Francaisdefrance's Blog

24/10/2011

La zone euro accorde (encore) un prêt à la Grèce pour lui éviter la faillite…

Je me pose une question. Nous sommes (la France) très mal placés sur l’échelle de l’endettement des pays; nous somme même en équilibre instable… Et quand nous chuterons, QUI nous viendra en aide ??? Ben, plus personne…

FDF

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Les ministres des Finances de la zone euro, réunis vendredi à Bruxelles, ont donné leur aval au déblocage de 8 milliards d’euros d’aide à la Grèce. En contrepartie, les banques créancières du pays devront effacer au moins 50% de la dette nationale.

 La zone euro a donné son feu vert vendredi soir au versement d’un prêt crucial à la Grèce pour lui éviter la faillite, suite aux mesures d’austérité décidées par Athènes, alors que les banques créancières du pays risquent de devoir effacer au moins 50% de la dette nationale.

Toutefois les pays de l’Union monétaire, engagés dans un marathon de négociations qui va durer jusqu’au 26 octobre, restent profondément divisés sur les autres volets de sa réponse à la crise de la dette.

Réunis à Bruxelles pour préparer le premier sommet européen de dimanche, les ministres des Finances des 17 pays de l’Union monétaire ont donné leur accord pour débloquer la sixième tranche du prêt pour la Grèce, de 8 milliards d’euros, tiré du premier plan de sauvetage au pays décidé au printemps 2010, d’un montant de 110 milliards d’euros au total.

L’enveloppe est co-financée par les Européens, à hauteur de 5,8 milliards d’euros, et le Fonds monétaire international (FMI) qui doit encore donner son aval. Le versement est prévu dans la première quinzaine de novembre et permettra à Athènes de ne pas se retrouver en cessation de paiement dans l’immédiat.

L’institution de Washington devrait rendre un avis positif début novembre. Sa directrice, la Française Christine Lagarde, va faire une recommandation en ce sens, a indiqué à l’AFP une source proche du dossier.

Il ne s’agit toutefois que d’une avancée minime compte tenu de l’ampleur des difficultés de la Grèce.

Les dirigeants de la zone euro planchent en parallèle sur une participation beaucoup plus importante que prévu des banques dans le cadre du second plan d’aide à la Grèce, décidé dans son principe en juillet et portant sur des prêts publics de 109 milliards d’euros.

Selon un rapport de la troïka des créanciers de la Grèce (UE, FMI et BCE) remis aux ministres, dont l’AFP a obtenu copie, il faudra que les banques acceptent une dépréciation (décote) de 60% de leur créances si l’on veut que le montant de 109 milliards d’euros reste inchangé.

Avec une décote à 50%, le FMI et les Européens et le FMI devront augmenter leurs financements à 114 milliards d’euros, selon les calculs du rapport.

Encore faut-il que les banques acceptent volontairement de subir ces nouvelles pertes de grande ampleur. En juillet, leur « effort » avait été fixé à seulement 21%.

Plus largement, les discussions s’annoncent ardues aussi dans les prochains jours pour empêcher la contagion de la crise de la dette car de profondes divergences entre Paris et Berlin persistent sur le moyen d’y parvenir.

Ces clivages, ainsi que la nécessité pour le Parlement allemand d’avoir son mot à dire au préalable sur les mesures envisagées, ont contribué à reporter les annonces à un deuxième sommet qui se tiendra mercredi soir.

La confirmation de ce deuxième sommet a semblé rassurer les marchés financiers: la Bourse de Francfort a bondi de 3,55%, Paris de 2,83%, Milan de 2,80% et Madrid de 2,84%.

Mais à Bruxelles, l’atmosphère reste tendue. « Nous ne donnons pas vraiment l’exemple éclatant d’un leadership qui fonctionne bien », a déploré le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker, en parlant d’image « désastreuse » à l’étranger.

La Chine a exhorté vendredi l’UE à une « réforme fondamentale » des finances de ses pays. Et le président américain Barack Obama continue à surveiller la situation de près.

La France et l’Allemagne sont en effet engagées depuis plusieurs jours dans un bras de fer sur le meilleur moyen de renforcer la force de frappe du Fonds européen de stabilité financière (FESF), un instrument essentiel pour espérer empêcher une contagion de la crise de la dette à des pays comme l’Espagne et l’Italie.

Paris insiste pour transformer le Fonds en banque pour qu’il s’approvisionne auprès du guichet de la Banque centrale européenne (BCE), tandis que Berlin refuse cette option qui irait à ses yeux à l’encontre des traités européens.

Le ministre français des Finances, François Baroin, a montré des signes d’ouverture à la fin des discussions vendredi soir. La proposition soutenue par la France est « la solution la plus efficace« , selon lui, mais Paris « n’en fait pas un point d’affrontement définitif ».

De son côté, sa collègue autrichienne Maria Fekter a indiqué qu’il n’y avait plus que deux options sur la table pour donner plus de poids au FESF. Et une source diplomatique a indiqué qu’aucune n’impliquait la BCE.

La solution qui a la préférence de Berlin serait de permettre au FESF de garantir une part des titres de dette émis par les pays fragiles, afin d’inciter les autres investisseurs à en acheter.

Autre sujet sur la table pour les prochains jours, la question de la recapitalisation des banques en Europe. Les besoins devraient finalement s’élever à entre 80 et 100 milliards d’euros, un chiffre moins important que celui avancé par le FMI, a fait savoir une source européenne.

Une nouvelle réunion aux allures de mini-sommet entre le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel était prévue samedi soir à Bruxelles, en préambule au rendez-vous de dimanche. M. Van Rompuy et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso y participeront aussi. Le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, et Mme Lagarde pourraient aussi être de la partie, selon une source européenne.

Source: http://www.france24.com/fr/

17/11/2010

La Turquie se mêle de la politique intérieure autrichienne.

 

Alors qu’il était maire d’Istanbul, Erdogan avait récité au cours d’un meeting un poème aux connotations islamistes:

(« les mosquées sont nos casernes, les minarets nos baïonnettes, les dômes nos casques et les croyants nos soldats »)…

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Vous vous souvenez de l’incroyable discours d’Erdogan à Paris destiné aux turcs en France ? (”Intégrez-vous mais ne vous assimilez pas”). La Turquie a clairement tendance à croire que la forte présence de citoyens turcs dans les autres pays, lui confère des droits d’ingérence dans ces pays qui les acceptent. La Turquie considère ses émigrés comme ses pions dans le camp adverse sur l’échiquier.

Kadri Ecvet Tezcan, l’ambassadeur de Turquie à Vienne, a créé un incident diplomatique entre l’Autriche et la Turquie en critiquant violemment la politique du ministre autrichien de l’intégration, ainsi que les autrichiens eux-même, dans une interview parue dans le quotidien autrichien Die Presse.

« Lorsque des Turcs demandent un logement à Vienne, on les envoie toujours dans les mêmes quartiers. Et en même temps, ils sont accusés de créer des ghettos », a fustigé le diplomate turc qui en a profité pour s’opposer à l’interdiction du foulard islamique en Europe : « Vous n’avez rien à dire là-dessus : tout le monde a le droit de mettre ce qu’il veut sur la tête ! », s’est emporté Kadri Ecvet Tezcan. Il a ajouté aussi : « Si vous n’êtes pas le bienvenu dans une société et que vous êtes marginalisé constamment, pourquoi voudriez-vous appartenir à cette société ? ».Répondant à la question : pourquoi les immigrants en provenance de Croatie semblent mieux réussir à l’école que la plupart des gens en provenance de Turquie, Tezcan a déclaré: «Les Croates sont chrétiens, et donc bienvenus dans la société, alors que les Turcs ne le sont pas. Ils sont constamment poussés en marge de la société.».

Cette fois-ci, les politiciens autrichiens ont réagi exceptionnellement fort, tout en veillant à éviter une crise diplomatique. Une rupture des liens diplomatiques ne sont pas dans l’intérêt de l’Autriche,  ni de la Turquie.

Le chancelier Werner Faymann a dit que les propos de M. Tezcan faisaient preuve de “manque de professionnalisme et étaient inacceptables”. Le ministre des Finances Josef Pröll a déclaré qu’il est totalement inacceptable pour un diplomate de commenter les politiques nationales du pays hote; le ministre de l’Intérieur Maria Fekter, qui a été attaquée verbalement, a parlé d’un dérapage ”incroyable qui est indigne d’un diplomate”. Le BZÖ (Alliance pour l’avenir de l’Autriche) a demandé la fin des pourparlers d’adhésion de la Turquie dans l’UE, tandis que FPÖ a demandé la suspension des relations diplomatiques avec la Turquie.

L’ambassadeur Tezcan a été immédiatement convoqué au ministère autrichien des Affaires étrangères où il a eu un entretien avec un fonctionnaire de relativement bas niveau en charge de la Turquie – plutôt qu’avec le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères – ce qui est un signe clair de mécontentement de la part des officiels Autrichiens. Compte tenu de l’experience de la Turquie dans les coutumes diplomatiques, on peut supposer sans risque que le message a été bien reçu. Le chef du département, un ministre plénipotentiaire, lui a fait savoir que ses attaques contre les politiciens et certains partis politiques ne peuvent pas être tolérés. En outre, le ton de l’entrevue n’est pas conforme aux usages diplomatiques et aux normes de la politique étrangère Turque. Tezcan a écouté, s’est levé et est parti.


Sources : Gate of Vienna, Novopress (via bivouac-id.com)

Une enquête réalisée par la Société autrichienne de politique européenne (ÖGfE) a montré la semaine dernière que seulement 17 % des Autrichiens veulent que la Turquie rejoigne l’Union européenne (Source).