Francaisdefrance's Blog

15/06/2011

L’anti-Jeanne d’Arc…

Je viens de terminer son bouquin, à Caroline Fourest. Avec la complicité de Fiammetta Venner, elles ont fait un véritable travail de chasse aux ragots pour l’écrire, c’est certain. Je comprends pourquoi Marine Le Pen envisage une action en justice pour diffamation (http://www.lepost.fr/article/2011/06/10/2519616_marine-le-pen-compte-attaquer-caroline-fourest-en-justice.html)… Il faudrait expliquer à ces deux nanas que la diabolisation du FN, c’est du passé.

Gilbert Collard nous livre sur le sujet une excellente analyse.

FDF

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Sainte Caroline terrassant la vipère


Libres propos de Gilbert Collard

Les belles âmes peuvent dormir en paix, Césaro Battisti est désormais libre comme l’air que ses quatre victimes ne respireront jamais plus : un policier, un surveillant de prison, un bijoutier, un boucher. Au bénéfice de la doctrine Mitterand, Battisti s’installa en France.

En 2001, il avait déclaré : « Politiquement, j’assume tout. » Le parti communiste, la gauche bien pensante, des intellectuels dont, inévitablement, Bernard Henry Lévy, l’avaient soutenu jusqu’à patauger dans la belle mort de ses victimes bourgeoises. François Hollande s’était même transformé en visiteur de prison pour lui témoigner tout son respect ! À l’initiative de Bertrand Delanoé, le conseil de Paris a voté une résolution le soutenant. Et pourtant, la cour européenne des droits de l’homme a décidé à l’unanimité, le 12 décembre 2006, que les jugements condamnant Battisti en Italie étaient dans le strict respect des principes. Alors, pourquoi soutenir un assassin ? Parce que tout ce qui est de gauche, même le crime, même le mensonge, bénéficie d’un passeport moral et médiatique qui permet de franchir les frontières de l’intolérable. Ils peuvent tout dire, ils sont dans le bien universel, dans la vérité, dans le cœur qui bat l’estrade. Avec eux, un terroriste de gauche, un fasciste, est un brave mec et ses morts des accidents de l’histoire… C’est tellement vrai que le procureur italien a parlé d’une « formidable désinformation en France. » Que se passe-t-il dans la pensée française pour qu’il suffise de se déclarer de gauche pour avoir tous les droits à la suffisance doctrinale, à l’affirmation péremptoire, à la confiance, à l’impunité ? On vire même les rares rugisseurs non conformistes, les Zemmour, les Ménard, qui ne minaudent pas avec les mignons de la moutonnerie médiatique. Dernière avatar de cette omniprésence omnipuissante de la sainte onction, Caroline Fourest, la Jeanne d’Arc des plateaux-repas intellectuels. Personnellement, je n’ai rien contre elle, sauf qu’à la fin de l’émission « Salut les terriens », sans doute parce que j’ai commis le crime de la traiter de « grenouille d’encrier », elle a refusé de me serrer la main pour « ne pas se salir » ! C’est qu’elle est propre Caroline, d’une propreté estampillée laverie France Culture, blanchisserie le Monde, et surtout grande lessiveuse spécialiste autoproclamée de l’extrême droite.

Elle a tout ce qu’il faut pour prospérer un temps dans le conformisme de son commerce idéologique par lequel elle combat les fantômes des années trente qui s’accrochent aux toiles d’araignées de son cerveau en noir et blanc. Qu’importe si le film est de la propagande ! Elle tourne la manivelle à mensonges et on l’invite pour projeter le film qu’elle s’est fait. Elle est la Vérité ! Elle est la Morale. Elle est l’Antifasciste. Elle est l’Archange. Elle est la voix de Londres sur les canapés médiatiques. La voix des bons français. La Voix vengeresse ! Les accusés convoqués à son petit tribunal sont condamnés d’avance du seul fait qu’elle les convoque… Moi, je suis, « le sulfureux Me Collard » ! Je sens le soufre, j’évoque l’Enfer. Sans doute parce que l’inquisition avant de brûler les hérétiques les couvraient d’une chemise de soufre ? Mon crime albigeois, c’est d’avoir confessé mon amitié pour Marine Le Pen. Sur l’infréquentable, la petite Fourest a commis un livre, une lavure, un anachronisme tricoté par des mensonges Enoormes, mais qui passent dans notre perméable PAF, comme une lettre à la poste des années d’occupation.

Elle reconnaît, au sujet de Marine, traquer « l’arrière-pensée derrière un sourire de circonstance », « Cerner les dits et les non-dits »… On a donc maintenant un commissariat aux arrière- pensées, à la parole psychanalysée par une police de l’arrière-pensée. Caroline Freud fracture les mots pour dénoncer ce qui n’est pas dit, mais qu’elle entend de son oreille collée aux portes de l’inarticulée. Avec elle, de son aveu, on n’est plus jugé sur ce qu’on fait ou dit. Non ! On est jugé sur ce qu’elle entend et qu’on ne dit pas. C’est le silence de l’agnelle. On interprète tout, toujours dans un sens fascisant, exemple : « Son père [ Jean Marie] faisait 45 pompes tous les matins pour se maintenir en forme, et n’aimait rien moins que le coup de poing et la castagne pour se sentir toujours jeune. » Faire de la gym tous les jours serait donc l’indice indiscutable d’un penchant d’extrême droite. Le philosophe Alain qui enseignait que la gymnastique est une partie de la sagesse était donc un vieux facho et Clémenceau qui faisait sa gym tous les jours un réactionnaire musculeux. Évidemment, le footing obsessionnel de Sarkozy, la bicyclette de Drucker ou le Golf d’Obama, sont des signes de bonne santé morale ! Le Pen l’éternel coupable, en plus de tout, est coupable de faire du sport… Que n’aurait –on dit, s’il avait fait du body building… à Marrakech ? Attention, âmes sensibles, vous allez apprendre un truc terrible sur Marine, un indice répertorié dans le Maleus Maleficarum ( ouvrage dans lequel les inquisiteurs avaient répertorié les signes de possession) : « Marine Le Pen préfère visiblement se défouler au stand de tir. » Faire du tir, discipline olympique, est l’aveu qu’elle se prépare, sans doute, à prendre le pouvoir les armes à la main, un soir de pluie, à Santiago du Chili con Carne dans le restaurant à la mode où Caroline n’aura que sa fourchette pour défendre la démocratie en péril de pistolet de stand de tir ! J’en ai froid de l’effroi. Dans le même registre, se faisant soudain l’ami des policiers bafoués, de l’ordre respectueux des képis, elle accuse Marine Le Pen, fille de Brassens, d’avoir était poursuivi pour « outrage à agents » jamais Marine Le Pen n’a été poursuivie ! Pourquoi inventer une poursuite qui n’a jamais eu lieu ? Cela étant, c’est une bonne chose que Caroline défende « l’honneur de la police », c’est un peu réac, mais c’est bien ; elle en a tellement besoin la police qu’on la protège des outrages, qu’une militante de plus des droits du policier, en la personne de Caroline Fourest, est réconfortant. Et ainsi de suite. Marine aurait cumulé trois mandats pour accumuler les indemnités…sauf que le mandat de conseiller municipal était bénévole ! Enfin, je n’ai pas la place ici pour tout dire. Ce n’est qu’un blog ; il faudrait un livre ou un procès… Les seuls qui aient grâce aux yeux brûlants de fièvre indignée de Caroline, c’est Daniel Cohn-Bendit et Frédéric Mitterrand. Oui ! Auxquels Marine, elle, veut du mal injustement en raison de leurs « irréprochables » confidences sexuelles. Il y a deux pages dans le livre pour défendre Frédéric et Dany. Là, pas d’arrière-pensées. Honte à qui en aurait… C’est tout de même préoccupant, cette pratique hallucinée du deux poids, deux mesures : les uns, quoiqu’ils fassent, tourisme sexuel, tripotage d’enfants, ont droit à la compréhension, à l’explication, parce qu’ils ont le bon sperme idéologique, les autres, pas question d’un instant d’indulgence.

Étrange livre qui est comme un conte pour enfants, si j’ose dire, où il y a les bons toujours bons et les méchants toujours méchants, jusqu’à la fin des temps, sans aucun espoir de rémission. C’est le livre d’une petite bourgeoise qui a lu beaucoup de livres, qui est figée dans ses idées comme dans un fauteuil roulant des années trente, qui se croit encore à l’époque des ligues, du boulangisme, de la cagoule, que sais-je. Comme si le monde n’avait pas changé, comme si le parti communiste avait encore Marchais à sa tête et Duclos à son micro, comme si la gauche n’avait pas eu Mitterrand et ses ambigüités irréprochables, comme si la droite n’avait pas ouvert ses portes à Besson, Lang, Charasse, Buisson de Minute, Hortefeux, condamné, mais aujourd’hui en appel, donc pas condamné définitivement, comme si le Front national n’avait pas à sa tête une jeune femme qui a sauté sur les genoux de son père, mais pas sur Diên Biên Phu, comme s’il fallait avoir la crainte d’un passé qui finalement n’existe que pour ses supposés adversaires qui en tire prébende, honneur et spécialisation dans la détestation systématique d’une frange électorale de la population.

Que cachent ces « arrière-pensées » ? La peur de voir s’effondrer un système qui tient en laisse idéologique le peuple qui en a marre, mais que l’on espère encore domestiquer en le culpabilisant. Surtout, que rien ne change. Tout va bien dans le meilleur des mondes de Caroline où Sarkozy serait réélu haut les mains propres ! En tout cas, elle s’y emploie de toutes ses forces morales. Pour y parvenir, il faut éliminer la trublionne, chez qui tout est pervers, même…le sourire : « lorsqu’elle va trop loin, Marine Le Pen maîtrise mal son sourire. Un sourire figé, artificiel, comme pour masquer sa peur d’être prise en défaut ou sa colère. Pour Lorrain de Saint Afrique, il cache « une vraie violence. » Même le sourire est interprété ; la petite Caroline, c’est la Lombroso de la biographie, la Beccaria du sourire. Elle dissèque l’expression du visage, mesure la commissure des lèvres, scrute les zygomatiques, palpe les muscles peauciers ; elle invente une nouvelle science, l’anthropologie du sourire ! On imagine, chez elle, punaisé à un mur, les différents sourires de Marine Le Pen, annotés d’observations rigoureuses qualifiant la face cachée de la bête souriante…C’est le zoo des zygomatiques ! Incroyable, mais vrai ! Au passage, vous avez remarqué le témoignage d’un ancien du front dont la parole enrichit, sans le salir, le réquisitoire. Dire du mal lave de tout, fait du passé table rase et donne des cheveux longs aux crânes rasés. Le plus contradictoire dans ce livre, c’est qu’il repose essentiellement sur des témoignages d’expulsés du front, donc d’opposants à Marine le Pen. On imagine un livre sur le PC, écrit à partir des témoignages d’exclus ou un livre sur Caroline Fourest à partir de ses anciens amis ou anciennes amies, aujourd’hui fâchés avec elle… C’est la vie !

Mieux vaudrait en rire, si le rire, lui aussi, ne risquait pas de figurer dans la criminologie politique du repérage fasciste ! Il faut demeurer immobile sous la toise de la petite Fourest.

Source: http://www.nationspresse.info/

09/06/2011

La chasse aux sorcières continue: Robert Ménard viré à son tour !

Ahhhhhhhhhhhhhhhh, la liberté d’expression… On se croirait aux pires heures du KGB. Ben non; ça se passe en France, sous notre nez… Nous sommes une démocratie, rappelez-vous… Mais les ordres viennent « d’en haut ».

Tout mon soutien à toi, Robert.

FDF

Après Zemmour et Naulleau, Ménard remercié à son tour…

Robert Ménard viré de RTL! RTL va se passer des services de  Robert Ménard à la rentrée prochaine. Le patron de la station, Christopher Baldelli, s’inquiétait des idées distillées depuis des mois par le fondateur de Reporters sans frontières.Faut dire qu’il les a collectionnées le petit Robert, de l’homosexualité au nombre des mosquées, sans oublier ses positions sur  la peine de mort ou sa défense, ambigüe, de Dieudonné, il a fait passer Eric Zemmour pour un centriste tibétain, voire un dangereux gauchiste, avec en apothéose un essai, Vive Le Pen,  en forme de provoc selon lui et d’aveu selon les autres, hé oui, l’ancien trotskiste a bien viré sa cuti. On se souviendra  longtemps d’Edwy Plenel dans Mots Croisés, le 12 avril de cette année, et de son amère apostrophe à l’endroit de Ménard : « De reporters sans frontières à Jean-Marie Le Pen, quelle déchéance, quelle déchéance Robert Ménard, quelle déchéance .. ! » .Robert Ménard perdrait donc l’ensemble de ses collaborations sur RTL, mais garderait sa collaboration sur I>Télé et rentrerait peut-être à Sud Radio, en tout cas, fini la première radio de France.Le cas Ménard en lui-même n’est peut-être pas passionnant, n’empêche, le traditionnel mercato audio-visuel prend une forme un peu spéciale cette année, après Zemmour et Naulleau proprement virés par Ruquier, c’est Ménard qui est débarqué de RTL, leur point commun, qu’on aime ou qu’on aime pas, c’est qu’ils officiaient sur des médias majeurs mais sortaient un peu du politiquement correct dont nous abreuvent télés et radios à longueur de sirupeux programmes et lénifiants débats. La proximité de l’élection présidentielle, la volonté de ne pas heurter certains clients auditeurs ou spectateurs pourraient motiver ces décisions, on pensait pourtant le quota de lèche-pompes largement rempli sur nos ondes.Il semble que non.Note de la rédaction
L’information est confirmée à RTL par Ozap: « Il ne rempilera pas à la rentrée » déclare-t-on du côté de la rue Bayard.Christophe Hondelatte, animateur de « On refait le monde », l’émission où Ménard intervient, joint par NouvelObs.com, se dit « solidaire » des Zemmour, Naulleau ou Ménard.Robert Ménard avait été confirmé par sa direction en avril dernier, rappelle TV Mag.

Source: http://www.lepost.fr/article/2011/06/08/2517841_apres-zemmour-et-naulleau-menard-remercie-a-son-tour.html#xtor=EPR-344-[NL_1144]-20110609

25/05/2011

Y’en a qui n’ont pas grand-chose à f…..

Voyez plutôt:

FDF

(Et si on mettait en place un Awards des racistes anti-blancs? Pas la peine, il y aurait trop de prétendants au palmarès…).

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Humour noir et rire jaune : le palmarès des Y’a Bons Awards

Les Indivisibles ont décerne lundi soir à Paris leurs prix pour des propos jugés discriminatoires et racistes, tenus par des personnalités du monde politique ou intellectuel français.

Dénoncer les propos tenus dans les médias par des personnalités du monde politique ou intellectuel français contre les Noirs, les Arabes, les immigrés, l’islam, ou encore les habitants des banlieues : tel est le but des Y’a Bon Awards, une cérémonie de remise de prix parodique créée par Les Indivisibles. Comme une invitation à une catharsis, cette association a réuni lundi 23 mai au Cabaret Sauvage, pour la troisième année consécutive, tous ceux qui ont préféré rire de ces propos plutôt qu’en pleurer.

Un jury composé de 14 personnalités, dont l’ex-président de l’OM Pape Diouf, le cinéaste Radu Mihaileanu, la chanteuse Princess Erika, l’écrivain Rachid Djaïdani ou encore l’humoriste Didier Porte, ont décerné des trophées en forme de banane dans six catégories dont le point d’orgue fut le Y’a Bon Award « Pour l’ensemble de son œuvre ». Cette sorte de palme d’or des propos discriminatoires et racistes, décernée à une personnalité qui aura particulièrement marqué l’année écoulée, est allée à Eric Zemmour.

La soirée présentée par Raphal Yem, l’animateur de l’émission Canal Street, commence par un petit sketch. Lors d’une interview, une fausse militante de l’UMP, qui, dans un discours d’une apparente banalité sur le sport par exemple, sort des énormités de racisme et d’intolérance. Chaque déclaration de l’interviewée se ponctue par le rappel des origines asiatiques de Raphal, rebaptisé Monsieur Chinois ou encore Monsieur Vermicelle, provoquant les premiers rires dans l’assemblée. Si ce sketch n’est que pure invention, il donne le ton de la soirée et n’est qu’un amuse-gueule de ce qui reste à venir, à savoir le pire. Car la réalité et donc la force des propos sélectionnés pour cette compétition, prononcés par des personnalités connues dans des tribunes publiques que sont les médias, vont dépasser de très loin cette petite fiction.

La première catégorie, « Finalement c’est pas si dur de dire un truc raciste » couronne le nez, Jean-Paul Guerlain, héritier des parfums du même nom et qui avait déclaré lors du Journal télévisé de France 2, à une heure de grande écoute : « Pour une fois, je me suis mis à travailler comme un nègre. Je ne sais pas si les nègres ont toujours tellement travaillé, mais enfin… », coiffant ainsi sur le poteau les autres nominés, Brice Hortefeux, Jacques Séguéla, John Galliano ou encore Olivier Jay. Chaque remise de prix étant entrecoupée d’une animation, Raphal, rebondissant sur l’actualité des récentes polémiques dans le football français, tient à présenter le profil de l’équipe de France du futur. Débarque alors sur la Marseillaise une équipe entièrement composée de joueurs d’origine asiatique. Effet de surprise et hilarité générale garanties dans le public.

La seconde catégorie intitulée « Les Envahisseurs » n’a pu départager deux de ses quatre nominés. Le public entièrement acquis à la cause des Y’a Bon Awards et qui réagit souvent en écoutant les sélectionnés en course pour la Banane d’Or par des invectives comme « On est Français ! », accueille avec un tonnerre de « Ouuuuooh » ou de sifflets les propos du gagnant ex-æquo avec Pascal Bruckner, à savoir ceux de Bruno Larebière, rédacteur en chef du journal Minute.

Ce  dernier avait déclaré dans l’émission « Ménard sans interdit » sur I-Télé : « Je me demande s’il n’était pas plus facile de circuler en 1940 sous occupation Allemande que de circuler à la Goutte d’Or un vendredi. » Puis, quand Bruno Larebière sort en plus de son drapeau bleu-blanc-rouge un saucisson qu’il exhibe comme les deux symboles de la nouvelle résistance française, le Cabaret sauvage lui fait un triomphe de rires et d’applaudissements ironiques. Le coup du saucisson intronisé nouvelle Croix de Lorraine restera, sans doute, pour de nombreux participants, dans les annales des Y’a Bons toutes catégories confondues…

Quatre autres catégories ont ensuite récompensé Robert Ménard, Eric Zemmour donc, le trio de l’émission de RTL « On refait le monde », Michel Godet, Elisabeth Levy et Ivan Rioufol, puis les deux membres de l’UMP Chantal Brunel et Benjamin Lancar, très remarqué par le public dans la catégorie « Meilleur espoir ». Les animations qui auront particulièrement diverti le public, sont le karaoké « en rebeu » de la chanson « Savoir aimer » de Florent Pagny (clin d’œil à sa déclaration sur le fait que « ça le dérangeait que son fils parle rebeu à la maison »), mais surtout le sketch d’un jeune humoriste de 14 ans originaire du Blanc-Mesnil (93), Stéphane Bak, qui a conquis la foule par ses vannes et sa prestation digne des plus grands professionnels du stand-up.

Après les déclarations et le salut final sur scène de tous les invités et membres du jury, le Cabaret sauvage a du mal à se vider, le public semblant comme revigoré par cet entre-soi politico-humoristique. Chacun y va de son commentaire sur le palmarès. Un multi-nominé reparti bredouille revient sur de nombreuses lèvres. Beaucoup sont en effet déçus que Claude Guéant n’ait pas été récompensé « Pour l’ensemble de son œuvre ».

Cela semble être aussi le cas de Benoît Hamon, le porte-parole du Parti socialiste, seul politique à avoir fait le déplacement et extrêmement sollicité par les médias présents. Pour lui, les déclarations du ministre de l’intérieur « font mal aux gens et à la République ». A la question « Avez-vous passé une bonne soirée ? », sa réponse est positive. L’humour de la soirée qu’il dit avoir beaucoup apprécié lui aurait évité « la nausée » à l’écoute de cet enchaînement de petites phrases…

Les Indivisibles, ce groupe de militants qui compte plus de 250 membres actifs et dont le but est de déconstruire, notamment grâce à l’humour et l’ironie, les préjugés ethno-raciaux, et en premier lieu celui qui nie ou dévalorise l’identité des Françaises et des Français non-blancs, semblent avoir réussi leur pari du soir. Apporter une bouffée d’air frais en faisant rire les participants tout en dénonçant clichés, petites phrases, saillies discriminatoires et préjugés qui, pour l’association, sont « des discours malodorants qui ont bien souvent rendu l’espace public et médiatique irrespirable ».


Lu sur: http://yahoo.bondyblog.fr/