Francaisdefrance's Blog

07/12/2011

La course à l’armement est ouverte dans les cités…

Saloperies de racailles !

Mais envoyez la Légion !!!

FDF

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Jusqu’où ira-t-on?  « Ce matériel provient d’anciens arsenaux d’Europe balkanique où il abondait. La marchandise circule très vite aujourd’hui et nos frontières sont poreuses.Pour contrer cette prolifération il faudrait de l’enquête longue, des moyens humains et financiers que l’on nous ôte. Il existait autrefois chez nous un Office central de contrôle des armes. On l’a dissous et parallèlement on diminue les effectifs de policiers, de gendarmes, de douaniers.               
Qui sont ces nouveaux voyous ?
« De très jeunes gens, souvent, qui ne mesurent pas la dangerosité de ces armes de guerre.« 

Les frontières sont poreuses, la marchandise circule vite  »

Yannick Danio est le délégué national du syndicat Unité Police/SGP/FO. –
La course à l’armement est ouverte dans les cités, un rapport de la Police le confirme. Jusqu’où ira-t-on ?
« C’est toute la question. Le rapport que vous évoquez est éloquent et inquiétant. Il corrobore le témoignage quotidien des brigades anticriminalité qui, à l’occasion de fouilles de véhicules par exemple, saisissent des gilets militaires pare-éclats et des armes automatiques militaires. Ce matériel provient d’anciens arsenaux d’Europe balkanique où il abondait. La marchandise circule très vite aujourd’hui et nos frontières sont poreuses. Pour contrer cette prolifération il faudrait de l’enquête longue, des moyens humains et financiers que l’on nous ôte. Il existait autrefois chez nous un Office central de contrôle des armes. On l’a dissous et parallèlement on diminue les effectifs de policiers, de gendarmes, de douaniers. Bilan, lorsque l’on se retrouve en première ligne, cela vire à la tragédie »
Qui sont ces nouveaux voyous ?
« De très jeunes gens, souvent, qui ne mesurent pas la dangerosité de ces armes de guerre. Ils les utilisent au maximum tout de suite, sans discernement ni dosage, au point de se tuer entre eux. Un peu à la manière des jeux vidéo. Sauf que, lorsque vous êtes touché, vous ne vous relevez pas. Ce type de matériel impose un apprentissage. Eux s’en passent. Lorsqu’ils tirent, c’est en rafale et à hauteur des zones vitales ou des pare-brise des véhicules. En entraînement police nous apprenons tout le contraire, c’est peut-être le problème d’ailleurs. »

C’est-à-dire ?
« Nous tirons au coup par coup et dans le tronc, jamais dans la tête. Confrontés à ce type de violences certains de nos collègues étrangers, les Américains notamment, pratiquent la riposte graduée et à proportion. Première balle dans le tronc, deuxième plus haut. Nous ne sommes plus au même niveau. »
Quoi faire ? Rehausser vos équipements d’un cran ?
« La question peut se poser. Dans l’immédiat, il serait bienvenu de nous équiper de gilets efficaces. Ceux dont nous disposons favorisent l’éclatement des projectiles et aggravent les blessures après impact. »
Propos recueillis
par Denis Daumin
Source:  http://www.lanouvellerepublique.fr/