Francaisdefrance's Blog

22/10/2010

«Nous vivons dans un océan musulman »…

Les Chrétiens du Moyen Orient ont intérêt à savoir nager… Et vite.

FDF

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Les chrétiens du Moyen-Orient en « océan musulman »

La coexistence des communautés chrétiennes et musulmanes, dans un climat marqué par la montée du fondamentalisme islamiste, a été au centre des échanges du Synode sur le Moyen-Orient

Vue d’Alep (Photo : Raymond DELDIQUE/CIRIC).

«Nous vivons dans un océan musulman » : ces jours-ci, dans les couloirs du Synode des évêques pour le Moyen-Orient, la métaphore géographique et maritime est de mise lorsque les évêques évoquent leurs relations avec l’islam. Océan plus ou moins tourmenté par les tensions politiques, voire les conflits armés, comme en Irak depuis 2003, où la cohésion est gravement mise à mal par les attentats dont sont victimes les chrétiens, entre autres.

Archevêque latin de Bagdad, Mgr Jean Benjamin Sleiman prolonge la métaphore. En Irak, la présence chrétienne forme des « îlots », dit-il avec le double souci d’éviter la dramatisation autant que l’angélisme. « Oui, il existe de nobles expériences de fraternité avec les musulmans, car beaucoup d’entre eux sont habités par un esprit de paix. Mais le problème, c’est que l’islam est la culture dominante. »

Voilà qui définit les contours – et les limites – du dialogue islamo-chrétien, lequel est souvent strictement inscrit dans le cadre des statuts réservés aux minorités.

«L’islam ne veut rien dire : il n’y a que des musulmans»

Mais de quel dialogue parle-t-on en réalité ? Mgr Sleiman se réfère à l’encyclique Ecclesiam suam de Paul VI, soulignant que « dialoguer, c’est aimer ». Il invite les uns et les autres « à ne pas pratiquer le double langage qui consiste à proclamer que nous sommes tous frères alors que nous considérons les musulmans comme des ennemis ». Et réciproquement, sans doute.

Dans cet esprit, bien des évêques en terre musulmane tiennent à rappeler que le dialogue théologique est impossible. Ils soulignent que la véritable rencontre entre les deux religions ne peut se faire qu’à hauteur d’hommes, en dépit des tensions dues au climat politique local. La distinction entre l’islam politique et l’islam « de la vie » est capitale à leurs yeux.

« L’islam, pour moi, cela ne veut rien dire…

Suite et source: http://tinyurl.com/2ucrrl2