Francaisdefrance's Blog

23/08/2011

Désolés, monsieur Fillon; mais on en a marre de payer !!!

Le PS se fait la voix revendicatrice des Français, maintenant? Ca sent les présidentielles. Mais l’idée n’est pas fausse.

Les Français en ont pris conscience, qu’on est en train de les enfoncer un peu plus dans le lisier… A l’heure ou le peuple voit arriver de plus en plus vite de se trouver confronté au seuil de pauvreté, notre gouvernement, qui ne manque décidément pas d’air, fait la manche.

Il faut prendre l’argent là où il est!

L’avion présidentiel n’est pas fini de payer? Ce n’est pas notre problème. Les guerres ou la France s’est engagée sans demander l’avis au peuple coûtent des milliards ? Pas notre problème non plus. L’Elysée va devoir (faire semblant) de baisser son train de vie? Pas notre problème. La vente d’armes à l’Etranger ne rapporte pas assez? Révisez vos tarifs!

Fillon lance un appel à « l’intérêt national »? A l’unité? La mendicité a changé de nom, aussi… Les Français, il fallait les écouter, quand ils ont demandé à l’être. On a fait fi de leurs désirs, dans « l’intérêt national »… On leur a fait des promesses? C’eut été sympa de les tenir. On devait élire un « président du pouvoir d’achat »; il a été élu. On en recause l’an prochain…

FDF

PS: je n’ai pas pratiquement pas eu d’augmentation de salaire, l’an passé; dans « l’intérêt national », je pense.  J’ai reçu mes impôts à payer dernièrement: + 14,80 % ! Au nom de « l’unité », je vais les payer…

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Le Parti socialiste a répondu vendredi par une fin de non-recevoir à l’appel du Premier ministre à l' »unité » et au « sens de l’intérêt national » face à la crise de la dette, en déclarant que « François Fillon appelle à l’union nationale pour payer les factures de sa gabegie fiscale« .


« François Fillon est le chef d’un gouvernement et d’une majorité qui ont mis la France en faillite », écrit le Premier secrétaire par intérim Harlem Désir en réagissant à la tribune de M. Fillon à paraître samedi dans le Figaro. « Le Premier Ministre François Fillon assène aux Français, qui subissent durement la crise, la leçon d’économie du Professeur Banqueroute ».

« François Fillon appelle à l’union nationale pour payer les factures de sa gabegie fiscale mais depuis 2007 il a surtout fait l’union des plus riches pour se partager les cadeaux fiscaux », ajoute M. Désir dans un communiqué.

« Au plus fort de la crise, les Français n’attendent pas du Premier ministre de publier des tribunes politiciennes, mais lui demandent un budget efficace et juste », selon le responsable du PS.

François Fillon a mis la pression sur le Parti socialiste, en lui demandant de faire preuve de « responsabilité », au nom du « sens de l’intérêt national », et d’adopter la « règle d’or » de retour à l’équilibre budgétaire.

Source: http://www.lepoint.fr/

12/07/2011

UMP: suicide collectif avant les présidentielles?

On pourrait le croire. Iriez-vous élire comme président un candidat qui approuve une non-revalorisation du SMIC sur fond d’augmentations du prix des carburants? Logiquement, non. Mais il est sûr que certains masochistes vont le faire…

Faire sa campagne sur du « contre-productif », fallait déjà oser.


Le « président du pouvoir d’achat », qu’il se disait en 2007, Sarkö… On a vu, merci.

FDF

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1) François Fillon l’a reconnu, «pour le Smic, il n’y a pas de revalorisation». Ce qui va être revalorisé, en revanche, «c’est le livret A, dont le taux va passer à 2,25% au mois d’août», en raison de la hausse des prix. Depuis le 1er février dernier, le taux était fixé à 2%. Mais compte tenu de l’évolution des prix (+2,1% en juin sur un an, +0,1% en juin par rapport à mai), le taux de rémunération du Livret A «doit être augmenté», a indiqué mardi matin, avant François Fillon, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer. Les Français ont déposé près de 10 milliards d’euros de plus (9,63) sur le Livret A lors des cinq premiers mois de 2011, portant le total placé sur ce produit à 205 milliards d’euros.

2) «On est très vigilant sur la répercussion des hausses et la répercussion des baisses» des prix du pétrole, a assuré le premier ministre. «En juin, la baisse a été très correctement répercutée. On va s’assurer que les hausses ne vont pas être plus fortes qu’elles ne doivent l’être, que personne ne triche sur les prix». Mais, a-t-il tenu à rappeler, «la France n’a pas de pétrole». Concernant la proposition de François Hollande sur ce point, qui prévoit de ne pas augmenter les prix cet été pour laisser les Français partir en vacances (avec quel fric? FDF) , «au concours Lépine de la démagogie, il a gagné le premier prix», s’est amusé le premier ministre.

 Les prix des carburants vont repartir à la hausse

Source: http://www.lefigaro.fr/

29/06/2011

Sarkö-Fillon: « je t’aime, moi non plus »…

Pas besoin d’aller vous enfermer dans les salles obscures, en ce moment. Tout se joue  en « direct-live », en France. Entre Martine Aubry qui annonce sa candidature à la présidentielle 2012 en occultant les primaires du PS, Europe Ecologie qui fait pitié tant les acteurs sont pitoyables et Sarkö Ier qui normalement devrait emporter le premier prix d’interprétation au prochain festival de Cannes tellement son jeu est évident, nous sommes aux premières loges avec les médias… Quel cinoche!

FDF

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« P….., encore un an ! »

Sarkozy et Fillon jouent l’unité pour contrer le PS

Le chef de l’État s’est affiché au côté de son Premier ministre pour jouer du contraste avec la joute électorale qui s’engage au PS.

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« Nicolas Sarkozy en déplacement dans le fief de François Fillon, ce n’était pas arrivé depuis 2007. Et pour cause, les relations entre le président et son Premier ministre ont longtemps été tendues. Mais mardi matin, les deux hommes affichent une parfaire unité au cours d’un déplacement sur le thème de la sécurité alimentaire à Sablé-sur-Sarthe.

L’occasion est trop belle de parasiter l’entrée en campagne de Martine Aubry. La première secrétaire du PS annonce le matin même sa candidature à la primaire depuis sa ville de Lille. Au moment même où elle prononce son discours, Nicolas Sarkozy et François Fillon visitent un élevage de poulets jaunes de la coopérative de Loué… L’objectif : montrer que l’exécutif est au service des Français quand le PS court le risque d’étaler ses divisions pour départager Hollande, Montebourg, Valls, Royal et Aubry.

Le « sens de l’État de Fillon« 

Lâcher de poulets en dehors de leur abri, caresse d’un poussin, arrêt devant un buffet de produits locaux… l’image est soignée. Nicolas Sarkozy et François Fillon, venus en hélicoptère, se rendent dans l’exploitation dans la même voiture. Tous deux en costume gris, l’un rayé, l’autre uni, s’accordent même un très court aparté, pour mieux scénariser leur entente. « Nous sommes très fiers que la deuxième visite d’un président de la République, après le général de Gaulle, soit celle de Nicolas Sarkozy », déclare un peu plus tard le chef du gouvernement en inaugurant la table ronde sur la sécurité alimentaire qui conclut la visite.

Nicolas Sarkozy, lui, se charge de répondre par avance à ceux qui pourraient s’étonner de voir les deux hommes sur les terres de François Fillon : « Le fait qu’il soit Premier ministre et enfant de la Sarthe, ça ne doit tout de même pas m’empêcher de venir ! » lance-t-il devant 2 000 personnes, dont les quelque 1 030 producteurs de poulets de Loué, success story de la région. Et le chef de l’État de vanter le travail de son Premier ministre : « François Fillon s’est dédié depuis quatre ans au service de la France. » Tonnerre d’applaudissements dans la salle. Alors Nicolas Sarkozy en rajoute : « Ce fut toujours pour moi un grand soutien que de pouvoir compter sur le conseil et le sens de l’État de François Fillon. » Oublié, le temps où il le traitait de simple « collaborateur« …

Tacle à Martine Aubry

Nicolas Sarkozy soigne aussi son image de président au service des Français. Comme lors de sa conférence de presse à l’Élysée la veille, il vante son action en faveur « de l’intérêt général ». « C’est la spécificité du rôle de François Fillon comme du mien : coller aux préoccupations des Français. » Et la préoccupation du jour, c’est l’agriculture. Nicolas Sarkozy n’a pas assez de mots pour vanter la qualité des produits, dont les poulets Label rouge sont érigés en symbole. « Vous ne vous en sortirez que par la qualité (…) c’est encore plus important que le prix », avance-t-il, en appliquant son raisonnement à l’industrie. Pour les y aider, le président se prononce pour réserver une partie du marché de la restauration collective pour « les produits de qualité ». Une volonté déjà affichée le 15 juin dernier par Martine Aubry, lors de son déplacement chez un éleveur de l’Oise. Le chef de l’État dénonce enfin les importations incontrôlées de productions dont la traçabilité n’est pas toujours assurée. Avant d’apostropher la grande distribution : « Partagez la valeur avec les éleveurs ! »

Mais au-delà de l’agriculture, c’est l’ensemble de sa politique que le président défend. « De la sécurité alimentaire à la sécurité routière », le président trace une parallèle. Avec au passage un nouveau tacle à Martine Aubry et les 35 heures. « Le travailler moins (…) on a vu ce que ça a donné, des chômeurs en plus et des salaires en moins. » On ne saurait être plus clair, le président est en campagne sans le dire. Avec le soutien de son Premier ministre. »

Lu sur Le Point.fr

24/05/2011

Radars: le démontage des panneaux « suspendu »…

« Suspendu »… Ca ne veut pas dire stoppé. « Suspendu », ça veut dire « en attendant de trouver un autre moyen de mettre la main au portefeuille du peuple » au nom de la sécurité routière. Mais là, Guéant colle un affront à Fillon; c’est à dire à Sarkö Ier… M’étonnerait que ça se passe sans douleurs. D’ici à ce que l’on se voit « doté » d’un nouveau ministre de l’Intérieur (encore ?)… Pas de bisbrouille à l’UMP avant les présidentielles; ça vaut mieux. En attendant, on temporise…

FDF

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Le démontage des panneaux signalant les radars suspendu…

Alors que le Premier ministre François Fillon se voulait inflexible sur le retrait des panneaux signalant les radars ce matin, le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, a annoncé la suspension de leur démontage. Un rétropédalage du gouvernement sûrement dû à la fronde des députés UMP contre ce projet.

Le démontage des panneaux signalant les radars fixe est suspendu jusqu’à « une concertation locale » et un « radar pédagogique » remplacera à terme chaque panneau, a précisé Claude Guéant, lors de la réunion bi-hebdomadaire du groupe UMP à l’Assemblée nationale.

« Il y aura toujours un radar pédagogique avant un radar fixe mais il y aura aussi des radars pédagogiques qui ne seront pas suivis de radars fixes », a lancé le ministre de l’Intérieur, sous les applaudissements des députés UMP réunis salle Colbert.

Ces déclarations vont à l’encontre de celles du Premier ministre qui, un peu plus tôt lors de la réunion, avait déclaré que « tous ceux qui ont des propositions en matière de sécurité routière doivent être entendus. Mais que le gouvernement ne reviendra pas sur la fin de la signalisation systématique des radars ».

Satisfaction des députés UMP

« Les annonces de Claude Guéant nous donnent entière satisfaction. Ces mesures de bon sens correspondent tout à fait à ce que nous demandions », s’est félicité M. Meunier, qui faisait partie des députés UMP les plus remontés contre les nouvelles mesures du gouvernement sur la sécurité routière.

Près de 80 députés UMP avaient écrit lundi au Premier ministre François Fillon pour lui faire part de « la profonde exaspération » exprimée par des « milliers » d’électeurs contre ces mesures.

« Aucune divergence » entre Fillon et Guéant

Dans l’entourage du ministre de l’Intérieur, on tente de désamorcer le début de polémique entre Claude Guéant et François Fillon. « Il n’y a aucune divergence entre ce qu’ont dit le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur devant le groupe UMP. Ce dernier n’a fait que préciser les choses en accord total avec le Premier ministre », a affirmé une chose proche du ministre de l’Intérieur.

« Ce qu’a dit le ministre, et il l’avait annoncé aux députés la semaine dernière, c’est que des commissions départementales de concertation, réunissant des représentants de l’Etat et des élus, vont se réunir pour discuter de la suppression des panneaux », a-t-on expliqué. « Le retrait des panneaux se fera dans la concertation », mais ils « seront retirés in fine », a-t-on prévenu.

Source: http://www.ladepeche.fr/

27/10/2010

Les étudiants étrangers importent l’islam radical en Australie…

Grave; très grave… L’article dit que les dirigeants dorment au volant… Pourtant, le premier ministre australien avait émis un avis plutôt net sur l’immigration et ses méfaits. Souvenez-vous: http://tinyurl.com/26e6fo2

FDF

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Toutes les démocraties sont victimes de ce phénomène. Et les dirigeants dorment au volant.

Newcastle-masjid-021

Cérémonie d’ouverture d’une mosquée à Newcastle. Notez les turbans noirs des talibans (source)

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L’islam est en croissance en Australie et la Newcastle Muslim Association (NMA) a exprimé le désir de construire une mosquée dans le village d’Elermore Vale à Newcastle.

En mars dernier, la NMA annoncé son intention d’acheter des terrains au 158A et 164 Croudace Road, Elermore Vale, pour 1,3 millions de dollars. Le site est situé en face du centre commercial Elermore Vale qui a été acheté par un investisseur inconnu il y a environ neuf mois. Il est évident que la NMA, soutenue par les pétrodollars saoudiens, a des visées sur Elermore Vale.

Les résidents d’Elermore Vale sont conscients qu’en 2007, un groupe d’environ 150 étudiants universitaires saoudiens, algériens et égyptiens radicaux a pris le contrôle de la mosquée Wallsend voisine. Les étudiants extrémistes ont été accusés de convertir les fidèles à l’islam wahhabite extrémiste et ils ont évincé l’imam local. Le président déchu de l’association, Yunus Kara, a accusé les étudiants de pousser pour un nouveau leadership de la mosquée de la ville portuaire afin de faire avancer leur agenda radical et continuer d’endoctriner les musulmans locaux. L’imam déchu Bilal Kanj a déclaré que les étudiants niaient ouvertement leurs croyances wahhabites.

Le Australian Protectionist Party et les résidents locaux craignent que la même chose se produise si le complexe de  la mosquée était autorisé à aller de l’avant à Elermore Vale : une radicalisation possible des jeunes musulmans nés au pays. Tous les niveaux de gouvernement, politiquement corrects et dépendants du vote ethnique, refusent d’examiner ces questions.

Sur les 600 musulmans de la région de Newcastle, il pourrait y avoir jusqu’à 150 étudiants internationaux qui sont adeptes de l’islam wahhabite, ce qui représente un nombre important de voix extrémistes dans un groupe relativement restreint de musulmans.

Source : Community concern over proposed Elermore Vale mosque, Australian Conservative, 27 octobre 2010, Traduction partielle

Lu sur http://www.postedeveille.ca

26/10/2010

Voilà les Cohn-Bendit et les Julien Dray de demain!

Elle n’est pas belle, la France dirigeante de demain? Alors? On fait quoi? On se soumet, on se barre en leur laissant notre Patrie en pâture ou bien on résiste? Personnellement, ma décision est prise…

FDF

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Les plus à plaindre, ce sont les veaux qui suivent, c’est à dire nos enfants, que nous laissons manipuler.

 

 

Lycéens et étudiants français… Bientôt ils seront maires, ministres, premier ministre, président !

On nous abreuve du mécontentement et de la « colère » des « jeunes » qui, soi-disant par contrecoup manifestent dans la rue. Mais qui sont ces jeunes ??? Je me suis posé la question, et je vous livre les réponses :

A la tête de la FIDL (Fédération indépendante et démocratique lycéenne), les « Lycéens » :
Liste du Bureau National :

Massira Baradji [75] Président massira@fidl.org

Massira Bradji (Oh, la gueule, c’est vrai qu’il fait peur ! Pas tibulaire mais presque, comme dirait Coluche), à remplacé Toufike Mohamed à la tête de la FIDL. Il a 19 ans passés (né le 28/9/1991) et toujours lycéen ! Une vraie chance pour la France !

Leila Boubekeur [91]
> Secrétaire générale                leila@fidl.org

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Djamila Amzil [59]
Secrétaire générale adjointe     djamila@fidl.org

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Et, pour ce qui concerne l’UNEF (« Etudiants »), voici le Vice-Président en charge du développement et des partenariats :


Azwaw DJEBARA — adjebara@unef.fr

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Le « développement » consiste, en fait, à foutre la merde !

Finalement, ceux qui mettent la France, notre France, à feu et à sang, ne sont rien d’autre que de « bons Français », un peu comme vous et moi !

Merci à JL. L pour l’info…

24/08/2010

« A notre France bien-aimée qui nous manquera tant »…

mardi 24 août 2010

Surprise surprise

A bord du Falcon 7X Dassault, le président s’installe dans le fauteuil du salon privé. Il est fatigué. Il se tourne vers son conseiller.
– Saint-Mars. Racontez-moi quelque chose. N’importe quoi. J’ai besoin de me changer les idées. Ne me parlez ni de l’opposition, ni des agences de notations.
– Mm… Il y a un fait divers dans l’actualité…
– Allez-y.
– Ça s’est passé l’autre jour, dans la région de Lille. Une mère a découvert la mort de son fils d’une manière pour le moins… Singulière. Se rendant dans un cimetière pour enterrer un membre de sa famille, elle a découvert, par le grand des hasards, la tombe de son fils. Il était mort depuis un mois. Personne n’avait été prévenu.
– Non ? Vous êtes sérieux ?
– Oui.
Le président plisse des yeux, se figure la scène. Il ne peut réprimer un rire nerveux, hoquetant.
– Ah !… Les pauvres gens. En même temps… Il y a un côté tragi-comique dans tout ça… Je ne devrais pas rire. On ne devrait pas rire de ça, hein ?
– Non Monsieur le Président. Mais il faut bien trouver un moyen de relâcher un peu la pression.
– … Imaginez-vous la scène. On marche dans un cimetière, et d’un seul coup, stupéfaction ! Incrédulité ! Là, à nos pieds, une tombe… Quelqu’un qu’on pensait en vie, pétant de santé…  Ah, c’est vraiment affreux. On le verrait dans un film, on le croirait pas.
– En effet, nous ne le croirions pas.
Détendu par l’intermède, le président décide de consacrer l’heure de vol restante à faire une sieste.

Une heure plus tard, le Falcon atterrit dans une grande capitale européenne.
Hommages militaires, fanfares, poignées de main. Une voiture officielle conduit le président vers le lieu d’une cérémonie. A l’intérieur, il prend connaissance du bref discours qu’il prononcera.
La voiture arrive dans une immense place, surmontée de plusieurs groupes de statues. Les autres chefs d’Etats sont déjà arrivés, à l’agacement du président : « Retard ! J’ai l’air de quoi devant la presse internationale ? »
Il s’installe à sa place tandis que le Russe commence son discours sous une pluie fine. Le président n’y entend rien qu’un maelstrom grisâtre d’expressions qui l’indiffèrent : morts, sacrifices, avenir radieux. Inutile même de chercher à comprendre ; chacun de ses mots et gestes est préparé par une armée de conseillers. Il pourrait aussi bien être un robot. Il s’ennuie. Pour passer le temps, il détaille en pensées le corps de la femme qui se trouvait sans son lit la veille.
Enfin, le russe invite les chefs d’Etat à déposer les gerbes. Son tour venu, le président se lève, se recueille devant un groupe de statues représentant des combattants de la seconde guerre mondiale. Ensuite, il s’avance vers ce qu’il lui semble être un hommage aux victimes du communisme. Un troisième groupe de statues évoque les victimes des crises économiques.
Le président s’apprête à regagner son rang, lorsqu’il se produit quelque chose d’étrange. Avec des regards embarrassés, les hommes du service protocolaire lui indiquent un emplacement, au fond, à droite. Saint-Mars hoche la tête : oui, il y a un autre monument. Le président revient sur ses pas. Tous les regards sont rivés sur lui. Il s’approche, une gerbe à la main.
Devant ses yeux, s’élève une statue représentant une femme. Elle pourrait évoquer vaguement Jeanne d’Arc. Ou Marianne. Sur le socle, une phrase, gravée en plusieurs langues : « A notre France bien-aimée qui nous manquera tant. R.I.P. ».
Le président en reste coi. Ne sachant que faire, il se tourne vers son conseiller.
– Qu’est-ce que c’est que ce truc ?
– Un monument funéraire à la France.
– Mais la France n’est pas morte.
Saint-Mars garde le silence.
– Elle n’est pas morte ! Qu’est-ce que c’est que cette mascarade ?
Les chefs d’Etats étrangers sortent de leurs rangs et s’approchent, la mine compassée.
– La France est en vie… Dites-leur ! Qu’est-ce qu’ils ont tous là, à me regarder ?
Le président américain lui pose la main sur l’épaule et glisse : « Il faut accepter la réalité telle qu’elle est ».
– La réalité ? Mais la France n’est pas morte. J’y étais il y a quelques heures. Saint-Mars, répondez-moi ! Si vous ne me répondez pas, vous êtes virés.
– Monsieur le Président, dit ce dernier, il faut accepter la réalité telle qu’elle est.
L’un des chefs d’Etat tend un grand livre de condoléances aux feuilles d’or. Le président est abasourdi. Il hurle.

Son hurlement déchire la nuit pluvieuse comme un voile, laissant transpercer une lumière artificielle et un ronronnement familier. Le Falcon. Nous sommes dans l’avion.
– Vous allez bien Monsieur le Président ?
– Ah, ce n’est rien… j’ai fait un rêve…
– Un rêve ?
– Rien de grave. Un truc idiot.
Le président se lève pour se dégourdir les jambes.
– Bon. Faites moi apporter un café, merci. Saint-Mars, qu’est-ce qui est prévu aujourd’hui ? Il faudrait que je prenne l’habitude de lire les discours avant.
– Nous rentrons à Paris pour l’inauguration d’une grande Mosquée.
– Ah. Encore une grande Mosquée. Fait chier. Et depuis quand les Présidents de la République inaugurent les mosquées, hein ?
– Depuis que le Premier Ministre a inauguré celle d’Argenteuil. Accessoirement, depuis que les renseignements généraux vous ont fourni leurs dernières projections démographiques.
– Oui bien sûr. Les électeurs. Le client a toujours raison… Je me demande quand même ce que nos aïeux auraient pensé de tout ça. Bah. Est-ce qu’on a le choix ?
Le café est servi. Au moment où le président dirige la tasse vers ses lèvres, il entend la voix de son conseiller répondre :
– Nous ne l’avons pas. Il faut bien accepter la réalité telle qu’elle est.