Francaisdefrance's Blog

29/02/2012

La “fille aînée de l’Église” sera devenue “la fille cadette de l’islam”…

Un livre à se procurer, je pense. De mon côté, je vais le faire…

Si je peux me permettre un petit clin d’oeil à son auteur: pour moi, l’islam n’est pas une religion. Une idéologie, tout au plus et beaucoup plus dangereuse… De tous temps, les religions ont tué et massacré. Mais jamais autant que l’islam…

FDF

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« Il faut dénoncer le piège d’une idéologie, par nature contestable, mais qui est en même temps une religion par nature intouchable… Sinon, dans cinquante ans, la France connaîtra un “printemps arabe” à l’envers. La “fille aînée de l’Église” sera devenue “la fille cadette de l’islam” »

Entretien avec Norbert Multeau

à propos de son livre L’islam chez lui chez nous

(propos recueillis par Fabrice Dutilleul)

Ce livre semble répondre à l’actualité, notamment sur la consommation cachée de viande Hallal dans notre pays…

Voyez le programme de tous les candidats à l’élection présidentielle : combien prenne en compte le danger islamiste lié à l’immigration musulmane ? Or cela me paraît être le problème majeur, bien plus grave que la dette, de notre époque et des années à venir. Il n’y a jamais de vrai débat sur le sujet car il est impossible de se livrer à une analyse critique des fondements idéologiques de l’islam sans être accusé « d’islamophobie », de « racisme », de « fascisme »… et cela clôt aussitôt le débat. Quand un massacre de chrétiens se commet quelque part dans le monde, c’est, nous disent les bien-pensants, « stigmatiser » l’islam dans sa globalité que de dénoncer les criminels qui agissent ainsi au nom de la charia et du djihad. Alors voici un livre pour dire les choses comme elles sont et non comme on voudrait qu’elles soient. Un livre qui a été refusé par tous les éditeurs auxquels j’en ai soumis l’idée… à l’exception de Philippe Randa, directeur des éditions de L’Æncre.

Ne faîtes-vous pas un amalgame sommaire entre l’immigration qui est un problème politique et social… et l’islam qui une religion ?

Les deux ne font qu’un. L’immigration arabe en France est un problème crucial parce qu’elle est d’abord un problème religieux. Un habitant de la planète sur quatre est musulman. L’objectif de l’islam, sa vocation historique comme sa mission divine, est de convertir les trois autres. Le monde non-musulman ne semble pas s’apercevoir que l’islam, conscient de sa force, réactive son projet multi-séculaire de domination de l’univers : imposer partout le « règne d’Allah » et la loi coranique. En France, l’immigration à flot continu aboutit, non au « choc des  civilisations » – tout se passe sans heurt violent –, mais à l’évincement progressif de l’une (la chrétienne) par l’autre (la musulmane). Et cela dans l’indifférence des élites, quand ce n’est pas avec la complicité des « activistes du métissage » comme les appelle Péroncel-Hugoz qui a préfacé L’islam chez lui chez nous. L’intelligentsia française, en particulier, ne semble pas saisir le sens de l’ampleur de ce qui se passe sous ses yeux. Elle voit ce qu’elle veut croire, mais ne veut pas croire ce qu’elle voit.

Cet essai « colérique » n’est-il pas un peu court pour analyser objectivement un sujet comme celui-ci ?

Je sais bien qu’on me reprochera d’être simpliste et manichéen, parce que l’islam « c’est plus compliqué que ça »… Je ne fais pas œuvre d’historien ni de philosophe. Je vais à l’essentiel. Je prends les choses au point où elles en sont. Ici, maintenant. Voici ce qu’est l’islam : une force croyante, conquérante, féconde. Voici ce qu’est l’Occident : une civilisation honteuse d’être ce qu’elle est, qui n’affirme plus rien, qui ne se défend plus…


Pensez-vous la situation irréversible ?

Il faut en finir avec l’illusion d’un islam modéré avec lequel nous pourrions cohabiter sans y perdre notre âme. Il faut prendre conscience de l’islamisation rampante des esprits, des mœurs, et même des lois de la République. Il faut dénoncer le piège d’une idéologie, par nature contestable, mais qui est en même temps une religion par nature intouchable… Sinon, dans cinquante ans, la France connaîtra un « printemps arabe » à l’envers. La « fille aînée de l’Église » sera devenue « la fille cadette de l’islam. »

Suite et source:  http://francephi.com/

03/02/2012

Front National: la diabolisation n’est pas morte…

Et la légion d’honneur au président du CFCM (Conseil Français du Culte Musulman), ça ne choque pas, ça? La presse aux ordres ne s’attarde pas dessus…

Je pense que Jean-Marie Le Pen, lui, mériterait cette décoration. Car pour ce qui est de rendre service à la France et à la République, on n’a pas encore trouvé mieux. Et Marine, son programme parle pour elle.

Mais comme je l’ai écrit dans un précédent billet, Sarkö a besoin de voix. De toutes les voix. Même s’il faut aller puiser dans l’électorat musulman au risque de passer pour un dhimmi.

Quelle déchéance. Souhaitons que les Français auront compris, cette fois.

FDF

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Que vous soyez anti-raciste subventionné ou non…

La présence de Marine Le Pen à une festivité autrichienne a déclenché une nouvelle polémique. On a pourtant peine à croire qu’en pleine période électorale, elle se soit rendue au vu et au su de tous, à une « Valse brune à Vienne », elle si sourcilleuse sur le passé et la tenue des adhérents de son mouvement depuis qu’elle en a pris la tête…

En se rendant voilà peu à ce bal annuel en Autriche, la candidate à la prochaine élection présidentielle n’y aura pas perdu de soulier comme la célèbre Cendrillon, mais démontré à l’évidence, du moins pour certains, que son aversion pour le nazisme, qu’elle ne manque jamais de marteler, n’est pas sincère.

C’est que ce bal serait organisé par l’extrême de l’extrême de la droite locale – soit des corporations estudiantines, « vivier de néonazis » – et, dit-on, horreur ! serait « interdit aux femmes et aux Juifs », comme ne cessent de le répéter quelques médias, à l’instar du quotidien Libération qui va jusqu’à publier une tribune de Dominique Sopo, Président de SOS Racisme, finalement titré : « Bal tragique à Vienne : 0 juif »(1)

Un bal interdit aux femmes sous-entend que l’on n’y danse probablement qu’entre mâles, ce qui semble déjà étonnant dans un pays où le catholicisme est la religion dominante et dont environ 90 % de la population en est issu… et que Marine Le Pen, donc, ne serait pas une femme. Allons bon ! La dénonciation de monsieur Sopo, on le voit, est d’une redoutable perspicacité… mais il doit sans doute être un adepte de la théorie du « gender », ceci expliquant cela.

Quant à l’interdiction faite aux juifs de participer à ce bal, on y aura remarqué aussi la présence de son compagnon Louis Aliot, numéro 2 du FN, dont le grand-père est juif(2) et qui était en décembre dernier à Jérusalem et à Tel-Aviv pour y rencontrer des personnalités publiques de l’État hébreu.

La rigueur germanique, force est de le constater, n’est vraiment plus ce qu’elle était, mais monsieur Sopo ne semble pas l’avoir remarqué.

On notera également qu’il se permet de faire de l’humour en associant la communauté juive au souvenir d’un drame français(3) sans que personne ne lui en fasse le moindre grief.

Rappelons que la France fut plus sourcilleuse envers l’hebdomadaire Hara-Kiri lorsque celui-ci titra en couverture d’un numéro : « Bal tragique à Colombey : 1 mort » lors de la mort du général De Gaulle : la parution du journal fut alors carrément interdite ! Autre temps, autres mœurs…

Mais on comprend moins, dans ce cas, pourquoi il reproche dans la même tribune le « calembour à l’antisémitisme lourdaud » de Jean-Marie Le Pen qui expliqua que ce bal « retraçait la Vienne du XIXe siècle » et que c’était « Strauss, sans Kahn », soit un jeu de mots associant le compositeur Johann Strauss que ses valses magnifiques rendirent célèbres, et l’ancien patron du FMI, écarté de la vie politique pour convenances ancillaires.

À l’évidence, tous les citoyens ne sont pas égaux devant l’humour, la preuve par un Président d’association subventionnée et un ancien prétendant à la Fonction suprême.

Notes

(1) http://www.liberation.fr/politiques/01012387547-bal-tragique-a-vienne-0-juif.

(2) http://www.lepoint.fr.

(3) En 1970, 146 personnes moururent dans l’incendie d’un dancing, le Cinq-Sept, à Saint-Laurent-du-Pont (Isère).

© Philippe Randa est écrivain, chroniqueur politique (www.philipperanda.com) et éditeur (www.francephi.com). Ses chroniques sont libres de reproduction à la seule condition que soit indiquée leurs origines, c’est-à-dire le site http://www.philipperanda.com.

23/01/2012

Marine Le Pen contre François Bayrou au second tour de l’élection présidentielle 2012 ! Pourquoi pas !

Photo pillée dans l’Express

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Entre la nullité éparpillée de la gauche et le désastreux bilan de cinq années de sarközysme exacerbé, l’idée ma parait tout à fait plausible…

FDF

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« Quelle que soit la sottise des pronostics, la réalité la dépassera »

Natalie Clifford Barney.

Ce fut le grand titre politique de la semaine, pour ceux que la fermeture du site Megaupload.com, plateforme emblématique et controversée du téléchargement direct sur Internet, accusé de violation des droits d’auteur, ne concernent pas ou encore pour ceux qui trouvent que l’Afghanistan est trop loin pour s’apitoyer sur la mort de quatre nouveaux soldats français, tués par un Taliban infiltré dans les rangs de l’armée régulières du pays.

Le Pen-Bayrou qualifié au nez et à la barbe du fade champion socialiste et de l’actuel président qui ne s’est toujours pas déclaré, mais qui en surprendrait plus d’un s’il ne le faisait pas… À moins d’un effet de surprise de la majorité parlementaire, présentant au dernier moment un François Fillon ou un Alain Jupé pour surprendre le monde électoral. Rien ne vaut l’effet de surprise, dit-on… Une telle hypothèse serait en tout cas une sacrée aubaine pour les médias qui trouveraient là de quoi alimenter leurs colonnes et booster leur audimat au moins une dizaine de jours durant… Ce n’est pas rien, si on y songe, dix jours à pouvoir tenir en haleine lecteurs ou auditeurs ; à rebattre les cartes sondagières pour de nouveaux pronostics sous un angle qui n’a quasiment pas été envisagé jusqu’alors… Et dix jours durant lesquels le candidat de cette droite parlementaire tiendrait le haut du pavé médiatique. On ne parlerait que de lui, de sa vie et de son œuvre, pas forcément de son projet (pourquoi faire !)… et si, finalement, ce « coup de génie politique » devait s’avérer un « coup de nigaud pour rien », soit une défaite à la clé de ce champion de dernière minute, beaucoup assurerait : « Ah ! Si Nicolas Sarkozy s’était présenté, ce ne serait pas arrivé…  », ce qui ouvrirait à ce dernier d’alléchantes perspectives pour 2017…

Mais n’extrapolons pas davantage dans la fiction politique pour un « job de dans cinq ans » et revenons à la question de la semaine : « Et si c’était eux ? » comme l’a titré l’hebdomadaire L’Express(1) dans une importante campagne d’affichage en kiosque.

Marine Le Pen et François Bayrou, donc… Pas impossible au vu de la médiocrité (euphémisme !) de la campagne de François Hollande et au vu du bilan désastreux (si, tout de même !) de l’actuel locataire de l’Élysée.

Si François Hollande est toujours en tête dans les sondages, qu’il le reste même assez nettement, il ne le doit à l’évidence ni aux mérites de sa campagne, ni à la profondeur de son programme dont tout à chacun peine à saisir la substantifique moelle. Il reste en tête de la course pour la seule raison qu’il pourrait battre plus sûrement qu’un autre Nicolas Sarkozy. Son éventuelle victoire pour cette unique raison n’aurait d’ailleurs rien d’exceptionnel : en 1981, c’est parce que les électeurs ne voulaient plus de Valéry Giscard d’Estaing qu’ils votèrent François Mitterrand ; en 1988, ils réélirent celui-ci pour ne pas avoir Jacques Chirac qui n’accèdera à la Fonction Suprême, lui, qu’en 1995 parce que les mêmes Français en avaient ras la casquette électorale de la gauche et qui sera réélu en 2002 parce que Jean-Marie Le Pen, non ! Bien sûr ! Quand même ! Évidemment !

2007, en revanche, fut peut-être l’une des rares élections où les électeurs furent sensibles au programme du candidat Nicolas Sarkozy et à l’espoir de changement qu’il laissait espérer. Qu’on soit traditionnellement de gauche ou de droite… Cinq ans après, leurs cornes de cocus sont bien lourdes… Si, si ! Bien sûr ! Quand même ! Évidemment !

Pour toutes ces raisons, l’hypothèse Marine Le Pen vs François Bayrou peut alors s’envisager plus sérieusement qu’un simple « coup » médiatique de L’Express pour faire grimper ses ventes : ce serait l’espoir d’un changement véritable, cette fois, soit la fin de l’éternel choix « droite ou gauche ? », « gauche ou droite ? », « droiche ou gaute ? »

Imaginons un instant que cette idée fort séduisante fasse son bonhomme de chemin électoral durant les moins de 90 jours qui restent avant le premier tour de l’élection présidentielle ? Les Français pourraient ainsi donner, pour la première fois sans doute, un véritable avertissement à la classe politique française en retoquant les deux champions imposés… et, selon toute probabilité, éliraient à la tête de l’État quinze jours plus tard un Béarnais particulièrement tenace… Peu de risque alors que leur révolte électorale débouche sur le moindre bain de sang… Et qui pourrait honnêtement assurer qu’un François Bayrou président de la France serait plus « grave » qu’un François Hollande, un Nicolas Sarkozy ou un Fillon/Juppé ?

Hélas, il n’y aurait guère de monde non plus pour assurer que ce serait mieux.

Note

(1) N°3159, semaine du 18 au 24 janvier 2012.

Source: © Philippe Randa est écrivain, chroniqueur politique (www.philipperanda.com) et éditeur (www.dualpha.com). Ses chroniques sont libres de reproduction à la seule condition que soit indiquée leurs origines, c’est-à-dire le site www.philipperanda.com.

05/12/2011

Le racisme anti-nordique est maintenant condamnable !

Ca progresse. On va finir par condamner le racisme anti-blanc, avec un peu de chances…

Hors sujet; Lisez cette amusante chronique de Philippe Randa.

FDF

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« che fous zai kombris ! »

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Tout arrive… enfin ! Même la condamnation du racisme anti-blanc ! Qui plus, anti-nordique ! La totale ! Reconnaissons-le volontiers, on croyait que cela n’arriverait jamais. Comme quoi, impossible n’est pas (seulement) français, il est donc également franco-norvégien !

Les récents écrits de Patrick Besson, écrivain prolifique et chroniqueur fameux, enflamment depuis parution dans l’hebdomadaire Le Point(1) tout le landernau des bonnes consciences anti-racistes !

Pensez ! Il n’a pas hésité à ridiculiser Dame Joly, talibane en retraite de la magistrature française et désormais candidate tout aussi talibane de l’écologie politique à la prochaine élection présidentielle.

Le ton de la chronique est donné dès les premières lignes de la  (supposée) déclaration de l’intéressée, venant d’être élue à la présidence de la République française, après l’hécatombe mortelle autant qu’accidentelle de ses rivaux :Zalut la Vranze !

La suite est du même ton, soit une déclaration de haine écologiste où chaque mot est écrit “avé l’assent” si particulier de la “femme politique franconorvégienne” (définition de l’encyclopédie en ligne wikipedia).

Soit l’équivalent par l’écrit des imitations verbales de l’humoriste Laurent Gerra sur RTL lorsqu’il s’en prend à la dame… Mais les moqueries de l’imitateur n’ont pas soulevé jusqu’à présent les mêmes polémiques que celle du journaliste. Elles sont pourtant du même tonneau et d’ailleurs ceux qui vilipendent Patrick Besson ne s’y trompent pas, puisqu’outre les accusations de racisme, ils le crucifient avec mépris de l’accusation de “beauferie”, tel Noël Mamère, interrogé par l’AFP, qui “trouve choquant et insultant les propos de Patrick Besson à l’égard d’Eva Joly (…) Besson a franchi les limites (…) Cette chronique, c’est du racisme ordinaire, c’est de la beauferie, tout simplement.”

Laurent Gerra est pour sa part régulièrement affublé de cette “tunique de Nessus citoyenne”, ce qui ne semble pas le contrarier plus que cela… La beauferie étant de nos jours l’opposée de la “boboferie”, chacun est encore libre – mais pour combien de temps ? – de choisir son camp…

Peut-être aussi que la campagne actuelle de la candidate Europe-Écologie-Les Verts oscillant avec une belle persistance entre le ridicule et le grotesque, ses cris d’orfraies et ceux de ses partisans, sont un moyen comme un autre de faire parler d’elle “autrement”. La victimisation, il n’y a que cela de vrai !

Pauvre petite Dame offensée par le rappel incessant de ses origines. Après le Premier Ministre François Fillon qui doutait en juillet dernier de ses connaissances de l’histoire de France, voilà son “phrasé” brocardé dans un des hebdomadaires les plus lus de notre pays.

Patrick Besson mérite le pilori, c’est certain ! Mais pas les foudres de la justice comme un “présumé facho” ordinaire… Doit-il à son passé d’ancien militant communiste, tendance “petit père des peuples”, l’assurance, dixit Dame Joly, de ne pas être poursuivi devant les tribunaux ? L’intéressée a en effet exclu d’engager des poursuites, estimant “que le débat doit avoir lieu sur la place publique, pas devant les tribunaux”. Comme quoi, même une ancienne magistrate peut être amenée à quelques clémences et parfois même à quelque bon sens…

Quoiqu’il en soit, en plantant sa plume dans le pré-carré des auto-proclamés antiracistes obsessionnels, Patrick Besson aura réussi ce tour de force – oui, c’en est un ! ­ – de les obliger à dénoncer – enfin ! –  “l’autre” racisme, l’oublié habituel des grandes consciences citoyennes. Celui dont Eva Joly elle-même se plaint : “Au final, ce billet est symptomatique de l’état de la France (assurant) ressentir ce que vivent des millions de Français.

Ou alors,  Eva Joly aussi, tente désormais de récupérer des électeurs tentés par le Front National… tout comme un vulgaire candidat UMP ! Dans une élection, chaque voix compte, n’est-ce pas… et il n’y a pas de profits !

Note

(1) http://www.lepoint.fr/editos-du-point/patrick-besson/eva-joly-presidente-de-la-republique-01-12-2011-1402786_71.php
© Philippe Randa est écrivain, chroniqueur politique (www.philipperanda.com) et éditeur (www.dualpha.com). Ses chroniques sont libres de reproduction à la seule condition que soit indiquée leurs origines, c’est-à-dire le site http://www.philipperanda.com.

06/07/2011

La reine Sinclair.

L’attitude plutôt floue d’Anne Sinclair dans l’affaire DSK…

Philippe Randa nous éclaire…

FDF

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MADAME EDMOND DANTES, ÉPOUSE STRAUSS-KAHN
Chronique hebdomadaire de Philippe Randa

En titrant “DSK : saison 2”, le quotidien Libération a résumé tout ce qu’on peut légitimement penser de “l’affaire” Dominique Strauss-Kahn, ponctuée cette fin de semaine d’un deuxième “coup de tonnerre” (la levée de son assignation à résidence et des millions de dollars de sa caution), écho aussi médiatiquement assourdissant que fut le premier (son arrestation et son inculpation pour agressions sexuelles).
Et maintenant ?
On s’attend à l’annonce, lors de sa prochaine comparution le 18 juillet prochain, à l’abandon de toutes les charges contre lui. Ce ne serait donc pas un troisième “coup de tonnerre”, mais, vu les enjeux, les défenseurs de la présumée victime et le procureur Cyrus Vance, District Attorney qui jouera sa réélection en 2013, auront à cœur de ne pas perdre complètement la face, si cela leur est encore possible. Ils ont quinze jours pour trouver matière à ce qui serait alors, par le maintien de l’inculpation de viol, un troisième “coup de tonnerre” sinon judiciaire, du moins médiatique.
Mais s’il ne devait y avoir que deux “saisons” seulement made in USA, de prochaines se joueront forcément en France… où personne n’envisage que DSK ne s’imposent pas à nouveau comme un acteur incontournable de la vie politique. Sinon à celle de candidat à la primaire socialiste, puis, éventuellement, à la Présidence de la République française, du moins à celle d’un faiseur (ou d’un “défaiseur”) de Président(e)…
Quelle sera la conséquence dans les urnes du jugement des Français(es) sur l’ancien Président du FMI ?
Apparaîtra-t-il comme un Edmond Dantes moderne, Comte de Monte-Cristo exigeant réparations, ou au contraire, justice lui ayant été rendue, ses épreuves, aussi terribles furent-elles  n’ayant durées qu’un simple trimestre, l’image qu’ils conserveront finalement de lui restera-t-elle celle du mâle sautant sur tout ce qui bouge et qui n’a dû son salut, même si mérité, qu’a l’argent de sa moitié ?
En revanche, s’il y a une dame qui sort à l’évidence triomphante de ce feuilleton politico-judiciaire, c’est bien son épouse…
Femme bafouée pour la énième fois, elle aurait pu tourner le dos à son mari au fond du trou (au propre comme au figuré), jurer qu’elle ne s’imaginait pas quel psychopate sexuel elle avait serré durant tant d’année contre sa divine poitrine… et rester abattue par un destin impitoyable afin de minimiser tant que faire se pouvait sa responsabilité dans les risques de dérapages sexuels de son époux qu’elle ne pouvait ignorer.
En apparaissant au contraire à ses côtés, aussi digne dans l’opprobre, que déterminée et amoureuse à son bras lors de sa comparution au tribunal, recherchant dans l’urgence un domicile conforme aux exigences de la Justice, tout en faisant appel aux avocats les plus retors du barreau américain, tout en abattant cash au bassinet de la justice américaine des millions de dollars de biens immobiliers pour sa caution et cela, à la seule fin d’éviter la cellule à son mari… Soit en faisant face sans hésitation à la meute le pourchassant, elle a empêché du même coup un halali que beaucoup estimaient inéluctable !
Elle aurait pû être la “femme cocue” la plus ridicule de ce début de siècle… Elle apparaît aujourd’hui comme une épouse à la dignité exemplaire autant qu’au tempérament redoutable.
Étrangement, les féministes professionnelles, chiennes de garde de la victimisation permanente de leur sexe, ne sont guère réceptives à cette image-là des femmes. Allez savoir pourquoi !

Source: www.philipperanda.com

13/08/2010

Médiocrités politico-médiatiques…


La France aurait les dirigeants qu’elle mérite, dit-on souvent. En tous cas, elle a ceux qu’elle a élu… et Nicolas Sarkozy l’a emporté haut les urnes voilà trois ans, personne ne le contestera. Que son bilan soit contesté, voire surtout contestable, est un autre débat.

Débat que certains hissent au niveau de ces medias que des lecteurs méritent tout autant. En tout cas qu’ils achètent.

La dernière Une de l’hebdomadaire Marianne se voulait provocante avec son titre explicite sous la photo du locataire de l’Élysée : “Le voyou de la République” ; sous-titre : “Xénophobe et pétainiste ?”

Provocante par l’insulte et la référence historique. Coup double pour un succès de vente espéré… et obtenu au-delà de tous mérites : ce numéro de l’hebdomadaire fondé par Jean-François Kahn s’est tant vendu qu’il a vite été introuvable en kiosque. Mieux encore que s’il avait publié des photos croquignolettes de people en petite tenue, voire sans tenue du tout.

La droite s’en est aussitôt offusquée comme il se doit, mais sans doute est-elle ravie de cette affaire qui, après celle du saccage du village de Saint Aignan dans le Loir-et-Cher par une tribu de bohémiens, permet de faire à nouveau oublier un peu plus le scandale politico-affairiste de l’été, soit les largesses financières de dame Bettencourt…
L’insulte est donc en passe de devenir l’argument le plus prisé du débat public. Le plus vendeur, en tout cas.

Certains rétorqueront que Nicolas Sarkozy n’avait qu’a montrer l’exemple en évitant d’insulter en public ses détracteurs. A-t-on oublié qu’en visite au Salon de l’agriculture le 23 février 2008, son bain de foule obligé avait dérapé lorsqu’un visiteur lui lança : “Ah non, touche-moi pas”, qu’il rétorqua : “Casse-toi, alors”, puis “Casse-toi alors, pauvre con” après que le même badaud lui ai asséné, avec mépris : “Tu me salis”.

D’autres rappelleront que l’injure en politique ne date pas de cette première décennie du XXIe siècle et qu’il suffit d’ouvrir un numéro fameux du Crapouillot titré “Les Injures politiques” (n°45, 1977) pour avoir un florilège des joyeuses apostrophes et sympathiques noms d’oiseau dont se sont à travers tous les âges gratifiés entre eux les dignes représentants du peuple français et les hérauts de l’information.

Notre époque a les dirigeants politiques et les medias qu’elles méritent, soit. Mais il en fut une autre, pourtant, où l’on se détestait tout autant, se combattait tout autant, “s’assassinait” plus sûrement encore, mais avec un esprit autrement plus élevé.

Rappelons-nous le polémiste Élie Fréron qui fonda L’Année littéraire : il s’y attaqua principalement à François Marie Arouet, dit Voltaire qu’il avait déjà décrit dans les Lettres sur quelques écrits du temps ainsi : “Sublime dans quelques-uns de ses écrits, rampant dans toutes ses actions.
Mal lui en pris sans doute car si Élie Fréron est encore connu de quelques érudits, c’est surtout pour ces quelques vers impitoyables que lui décocha le célèbre philosophe :

L’autre jour au fond d’un vallon,
Un serpent piqua Jean Fréron ;
Que croyez-vous qu’il arriva ?
Ce fut le serpent qui creva.


Au moins, Élie Fréron peut-il se consoler d’avoir eu un tel ennemi pour l’éternité. Nul doute qu’il le méritait.
L’actuel président de la République française mérite-t-il l’hebdomadaire Marianne ?
Hélas…

Source: Chronique hebdomadaire de Philippe Randa

www.philipperanda.com

30/07/2010

Les Roms au secours de Sarközy, sans le savoir…

FRANCE D’EN HAUT ET FRANCE DES ROUTES
Chronique hebdomadaire de Philippe Randa

Un événement en chasse un autre, une affaire en fait oublier une autre… Tout passe, tout lasse et l’imbroglio Bettencourt-Woerth, malgré ses rebondissements quasi-quotidiens sur fond de médiatiques auditions, de perquisitions inattendues, de sordides trahisons, de nauséabondes allégations, de généreux testaments, de petits servis rendus entre amis et de témoignages achetés commençait à lasser le chaland. Et à agacer fortement cette “France d’en haut” qui n’aime rien moins que l’on fouine dans ses affaires, qu’on découvre ses petits arrangements et qu’on apprenne les enrichissements très particuliers de certains de ses représentants.
C’est dire si le gouvernement peut remercier “nos amis les Roms” d’avoir saccagé le village de Saint Aignan vendredi dans le Loir-et-Cher : ils lui ont ainsi fourni miraculeusement sur un plateau l’occasion de bomber à nouveau le torse, d’annoncer qu’on allait voir ce qu’on allait voir et de promettre toujours et encore tout et n’importe quoi, c’est-à-dire le soleil en pleine nuit, les glaces refroidies aux micro-ondes et la répression de la délinquance en France.
Étonnant, d’ailleurs, qu’il existe encore des brigands en France ! Du moins depuis presque une décennie : Nicolas Sarkozy n’a-t-il pas pris les rênes du ministère de l’Intérieur en 2002 ? Puis la présidence à la République en 2007 ? Plus de huit ans, donc, qu’il ferraille contre la criminalité, karchérise la délinquance, traque la fripouille et met à mal le banditisme…
Avec de stupéfiants résultats annoncés chaque fois avec force chiffres et stastistiques par les porte-paroles successifs du Ministère de l’Intérieur : ça baisse, ça baisse… Payez vos impôts en paix… Ça baisse, ça baisse !
Hé oui ! Le crime, en France, n’en finit pas de baisser, c’est-à-dire de remplir les tribunaux toujours plus engorgés, les prisons toujours plus surpeuplées… et les points du permis de conduire de sauter les uns après les autres !
Le seul “hic”, c’est que les gens sont terriblement ingrats et les Français tout particulièrement : le nombre de ceux qui croient encore dans le bagout sarkozyste se réduit comme peau de chagrin.
Quant aux Roms, citoyens français ou non, ils auraient bien tort de s’inquiéter plus que d’habitude… L’été passé, un événement en chassera un autre, une affaire en fera oublier une autre… Les quelques camps que l’Opinion publique découvre avec stupéfaction illégaux – près de 300, tout de même ! – vont sans doute être fermés, tels qu’annoncés et pour respecter l’effet d’annonce du matamore de la place Beauvau, soit !(1)
Il fût néanmoins une époque où un camp d’outre-Rhin assurait sur son portail “le travail rend libre” ; il est certain que pour les gens du voyage, ce sont à l’évidence les kilomètres qui libèrent. D’un camp à l’autre. Tout les évacués de ces jours prochains feront un petit tour, sous le soleil estival, et reviendront ici, là ou ailleurs comme ils en ont l’habitude, de générations en générations.
La plupart d’entre eux continueront peu ou prou à respecter les lois françaises – au moins autant que la moyenne des Gadjos(2) – et, parmi eux, ceux qui n’ont d’autres vocations qu’à “voler les poules”, voir plus si affinités, continueront comme par le passé.
Comme d’autres continueront leurs petits arrangements, leurs enrichissements très particuliers, leurs généreux testaments et à se rendre de petits servis entre amis du même Monde…
Le contribuable français, lui, continuera de compter les vols des uns et les vols des autres… en se demandant qui, en définitive, lui coûte le plus cher !

NOTES
(1) Le ministre a lui-même chiffré à environ 300 le nombre de “camps ou squatts” en France.
(1) Gadjo : Terme employé par les gitans pour désigner ceux qui ne sont pas gitans.


Source: www.philipperanda.com