Francaisdefrance's Blog

07/07/2011

Il était une fois…

Toute ressemblance, etc, etc…

FDF

.

L’Histoire de la France contemporaine ressemble à s’y méprendre à l’Histoire des 3 petits cochons.
« Il était une fois… »

Nafnaf était un vaillant petit cochon, travailleur, prévoyant, inventif, qui, se sentant menacé par le loup… le loup de la faim, de la nécessité, de la maladie, du voleur ou du mendiant… avait tout fait pour se construire une belle maison où rien ne manque, avec d’abondantes réserves, plein de médicaments et des murs épais, très épais que le froid glacial de l’hiver ou la chaleur caniculaire de l’été ne pouvait traverser.
Il avait mis sa vie entière à la bâtir cette maison, sous les regards amusés de Nifnif et Noufnouf, qui, eux, ne pensaient à rien d’autres qu’à chanter, danser, jouer… et se moquer… se moquer de Nafnaf bien sûr. Ce pauvre Nafnaf qui passait son temps à arranger et entretenir sa maison. Ce pauvre Nafnaf si raide, si étriqué, si mesquinement prévoyant. Pauvre Nafnaf. Ridicule, il était si ridicule aux yeux des deux autres petits cochons que cela les faisaient rire, mais rire.
Or, il advint qu’une année, l’hiver se fit plus froid, plus mordant, et l’été étouffant, un été de braise comme on n’en avait jamais vu.
Nifnif et Noufnouf allèrent vite taper à la porte de Nafnaf.
Nafnaf savait très bien pourquoi ils venaient, mais fit semblant de tomber des nues.
« Qu’y a-t-il ? »…fit Nafnaf de sa voix la plus grave et la plus hautaine.
« Nous venons noble Nafnaf te demander l’hospitalité. Nous avons trop chaud ou trop froid, et puis chez nous c’est vraiment la pagaille, le bordel. »
« A qui la faute répondit Nafnaf ?! »
« Oui-oui on sait… répondirent les deux autres… mais ouvre nous je t’en supplie, on va crever noble Nafnaf ! »
Et Nafnaf ouvrit parce qu’au fond c’était ses frères et il avait bon cœur.
La France c’est Nafnaf et Nifnif et Noufnouf les pays voisins.
En fait, les trois petits cochons finirent par s’habituer les uns aux autres et à vivre en parfaite harmonie dans la maison de Nafnaf. Nifnif et Noufnouf y firent d’ailleurs de judicieuses transformations et ne manquaient jamais, à l’occasion, de remercier le bon Nafnaf.
Malheureusement pour Nafnaf cela se sut jusque de l’autre côté de la méditerranée.
Alors affluèrent à sa porte des foules innombrables de vautours, de hyènes, de chacals, de chameaux, de chèvres et de singes… et pas l’ombre d’un petit cochon… qui demandaient refuge.
Nafnaf leur tint le même discours :

A qui la faute ?! »
« Comment ! »… dirent les autres qui n’étaient pas ses frères et qui ne tenaient absolument pas à lui montrer le moindre égard… « Tu oserais nous laisser mourir, là, devant ta porte, méchant-vilain porcelet rose, enfant de ta mère !».
« Et pourquoi donc serais-je obligé d’ouvrir ! » dit Nafnaf.
« Parce que nous le voulons c’est tout ! »
Nafnaf était un bon petit cochon. Il n’était pas insensible. Il se gratta la tête :
« Bon ! D’accord. Mais je ne peux pas prendre tout le monde… je vais choisir ! »
« Ah ça non… dirent ceux qui étaient les plus près de la porte, c’est-à-dire les pires hyènes, vautours et chacals qui s’étaient faufilés devant tout le monde… tu nous prends tous et nous en premier ! »
Nafnaf regardaient tristement les pauvres chèvres et chameaux tenus à l’écart, là-bas, très loin.
Il réfléchit.
« Non, je ne peux pas ! Vous êtes trop nombreux ! La vie va être impossible dans cette maison… vous allez tout casser, c’est évident, et vous ne savez même pas réparer. »
Les hurlements fusèrent alors de toutes parts et sa porte fut criblée de coups de pattes, de griffes, de crocs et de becs.
Mais Nafnaf tint bon, d’autant plus qu’il savait sa porte blindée, extrêmement solide.
Il y eut un vacarme infernal, puis une voix aigre et sifflante recouvrit tout : « C’EST DU RACISME !!!… » hurlait un vieux vautour plus ébouriffé et plus arrogant que les autres… Tous se turent. « C’est du racisme, nous allons en référer aux divines puissances ! »
Ils s’éloignèrent un moment puis revinrent, précédés des divines puissances.
Il y avait là la LICRA avec ses énormes lunettes grossissantes, le MRAP avec son tam-tam sur l’épaule, le MIB et son bidon d’essence, la HALDE et sa canne blanche, SOS Racisme et sa perruque blonde, et d’autres encore…

Les divines puissances exigèrent qu’on ouvre la porte, ou du moins qu’on l’entrouvre.
Le bon Nafnaf haussa les épaules et l’entrouvrit.
Aussitôt SOS Racisme bloqua la porte avec son pied et fit signe à la foule d’entrer. La cohue fut telle qu’il en perdit sa belle perruque.
Les animaux se répandirent partout, vidant le frigidaire, l’armoire à médicaments, cassant les carreaux des fenêtres, laissant partout les robinets ouverts, pillant la bibliothèque et déchirant certains livres. Quelques gosses impossibles s’amusèrent même à lui brûler sa collection de voitures « Majorette ».
Les 3 petits cochons se regardèrent, pétrifiés, effrayés. Nafnaf cligna deux ou trois fois des yeux, fortement, comme pour se réveiller et déclara.
« Surveillez-les, je file à l’épicerie ! »
Il avait entendu parler d’un produit miracle contre ce genre de bestioles dans la maison.
Il sortit en courant sans même faire attention aux puissances divines qui s’appliquaient à arracher la porte avec une pince MonShengen.
Il revint précipitamment et entra comme un boulet dans sa maison, une bombe insecticide à la main. Il lut rapidement et une dernière fois les instructions : « BRISE MARINE, pour toute forme de parasites domestiques. Vaporiser toutes les pièces, sans modération. »
Ce qu’il fit.
Et le miracle s’accomplit.
A la fin de la journée, la maison était vide. Tout ce petit monde était parti, toussant, éternuant, titubant. L’atmosphère leur était devenue irrespirable.
Les derniers à partir furent bien sûr les puissances divines, fort dépitées, laissant tomber ici et là en chemin, qui sa perruque, qui sa cane, qui ses lunettes, qui son bidon, qui son tam-tam.
Les 3 petits cochons regardaient tristement leur porte à moitié arrachée de ses gonds.
Nafnaf ramassa la pince MonShengen et la jeta au loin.
Quel gâchis. Maintenant il fallait tout réparer.
Nos trois petits cochons se remirent donc au travail, et pendant que Nifnif et Noufnouf s’appliquaient à faire du ciment, Nafnaf, la truelle à la main se mit à chanter, doucement au début, puis de plus en plus fort et finalement à tue-tête : « Non, rien de rien, nôôoon, je ne regrette rien… ! »
C’était la première fois que Nafnaf chantait en travaillant.
Ses frères s’arrêtèrent net, puis ils se regardèrent en souriant et se firent un clin d’œil.
La voix de Nafnaf retentit : « Alors quoi, ça roupille là-bas !… nôôônn, rien de rien… »

Trouvé dans un commentaire sur http://www.legaulois.info/2011/07/lettre-ouverte-de-marine-le-pen-aux.html#comments