Francaisdefrance's Blog

29/11/2010

Délinquance : les chiffres officiels…et les vrais.

Chances pour la France… C’en est plein les prisons. Enfin, il n’y a plus de place, en fait. C’est pourquoi à l’heure actuelle bon nombre de délinquants ne passent plus par la case prison. Les flics les arrêtent, la Justice les relâche… Au lieu de claquer nos impôts dans des causes perdues, nos dirigeants feraient mieux de penser à agrandir le parc des établissements pénitentiaires, personnel compris…
FDF

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Le quotidien Le  Monde comme Sud ouest le 23 novembre se sont arrêtés longuement sur l’écart criant entre les chiffres officiels de la délinquance et la réalité vécue par nos compatriotes. «  C’est ainsi, relève Le Monde que sont parfois présentées les enquêtes de victimation, par opposition aux chiffres de l’insécurité habituellement communiqués par la police et la gendarmerie. Ces enquêtes interrogent en effet des gens directement sur les actes de violence ou les vols qu’ils ont subis et sur leur ressenti. Une démarche à l’opposé de celle qui consiste à compter les plaintes enregistrées dans les commissariats ou les actions menées par les services de police ».

« 4,7 millions de vols ou tentatives de vol ont été subis en France en 2009, selon les réponses collectées dans les enquêtes de victimation. C’est trois fois plus que le nombre de plaintes déposées, estimé à environ 1,5 million, soit un taux de plainte de 32,5 %  (…). Les spécialistes soulignent que le champ des actes notés dans les enquêtes de victimation est beaucoup plus large que celui des chiffres de police et gendarmerie. On y trouve notamment les insultes et menaces, qui ont des taux de plainte très faibles (4 et 11 %) : 3,3 % des gens ont dit avoir subi des menaces, 9,8 % des injures ».

« Dans le débat qui perdure autour des chiffres de la délinquance, les enquêtes de victimation sont réputées moins manipulables que les chiffres du ministère de l’intérieur. Ces derniers sont parfois dénoncés comme une boîte noire et le ministère accusé de donner des consignes pour infléchir les statistiques dans un sens politique, notamment sur la délinquance sans victime, absente des enquête de victimation : immigration, stupéfiants ».

Concernant justement le lien  entre immigration et le commerce des drogues,  Le  Figaro (édition du  23 novembre) relayait  les travaux  de deux équipes de criminologues  dans le cadre rapport annuel de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP).

« Si parmi les trafiquants français est-il indiqué, la part de ceux d’origine étrangère n’est pas révélée dans leur étude, ils sont, en revanche, catégoriques concernant les origines des trafiquants étrangers (un quart du total des interpellés) : «Les Nord-Africains représentent 51 % des étrangers impliqués dans le trafic local de cannabis», écrivent-ils. Et d’ajouter : «Les communautés nord-africaine et africaine sont, parmi les étrangers interpellés pour trafic local de drogues, les plus nombreuses, à savoir 3 865 individus entre 2005 et 2009, correspondant à 70,2 % des trafiquants locaux de nationalité étrangère interpellés. Des chiffres totalement inédits »….

Sud Ouest a relevé également « le fossé abyssal » entre les chiffres officiels pointant  « un recul constant de la délinquance depuis le retour de la droite au pouvoir en 2002 (…),  les données gouvernementales et le vécu de la population. 4,9 millions de Français ont été victimes en 2009 de vol et de tentatives de vol, et 1,2 million ont subi des violences physiques ou sexuelles. Des chiffres de trois à cinq fois supérieurs à ceux compilés par le ministère de l’Intérieur ».

« Des millions d’infractions, de troubles divers et d’incivilités multiples n’apparaissent pas sur les écrans des officiers de police judiciaire. Beaucoup de Français s’abstiennent de les saisir. Soit parce qu’ils savent que cela ne sert à rien, soit parce qu’on les dissuade de le faire pour ne pas affoler les indicateurs officiels. Pendant les huit premiers mois de l’année 2009, le nombre de crimes et délits avait brutalement augmenté».

«La diminution opportunément survenue en fin d’année a permis de retourner la tendance. Consigne a-t-elle été donnée aux gendarmes et aux policiers de lever le pied ? Plusieurs chercheurs en sont intimement persuadés sans toutefois pouvoir le prouver ».