Francaisdefrance's Blog

20/11/2011

Meurtre d’Agnès: le coupable est encore un « sursitaire »…

C’est à la fois horrible et révoltant. Le meurtrier d’Agnès était encore un délinquant sexuel en sursis et en liberté. Malgré son jeune âge, cela ne l’a pas empêché de commettre ce crime écoeurant. On doit se poser la question, cette fois: combien de cas de ce genre existent encore ? Combien de délinquants sexuels sont en liberté (soi-disant surveillée) ?

Il y a un vaste problème, au niveau suivi judiciaire, là… Le meurtrier est mineur? Et alors? Au moment de son crime il était responsable. Aucune excuse!

A chaque fois qu’un malade sexuel récidive, c’est à ce moment là qu’on vient pleurer.

Pauvre gamine. Elle a du en baver avant de mourir…

Il y aurait des lois fermes à pondre et à appliquer dans ce domaine. Et une justice implacable et exemplaire…

FDF

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Le parquet de Clermont-Ferrand a annoncé la mise en examen pour assassinat et viol du lycéen suspecté du meurtre d’Agnès, la collégienne du Chambon-sur-Lignon dont le corps a été retrouvé calciné dans un bois. Selon le parquet, l’acte était prémédité et a été « extrêmement violent et brutal« .

Agnès a été  tuée « de façon extrêmement violente et brutale ». C’est avec cette terrible déclaration que le procureur de la République de Clermont-Ferrand a annoncé samedi la mise en examen pour « assassinat et viol » du lycéen de 17 ans soupçonné d’avoir tué Agnès, une jeune collégienne du Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire) et d’avoir mis le feu à son corps. 

Et au-delà de cette accusation, le procureur a commencé à donner de plus amples détails sur la mort de la collégienne lors d’une conférence de presse, insistant sur la préméditation de l’acte. Selon lui, le lycéen s’était muni d' »objets » en vue d’assassiner sa victime. « Nous avons dans le dossier des éléments qui permettent d’affirmer que c’était prémédité », a-t-il dit. « Il a reconnu les faits sans s’expliquer sur ses motivations pour l’instant… La vérité est évolutive, il a fait de très longues déclarations depuis sa dénégation totale, mais pas d’explication cohérentes sur les faits« , a encore dit le magistrat, ajoutant que le mineur était « très froid et sans émotion« . Auparavant, lors de sa garde à vue, le suspect avait reconnu qu’il s’était promené avec la jeune victime le jour de sa disparition et a avoué l’avoir « bousculée« .

Issu d’un milieu normal

Le passé judiciaire du lycéen en garde à vue, élève de Première dans le même établissement que la jeune fille, dévoilé dès vendredi par TF1News a également été confirmé : il avait été condamné l’an dernier à quatre mois de prison avec sursis pour agression sexuelle. Et, selon le parquet, Le lycéen était sous contrôle judiciaire depuis fin 2010 pour cette agression sexuelle. La victime du jeune homme d’origine gardoise, qui avait 16 ans au moment des faits, était mineure. Il est en attente de son procès dans cette affaire, a-t-on ajouté.

Le procureur dela République de Clermont-Ferrand est également revenu sur cette précédente affaire lors de sa conférence de presse. « La fois précédente, les circonstances étaient identiques. C’était la même chose sauf que la victime est restée en vie« … Depuis cette première agression sexuelle, « Il avait un contrôle judiciaire extrêmement strict qu’il respectait. Il était suivi par un psychiatre au Puy-en-Velay, puis par un psychologue dans l’établissement », a-t-il ajouté, insistant sur le fait que le lycéen avait été jugé réinsérable dans l’établissement. Les expertises ont établi « qu’il ne présentait pas de dangerosité, mais la psychiatrie n’est pas une science exacte ». Issu d’un milieu « normal » avec un père professeur, une mère comptable et deux soeurs, le jeune homme avait été « sevré » de son « problème de stupéfiants » « depuis son passage en maison d’arrêt », selon le procureur, et « il ne consommait pas d’alcool dans l’établissement ».

Une marche blanche dimanche

Au-delà de ces dernières déclarations qui font froid dans le dos, l’enquête poursuit son cours. Même si le corps n’a pas encore pu être formellement identifié, les enquêteurs n’ont aucun doute : les restes calcinés retrouvés vendredi soir près du Chambon-sur-Lignon, en Haute-Loire, sont bien ceux d’Agnès, la collégienne disparue depuis mercredi. Dans la matinée de samedi, avant la levée du corps, la police scientifique a procédé à des relevés dans cette zone boisée et escarpée, à l’abri d’une bâche bleue les protégeant des regards des journalistes, tenus à distance. Les recherches s’étaient concentrées vendredi soir dans la forêt située près du collège où était scolarisée la jeune Agnès, sur les indications d’un lycéen de 17 ans placé en garde à vue dans cette affaire.

Et c’est donc en suivant ces indications que les enquêteurs ont retrouvé le corps. Une clef et un bouton ayant résisté à la calcination ont été retrouvé à proximité, mais ils n’ont pas pu être identifiés par les parents de la victime. Néanmoins, « c’est son corps. Tout concorde. Nous l’avons annoncé aux parents« , a affirmé un enquêteur samedi.

Samedi matin, la petite ville de 2800 habitants était sous le choc. « C’est terrible. C’est une telle horreur qu’on ne peut pas en parler. Je n’ai pas dormi de la nuit, on pense aux parents« , a réagi Clémence, 87 ans, sur le marché, seule place un peu animée du Chambon-sur-Lignon, sous la pluie. « Marche blanche dimanche 10 heures. Départ devant la mairie en hommage à Agnès« , pouvait-on lire dans les vitrines des commerçants. Aucun dépôt de fleurs ou photos n’était visible aux abords du Collège-lycée cévenol, établissement privé sélect où étaient scolarisés les deux jeunes.

Source: http://lci.tf1.fr/