Francaisdefrance's Blog

18/05/2011

Près de 70% des Français estiment que la justice française est «trop indulgente» vis-à-vis des récidivistes.

Ca, ça ne date pas d’aujourd’hui. Le laxisme concernant la récidive nous a donné ces temps derniers quelques cas douloureux… Il faut frapper fort! Il faudrait déjà, pour les récidivistes meurtriers ou violeurs, exiger la perpétuité… Le peuple ne vivrait plus tant dans la peur.

FDF

Récidive : les Français réclament la sévérité !

À l’initiative de l’association Institut pour la justice, 300.000 pétitionnaires demandent une loi plus contraignante.

La récidive criminelle est un dossier qui mobilise l’opinion publique. C’est en tout cas ce qu’a décidé de prouver l’Institut pour la justice, une association regroupant de nombreuses victimes et proches de victimes, des avocats et des magistrats. Alors que s’ouvre au Sénat l’examen du projet de loi instaurant les jurés populaires en correctionnelle, l’association monte au créneau, demandant aux pouvoirs publics une sévérité accrue envers les criminels les plus dangereux.

Selon un sondage CSA, 70% des Français estiment que la justice française est «trop indulgente» vis-à-vis des récidivistes. Les sympathisants de droite sont les plus nombreux

à exprimer cette opinion, mais les électeurs de gauche partagent également largement ce jugement – 66% des sondés issus du PS et de l’extrême gauche ont répondu par l’affirmative. Les moins de 30 ans se montrent les plus concernés par le sujet: à 76% ils estiment nécessaire une nouvelle loi plus contraignante. «Car ce sont eux les plus exposés au danger» explique Xavier Bébin, jeune criminologue représentant l’association. Les sondés de droite comme de gauche se disent également très majoritairement favorables à l’instauration d’une peine de perpétuité réelle pour les criminels sexuels les plus dangereux.

Permis à points

Pour montrer l’adhésion des Français à ces sujets, l’association a lancé une pétition qui a recueilli, en pleine affaire Tony Meilhon, 300.000 signatures par Internet. « Le drame de Pornic, défend Xavier Bébin, ce n’est pas celui du suivi après la prison. Ce meurtre souligne la difficulté de la justice française à prendre en compte la dangerosité des condamnés, car tout au long de son parcours, Tony Meilhon avait fait preuve d’une grande violence.» Mardi, les sympathisants manifesteront sur le Champ-de-Mars, espérant sensibiliser les élus à leur demande. Ils espèrent que l’examen de la loi sur les jurés soit l’occasion d’un durcissement législatif visant les prédateurs sexuels.

Une partie des députés de la majorité partagent déjà certaines des préoccupations exprimées. Début mars, lors de la convention de l’UMP consacrée à l’application des peines, Jean-François Copé a défendu l’idée de supprimer les réductions de peine dites «automatiques». Celles-ci fonctionnent sur un principe du permis à points: le détenu bénéficie à son entrée en prison d’un crédit de jours, calculé en fonction de la durée de sa condamnation, qui diminue en cas de mauvaise conduite. Un détenu peut ainsi tabler sur deux mois de prison de moins par année d’incarcération (la première année  rapporte» trois mois). «Il faut que le lien entre la peine prononcée et la peine appliquée soit plus lisible», explique l’élu des Alpes-Maritimes Éric Ciotti. Plusieurs parlementaires ont déjà tenté de combattre ce dispositif. Le député souhaite également que la possibilité d’aménager la peine, étudiée pour toutes les personnes condamnées à deux ans de prison ou moins – et qui permet d’éviter l’incarcération – ne soit à l’avenir ouverte qu’aux condamnés à moins d’un an de détention. La Chancellerie n’est pas favorable à cette mesure, car le dispositif vient tout juste d’être mis en place, mais le débat promet de ressurgir.

Construction de prisons

En contrepartie, dans le rapport qu’il doit remettre dans les jours à venir au président de la République, Éric Ciotti milite en faveur d’un nouveau plan de construction de prisons qui permettrait d’ajouter 20.000 places de détention d’ici à 2015. Les réductions et aménagements de peine sont en effet utilisés pour réduire la surpopulation carcérale. Ils permettent aussi, estiment les cadres pénitentiaires, d’encourager les bons comportements en prison.

L’écart entre la peine prononcée et le temps passé sous les verrous est toutefois régulièrement montré du doigt. Plusieurs amendements en ce sens devraient être défendus à l’Assemblée en juin prochain, avec d’autant plus de vigueur qu’il s’agira alors du dernier grand texte «justice» avant la campagne électorale.

Source: http://www.lefigaro.fr/

14/02/2011

Délinquance: au moins 30 000 personnes condamnées à l’emprisonnement restent en liberté…

Justice à la française. De quoi se convertir en délinquant. En outre, en ces temps qui courent, tout le monde est un délinquant: toi, le « sous-chien » qui a oublié de mettre ta ceinture au volant, tu es un criminel. Toi aussi, le citoyen français qui a traité de « sale bougnoule » (et « on » t’a entendu…) un « jeune défavorisé issu de l’immigration » qui est passé sciemment au volant de sa BM flambant neuve à un feu rouge à 100 kmh et que tu as su éviter car tu as pensé à tes mômes assis à l’arrière de ta voiture. Toi, le terroriste qui t’es fait flasher à 56 kmh et que l’on menace de tous les maux si tu ne payes pas ton PV dans les 15 jours (mais tu payeras, tu es solvable, toi; tu payes des impôts)…

Comme dit un pote à moi: « 

Quand je dis souvent qu’il faudrait ré-ouvrir Cayenne.
La pelle et la pioche et un coup de gourdin dans la gueule quand ça se rebiffe. »

Pauvre France.

FDF

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Des milliers de peines de prison non exécutées !

Exemple: en Loire-Atlantique, plus de 1 600 personnes attendent l’exécution de leur peine.

Le ministre de la Justice doit rendre, aujourd’hui, les conclusions de l’inspection ordonnée dans le cadre de l’affaire Laëtitia. Elle dira si se sont effectivement produits les « dysfonctionnements » dont le président de la République a accusé les magistrats nantais.

En matière de « dysfonctionnement », il y en a un que personne ne conteste : celui des peines non exécutées. Lors de son intervention télévisée, jeudi, Nicolas Sarkozy a reconnu, a minima, que 30 000 personnes, condamnées à de la prison ferme, n’ont pas purgé leurs peines. D’autres sources, et un rapport de 2009, donnent un nombre trois fois plus important…

Manque de places dans les prisons.

Selon une source judiciaire, le nombre des peines à exécuter s’élevait, à la fin 2010, à 1 500 à Aix-en-Provence ; 1 700 à Marseille ; 2 000 à Bordeaux et 1 600 à Nantes. « Des gens qui, dans 98 % des cas, doivent purger moins de deux ans de prison, précise cette source. Sachant que, pour être condamné à six mois ferme, il faut déjà en avoir fait beaucoup… Pourquoi ces jugements ne sont-ils pas mis à exécution ? Faute de place dans les prisons, par exemple. » À Nantes, la maison d’arrêt d’une capacité de 300 places compte déjà plus de 400 détenus.

Les juges d’applications (trois à Nantes pour quatre postes) manquent aussi de ressources pour mettre en place les aménagements de peine prévus par la loi pénitentiaire de 2009, qui pourraient permettre aux condamnés à moins de deux ans d’effectuer leur peine en dehors des prisons bondées.

Une priorité pour le ministre.

Lorsque des « fiches de recherche » sont émises, les forces de l’ordre ( police et gendarmerie ) ne disposent pas de services dédiés pour rechercher les personnes visées. Dans ces conditions, il ne reste plus qu’à espérer un faux pas du condamné : un feu rouge grillé, un flagrant délit. « Aux audiences de comparution immédiate, on juge souvent des gens qui ont commis un délit alors qu’ils faisaient l’objet d’une fiche de recherche pour une peine à exécuter », se désole un magistrat.

Comment expliquer à une victime que son agresseur, condamné à deux ans de prison, reste en liberté ? Pour le condamné aussi, les conséquences peuvent être lourdes : « Dites aujourd’hui à un homme, condamné en 2006, qu’il doit exécuter ses six mois de prison, illustre un magistrat. Il vous répondra que, depuis, il s’est marié, qu’il a des enfants et un boulot… »

« Cette situation n’est pas acceptable, elle fait perdre son sens et sa crédibilité à la décision de justice, tant pour les condamnés que pour les victimes », reconnaît le garde des Sceaux, Michel Mercier, qui promet d’en faire une priorité. Des moyens devraient être attribués pour « ramener le stock à des niveaux raisonnables », selon la formule d’une note interne. Ce qui finira par se heurter aux murs des prisons, déjà pleines.

Source: http://www.ouest-france.fr/