Francaisdefrance's Blog

21/10/2010

Pakistan: brûlée à l’acide par son mari !

Elle n’est pas belle, cette « religion » ??? C’est pas beau, la charia ?

FDF

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Naziran, une jeune Pakistanaise brûlée à l’acide par son mari !


 

Elle a récemment publié un livre sous le titre Brûlée à l’acide, écrit en collaboration avec Célia Mercier.


Au Pakistan, chaque année, cent cinquante femmes seraient victimes de ces attaques au vitriol. Naziran raconte dans un livre son douloureux parcours pour surmonter cette épreuve. Source : VSD n°1730 (du 21 au 27 octobre 2010)

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C’est une torture quotidienne, au-delà de la souffrance. » Quand Naziran, alors âgée de 20 ans, fut aspergée d’acide, elle dormait. Le visage et le corps déchiré par une immense douleur, la jeune femme ne comprend pas tout de suite ce qui lui arrive.

Sa peau s’effrite sous ses doigts. Au contact de sa chair dévastée, le tissu dont on cherche à l’envelopper se désagrège instantanément. « Je ne suis plus qu’une plaie immense, à vif » raconte-t-elle dans le livre, Brûlée à l’acide*,  qu’elle publie aujourd’hui, deux ans après qu’elle a été agressée. « Je l’ai rencontrée en novembre 2009, se souvient Célia Mercier, la journaliste française coauteure de l’ouvrage. Elle commençait à se remettre. Elle avait envie de donner un sens à son histoire. C’étaient des flots de paroles, que je devais parfois interrompre. Puis elle éclatait en sanglots. Mais elle est très forte. » Naziran n’a plus de visage, mais sa voix porte. Et elle veut témoigner, elle, paysanne illettrée de la province du Pendjab, pour que d’autres n’aient plus à endurer cette violence extrême.

Jusqu’à ce soir fatidique, sa vie n’a été que souffrances et misère. Comme si naître femme dans une famille pauvre du Pakistan semblait être une malédiction. Son père bat sa mère quotidiennement, lui vole le peu d’argent qu’elle gagne et empêche ses enfants de fréquenter l’école. À 13 ans, Naziran est mariée à un homme de 22 ans. Dans sa belle-famille, elle devient l’esclave. D’autant plus méprisée et battue par son mari qu’elle ne met pas au monde le fils tant attendu mais deux filles. Naziran subit son sort avec résignation. Après la mort de son mari, elle est mariée à un de ses beaux-frères, Fawad, 40 ans. Celui-ci a déjà une femme. Les violences redoublent. La première épouse est jalouse. Naziran, cette fois, tente de se rebeller. Sans succès. Que peut faire, loin de sa famille, cette illettrée, veuve et mère de deux jeunes enfants ? Sa plus jeune fille lui est d’ailleurs enlevée, confiée à une belle-sœur. Elle aussi sera frappée. La malédiction continue.

« Comme beaucoup d’autres victimes de brûlures criminelles, la violence qu’a connue Naziran s’inscrit dans le cadre d’une famille pauvre, illettrée, où la violence domestique – physique, psychologique et verbale  – est rampante, perpétrée autant par les femmes que par les hommes », décrit Valérie Khan, fondatrice de l’ONG Acid Survivors Foundation (ASF). C’est là, à Islamabad, que Naziran a finalement été transportée, après le crime qu’elle a subi. Un voyage cauchemardesque, sur la banquette au fond d’un bus, seul moyen de transport accessible. Ses brûlures infectées dégagent une telle pestilence que ses accompagnateurs vaporisent du désodorisant pour que les autres voyageurs ne soient pas incommodés. Elle vient d’endurer dix jours de supplice. Devenue aveugle, les yeux et le visage ravagés, elle vomit sans cesse, car l’acide continue à ronger son organisme. Prise en charge par ASF, elle subit des dizaines d’opérations et de greffes, et reçoit les soins appropriés. Le travail est intense et douloureux, pour accepter ce corps dévasté. Avec la psychologue mais aussi avec ses compagnes de souffrance.

Car le crime dont a été victime Naziran est, hélas, en constante augmentation au Pakistan depuis une dizaine d’années. En 2009, quarante-huit agressions de ce genre étaient répertoriées par ASF. « Mais beaucoup de victimes, essentiellement des femmes de milieux pauvres, n’osent pas se faire connaître ou meurent avant de pouvoir le faire », précise Célia Mercier. Il est très facile de se procurer de l’acide dans une région agricole comme le Pendjab. Il est utilisé pour la culture du coton et on en trouve dans toutes les échoppes. C’est devenu une arme redoutable, utilisée notamment dans les crimes d’honneur, cette pratique qui consiste à punir des femmes pour un comportement, réel ou supposé, qui bafoue l’honneur de la famille.

Le vitriolage sert aussi pour régler un différend autour d’une terre, pour punir une jeune mariée qui n’a pas apporté une dot suffisante, une veuve qui refuse de laisser ses terres. Ou encore pour se venger d’un affront. Ainsi, Naila, prise en charge par ASF en même temps que Naziran, a été aspergée d’acide par un homme qui n’a pas supporté que ses parents refusent de la lui donner en mariage. Ils la trouvaient trop jeune et voulaient qu’elle poursuive ses études. Elle avait 13 ans.

C’est à ces crimes effroyables que s’est attaquée Valérie Khan, une Française mariée à un Pakistanais. Elle s’est lancée en 2006, avec une poignée d’amis. « Lorsque j’ai vu ces femmes pour la première fois de ma vie, j’ai été horrifiée, raconte-t-elle aujourd’hui. Être confrontée à un tel miroir de sa féminité, c’est extrêmement violent. J’ai connu ces femmes de près, car j’ai voulu comprendre, savoir. Créer cette association et se battre pour qu’au moins au Pakistan ces vitriolages cessent, c’était logique, c’était ce que tout humaniste aurait fait. »

À ce jour, ASF a accueilli quatre-vingt-quinze jeunes femmes au Pakistan. Des centres ont été ouverts en Ouganda, au Cambodge, au Bangladesh. Malgré les difficultés et la faiblesse de ses moyens financiers, Valérie Khan juge le bilan positif : « En quatre ans, ASF a réussi à faire reconnaître la dimension internationale du vitriolage, a établi un vaste réseau de soutien et a obtenu des décisions juridiques historiques en matière de lutte contre la violence faite aux femmes. »

Effectivement, en novembre 2009, la Cour suprême du Pakistan a puni l’auteur d’un vitriolage à douze ans de prison et à une indemnité de 1,2 million de roupies (10 000 euros env.). Une première. « Le 14 octobre dernier, le juge en chef de cette autorité s’est inquiété du nombre d’attaques et a ordonné aux forces de l’ordre de fournir un état des lieux, poursuit Valérie Khan. Une loi contre ces violences est en cours d’examen. Des officiers de police viennent nous voir et nous assurent de leur coopération. Les plaintes sont davantage enregistrées. » « C’est notamment la médiatisation de tels actes qui fait bouger les mentalités, explique Célia Mercier. En 2004, quand le général Musharraf a autorisé la création de chaînes de télévision privées, celles-ci, au nombre d’une centaine aujourd’hui, ont rendu compte de ces faits divers et provoqué l’émotion d’une partie de la population. Du coup, les victimes ont moins peur de porter plainte. » Mais la journaliste nuance son propos : « La justice, au Pakistan, est un luxe qui s’achète. Un agresseur qui peut payer la police et le juge a bien des chances d’échapper à son châtiment. »

Ce qui est toujours le cas de l’agresseur de Naziran. La jeune femme a porté plainte. Elle soupçonne son mari, qui aurait vu l’occasion de punir cette épouse gênante, mais elle ne le dénonce pas, car elle n’a pas vu l’agresseur. Et elle a peur. De représailles, de la honte que représente le fait d’envoyer son mari en prison. « Ce récit montre que la violence domestique présente une  caractéristique universelle : il est extrêmement difficile d’échapper à la victimisation, constate Valérie Khan. On essaie de se défendre, de partir mais il est très dur de résister aux pressions de la famille, de la société. »

Aujourd’hui, Naziran sait qu’elle subira de nombreuses autres greffes et de longues années de soins. « Mais surtout, elle est à une période charnière de sa vie, raconte Valérie Kahn. Elle est retournée vivre avec son mari mais se demande comment préserver un statut digne au sein de sa communauté, impossible en ayant divorcé, tout en acquérant son autonomie. L’histoire de Naziran, c’est ce que Léopold Sédar Senghor appelait “le long apprentissage des libertés”. » 

par Marie-Pierre Garrabos

(*) Éd. Flammarion, 18 e. 3 % sont destinées à ASF.

Source : VSD.fr (via postedeveille)

 

05/10/2010

Sabatina James, autrichienne d’origine pakistanaise mariée de force, publie son témoignage…

Elle a sa fatwa… Avouez que ce serait dommage qu’ils la coincent…

FDF

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«La religion musulmane opprime les femmes»

Menacée de mort par sa famille, Sabatina James a déménagé seize fois en neuf ans.

Menacée de mort par sa famille, Sabatina James a déménagé seize fois en neuf ans. A. ROUGIER / 20 MINUTES

On s’attend à voir une femme au regard inquiet, marquée par les brimades subies au Pakistan et les menaces de mort qui la poursuivent jusque chez elle, en Allemagne, où elle s’est réfugiée en 2004 après avoir fui sa famille. Mais c’est une superbe jeune femme au pas assuré qui entre dans la pièce. Le «cauchemar» des policiers qui assurent sa sécurité s’appelle Sabatina James – un faux nom –, a de longs cheveux bruns qui tombent sur les épaules, des yeux de biche, du gloss sur les lèvres, et porte un corsage décolleté sur pantalon moulant. Sabatina James est en France pour la sortie jeudi de son livre-témoignage, Mourir pour vivre à nouveau (éd. Le Cherche Midi, 16 euros).

Promise à un « cousin » au Pakistan.

Elle y raconte sa vie d’avant, celle d’une Pakistanaise née dans une famille de mollah, une «bonne musulmane» dont la vie a basculé lorsque sa famille s’est installée en Autriche à ses 10 ans. Elle s’occidentalise à vue d’œil. Ses parents laissent faire – c’est encore une enfant.

Devenue femme, c’est le boomerang: ses tee-shirts, ses amis, ses aspirations, tout est injure aux yeux de ses parents, qui lui rappellent qu’elle est promise depuis des années à un cousin au Pakistan et qu’elle a intérêt à filer droit. Révolte, insultes, tabassages répétés, Sabatina encaisse tout, mais refuse ce mariage. Ses parents rusent en lui assurant que si elle revient avec eux au Pakistan, elle fera ce qu’elle veut.

Elle tombe dans le piège et les suit. Elle finira fiancée à son cousin, puis jetée dans une école coranique pour la remettre dans le droit chemin. Devenue soumise et effacée, elle a la permission de revenir en Autriche. Elle y rencontre Christian, un ami chrétien qui va l’amener à se convertir. «J’ai compris que la violence qui m’entourait n’était pas liée à ma culture, mais à ce qui est écrit dans le coran: ‘‘Il faut battre sa femme si elle n’obéit pas », dit un verset. Le christianisme m’a aidée à devenir libre», explique-t-elle.

Mais «au Pakistan, les gens qui renoncent au Coran sont tués». Menacée de mort par sa famille, elle déménage seize fois en neuf ans. Elle n’a plus entendu parler d’elle depuis dix ans, mais vit toujours recluse. Car depuis la sortie de son livre, un best-seller en Autriche, ceux qui ne supportent pas de l’entendre dire que «l’islam opprime les femmes» et que «cette religion doit se réformer» ont juré de la tuer.

Source: http://tinyurl.com/37mwxzv