Francaisdefrance's Blog

02/03/2012

Algérie: les islamistes ont disparu dans les médias…

Profitons en…

.

Ne vous réjouissez pas si vite! C’est le mot « islamiste » qui est désormais interdit d’utiliser pour les journalistes radio ou TV d’Algérie… C’est la nouvelle liberté d’expression issue des printemps arabes.

Mais ne vous leurrez pas; ça va venir bientôt chez nous…

FDF

.

Il avait dit « le mot »…

.

Algérie : pour les médias publics, il n’y a plus « d’islamistes »!

Si vous êtes journaliste à la radio ou à la télévision algérienne, gardez-vous bien d’user du vocable « islamiste » pour désigner les partis politiques de cette mouvance. Des instructions verbales, datant du samedi 25 février dernier et transmises aux rédactions des médias audio-visuels par les nouveaux directeurs généraux de la radio et de la télévision, interdisent l’usage du terme « islamiste » à l’antenne.

Ce sont les directeurs qui ont eu à instruire, lors des briefings, des nouvelles mœurs langagières au Boulevard des Martyrs, le siège de la télévision et de la radio.

« On nous a demandé de ne plus parler de mouvance islamiste. Si notre compte-rendu ou reportage se rapporte à un parti islamiste, la recommandation nous a été faite de citer le parti sans dire son obédience », témoigne à DNA un journaliste de la radio chaine III.

Ce journaliste qui parle sous la confidence de peur de représailles dit ignorer les motifs de cette censure d’un genre nouveau.

« Je ne comprends pas pourquoi il nous faudra à nous journalistes de la radio de taire l’obédience islamiste des partis comme le MSP, El Islah, Ennahda ou encore le FJD alors que ces partis ne ratent aucune occasion de s’en réclamer ! », s’exclame notre confrère.

L’instruction, émise en briefing sans aucune autre forme d’explication ou de justification, est, telle une consigne ferme, transmise de brigade en brigade, sans instruction écrite.

Certains journalistes, dispensés des briefings matinaux, découvriront, ahuris, cette recommandation au moment ou ils s’apprêtent à entrer en studio.

Aussi, lors des journaux parlés et autres flashs de la journée durant laquelle le MSP, El ISlah et Ennahda ont confirmé leur alliance électorale, les journalistes se sont abstenus d’évoquer le terme « alliance islamique », mais plutôt une alliance électorale entre le MSP, El Islah et Ennahda.

L’islamisme fait-il si peur ou point de ne pas le désigner par ce qu’il est ? On ne sait quels soucis rongent les esprits des concepteurs de cette « douce censure » pour ainsi décider de bannir d’antenne le vocable islamiste.

Nous avons tenté de joindre la direction de l’information de l’ENTV à cinq reprises depuis la matinée du jeudi pour obtenir confirmation ou démenti, mais ni le directeur ni les rédacteurs en chef ne sont en mesure de répondre à nos sollicitations.

« Ils sont en réunion jusqu’à 18 heures », affirme au téléphone l’assistante de la direction de l’information. Auparavant, celle-ci à qui nous avions laissé nos coordonnées pour être éventuellement rappelés indiquait que les responsables étaient sortis pour déjeuner.

Mehdi Benslimane avec Farid Alilat

dna-algerie.com

Merci à Henri…

27/12/2011

Révolutions arabes: islamistes: 1 Démocratie:0…

Abdelilah Benkirane, le visage de la haine..
.
Ce mec me donne des nausées. Et ça ne vient pas des retombées du réveillon de Noël.
Prochaine étape: l’Occident! Soyons prêts à les recevoir dignement… Nous ne pouvons laisser l’hiver arabe atteindre l’Europe!
FDF
.

À la faveur de leurs succès électoraux du Maroc à l’Égypte, ils vont diriger des gouvernements.

D’Alexandrie à Tanger, une vague islamiste submerge l’Afrique du Nord. Après la victoire d’Ennahda en Tunisie et le succès du Parti de la justice et du développement (PJD) au Maroc, les formations se réclamant de l’islam triomphent en Égypte. Le phénomèxne était attendu. L’ouverture des vannes démocratiques a libéré un mouvement qui était, jusqu’au printemps arabe, cadenassé. Mais son ampleur dérange. Les islamistes sont majoritaires en Égypte, un pays qui a toujours joué un rôle d’incubateur dans le monde arabe. Deux électeurs sur trois ont voté pour leurs candidats. Si les Frères musulmans tiennent le haut du pavé, ils devront d’une manière ou d’une autre composer avec les salafistes d’al-Nour, ces ultra-orthodoxes qui rêvent d’instaurer un État théocratique régi par la charia. Alors que les Frères tentent de rassurer laïques et chrétiens, les salafistes font savoir haut et fort qu’ils feraient bien du Caire un nouveau Kaboul taliban.

Transnational, le mouvement des Frères musulmans déborde sur la Libye en irriguant Benghazi, la ville d’où est partie la révolte contre Kadhafi. Il apparaît, ici aussi, comme une force qui, sur les décombres de la dictature, présente un visage plutôt modéré.

Attentisme en Algérie 

Structuré et présent sur le terrain, ce courant s’est ancré dans une société profondément conservatrice pratiquant un islam coutumier aux antipodes du djihadisme. Il devra composer dans sa course vers le pouvoir avec des facteurs régionaux, tribaux et personnels qui ont pris le pas sur les idéologies.

En Algérie, l’autre superpuissance pétrolière de la région, l’attentisme est de mise. Le régime en place depuis cinquante ans se sent pris dans un étau. Usé par la maladie, le président Bouteflika a lancé de timides réformes. Les islamo-conservateurs du Mouvement de la société pour la paix (MSP), qui ont depuis plus de dix ans des ministres au gouvernement, pourraient voir leur participation revue à la hausse après les législatives prévues en mai prochain. Mais le poids véritable des islamistes indépendants laminés par l’armée dans les années 1990 reste une énigme. Attentifs, les Algériens observent les expériences en cours chez leurs voisins avant de rejoindre une improbable «Union du Maghreb islamique».

Moins dogmatiques que les Frères musulmans égyptiens, les dirigeants tunisiens d’Ennahda et marocains du Parti de la justice et du développement (PJD) n’ont pas les moyens de gouverner seuls. Ils vont devoir s’allier avec des partis éloignés de leur mode de pensée, vont être confrontés avec la crise sociale aux principes de réalité et sont contraints de composer avec une société sécularisée, en Tunisie, et avec le roi, au Maroc. Leurs adversaires tablent sur une érosion qui devrait prendre des formes différentes selon les pays et les hommes. Ils se fient non plus aux saisons -qu’il s’agisse du printemps ou de l’automne arabe- mais aux années pour que les tendances s’inversent.

Source: http://www.lefigaro.fr/