Francaisdefrance's Blog

15/10/2010

Il nous en faudrait un, en France, de « Geert Wilders » !

Un peu critique, cet article, et manquant d’objectivité en cherchant à dénigrer Geert Wilders… Mais Wilders, nous avons de la chance qu’il existe. Il est en train de rendre aux Pays-Bas son identité nationale et pour ce faire, aimerait faire appliquer des lois adéquates. Mission ardue s’il en est, mais tâche ôh combien gratifiante et fort utile. Ce type ne pliera jamais devant l’islam; il n’en n’a pas peur, lui au moins…

FDF

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« Super, je trouve ça super que Geert Wilders ait son mot à dire. Il y a trop d’immigrés ici. Ils arrivent, on leur donne une indemnité, un logement, un vélo, que sais-je encore… C’est vraiment dingue. » Frans découpe le traditionnel hareng cru sur le grand marché Albert Cuyp à Amsterdam. Quelques adroits coups de couteau pour trancher des filets bien gras du poisson de la mer du Nord, des oignons crus par dessus : on fait la queue devant son stand. À côté, Jos vend des cosmétiques : « Wilders a raison sur des tas de plans. Il faut arrêter cet énorme flot d’immigrants criminels qui entre dans notre pays. » À entendre les forains de ce quartier populaire, qui change rapidement sous les coups de boutoir de la spéculation immobilière, le leader populiste et antimusulman est l’homme providentiel des Pays-Bas.

L’immigration, son cheval de bataille…

Depuis le 14 octobre, c’est officiel : Wilders va soutenir – sans y participer – la coalition minoritaire des libéraux et des chrétiens-démocrates qui va diriger les Pays-Bas sous la houlette de Mark Rutte, quadragénaire libéral et sans complexes, qui veut « rendre le pays aux Néerlandais qui travaillent ». Mais Wilders a vendu très cher le soutien de ses 24 députés : le programme de la législature durcit fortement les lois sur l’immigration. Il prévoit de priver les immigrés délinquants de la nationalité néerlandaise, de durcir les conditions de regroupement familial, une interdiction de la burqa, ainsi qu’une forte réduction des demandes d’asile. « Wilders a marqué de son empreinte le programme du gouvernement, analyse Paul Scheffer, politologue à l’université d’Amsterdam. Mais pas seulement dans le domaine de l’immigration, son cheval de bataille. Sur le social, il a bloqué des envies de réforme de Rutte car, sur ce plan, Wilders défend des idées d’extrême gauche. »

Les discours islamophobes du leader peroxydé, qui compare le Coran à Mein Kampf et qualifie l’islam de « religion fasciste », se sont disséminés dans la société néerlandaise en perte de repères, déboussolée par les assassinats d’un autre populiste, Pim Fortuyn, et du polémiste Theo Van Gogh. À écouter ses électeurs et sympathisants, le musulman est au mieux un profiteur, au pire un ennemi. Rayaa, une jeune Marocaine qui sert dans un restaurant branché du quartier, s’en émeut : « On donne une image de la majorité des musulmans qui ne correspond qu’à une minorité. C’est dur d’être Marocain en Hollande aujourd’hui. »

OPA sur la lutte contre l’homophobie et l’antisémitisme

Plus d’un Néerlandais sur six a voté Wilders en juin dernier. Populiste atypique, Wilders accuse l’islam d’intolérance vis-à-vis des homosexuels et des juifs. Et il ratisse aussi dans ces communautés, explique Laurent Chambon, chercheur sur la diversité, ancien élu local travailliste de l’arrondissement d’Albert Cuyp et homosexuel engagé : « Les chiffres des violences physiques ou verbales montrent que les trois quarts sont de l’antisémitisme ou de l’homophobie, dont à peu près les deux tiers sont le fait de jeunes d’origine marocaine, et le tiers restant de l’extrême droite blanche. Donc Wilders a un point quand il attaque là-dessus. Il a fait une OPA sur la lutte contre l’homophobie et l’antisémitisme. »

Pour Paul Scheffer, Wilders profite du vide laissé par les partis traditionnels en panne d’idées face à la mondialisation et à la chute des frontières. Mais son ascension est aussi le signe d’une normalisation, d’un bas-les-masques des Pays-Bas : « On se croyait très tolérants, cosmopolites, une exception en Europe. Les problèmes d’identité nationale étaient réservés aux autres. On voit maintenant que les Pays-Bas ne sont pas différents de l’Autriche ou de la France. Et je me demande si dans dix ans, on verra cette époque comme une période de transition, ou comme le début du déclin des normes de civilisation et de démocratie. Je ne peux pas exclure qu’on vive une érosion démocratique beaucoup plus profonde qu’on ne le croit. »

Source pour le moins manquant d’objectivité: http://tinyurl.com/28k2f3n