Parce que, de toutes parts, des maires honnêtes, qui souhaitent seulement que le débat démocratique ait lieu, racontent les tyrannies qu’ils subissent au jour le jour. La liberté d’engagement passe par le respect de l’anonymat. Dès l’instant où la voix d’un citoyen compte dans le fonctionnement de la démocratie, on doit le protéger des pressions, des intimidations, sinon on truque l’élection. Par la mainmise sur les signatures,  on kidnappe un candidat qui menace, on l’efface du combat ! On voit dans quel état est notre irréprochable démocratie, derrière le parrainage, les parrains !

Source: http://www.gilbertcollard-leblog.com/

 

22/08/2011

Bachar el-Assad: le « dur à cuire » du monde arabe…

Il nous menace, ce despote. Et pourtant, c’était il y a peu un ami de la France… Souvenez-vous:

FDF

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Dans sa quatrième interview depuis le début de la contestation, le président syrien met en garde contre toute intervention étrangère.


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Le président syrien Bachar el-Assad a rejeté dimanche l’exigence des pays occidentaux à le voir quitter le pouvoir et a mis en garde contre toute intervention étrangère, dans une interview à la télévision d’État.

« En nous abstenant de réagir, nous leur disons que leurs propos sont sans valeur », a lancé Bachar el-Assad. Selon lui, de « tels propos ne doivent pas être tenus à l’égard d’un président qui a été choisi par le peuple syrien et qui n’a pas été installé par l’Occident, un président qui n’est pas fabriqué aux États-Unis. Ces paroles se disent à un peuple soumis qui accepte de recevoir des ordres de l’étranger. »

Jeudi, le président américain Barack Obama, comme ses alliés occidentaux, a pour la première fois appelé explicitement Bachar el-Assad à partir et a renforcé les sanctions contre son régime après cinq mois d’une brutale et sanglante répression de la contestation en Syrie.

Plus de 2 000 personnes ont été tuées par les forces du régime depuis le début de la répression le 15 mars, selon le secrétaire général adjoint de l’ONU Lynn Pascoe.

Lors de sa quatrième intervention depuis le début de la contestation sans précédent de son pouvoir, Bachar el-Assad a mis en garde contre une intervention étrangère : « Toute action militaire contre la Syrie aura des conséquences autrement plus graves que ce qu’ils peuvent imaginer en raison de la situation et des capacités de la Syrie. »

Élections

Il a par ailleurs annoncé que les élections locales devraient avoir lieu en décembre et que les législatives se tiendront de « quatre à huit mois après la publication, peut-être jeudi, des décrets d’application sur la loi électorale, en tout cas pas plus tard que février, afin de permettre aux partis de se constituer et d’avoir le temps de faire campagne ».

Concernant le sanctions économiques décidées par les pays occidentaux, il a souligné que « le siège de la Syrie existe déjà ». « Malgré les bonnes relations économiques que nous avons avec l’Europe, nous avons d’autres alternatives. On s’est orienté vers l’Est et nous continuerons à le faire », a-t-il dit. Selon des diplomates, les mesures européennes visant le secteur pétrolier, notamment un embargo sur l’importation de pétrole brut syrien, pourraient être annoncées dès mardi. L’Europe achète 95 % du pétrole exporté par la Syrie, ce qui représente un tiers des recettes du pays.

Sécurité

Interrogé sur la situation sécuritaire, le chef de l’État a précisé : « Nous avons commencé à enregistrer des succès et nous pouvons dire que la situation est à présent plus rassurante. Le complot (déjoué) visait à faire tomber la Syrie en l’espace de quelques semaines. » « Il n’y a pas de solution purement sécuritaire et toute solution sera forcément politique mais une solution politique ne pourra pas être mise en oeuvre si la sécurité n’est pas préservée », a-t-il souligné.

Alors que le Haut Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Navi Pillay, a indiqué vendredi qu’il y avait désormais des « preuves » de « crimes contre l’humanité » et a appelé le Conseil de sécurité à saisir la justice internationale, le président Assad a indiqué qu’il existait en Syrie « une commission d’enquête indépendante ».

« Un nombre limité de personnes ont déjà été jugées sur la base de preuves irréfutables. Le principe est que quiconque, qu’il soit militaire ou civil, ayant commis un crime contre un citoyen sera jugé sur la base de preuves. Nous n’innocenterons pas un coupable et nous ne condamnerons pas un innocent », a-t-il dit.

Milliers de détenus

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a par ailleurs dit espérer pouvoir visiter « très bientôt » les milliers de détenus incarcérés depuis le début du mouvement de contestation. « Le président du CICR Jakob Kellenberger, lors de sa visite à Damas les 21 et 22 juin, avait fait une demande en ce sens », a indiqué à l’AFP Saleh Dabbakh, le porte-parole de cette organisation à Damas. « Les discussions ont eu lieu avec les autorités et nous sommes confiants que nous pourrons commencer les visites très bientôt », a-t-il dit.

À Homs (centre), le frère de l’opposant basé en France Bourhan Ghalioun a été arrêté samedi, a indiqué à l’AFP l’universitaire qui joue un rôle médiatique actif depuis le déclenchement de la contestation. « Mohammad Kheir Ghalioun, un ingénieur de 58 ans, a été arrêté samedi à Homs », dont il est originaire, a dit Bourhan Ghalioun, directeur du Centre d’études sur l’Orient contemporain (CEOC) à Paris.

Pression

Sur le terrain, les contestataires maintenaient dimanche leur pression pour renverser le régime, en place depuis un demi-siècle. Ils ont appelé sur la page Facebook de « Syrian revolution 2011 », sur le mot d’ordre « nous sommes tous des prochains martyrs », à des « manifestations décisives » durant les dix derniers jours de ramadan jusqu »à la « fête de la libération ».

Des divisions sont néanmoins apparues entre les contestataires sur la mise en place d’une instance représentative du peuple syrien avant la chute du régime, alors que sont réunis à Istanbul des opposants de tendance islamiste pour créer un « conseil national ».

L’opposition est divisée entre les islamistes, les jeunes démocrates et libéraux réunis par Facebook qui ont lancé le mouvement de contestation et les opposants de longue date, qui se situent généralement à gauche, ainsi que les Kurdes.

Source: http://www.lepoint.fr/