Francaisdefrance's Blog

24/03/2011

Dépenses somptueuses d’internet dans nos ministères…

Bel exemple, encore…
FDF

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Les dépenses de communication des sites Internet des ministères


Au cours de l’année 2010, le député (UMP) de la Haute-Savoie, Lionel Tardy a interrogé chaque ministère pour connaître les dépenses de communication pour leur site Internet en 2009.

Voici les montants pour certains ministères.

Premier ministre. Total annoncé : 1,035 million

« Les services du Premier ministre sur Internet ont, pour l’essentiel, été assurées par le service d’information du gouvernement (SIG), la direction des Journaux officiels (DJO) et la direction de la Documentation française (DDF). »

  • 88 000 euros pour le référencement et 12 000 euros pour la promotion (via E-regie, la régie Internet du SIG) de gouvernement.fr
  • 242 000 euros pour le référencement de pandemie-grippale.gouv.fr
  • 69 000 euros référencement de journalofficiel.gouv.fr, Legifrance.gouv.fr, boamp.fr, bodacc.fr, circulaires.gouv.fr, info-financière.fr, Ladocumentationfrançaise.fr, service-public.fr, vie-publique.fr et formation-publique.fr
  • 55 000 euros en campagnes de pub pour Boamp.fr
  • 335 000 euros pour bodacc.fr (promotion presse écrite et web).
  • 6 000 euros en pubs lors de la participation de la DDF à des salons
  • 228 000 euros pour Service-public.fr (pubs radio)

Éducation nationale. Total annoncé : 1 244 386,17 euros

434 064,03 EUR (TTC) pour l’achat de mots clés, l’achat de bannières web ainsi que pour les reportages et entretiens vidéo mis en ligne sur la WebTV et la chaîne Dailymotion du ministère. Selon le ministère, près de 2,5 millions d’internautes par mois visitent le site Education.gouv.fr.

Écologie.Total annoncé : 102 842 euros

102 842 euros pour la refonte du site www.développement-durable.gouv.fr initiée en 2008.

Défense.Total annoncé : 380 000 euros

320 000 euros en fonctionnement, hébergement, maintenance et animation de defense.gouv.fr (près de 860 000 visites par mois en 2009). 60 000 euros en achats de mots-clés.

Alimentation, agriculture et pêche.Total annoncé : 137 513,80 euros

91 134 euros pour la mise en ligne des vidéos de la web TV du ministère. 18 489 euros pour l’hébergement du site Parlonsagriculture. 4 829,52 euros pour la formation des services départementaux au développement des sites Internet et intranet du ministère. 5 239,48 euros dépôt de noms de domaine. 17 820,40 euros pour une cartographie du web « alimentation/agriculture/pêche ».

En additionnant ces montants on obtient 137 512,40 euros et non 137 513,80 comme annoncé par le ministère. La différence est minime certes mais ô combien significative…

Jean-Baptiste Leon

Voir également France.fr : une pub à 500 000 euros

Source : Le Livre noir des gaspillages de l’argent public 2011

D’après: http://tinyurl.com/63re9r6

28/08/2010

Déchéance de nationalité : l’élephant va accoucher d’une souris…

L’Etat va montrer les dents; émoussées. Il ne faudra pas s’attendre à des miracles… Il ne faut pas froisser certaines « susceptibilités »… Si ti vois c’ke vi dir…
FDF

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Déchéance de nationalité : les propositions d’amendements

28/08/2010

Crédit photo : Sébastien SORIANO, Richard VIALERON / Le Figaro

Photos : Sébastien SORIANO, Richard VIALERON / Le Figaro

Le Figaro s’est procuré les propositions d’amendements sur les modification des conditions de déchéance de la nationalité émanant des ministères de l’Immigration, de l’Intérieur et de la Justice. L’Élysée doit arbitrer dans les prochains jours.

C’est la guerre des ministères autour de la déchéance de nationalité. Éminemment symbolique, polémique aussi, le thème lancé par Brice Hortefeux, lors de son bras de fer avec le polygame présumé de Nantes Lies Hebbadj, aiguise les luttes d’influence.

Officiellement, la modification des conditions de déchéance est entre les mains du ministre de l’Immigration, de l’Intégration et de l’Identité nationale, Éric Besson. Mais le ministre de l’Intérieur tente de s’approprier le thème. Tandis que la Justice entend également garder la main sur un sujet qui touche au code civil.

«Esprit du discours de Grenoble»

L’Élysée doit maintenant trancher entre trois propositions: Éric Besson propose d’ajouter l’alinéa suivant à l’article 25 du Code civil qui prévoit les conditions de déchéance de nationalité: «Celui qui a été condamné à 8 (ou 10 ans, c’est encore en discussion) en France ou à l’étranger pour un acte qualifié de crime par la loi française et commis en particulier contre une personne dépositaire de l’autorité publique». Car, explique un conseiller,«les cas de déchéance doivent être réservés aux atteintes à l’autorité de l’État, à l’intégrité de la Nation». Et d’insister: «Nous sommes restés dans l’esprit du discours de Grenoble du président Sarkozy qui ne mentionnait pas les cas de polygamie mais bien les atteintes contre les policiers ou toute personne dépositaire de l’autorité de l’État».

Proposition de la Justice plus juridique.

Le ministère de la Justice a également rédigé une proposition dans le même esprit mais plus concise et juridique: à l’article 25, il est ajouté un cinquièmement et un sixièmement ainsi rédigé: «S’il a été condamné pour un acte qualifié de crime prévu et réprimé par le 4e des articles suivant 221-4 et 222- 8 du code pénal». Ces deux articles prévoient que «le meurtre est puni de la réclusion criminelle à perpétuité lorsqu’il est commis «sur un magistrat, un juré, un avocat, un officier public ou ministériel, un militaire de la gendarmerie nationale, un fonctionnaire de la police nationale, des douanes, de l’administration pénitentiaire ou toute autre personne dépositaire de l’autorité publique, un sapeur-pompier professionnel ou volontaire, un gardien assermenté d’immeubles ou de groupes d’immeubles ou un agent exerçant pour le compte d’un bailleur des fonctions de gardiennage ou de surveillance des immeubles à usage d’habitation (…) dans l’exercice ou du fait de ses fonctions, lorsque la qualité de la victime est apparente ou connue de l’auteur». La déchéance pourrait aussi concerner les auteurs de «violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner» d’une personne dépositiaire de l’autorité publique.

«Délit de polygamie de fait»

Le ministère de l’Intérieur tient lui à faire de la polygamie un motif de déchéance. Brice Hortefeux l’a maintes fois répété cet été. Le ministère mêle polygamie de fait et fraudes aux prestations sociales. Elle serait alors punie de cinq ans de prison et ouvrirait la possibilité d’une déchéance de nationalité pour les Français récemment naturalisés qui s’y adonneraient. Le ministre propose de créer un «délit de polygamie de fait, escroquerie, abus de faiblesse». «Le fait pour une personne engagée dans les liens du mariage, de tirer profit ou de partager le produit, de manière habituelle, de prestations sociales indûment perçues, à la suite de déclarations inexactes ou incomplètes par un tiers avec lequel il a contracté une union de fait, caractérisée par une vie commune présentant un caractère de stabilité et de continuité est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende».

Jugé instable juridiquement par les autres ministères, la proposition a, semble-t-il, peu de chance d’aboutir. «Si l’on criminalise la fraude aux allocations familiales, qu’en sera-t-il de la fraude fiscale…les prisons vont se remplir», ironisent certains conseillers. Car le Conseil constitutionnel réserve la déchéance de nationalité, «au cas les plus graves». Autrement, il considère que tous les Français, naturalisés ou pas, doivent être égaux devant la loi. L’Élysée devrait arbitrer dans les prochains jours.

Source: http://tinyurl.com/3yagktn