Francaisdefrance's Blog

09/07/2011

Le terrifiant bilan de l’une des promesses phare du candidat Sarkozy de 2007…

« Une République irréprochable« , promettait Sarközy.

A moins d’un an des présidentielles en France, le bilan Sarközien est vite épluché. Ce qui suit devrait faire réfléchir le peuple de France… Et lui permettre de ne pas pas se laisser prendre au piège une nouvelle fois…Mais ce n’est pas une raison pour voter socialo-momo. Vous devinez ce qui reste?

FDF

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Les 36 scandales de la République irréprochable…

À la lecture de cette liste on constate d’une part que les condamnations judiciaires restent relativement rares (les ministres qui n’ont pas été condamnés restent donc officiellement innocents des faits évoqués par la presse) ; par ailleurs, on note que les rares condamnations ? inscrites au casier judiciaire – n’empêchent pas ceux qui en ont fait l’objet d’accéder à des postes de pouvoir.

Diké

Lu Kabylie.net

A l’heure où l’homme est à nouveau candidat et use de tous les artifices pour sa survie à l’Elysée, voici une liste, qui s’allongera encore d’ici le 6 mai 2012, de ces affaires qui polluent la Sarkofrance depuis plus de 4 ans.

Certaines affaires ne datent pas d’hier (cf. 23, 24 et 27), mais leurs auteurs ont été promus sous Nicolas Sarkozy pour des raisons de politique interne à l’UMP.

Depuis 2007, les médias nous informent régulièrement d’affaires ou de possibles scandales impliquant des ministres des gouvernements Fillon, sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Bien sûr, la plupart de ces informations n’ont pas été suivies de condamnations judiciaires et pourraient faire l’objet d’attaques en diffamation si nous n’étions pas prudents quant aux termes employés pour les rappeler.

Cependant, à moins d’un an de la prochaine élection présidentielle, il importe de garder à l’esprit tous ces scandales de la « République irréprochable » prônée par Nicolas Sarkozy, qu’ils soient avérés ou simplement dénoncés par les médias.

1. En pleine révolution tunisienne, Michèle Alliot-Marie propose le 11 janvier 2011 à l’Assemblée nationale que « le savoir-faire de nos forces de sécurité, qui est reconnu dans le monde entier, permette de régler des situations sécuritaires de ce type ». La livraison de grenades lacrymogènes aurait finalement été annulée par la ministre le 18 janvier 2011, soit quatre jours après la fuite de Ben Ali.

2. Mais Le Canard enchaîné révèle aussi que Michèle Alliot-Marie a passé ses vacances de fin d’année en Tunisie, alors que les Tunisiens avaient déjà commencé leur révolution. Michèle Alliot-Marie, son compagnon Patrick Ollier, et ses parents auraient effectué deux trajets dans le jet privé d’ Aziz Miled, un homme d’affaires qui aurait été proche de la famille Ben Ali-Trabelsi. Il aurait même été question d’une transaction immobilière en Tunisie. Mediapart a ajouté que Michèle Alliot-Marie se serait également entretenue au téléphone avec « le président en fuite » pendant ses vacances. Elle a finalement démissionné.

3. L’affaire Visionex concerne une société qui aurait proposé à des cafetiers l’achat de bornes internet qui, selon l’accusation, seraient en fait des machines à sous permettant des paris clandestins. Une enquête pour infraction à la législation sur les jeux de hasard a été ouverte. Mais le 6 octobre dernier, Le Canard enchaîné a révélé que lors d’une perquisition effectuée chez David Sénat (mis en examen le 1er octobre 2010) les policiers de la brigade de répression du banditisme auraient trouvé une lettre écrite en juillet 2008 par Michèle Alliot-Marie, annotée par Rachida Dati, alors ministre de la Justice, pour demander de « clôturer les investigations dans le cadre de la commission rogatoire, car la bonne foi a été prouvée ». Or, l’enquête impliquait le fils de l’ancien garde des Sceaux Albin Chalandon, Fabien Chalandon, mis en examen le 20 mai 2010. Rachida Dati a dit qu’il s’agissait d’une déclaration mensongère et qu’elle envisageait de porter plainte.

4. D’après Le Canard Enchaîné, deux frères de Fadela Amara auraient occupé son logement de fonction de 120 m² (trois pièces, un bureau, deux salles de bains et un cuisinier à disposition) à Paris pendant plusieurs semaines, un hébergement de ses proches aux frais de la République.

5 . Le Canard enchaîné a révélé que Christian Blanc a fait acheter sur le budget de son secrétariat d’État pour 12.000 € de cigares en dix mois. Il aurait remboursé 3.500 euros correspondant, selon ses dires, à sa « consommation personnelle », avant de rembourser la totalité de la dépense…

6. Le Canard enchaîné a révélé en juin 2010 que Jeannette Bougrab avait fait doubler son indemnité de présidente de la HALDE (de 6.900 à 14.000 euros mensuels). Après qu’elle ait déposé plainte pour diffamation, le tribunal correctionnel de Paris l’a déboutée soulignant que l’enquête du Canard enchaîné était sérieuse et que les chiffres déclarés étaient « tout sauf fantaisistes ».

7. La mission sur la mondialisation confiée à Christine Boutin par l’Élysée. L’ex-ministre était rémunérée 9.500 euros par mois pour cette mission (dont certains professionnels jugeaient qu’elle ne présentait qu’un intérêt mesuré), auxquels elle a ensuite renoncé, et qu’elle cumulait avec sa retraite mensuelle de députée et de conseillère générale.

8. Nous connaissons les positions de Christine Boutin sur l’homosexualité, dans son livre Le Mariage des homosexuels (paru en 1998), Christine Boutin pose la question : « où placera-t-on la frontière, pour un enfant adopté, entre l’homosexualité et la pédophilie ? ». Mais n’oublions pas l’opposition de Luc Châtel à la diffusion du court-métrage d’animation « Le Baiser de la lune » dans les écoles, destiné à la prévention contre l’homophobie, et la manière dont Valérie Pécresse aurait poussé Roger Karoutchi à faire son « coming-out » lors de l’investiture UMP pour les élections régionales en Ile-de-France, en sous-entendant qu’un chef de région était d’abord un chef de famille, ce que M. Karoutchi ne pouvait pas être… Enfin, notons que l’actuel ministre de la Défense et des anciens combattants, Gérard Longuet, aurait fait un rapprochement entre homosexualité et pédophilie, en juillet 2008, au Sénat. Il ne souvient pas avoir tenu ces propos.

9. Marc Robert, procureur de la République de Riom depuis 2000, a été muté (en 2009) car il aurait critiqué la réforme de la carte judiciaire conduite par Rachida Dati, un procédé appelé « promotion-sanction ». Or, le 30 décembre 2010 le Conseil d ?État a annulé le décret de mutation de Marc Robert (qui avait déjà été muté à Paris) au motif qu’elle était irrégulière. Il est à nouveau Procureur de la République de Riom depuis le 30 mars 2011.

10. Le Canard enchaîné a révélé que Christian Estrosi aurait annulé les réservations d’un vol régulier d’Air France qui aurait dû le conduire , lui et une délégation d’élus et de journalistes, à Washington. Il aurait fait louer à la place un Falcon 900 car les horaires du vol d’Air France ne lui auraient pas permis d’assister à un cocktail organisé à l’Élysée. Le Canard enchaîné a indiqué que ce changement de programme a coûté la somme de 138.000 euros à l’État. Christian Estrosi a présenté ses excuses.

11. Le Canard enchaîné a également révélé que Christian Estrosi aurait occupé deux logements de fonction : un appartement à Bercy et un un hôtel particulier parisien de 2.900 m² (avec cuisinier) appartenant à la République, et que sa fille aurait occupé. Il a invité la presse à se rendre dans ce logement, pour s’expliquer sur cette information…

12. Le Canard enchaîné a pointé du doigt l’économe Pénélope Fillon qui aurait utilisé un jet privé pour se rendre à Roscoff (Manche) où avait lieu le baptême d’un navire de la flottille des Britanny Ferries qui fait le lien entre la France et l’Angleterre. Coût du vol : 10.000 euros. Elle n’aurait pas voulu prendre le TGV, dont le coût n’aurait été que de 130 euros aller-retour.

13. Fin septembre 2008, François Fillon et sa famille étaient sur le trajet retour d’un « week-end privé » dans la Sarthe quand un avion de tourisme aurait frôlé l’avion du Premier ministre. Problème : les coûteux avions de la République doivent être utilisés dans un cadre strictement professionnel… Le Premier ministre semble avoir pour habitude de se rendre dans son château de la Sarthe en Falcon, alors que cette résidence est à 1h20 de Paris en TGV.

14. Le Canard enchaîné a révélé que le Premier ministre et sa famille auraient séjourné à titre privé, lors des fêtes de fin d’année 2010, en Égypte dans des hôtels luxueux d’Assouan. Ils auraient été invités par Hosni Moubarak, président déchu suite à la révolution égyptienne.

15. Lors de ses vacances italiennes (en Toscane), François Fillon aurait obtenu le prêt d’une Ferrari bleue pour la journée, et ce gratuitement, auprès du patron de la marque (Charlie Hebdo).

16. Une femme qui se trouvait à moto sur la rocade de Rennes, le 19 mai 2009, a été doublée par un 4×4 avec quatre jeunes à bord, dont le conducteur était le fils de François Fillon, Edouard Fillon. Ceux-ci se sont amusés « à la coller », suffisamment pour que la moto soit rayée à l’arrière, puis ont pris la fuite. Elle a indiqué : « J’ai vraiment eu la trouille de ma vie, Il y avait deux jeunes hommes à l’avant. Ils m’ont collée. Moi, je roulais en appui contre la voiture. Un moment, ils ont ralenti. J’ai accéléré. Ils sont restés derrière moi quelques instants avant de me dépasser à nouveau. Là, j’ai eu droit à diverses insultes. » (JDD) Le lendemain, elle a déposé plainte au commissariat de Rennes avec le numéro d’immatriculation du véhicule qu’elle avait relevé. Le fils de François Fillon mis en cause n’a fait l’objet que d’un rappel à la loi, le 16 septembre, par un délégué du procureur.

17. Le 28 février 2011, le site internet Lesinrocks.com révèle que Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, a passé les fêtes de fin d’année en Libye.

18. Brice Hortefeux est condamné le 4 juin 2010 par le tribunal correctionnel de Paris à 750 euros d’amende pour injure non publique envers un groupe de personnes à raison de leur origine, à 2.000 euros de dommages-intérêts à payer au MRAP, et à la publication d’un communiqué de presse compte tenu de « l’effet délétère sur le lien social d’un tel propos, quand il est tenu par un responsable de si haut niveau ». La phrase incriminée, visant un jeune homme d’origine maghrébine, était la suivante : « Quand y’en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes. ».

19. Brice Hortefeux a également été condamné le 17 décembre 2010 par le tribunal de grande instance de Paris pour atteinte à la présomption d’innocence de David Sénat, ancien conseiller de Michèle Alliot-Marie, devant lui verser un euro de dommages-intérêts. Il avait laissé entendre que David Sénat était à l’origine de fuites au journal Le Monde dans l’affaire Woerth-Bettencourt. Il a fait appel des deux condamnations.

20. Alain Joyandet a fait louer un jet privé pour 116.500 € afin de se rendre en Martinique, où il devait participer à une conférence internationale.

21. Le Canard enchaîné a par ailleurs révélé que le même Alain Joyandet aurait bénéficié d’un permis de construire illégal pour l’agrandissement de sa villa dans le Var. Le ministre a ensuite renoncé à ce permis de construire…

22. Le Canard enchaîné, en 1995, a révélé un document interne de la Ville de Paris, signé de la main d’Alain Juppé, donnant ordre à ses services de diminuer le loyer de son fils Laurent Juppé qui habitait un appartement de 189 m² appartenant à la Ville de Paris (rue Jacob, dans le 6ème arrondissement, commune la plus chère de France). Des travaux, pour un montant de plusieurs millions de francs, effectués aux frais des contribuables, y ont par ailleurs été effectués. Une plainte pour « prise illégale d’intérêts » a été déposée par l’Association des contribuables parisiens créée ad hoc par Arnaud Montebourg. Une information judiciaire a été ouverte par le procureur de la République de Paris, Bruno Cotte, qui a considéré que le délit de « prise illégale d’intérêts » était établi. Il a annoncé cependant son intention de classer le dossier si Alain Juppé quittait cet appartement. Le procureur général près la cour d’appel de Paris, Jean-François Burgelin, a publié alors un communiqué, approuvé par le ministère de la Justice, affirmant que l’infraction n’était pas constituée et qu’elle était de toute façon prescrite. Cependant, la décision de classement a imposé à Alain Juppé de déménager. Le 28 août 1995, le Garde des Sceaux, Jacques Toubon, a ordonné à Bruno Cotte de quitter le parquet de Paris (Blog de Laurent Remise)…

23. Dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, Alain Juppé a été le 1er décembre 2004 condamné à quatorze mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité par la cour d’appel de Paris. Il avait été d’abord condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre, le 30 janvier 2004, à dix-huit mois de prison avec sursis et dix ans d’inéligibilité.

24. Scandale sur fond de Françafrique et de conflits d’intérêts. En 2009, Pierre Péan, dans son livreLe Monde selon K a révélé que Bernard Kouchner avait eu des activités de conseil auprès des autorités du Gabon (république où l’alternance politique est inexistante) et de la République du Congo (où les élections sont marquées par nombre d’irrégularités) dans le cadre de la réforme du secteur de la santé de ces deux pays. Bernard Kouchner serait aussi intervenu dans le recouvrement de factures pour deux sociétés de conseil, Africa Steps et Imeda, alors même qu’il était ministre des Affaires étrangères de Nicolas Sarkozy.

25. Le 10 mai 2011, le procureur général de la Cour de cassation, Jean-Louis Nadal, a demandé une enquête pour « abus d’autorité » contre Christine Lagarde dans l’affaire de l’arbitrage privé ayant débouché sur l’attribution de plusieurs centaines de millions d’euros à Bernard Tapie en 2008. Mais le procureur ferait une erreur factuelle en affirmant que Christine Lagarde aurait décidé d’un arbitrage en mai 2007, puisqu’elle était à l’époque ministre de l’Agriculture et non des Finances, poste qu’elle occupera à partir du 19 juin 2007. Ce serait Jean-Louis Borloo, ministre de l’Economie, des finances et de l’emploi du 18 mai au 19 juin 2007 qui devrait donc être visé. Nous précisons que Jean-Louis Borloo a été l’avocat de Bernard Tapie mais qu’il serait aussi un ami très proche. Une enquête préliminaire sur d’éventuels « abus de pouvoirs sociaux » dans l’affaire Lagarde-Tapie vient d’être ouverte. Elle vise les décisions prises par des hauts fonctionnaires (Jean-François Rocchi et Bernard Scemana), qui auraient dissimulé des éléments de la procédure d’arbitrage et ajouté dans le projet d’arbitrage la notion de préjudice moral (chiffrée à 45 millions d’euros pour les époux Tapie). La Cour de justice de la République a mis en délibéré au 8 juillet sa décision sur une éventuelle ouverture d ?enquête contre Christine Lagarde.

26. Très récemment, Mme Lagarde a déclaré sa candidature à la direction du Fonds Monétaire International (FMI), pour succéder à Dominique Strauss-Kahn, inculpé par la justice américaine. Obtenir ce poste nécessite de mener une campagne d’auto-publicité dans le monde entier. Or, comme l’ont pointé de nombreux journaux, non seulement Christine Lagarde consacre du temps (théoriquement dédié à son poste de ministre de l’Économie) mais aussi de l’argent public à cette cause. Le 16 juin 2011, l’Expansion avançait le chiffre de 150.000 euros pour le coût en argent public de cette campagne pour un poste pourtant privé. Mme Lagarde, qui touchera 35.000 euros par mois si elle devient directrice générale du FMI, continue de percevoir pendant sa campagne son salaire de ministre : plus de 20.000 euros par mois.

27. Gérard Longuet est connu pour différentes affaires judiciaires pour lesquelles il n’a jamais été condamné. Ainsi, il a été mis en examen en 1995 dans l’enquête sur le financement occulte du Parti républicain mais il a bénéficié d’un non-lieu le 8 mars 2010, en partie grâce à la loi d’amnistie de 1990 sur les financements politiques. Dans une affaire concernant la construction de sa villa de Saint-Tropez où il est accusé de « recel d’abus de crédit », le ministre est relaxé en première instance, puis par la cour d’appel de Paris en 1998. Il a également été mis en garde à vue en mai 2001, pour recel de corruption dans l’affaire des marchés publics d’Île-de-France mais il est relaxé en 2005.

28. En 2010, Gérard Longuet s’oppose à la nomination de Malek Boutih à la tête de la HALDE car il considère qu’« il vaut mieux que ce soit le corps français traditionnel qui se sente responsable de l’accueil de tous nos compatriotes », excluant ainsi M. Boutih d’un « corps français traditionnel » supposé.

29. Le quotidien La République du centre a révélé qu’Olivier Marleix, conseiller technique du président de la République et fils de l’ancien ministre Alain Marleix, circulait à bord d’une voiture du parc automobile de l’Élysée lorsqu’il a été arrêté par les gendarmes pour avoir circulé à 119 km/h au lieu des 70 autorisés. Il aurait fait valoir ses relations auprès des militaires et leur aurait comprendre qu’il serait « préférable de classer l’incident ». M. Marleix a démenti ; il a affirmé que le gendarme l’ayant reconnu en tant que Maire d’Anet, aurait spontanément renoncé à le verbaliser.

30. Le site Rue89 nous a informé qu’une employée de 36 ans du Printemps de Nancy aurait été licenciée suite à une altercation avec Nadine Morano. Dans un communiqué, Nadine Morano a réfuté être à l’origine de ce licenciement, qui aurait relevé selon elle de la seule appréciation de l’employeur… Mme Morano avait fait venir le directeur du magasin pour l’informer du comportement de cette employée… ce qui aurait entraîné son licenciement.

31. Patrick Ollier, compagnon de Michèle Alliot-Marie, ancien président de l’Assemblée nationale, ministre des relations avec le Parlement depuis le 14 novembre 2010 est aussi un ami de Mouammar Khadafi, et est à la tête du groupe d’amitié France-Libye à l’Assemblée nationale.

32. Le 22 juin 2011, Georges Tron est mis en examen pour « viols et agressions sexuelles en réunion » sur deux employées de sa Mairie de Draveil. Il est placé sous contrôle judiciaire.

33. La presse a en outre relayé les doutes des élus d’opposition de la ville de Draveil concernant la provenance des fonds qui auraient financé l’installation d’un cabinet de réflexologie de Georges Tron attenant à la mairie.

34. L’épouse d’Éric Woerth, ministre du Budget, aurait, selon les dires de Patrice de Maistre enregistrés par un majordome de Liliane Bettencourt, été engagée pour faire plaisir au ministre, au sein de la société Clymène chargée de gérer le patrimoine de la milliardaire héritière de L’Oréal. Florence Woerth a démissionné le 25 juin 2010 après des accusations de conflits d’intérêt concernant son mari. Le site internet de l’Express a de plus révélé qu’Éric Woerth avait remis la Légion d’honneur à Patrice de Maistre.

35. Éric Woerth a également été critiqué pour le cumul de ses fonctions ministérielles avec celle de trésorier de l’UMP. Or, selon l’ex-comptable de Liliane Bettencourt, Claie Thibout, 150.000 euros d’argent liquide, dépassant le plafond légal de 7.500 euros, auraient été remis à Éric Woerth par l’intermédiaire de Patrice de Maistre pour financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Le ministre a annoncé sa démission du poste de trésorier de l’UMP le 13 juillet 2010.

La presse s’est aussi étonnée du fait que bien que la 2e fortune de France ait admis elle-même avoir fraudé le fisc (elle a dit avoir remis de l’ordre dans ses comptes depuis), les services fiscaux, de leur côté, n’ont jamais posé aucune question à Mme Bettencourt sur le sujet…

36. Le Canard enchaîné et Marianne ont révélé qu’Éric Woerth avait autorisé, en mars 2010, la vente de gré à gré d’une parcelle de la forêt domaniale de Compiègne à un prix largement inférieur à celui du marché, à l’association privée Société des courses de Compiègne. Saisi par le procureur général de la Cour de cassation, Jean-Louis Nadal, la Commission des requêtes de la Cour de justice de la République a donné le 13 janvier 2011 un avis favorable à l’ouverture d’une enquête pour « prise illégale d’intérêts ».

À la lecture de cette liste on constate d’une part que les condamnations judiciaires restent relativement rares (les ministres qui n’ont pas été condamnés restent donc officiellement innocents des faits évoqués par la presse) ; par ailleurs, on note que les rares condamnations ? inscrites au casier judiciaire – n’empêchent pas ceux qui en ont fait l’objet d’accéder à des postes de pouvoir. »

Cet article, signé Diké, est un terrifiant bilan de l’une des promesses phare du candidat Sarkozy de 2007…

Diké

06/05/2011

La plainte de SOS Racisme contre des policiers fait « pschitt » !

Il y a des jours qui ne ressemblent pas aux autres; heureusement… Ce serait trop facile.

FDF

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Jeanne Smits revient sur une affaire impliquant des policiers :

« Sous la pression très médiatisée de SOS Racisme, le parquet d’Amiens a annoncé sa décision de faire appel de la condamnation, mardi, d’un brigadier-chef à 1 000 euros pour «incitation à la discrimination et à la haine raciales», et de la relaxe de ses quatre compagnons, pour des propos tenus lors d’une soirée arrosée dans un bar de la ville en février 2008. Les cinq hommes, trois policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) et deux bouchers de leur connaissance, fêtaient la naissance du fils d’un des policiers […] des témoins rapportent que les cinq hommes tendent le bras et trinquent aux cris de «Sieg Heil», non sans ajouter quelques injures «violemment racistes».

A l’époque, Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, avait condamné «avec la plus grande fermeté ces actes et propos intolérables». Trois ans plus tard, la quadruple relaxe et l’amende modeste font que judiciairement, l’affaire a fait «pschitt». Regrettable, l’attitude des policiers de la BAC un soir de «dégagement» émaillé de provocations stupides ? Evidemment. Mais on peut dire qu’ils ont «payé». Immédiatement suspendus de leurs fonctions, ils sont toujours, depuis lors, dans la même situation, avec un demi-salaire. […]

L’avocat du brigadier-chef, Me Jérôme Triomphe, nous a dit d’emblée le contexte de cette soirée du 1er février 2008. Les brigadiers sortaient d’une semaine d’émeutes ethniques dans les quartiers dits « sensibles » d’Amiens. Ils avaient été harcelés, insultés, traités comme des « keufs » par les voyous ethniques des zones de non-droit. Suit une instruction «totalement à charge», non sans des gardes à vue où arriveront des «aveux» – désavoués à l’audience en mars dernier – à la suite de pressions du genre : «Tes enfants seront placés à la DASS, tu ne les verras jamais plus.»

Au fil des mois, les cinq hommes seront accusés de tout. D’avoir rompu les conditions de leur contrôle judiciaire pour avoir pris contact les uns avec les autres, alors qu’il ne leur était nullement interdit de le faire. Jérôme Triomphe raconte que les policiers seront accusés d’avoir participé à un trafic de drogue – tout simplement parce qu’ils étaient sur les lieux d’un trafic, mais dans le cadre d’une enquête à laquelle ils participaient. On les accuse encore d’un vol de 90 litres de gasoil. Sur la foi du témoignage d’un couple de dealers, Monsieur et Mademoiselle, 35 condamnations à leur actif…

Les témoignages sont le point faible de l’affaire. Aucun de ceux apportés à l’origine ne concorde avec l’autre, rappelle Me Triomphe ; les témoins à charge ont été convaincus d’avoir menti. Mais qu’à cela ne tienne : on tentera de faire tomber les cinq prévenus pour «subornation de témoin» – parce qu’ils ont cherché des témoins de moralité. Et pour le coup, il y en a. Les trois policiers, la quarantaine déjà, sont appréciés, pas une fausse note n’obère leurs états de service, le brigadier-chef a été blessé vingt fois en service et vient d’être médaillé pour acte de courage et de dévouement. On est d’autant plus loin du portrait de la brute nazie que, raconte Me Triomphe, des dizaines de jeunes de banlieue sont prêts à dire qu’avec lui, tout était toujours «réglo». »

Source: http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2011/05/la-plainte-de-sos-racisme-contre-des-policiers-fait-pschitt.html

20/04/2011

Petit rappel au sujet des « artistes »…

Et voilà pourquoi les « sous-merdes » rappeurs continuent à cracher impunément sur la France… Ce sont des artistes… J’ai envie de vomir, soudainement…

Merci à celui qui m’a fait parvenir ces infos.

FDF

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Pourquoi les « autorités » ne réagissent-elles pas face aux insultes contre la France proférées par certains rappeurs, dont les « oeuvres » sont en vente partout?
Voici la réponse du ministre  « (ir)responsable » de l’époque (M.A.M.)  que révèle la pièce jointe: ignominie
« Il s’agit d’oeuvres de fiction se réclamant d’un caractère artistique »!
La preuve officielle ici:
Donc, laissons faire ces « artistes »…

06/02/2011

La montée de l’islam radical fait peur… C’est fait pour.

Il est de notre devoir d’arrêter ce massacre…

FDF

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Le djihad contre les Chrétiens est lancé.

 

L’essentiel de ce qui devait être dit sur l’attentat contre l’église des Saints à Alexandrie a été dit ici, par Ftouh Souhail. Comme il l’écrit, il y a de la barbarie et de l’incitation au meurtre dans l’islam. Je veux penser qu’un islam modéré peut réémerger, mais, depuis les temps mu’tazilites, cet islam là est profondément absent. Et ce qui se propage depuis plusieurs décennies a un visage meurtrier, totalitaire, ignoble, sanglant, bestial, qu’une grande masse silencieuse de musulmans se garde de contrer et de contredire.

J’attends une manifestation de musulmans sortant dans la rue, par dizaines de milliers, pour dénoncer ce qui ressemble de plus en plus, dans un nombre croissant de pays, à une volonté d’extermination, et qu’on ne me dise pas que ce genre de manifestation ne peut pas se faire parce que les musulmans ne manifestent pas : je me souviens des foules qui vociféraient leur haine d’Israël, et, quelquefois, des Juifs, lors des opérations israéliennes contre le Hamas à Gaza. Des dizaines de milliers de personnes en colère parce qu’on exerce des représailles envers une organisation d’assassins aux buts génocidaire, mais personne lorsque des innocents sont massacrés : dois-je dire que cela me semble lourd de sens. Dalil Boubakeur et le Conseil Français du Culte Musulman ont condamné, certes, mais en parlant de « terrorisme », et seulement de terrorisme, ils ont éludé la question, et Boubakeur, en ajoutant que ce qui est survenu ne doit pas « dresser les communautés les unes contre les autres » a procédé à une forme de renvoi dos à dos du bourreau et de la victime qui relève, au mieux, de l’aveuglement volontaire.

Cet aveuglement volontaire est aussi celui des dirigeants des grands pays occidentaux. Nicolas Sarkozy a laissé à Michèle Alliot-Marie le soin de s’occuper de ce dossier apparemment subalterne à ses yeux, et celle-ci a parlé d’une « réponse concertée à l’échelle européenne », ajoutant : « Il faut que nous agissions entre nous, que nous accueillions, que nous offrions à ceux qui se sentent menacés le droit d’asile, mais surtout que nous agissions pour que ces gens puissent rester chez eux ». Que voilà des paroles fortes ! Barack Obama a réussi à dénombrer des victimes chrétiennes et musulmanes dans un attentat commis par des Musulmans contre des Chrétiens : sans doute que s’il ne considérait pas qu’il y avait des victimes musulmanes, il n’aurait pas trouvé de raison de s’apitoyer. Et puisque les victimes musulmanes n’existaient pas, il lui a suffi de les inventer. Le pape a appelé les autorités du monde à « défendre les Chrétiens contre les abus et les intolérances religieuses », sans dire de quels abus et de quelles intolérances il s’agissait. La montée de l’islam radical fait peur, tellement peur qu’on n’ose plus utiliser le mot « islam » dans ce genre de contexte. La montée de l’islam radical fait si peur que nul, à de rares exceptions près, n’ose dire qu’il y a un problème immense au coeur de l’islam, et que ce problème ressemble de plus en plus à une bombe à fragmentation qui n’en finit pas d’exploser et face à laquelle, au nom du politiquement correct, qui, en l’occurrence, devient un islamiquement correct, on se contente de tous côtés de détourner le regard en espérant être épargné et en adoptant un geste de soumission.

Ce qui s’est passé à Alexandrie n’est pas une exception, et ce doit être rappelé. Cela vient quelques semaines après un acte ignoble et plus sanglant encore à Bagdad, après divers actes de harcèlement et des meurtres ayant touché les chrétiens au Nigeria, au Soudan, au Pakistan, dans les territoires contrôlés par l’Autorité Palestinienne que certains aiment tant en France. Cela relève de l’épuration religieuse, et parfois à de l’épuration ethnique. Cela relève du djihad, dont le coran dit qu’il est du devoir des musulmans de le mener s’ils entendent qu’Allah se montre « miséricordieux » envers eux.

Les organisations de défense des droits de l’homme, si promptes, comme les foules musulmanes, à vociférer haineusement contre Israël sont très timides sur ce genre de dossier et n’en traitent jamais comme d’un problème d’ensemble. Les Chrétiens sont persécutés aujourd’hui dans l’ensemble du monde musulman. Les Juifs ne le sont pas parce qu’ils ont déjà été persécutés avant, et qu’à de très rares exceptions près, les pays musulmans sont épurés de toute présence juive. Mais la moitié de la population juive du monde étant en Israël et Israël étant le seul Etat juif sur la planète, on rêve tout haut dans l’ensemble du monde musulman d’épurer le dar el-islam de l’Etat juif, quitte à ce que cela passe par une extermination de masse. Dans l’ensemble du monde musulman, des livres comme les protocoles des Sages de Sion et Mein Kampf circulent. Et ce n’est pas du tout un hasard.

L’Europe est faible, couchée aux trois quart, en état de décomposition intérieure accélérée. En réagissant comme elle le fait, elle entérine le djihad mené contre les Chrétiens du monde musulman. Elle reconnaît qu’elle tremble et qu’elle est pusillanime. Elle espère que sa pusillanimité et sa volonté de plus en plus affichée de lâcher Israël aux chiens lui permettra de survivre, fut-ce dans la servitude. Elle risque fort d’avoir la servitude : pour ce qui est de la survie, je ne me prononcerai pas. Mais j’ai des doutes.

Les Etats-Unis sont, dans un moment terrible, gouvernés par le pire Président de leur histoire, un homme qui en Egypte, à al-Azhar, lieu où se sont formés de nombreux djihadistes, est allé chanter les louanges de l’islam et traiter Israël d’Etat d’apartheid sans trouver un seul mot à dire sur les Coptes du pays ou sur le sort des Chrétiens en terre d’islam.

Les conditions sont réunies pour que d’autres massacres aient lieu, puis d’autres encore.

Et dans le monde musulman, on fera ce qu’on fait déjà de tous côtés depuis le massacre d’Alexandrie : on dira que c’est la faute des Juifs et d’Israël. Et on jurera de tuer tous les Juifs.

Dès lors que tuer des Chrétiens donne de bonnes raisons de tuer des Juifs et que le reste de la planète élève à peine une voix irrésolue, pourquoi se gêner ?

Guy Millière

18/01/2011

MAM et ses propos sur Ben Ali: la honte…

Et elle continue à nous prendre pour des cons, Michèle Alliot-Marie… Après ses propos sur la position de la France concernant Ben Ali le despote, pour le moins insultants pour le peuple de France, la voici qui essaye de se défendre en invoquant une « erreur » dans ses dires. C’est tout simplement « petit »; et ça ne réhausse pas l’image déjà fort ternie de notre patrie… Mais d’où sortent ces gens qui nous gouvernent et qui sont sensés nous représenter?

FDF

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MAM sur la Tunisie: « C’est le contraire de ce que je voulais dire »…

MAM sur la Tunisie: "C'est le contraire de ce que je voulais dire"
Même pas honte…

Auditionnée par les députés, la ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, s’est dite « scandalisée » par l’utilisation « malveillante » et déformée de ses propos sur la crise en Tunisie.

Ce mardi, l’audition de Michèle Alliot-Marie par les députés de la commission des Affaires étrangères a viré au dialogue de sourds. Ceux qui en attendaient des explications sur l’attitude de la France face à la crise tunisienne en ont été pour leurs frais.

Après un rapide exposé sur les derniers développements à Tunis, la ministre des Affaires étrangères a rappelé les trois défis qui attendent le nouveau gouvernement tunisien: rétablir l’ordre public, convaincre la population de sa crédibilité et préparer des élections libres. Concernant sa proposition de faire bénéficier les forces de l’ordre tunisiennes du savoir-faire français en matière de maintien de l’ordre, MAM s’est défendue bec et ongles. « Je suis scandalisée que certains aient voulu déformer mes propos, coupés et sortis de leur contexte, pour leur faire dire le contraire de ce que je voulais dire », a-t-elle indiqué, assurant ses interlocuteurs de sa « sensibilité aux souffrances du peuple tunisien ». Avant de redire qu’elle voulait simplement proposer de former les policiers tunisiens « à la gestion de foule sans utilisation disproportionnée de la force ».

Ces explications n’ont pas convaincu le socialiste Gaëtan Gorce. L’élu de la Nièvre a d’abord reproché au gouvernement français son « erreur d’appréciation » et sa « complaisance » vis-à-vis du régime de Ben Ali. « Vos propos, soit vous les regrettez, soit vous les assumez », lui a-t-il lancé, avant de critiquer l’absence dans ses déclarations du 11 janvier de « condamnation des violences » policières. Et d’ajouter: « Vos propos étaient déplacés, ils étaient choquants et ont normalement choqué« .

Le reste de la séance a vite ronronné. Si le communiste Lecoq a demandé à savoir « qui prend ses vacances où et dans quelles conditions », il s’est vite vu répliquer: « Et à Cuba? » Quant au centriste Hervé de Charette, il a demandé l’envoi d’une mission parlementaire pour « reprendre contact avec le peuple tunisien », avec qui le fil a été quelque peu perdu. « Avec le régime, on n’a jamais eu de mal… », a-t-il ajouté.

De son côté, Nicolas Dupont-Aignan râlait de ne pouvoir en tant que non-inscrit poser de question à la ministre. « C’est indigne de la démocratie« , pestait le président de Debout la république.

Quelques heures plus tard, c’est le Premier ministre lui-même qui prenait la défense de sa ministre des Affaires étrangères. A l’Assemblée, François Fillon a dit sa « confiance » à MAM et « regretté l’exploitation peu honnête » de ses propos.

Source: http://tinyurl.com/5wuo5n9

28/11/2010

Le quotidien algérien « Liberté » insulte sournoisement Jeannette Bougrab, fille de harki.

« Sournoisement »… Ca étonne quelqu’un ?

FDF

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On savait le quotidien algérien Liberté peu enclin à oublier les stéréotypes et les vérités assénées par ceux qui ne veulent pas que l’histoire s’écrive autrement qu’à coups de dogmes et de mythes . C’est ainsi que dans son édition du 18 novembre 2010, Ameur Ouali  publie un article intitulé  La relation Paris-Alger après le remaniement en France avec, pour sous-titre, L’indésirable Kouchner et « la fille du traitre » en faisant référence, bien sûr, à Jeannnette Bougrab, fille d’ancien harki.

Avec une certaine perfidie, Ameur Ouali, n’assume pas totalement  en se cachant derrière  les guillemets (sur le mode « ce n’est pas moi qui le dit, c’est les autres »).

Nous ne nous y trompons pas et conseillons à Ameur Ouali de se cultiver et de  lire par exemple les récents propos de Mohammed Harbi lors de son dernier passage à Alger (lire en ligne) ou de lire son article paru dans le journal Le Monde en 2003 : Dire enfin que la guerre est finie (lire en ligne).

On apprend, de plus (lire en ligne)  qu’Ameur Ouali a demandé et obtenu la nationalité française en 2003, six mois seulement après son arrivée sur le territoire français (alors qu’il est normalement nécessaire  d’avoir 5 ans de résidence sur le territoire) et qu’il a été aidé par Dahmane Abderhamane, ex-conseiller de Sarkozy à l’Elysée.  L’individu Amel Ouali, qui travaillerait également comme collaborateur de l’AFP,  n’a décidément honte de rien!  Monsieur Ouali, la soupe est bonne ?

Lire  l’article du quotidien Liberté ci-dessous ou sur le site du journal (lire en ligne)

Actualité (Jeudi 18 Novembre 2010)

LA RELATION ALGER-PARIS APRÈS LE REMANIEMENT EN FRANCE

L’indésirable Kouchner et “la fille du traître” !

Par : Ameur Ouali

Le président français, Nicolas Sarkozy, a effectué un remaniement de son gouvernement transformé en équipe de campagne électorale pour garder l’Élysée en 2012.

Ce changement, qui signe la fin de l’ouverture à gauche, est notamment marqué par le départ de Bernard Kouchner qui n’aura pas réussi à se faire inviter à Alger. L’ancien french doctor n’a pas manqué de faire des offres pressantes en ce sens. Mais ses déclarations sur la génération de Novembre l’ont rendu indésirable de ce côté de la Méditerranée. Ce n’est pas là le seul grief retenu contre lui. Il a fait peu cas du sort de Mohamed-Ziane Hasseni, le diplomate injustement pris dans les filets de la justice avant qu’il ne soit blanchi après deux ans de procédure dans le meurtre d’Ali Mécili. Membre du comité vérité sur l’assassinat de cet opposant, Bernard Kouchner s’est réfugié derrière le paravent d’une justice indépendante. Personne ne lui a jamais demandé de faire pression sur le juge d’instruction mais dans le même temps, il a affiché une incroyable déférence à l’égard de la Rwandaise Rose Kabuyé, directrice de protocole de son ami, le président Paul Kagamé.
Il est avéré aujourd’hui que l’arrestation en France de Mme Kabuyé, mise en cause dans le génocide de 1992, est le résultat d’un scénario écrit par Kouchner qui n’a jamais exprimé la moindre attention à l’égard de M. Hasseni. Cela sans compter son passé de pourfendeur de l’Algérie dans les années 1990.


Au Quai d’Orsay, il sera remplacé par Michèle Alliot-Marie, une chiraquienne pur jus qui n’a pas de contentieux avec l’Algérie. Ministre sans discontinuité depuis 2002, elle est passée de la Défense, à l’Intérieur, puis à la Justice avant d’atterrir aux Affaires étrangères. Dans chacun de ses postes, elle a effectué des visites en Algérie et y a tenu à chaque fois des propos apaisants.


Désormais à la tête de la diplomatie, il y a lieu de penser que cette ligne sera maintenue. Un bémol toutefois : Alliot-Marie n’a jamais eu la moindre velléité de s’affranchir de Nicolas Sarkozy. C’est un soldat discipliné qui ne s’écartera pas de la ligne de conduite fixée. Sa nomination est aussi le signe que la politique extérieure n’est pas la priorité de la fin du quinquennat.


Avec elle, la diplomatie française va continuer de se décider à Élysée sous la conduite du conseiller Jean-David Levitte et du secrétaire général Claude Guéant sur les dossiers concernant l’Afrique et le monde arabe. Les deux visites de M. Guéant à Alger où il a été reçu par le président Bouteflika et son Premier ministre sont un bon présage. Sur certains dossiers, comme le Sahara occidental, il ne faut pas s’attendre à une inflexion particulière.

Dans le gouvernement remanié, le dossier de l’immigration revient au ministère de l’Intérieur où Brice Hortefeux a été maintenu. C’est lui qui va poursuivre les négociations sur la révision de l’accord bilatéral de 1968 qu’Éric Besson souhaitait boucler avant la fin de cette année. Ces « négociations sont au point mort”, a assuré à Liberté un ministre français, précisant qu’elles “avancent bien avec le Maroc” alors qu’avec la Tunisie, elles se sont achevées avec la signature en juillet 2009 d’un accord sur la gestion des flux migratoires.

En visite à Paris fin août, Halim Benatallah a publiquement lancé un appel à contribution aux experts du droit des étrangers en France. Un incroyable aveu d’ignorance.  Accrochée à l’accord de 1968 qui accordait alors des privilèges aux Algériens, notre pays n’a pas pris conscience de l’évolution du droit positif qui est aujourd’hui bien plus avantageux.

Le remaniement est aussi marqué par le départ de Fadéla Amara, une fille d’ouvrier algérien qui a toujours affiché fièrement ses origines. La secrétaire d’État à la Politique de la ville, fondatrice de l’association “Ni putes ni soumises”, était en délicatesse avec François Fillon qu’elle appelle avec un certain mépris “le bourgeois de la Sarthe” (département de l’ouest de la France) qui ne comprend rien aux banlieues et est insensible, selon elle, aux souffrances des couches populaires.


Son éviction avec celle de Rama Yade bien après celle de Rachida Dati fait de Nora Berra la nouvelle figure de la diversité même si elle ne s’en réclame pas. Médecin, née à Lyon, Mme Berra est originaire de l’ouest algérien.

Le remaniement a aussi permis au président Sarkozy de promouvoir Jeannette Bougrab, fille de harki, au rang de secrétaire d’État. Juppéiste, Mme Bougrab présidait depuis peu la haute autorité de lutte contre les discriminations. En 2007, elle a essayé de se frotter au suffrage populaire lors des élections législatives. Elle en garde un souvenir amer. Dans sa circonscription de Barbès, on appelait à ne pas voter pour la “fille d’un traître”…